Salut tout le monde !
J'espère que vous allez bien, et que vous profitez bien de vos vacances, pour ceux qui en ont (pour les autres, je compatis, vraiment).
Hum... Me tapez pas, je suis vraiment vraiment vraiment désolée de ce retard inqualifiable. J'ai vraiment trop honte. D'autant que j'adore écrire, j'ai fini ce chapitre vendredi soir, soit le soir-même de mes vacances (enfin, j'ai cours samedi, mais bon ça compte pas), et je me suis jamais sentie aussi bien depuis deux semaines (horribles, ces deux semaines). Bref.
Ce chapitre ne parle pas du nouvel an, en fait. Ca sera pour le chapitre d'après. Normalement, ça aurait dû, mais bon j'aurais encore mis une semaine à poster, et ce chapitre aurait fait quelque chose comme 25 pages ^^, déjà que celui là en fait une quinzaine... Bref, le prochain chapitre sera la partie 2 de celui là (ou alors la partie 3 de toute cette histoire avec David ^^), et je pense qu'il se nommera And a happy new year, pour faire dans l'original lol.
J'avais oublié ! Le chapitre précédent a été posté le 29 janvier je crois, sois la veille de l'anniversaire de Lily Evans Potter. Donc, avec 15 jours de retard, je lui souhaite un Joyeux Anniversaire ! Rendez-vous compte qu'elle aurait pu avoir 49 ans hinhin, ou alors, si vous prenez ma fic en compte, elle en aurait eu 53. Mes persos sont nés dans cette histoire en 1956.
Voilà. Je vous promets plus de parution régulière, parce que j'en ai marre de pas être régulière, mais je vais essayer de poster beaucoup plus rapidement, ça c'est sûr ^^.
Je remercie infiniment pour leurs reviews : Eliane62, Audrey (j'adore David mais il n'est vraiment que de passage. Je pense la même chose que toi du couple Nicole/Sirius ^^) et namille. Merci aussi pour ceux qui lisent sans laisser de mots, je vous invite vraiment à me dire ce que vous pensez de ma fic.
Petite précision : Nicole Wheeler n'a JAMAIS été amoureuse de Sirius. Sirius est un beau gosse, bien sûr, et ils se ressemblent un peu du point de vue de leur succès chez l'autre sexe et de leur popularité, et ils avaient beaucoup bu (comme tout le monde dans ces deux chapitres, en fait ^^) mais c'est tout. Je dis pas qu'il n'y aura jamais rien entre eux, mais il ne s'agira jamais de vrais sentiments :). Quant à David, ne vous en faites pas, il ne prendra jamais le place de James. Je pense d'ailleurs qu'on ne le reverra plus dans la suite de cette fic, à part dans le chapitre suivant.
La deuxième partie de ce chapitre pourrait, éventuellement, en choquer quelques uns. J'en dis pas plus, mais vous êtes prévenus.
Rappel du chapitre précédent : A Poudlard, c'est le bal de Noël. Remus, Sirius et James s'y rendent respectivement avec Mary, Nicole et Mei. Nicole et Sirius se sont un peu embrassés, mais se sont rendus compte chacun qu'ils ne devaient pas : Nicole ne voulait pas trahir Liana, toujours follement amoureuse de Sirius, et celui-ci était toujours avec sa copine, Gail Howks.
Du côté de Liana, Lily et Lyra : c'est le jour de l'enterrement de leurs mères. Liana encourage sa sœur à faire encore plus d'efforts pour aller à Poudlard dans un an (Valery, sa sœur, souffre de crises d'angoisses). On apprend que Piotr, le meilleur ami moldu russe de Lyra, en pince pour Liana, mais c'est sans espoir. Lily rencontre à la cérémonie un type de 16 ans, David, qui la drague un peu. Ils passent une partie de la soirée ensemble à rire et à faire les idiots.
A la fin, David et elle partent de la maison pour se rendre "quelque part". Liana les a vu.
Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JKR. La chanson présente dans ce chapitre est "Polly" de Nirvana.
La vie n'est pas un jeu
9. Lily wants a cracker
Let me take a ride, Don't cut yourself, I want some help, To please myself
Il était ce que j'avais toujours cherché. À ce moment, bien sûr. Irremplaçable, il me complétait, devenait une partie de moi-même. Il avait soulagé le poids dans ma poitrine, libéré quelque chose en moi, quelque chose qui m'était devenue essentiel.
Essayez de voir ça autrement. C'était lui qui m'était alors essentiel. Ces moments passés à ses côtés avaient été merveilleux, je ne m'étais pas sentie aussi bien depuis des semaines - seulement une vingtaine de jours, en réalité. C'était incroyable ce que le temps pouvait passer vite. Comme le bonheur, ou du moins ce qui s'en rapprochait - il n'allait pas durer. Alors, j'en profitais. À fond.
Avec un 'Crac' sonore, Lily atterrit dans un endroit totalement différent de celui qu'elle avait quitté. Un carrefour, deux rues qui se croisaient, sombres. Son hilarité la quitta aussitôt. Cet endroit lui rappelait certains souvenirs qu'elle aurait préféré oublier. Elle secoua sa tête, remuant légèrement son bras, et elle se rendit compte ainsi que sa main était toujours dans celle de David.
- Lily ? l'appela-t-il avec inquiétude.
Elle cessa de penser à où elle avait atterri pour se demander comment elle avait atterri ici. « Tu sais transplaner ? » demanda-t-elle, la gorge nouée mais avec un air admiratif.
Il plongea ses yeux mystérieux dans les siens et eut un petit sourire amusé. « Je suis pressé de voir la tête que feront les examinateurs, quand je passerai le permis et que je réussirai du premier coup »
Lily pouffa légèrement et sentit une douce chaleur se répandre en elle. David la tira par la main ; Lily n'eut pas le temps de s'habituer à l'obscurité - sa vivacité étant largement ralentie par l'alcool déjà bu en début de soirée - qu'il la traînait à l'intérieur d'un bar.
- Où on est ?
- Le Chat Noir.
Lily regarda autour d'elle. C'était étrange, le bar était rempli. Elle pouvait voir plusieurs serveurs se faufiler entre les tables, prenant les commandes. Il devait être quoi, onze heures du soir ? L'intérieur était tellement lumineux et bruyant qu'on avait l'impression d'être en plein après-midi.
- Bonsoir, que puis-je faire pour vous ?
Lily sursauta, n'ayant pas remarqué la serveuse qui venait d'apparaître devant eux. Elle l'examina attentivement : jeune, jolie, cheveux bruns méchés de blonds, des yeux très noirs, un sourire avenant. Pendant son observation, David commanda deux bièraubeurres et les conduisit vers deux tabourets près du bar.
- Lily, t'as pas l'air bien, fit-il après qu'ils se soient assis.
- T'inquiète pas, juste un peu déboussolée, répondit-elle en secouant la tête.
Il lui sourit gentiment et lâcha sa main quand les boissons arrivèrent. « J'ai préféré qu'on commence doucement » plaisanta-t-il.
Elle lui rendit son sourire en portant sa bière aux lèvres. « Je ne m'attendais pas du tout à ça » dit-elle en regardant autour d'elle une nouvelle fois.
- À quoi, alors ? » Ses sourcils étaient froncés, mais elle haussa les épaules « Aucune idée ! » Il éclata de rire, finit sa bière en une gorgée, et rappela la serveuse.
Une heure et quatre verres chacun plus tard, Lily était en train de finir son cinquième whisky pur feu. Elle s'écria « Wouha ! » dès qu'elle eut avalé la dernier goutte.
- Si j'étais toi, je ne ferais pas la danse de la victoire, grogna le jeune homme en se prenant la tête dans les mains. Tu t'écroulerais dès que tu descendrais de ton... truc.
Elle baissa les yeux sur son « truc », pas sûre de quoi il parlait - son tabouret, en réalité - et releva la tête avec un sourire éblouissant.
- N'empêche que j'ai gagné, fit-elle en lui tirant la langue.
Il répéta son geste puéril, et finit son verre en grimaçant. Au cinquième, ils avaient fait un concours de celui qui arriverait à le boire le plus vite possible, et il venait de perdre.
- Je t'ai laissée gagner, ricana-t-il.
- Bien sûr » Elle leva les yeux au ciel. Les garçons et leur fierté mal placée !
Elle s'apprêtait à répondre vertement, mais tendit l'oreille en entendant le début d'une chanson. Dès les premiers accords d'une guitare, elle la reconnut.
- Ecoute ! s'exclama-t-elle en frappant dans ses mains avec enthousiasme.
Il aurait voulu lui dire qu'elle ressemblait à une vraie gamine, mais elle le coupa. « Polly wants a cracker » chantonnait-elle. (1) « I think I should get off her first » David grimaça. La voix de Lily, complètement fausse, grinçait trop pour ses pauvres et innocentes petites oreilles.
- Arrêêêête, s'il te plaît !
Avec une expression de défi, elle rouvrit la bouche pour continuer, mais il l'en empêcha en plaquant sa main sur ses lèvres. Son sourire narquois se figea quand il sentit quelque chose glisser contre ses doigts... Quelque chose de chaud, d'humide... Il enleva sa main rapidement avec un air dégoûté.
- T'es dégueu ! gémit-il en essuyant sa main sur son pantalon.
Lily lui montra une nouvelle fois sa langue, cette même langue qui venait de lécher sa peau... S'il avait bu un peu moins, David aurait sûrement pu se rendre compte de l'érotisme de la situation.
- J'arrête si tu me dis que tu reconnais cette chanson.
- Je la reconnais, répéta-t-il aussitôt.
Bien sûr, c'était la première fois qu'il l'entendait. Mais oh ! Hors de question de se faire avoir aussi bêtement.
- Nan, nan, nan, sourit-elle. C'est trop facile. Dis moi où est-ce que tu l'as entendue.
Il n'eut même pas la présence d'esprit de lui mentir, il la fusilla plutôt du regard.
- David, t'es nul ! le rabroua-t-elle. On l'a écoutée tout à l'heure, dans la maison ! Elle a tourné en boucle pendant tout le temps qu'on s'est parlés ! « Polly », de Nirvana, enfin ! Tu me déçois, vraiment.
Sa fausse mine boudeuse disparut dès que le jeune homme éclata de rire. « Quoi ? » demanda-t-elle avec un sourire espiègle. Son rire redoubla. « Quoooiii, David ! » Elle le secouait maintenant aux épaules. « Dis-moiiiiiii » le supplia-t-elle.
Il planta son regard dans le sien en inspirant profondément. « Ce sont les premières phrases intelligibles que tu prononces depuis ton deuxième verre » Et il repartit dans son fou-rire, accompagné cette fois de la rouquine.
Lily se rassit plus confortablement sur son tabouret. Elle faillit cependant se casser la figure quand David lui posa une question à laquelle elle ne s'attendait pas du tout.
- Comment tu te sens ? Par rapport à... aujourd'hui, et tout ça » Il fit un geste ample, qui était censé englober le souvenir de la mort de sa mère, de ses tantes, l'enterrement, la cérémonie, les invités bavards... Leurs yeux ne se quittèrent plus.
Tout le long de la soirée, les couleurs vertes et marron des iris du jeune homme avaient attiré sans cesse son regard, et comme à chaque fois, le mystérieux cercle noir la rassurait. Ils s'étaient rapprochés de quelques centimètres, sans s'en rendre compte.
- Je ne sais pas trop, murmura-t-elle. Là, tout de suite... Je me sens pas trop mal. Détendue, un peu dans le brouillard, avoua-t-elle avec un sourire gêné.
- Tu m'étonnes, rigola-t-il.
- C'est comme si j'étais vide » continua-t-elle à mi-voix « Comme si je ne ressentais plus rien » Son regard devient vague, et elle répéta « Vide »
Il pencha légèrement la tête, son regard s'étant détaché du sien et se dirigeant un peu plus bas. Lily contemplait son visage avec émerveillement - elle ne savait pas trop pourquoi, d'ailleurs - et mit du temps avant de se rendre compte qu'il fixait ses lèvres.
- Qu'est-ce qui t'arrives ? demanda-t-elle d'une voix cassée.
Ce fut un peu comme un signal, pour lui. Rapidement, il rapprocha son visage, elle n'eut même pas le réflexe, ou bien l'envie, de se reculer. Au contraire, elle se pencha un peu. Les lèvres du garçon se collèrent gauchement aux siennes, remuant avec maladresse. Le baiser ne dura qu'une fraction de secondes.
- Et là ?
Lily sursauta en entendant sa voix rauque. Il continuait de fermer les yeux. « J'ai pas ressenti grand chose » s'excusa-t-elle.
Il soupira, se retourna vers le comptoir, évitant le regard de la rouquine.
Elle ne s'était pas du tout attendue à ce baiser. Même tout à l'heure, quand il avait sous-entendu qu'elle lui plaisait, elle ne l'avait pas vraiment cru. Elle n'avait pas vu qu'il flirtait avec elle - elle n'en était toujours pas sûre. Elle ne devait pas considérer les moments où ils riaient ensemble, où ils souriaient, où ils se touchaient, de la même façon que lui.
Ou alors, elle se faisait réellement des idées. Ce type ne devait pas être attiré par elle, il était juste bourré, il avait juste fait ça impulsivement, par curiosité. Ou bien pour l'aider, pour essayer de lui faire ressentir quelque chose.
Elle soupira à son tour. Ce type était génial. Lily ne savait pas vraiment pourquoi, mais il la fascinait. Elle se sentait inexplicablement attirée par lui. Pas vraiment amoureusement, ni amicalement... Elle était un peu perdue.
- Tu danses ? lui proposa-t-elle.
Il la regarda avec surprise, elle-même n'en revenait pas. Elle n'était pas du genre à prendre les initiatives. « Tu penses vraiment qu'on en sera capable ? » plaisanta-t-il.
- On nous relèvera, si on s'écroule par terre, sourit-elle.
Il pouffa de rire et prit sa main. Quand ils se mirent tous deux debout, ils titubèrent quelques secondes avant de retrouver une stabilité quand même assez bancale. Se moquant de leurs grimaces mutuelles, ils réussirent tant bien que mal à bouger en rythme. David détacha une de leurs mains, fit passer les deux autres au-dessus de Lily et essaya de la faire tourner. Ses pieds s'emmêlèrent et il fut obligé de la rattraper.
- Attends, haleta-t-il.
Il passa ses bras autour de sa taille, la rapprocha de lui, elle passa tout de suite les siens autour de son cou. « On y arrivera peut-être mieux » rit-elle. Une fois encore, leurs regards s'accrochèrent. Lily commençait à le connaître par cœur.
- C'est toujours la même chanson, s'étonna David.
- C'est la troisième fois qu'elle passe, acquiesça-t-elle.
Il se rapprocha de son visage. « Lily wants a cracker » fit-il à son oreille, mi-murmure mi-chanté. Elle rit, essayant de dissimuler les frissons qui la reprenaient.
- C'est Polly.
- Pareil, répliqua-t-il en haussant les épaules.
- Et puis, les joints, très peu pour moi, rajouta-t-elle.
Il lui sourit malicieusement.
Quelques minutes plus tard, leurs pieds se détachant à peine du sol, ils s'écroulèrent sur leurs tabourets - leur salut - riant comme des bossus.
- On est vraiment pathétiques, fit Lily en essuyant ses larmes.
- Je te l'avais dit. Attention, tu vas te ramasser ! » la prévint-il. Il posa sa main sur sa cuisse.
- Merci, répondit-elle en remettant sa jambe au bon endroit.
- Qu'est-ce que ferais sans moi, hein ? railla-t-il avec un sourire narquois et satisfait.
- Oh, tais-toi !
Son air fâché ne survit pas longtemps, le sourire de David était communicatif. Ils échangèrent un regard complice, puis frappèrent le comptoir avec leurs verres vides dans un bruit sourd.
- À boire ! s'écrièrent-il d'une même voix.
Deux verres plus tard...
- Dave, j'ai chauuuuud ! » Lily avait les joues écarlates, le front luisant d'une fine pellicule de sueur, la gorge en feu. Se tenant difficilement debout, elle tirait sur le bras du garçon.
- M'appelle pas comme ça, gamine !
- J'suis pas une gamine, bouda-t-elle.
- Là, tu fais l'enfant, sourit David.
Elle lui tira la langue « Et puis » reprit-il, « Quatorze ans alors que j'en ai seize...
- J'en aurai quinze dans un mois, rappela-t-elle.
Il leva les yeux au ciel, elle profita de son relâchement pour tirer un grand coup sur son bras. Mission accomplie. Ils tombèrent tous deux sur le plancher, leurs corps entremêlés. Lily s'étouffant de rire, David essayant de reprendre usage de ses bras et de ses jambes.
- Lily ! » rugit-il « Aide-moi, ou je t'assomme ! » Cet ordre ne fit que redoubler son rire.
Grâce à sa bonne humeur communicative, un sourire fleurit très vite sur les lèvres du jeune homme, qui la contempla quelques minutes. « Allez » continua-t-il « Si tu m'aides, on va dehors »
Le rire de la jeune fille s'arrêta immédiatement. Avec calme, sérénité et une habilité qu'il ne soupçonnait pas d'une jeune ado avec autant d'alcool dans le sang, elle réussit à se retirer de leur étreinte. Tout ça en lui faisant un sourire éclatant. Son cœur manqua un battement. Ok, se rassura-t-il, ça, c'était juste le whisky. Ils se relevèrent tous deux avec peine, et elle glissa sa main dans la sienne.
- Alors, on va où ?
Sans répondre, il balança trois gallions sur le comptoir, et la tira vers une porte, celle qui était à l'opposée de la porte d'entrée. Il posa une main sur sa poignée, puis se retourna précipitamment vers elle en posant ses lèvres sur son front. Sous la caresse, qui lui rappelait son baiser par sa maladresse attendrissante, Lily sourit. Il se recula et tourna la poignée.
- Allez, mauvaise graine !
Son rire se coinça dans sa gorge. Deuxième tournant inattendu de la soirée. Devant elle, une vaste place déserte, dont les limites se perdaient dans l'obscurité ; elle eut l'impression que ce bar était le seul endroit peuplé d'êtres humains à quinze kilomètres à la ronde.
C'était une place assez moderne. Le sol était noir, sûrement même à la lueur du jour, avec parfois de minuscules ronds de lumière blanche ici et là. Lily lâcha la main du garçon et fit quelques pas.
Elle leva les yeux au ciel et eut le souffle coupé. Des étoiles à perte de vue, un fin croissant de lune dans un coin de son champ de vision. C'était magnifique, son estomac se tordait d'émerveillement ; ou alors parce qu'elle se rendait compte de sa taille minuscule dans le vaste monde qui avait daigné l'accueillir. Ses yeux se baissèrent, intimidée.
Parfois, la surface du sol brillait un peu plus... C'était de l'eau, ce qui l'avait intriguée. De larges carrés d'eau à même le sol. C'était simple, et ça donnait une impression futuriste, on se croyait vraiment dans un autre monde. Et puis, les petites lumières blanches, la surface totalement noire, c'était comme si... Elle n'était entourée que du ciel, que de la nuit et de ses étoiles. Aucun moyen de revenir à la réalité.
Oulah, pensa-t-elle, le dernier verre était vraiment de trop. Tout était en plus totalement silencieux autour d'eux, depuis que David avait refermé la porte du bar. Quelque chose de particulier vint pourtant troubler cette tranquillité : un bruit d'éclaboussure.
Des jets d'eau verticaux venaient d'apparaître, à peu près aux mêmes endroits que les ronds de lumière. Avec émerveillement, elle les contempla, puis se tourna vers David en souriant. Celui-ci ne faisait même pas attention à elle, hypnotisé par les jets d'eau.
Il est beau, pensa Lily. Cette idée lui donna une bouffée de chaleur. Elle se retourna rapidement vers les espèces de petites fontaines. Deux idées s'imposèrent alors à son esprit : la température de son corps qui devait au moins avoisiner les mille degrés et de l'eau.
Sans même réfléchir, elle s'accroupit et défit les lacets de ses chaussures. Après les avoir envoyées plusieurs mètres plus loin d'un coup de pied, chaussettes comprises, elle se dirigea lentement vers les fontaines, titubant un peu, tout en détachant sa chemise bouton par bouton. Elle s'en débarrassa sans états d'âme, la jetant par terre.
Arrivée devant un des jets d'eau, elle le fixa en plissant les yeux, comme elle aurait défié un adversaire du regard. Sans rompre ce « contact visuel », elle porta ses mains à son jean, défit lentement ses boutons, sa braguette, le baissant le long de ses jambes, retirant ses pieds. Elle s'approcha, toujours avec lenteur, de l'eau, comme si elle craignait de se faire sauvagement attaquer.
Elle accueillit les premières gouttes fraîches sur sa peau avec un soupir de bonheur. Elle avait tellement chaud qu'elle imaginait sans problème la vapeur s'échapper de sa peau bouillante au contact du froid. D'un pas rapide, elle se retrouva bientôt complètement immergée, l'eau coulant à flot et glissant sur son corps. Elle leva la tête pour accueillir ce don du ciel - du sol, plutôt -, les paumes de ses mains tournées vers le haut.
Son esprit était totalement vidé. Elle avait oublié David, sa mère, ses amies, son père, sa sœur - tout. Elle ne se rendait même pas compte de son comportement étrange ; elle se trouvait quand même en sous-vêtements sur une place publique, accompagnée d'un garçon plus âgé qu'elle connaissait à peine... Elle n'imaginait même pas les rumeurs, à Poudlard, si des étudiants l'avaient surprise. Enfin, après tout, elle s'en fichait.
David, lui, s'était un peu approché. Dès qu'elle s'était détournée de lui, il l'avait observée, curieux et un peu inquiet de ce qu'elle allait faire. Il n'en avait pas cru ses yeux quand elle avait commencé à se déshabiller, persuadé que l'alcool le faisait délirer. Mais non, les habits de la jeune fille traînaient bel et bien sur le sol, et elle était vraiment en train de se « rafraîchir » sous l'eau d'une fontaine artificielle, un soir de décembre, alors que la température extérieure était sûrement négative.
Du gros délire, quoi. Il se dirigea vers elle en ramassant ses affaires, et prit peu à peu conscience de la situation. Lily ne portait qu'un soutien-gorge et une culotte. Elle était presque nue. Elle était belle, et assez bien foutue pour son âge, du moins d'après lui.
Il n'était plus qu'à deux mètres d'elle, figé devant le spectacle qu'elle offrait. Elle se tenait face à lui, tournoyant sur elle-même, et il ne se lassait pas de la détailler. Ses cheveux gorgés d'eau tombaient en cascade sur son dos, sa peau crémeuse semblait si douce. Elle était fines, ses longues jambes le faisaient rêver...
Elle n'avait pas trop de formes encore, pas trop de hanches, une poitrine pas vraiment remarquable, mais... Sans savoir pourquoi, il se sentait attiré par elle, tout comme elle était fascinée par lui. C'était étrange, indescriptible, et très fort.
Il examina sa chute de reins ; le petit grain de beauté au creux de son côté gauche le fit gémir intérieurement. Il se mordit la lèvre inférieure quand elle frotta involontairement ses deux cuisses l'une contre l'autre. Il devait avoir l'air d'un pervers à la détailler ainsi, mais bon, après tout...
Son visage trempé se tourna soudainement vers lui, ses yeux s'ouvrirent. David ne s'était même pas rendu compte qu'il avait lâché les chaussures de Lily, ni qu'il serrait convulsivement ses vêtements de sa main gauche, ni qu'il s'était autant approché d'elle. Comme de nombreuses fois pendant cette soirée, ils se noyèrent dans le regard de l'autre. David fit un pas vers elle, elle resta immobile, l'estomac serré d'appréhension.
À son tour, il sentit l'eau couler sur lui, soulageant un peu la chaleur insupportable de son corps, imbibant ses vêtements. Pas comme si ça avait une réelle importance, cependant. Tout ce qui comptait pour l'instant, c'était Lily. La peau découverte de Lily, les lèvres attirantes de Lily, les deux émeraudes envoûtantes de Lily, le visage et l'expression de Lily qu'il commençait à connaître par cœur, l'odeur de Lily qu'il respirait malgré l'eau. Tout Lily n'était que tentation.
Ils se détaillèrent un moment et se penchèrent l'un vers l'autre au même moment. Le contact de leurs lèvres les électrisa totalement, ils perdirent la notion de tout. Elle se serra contre lui, il entoura sa taille de ses bras. Ce n'était plus un bisou maladroit, c'était un baiser assoiffé, emporté, passionné.
Dévorant la bouche de l'autre, ils eurent tous deux un gémissement rauque quand leurs langues s'effleurèrent, et ils resserrèrent leur étreinte.
'Crac'. Ils disparurent tous deux dans la nuit.
Les yeux de Lily restaient fixés sur le plafond. « C'était... » commença-t-elle, sans savoir par quoi finir sa phrase.
Toute la scène se rejoua dans son esprit. Tous deux, sur le lit du jeune homme. Elle se rappelait de leurs baisers, aussi intenses que sous la fontaine, qui s'éternisaient tant leur nervosité les faisait hésiter à aller plus loin - même si elle était déjà presque nue. Ils se touchaient à peine, et David s'était déshabillé tout seul. Lily n'avait encore jamais vu d'homme complètement nu, avant ce jour.
Elle s'était dressée sur ses genoux, ne le quittant pas du regard, avait passé ses bras dans son dos et dégrafé son soutien-gorge. Avec une expression qu'elle n'arrivait pas à décrypter, il avait fixé sa poitrine. Elle avait toujours eu du mal à accepter ses seins de jeune fille, petits, moches et pointus, et elle avait été un peu inquiète. Mais il n'avait rien dit et l'avait juste embrassée.
Que penser de cette toute première fois ? Lily n'en savait rien, elle avait mal à la tête. Que penser de leurs baisers interminables, du fait qu'ils s'étaient à peine touchés, du moment où il l'avait allongée sur les draps et s'était installé contre elle, de ses doigts caressant son intimité, de la blague misérable qu'il lui avait soufflé à l'oreille pour la détendre, parce qu'il ne savait pas quoi faire d'autre, du petit rire qu'elle avait eu, brisant enfin la tension qui n'avait pas vraiment sa place dans cette pièce, à ce moment précis ?
De l'absence de douleur quand il était doucement entré en elle - merci le whisky -, de la légère friction pendant qu'il bougeait en elle, du fait qu'elle ne savait pas si ça avait été agréable ou désagréable ?
Elle se redressa sur un coude et remarqua David, sa tête tournée vers elle. Elle le fixa avec intensité. Elle se pencha soudainement vers lui, posa doucement ses lèvres contre les siennes. « Merci » souffla-t-elle en se retirant.
Elle s'apprêtait à se lever, jugeant que c'était le moment idéal pour se rhabiller et déguerpir, mais il attrapa son bras. Il l'obligea à rester sur le lit et la fixant avec incompréhension.
- Merci de quoi ? » Sa voix rauque la fit frissonner, comme à chaque fois. Avait-elle réellement ressenti plus de plaisir en écoutant sa voix plutôt qu'en couchant avec lui ?
- Et bien » hésita-t-elle « Comme ça... C'est fait » Elle haussa les épaules et lui fit un petit sourire.
Il semblait figé sur place. Lily aurait donné n'importe quoi pour connaître ses pensées en cet instant. « Quoi... C'est tout ? »
Elle éclata de rire, tous deux se détendirent, et il afficha un petit sourire amusé.
- On m'en a jamais vraiment parlé, mais à priori, si les gens adorent ça, c'est sûrement pas pour ce qu'on vient de faire, non ? charria-t-elle en prenant une place confortable à ses côtés.
Sa tête était posée sur l'oreiller, lui avait calé la sienne dans sa main pour l'observer. C'était un peu redevenu comme avant. Comme si elle n'avait pas perdu sa virginité avec lui. Comme s'ils étaient restés chez Lyra, ou au bar, plaisantant, et lui flirtant avec elle sans qu'elle ne s'en rende compte. La seule chose qui changeait ? Ils étaient nus, sur le lit de David.
Il grimaça. « Je sais, j'ai été complètement nul. » Elle ne répondit rien, attendant la suite, n'ayant, après tout, rien pour comparer.
- Mais tu sais, c'était la première fois que je couchais avec une fille vierge.
Elle fronça les sourcils, ne voyant pas du tout où il voulait en venir. « Et alors ? Moi, c'était ma première fois tout court.
- Je sais, dit-il en acquiesçant, mais ça fait que t'étais pas la seule à être nerveuse.
Lily se mordit les lèvres pour ne pas sourire, elle le trouvait adorable. « En même temps » répondit-elle avec une voix lente et amusée « C'est pas avec ton truc minuscule que j'allais être comblée »
David examina son sourire carnassier pendant quelques secondes avant de comprendre de quoi elle parlait. Poussant un petit « Oh ! » choqué, il se jeta sur elle en la chatouillant.
Quand deux personnes, totalement nues, et aussi intimes qu'ils l'étaient devenus, se déclarent une guerre de chatouilles sans merci, ça peut vite dégénérer... Ainsi, David au-dessus de Lily, presque à califourchon sur elle, ses bras de part et d'autre de sa tête, chacun un sourire jusqu'aux oreilles... Leurs lèvres mirent moins d'une seconde à se retrouver.
La tête penchée sur le côté, Lily examina la maison de sa meilleure amie. Elle se sentait lourde, complètement dans les vapes, elle savait qu'elle allait devoir se concentrer pour entrer sans se ramasser par terre. Elle ne faisait pas un pas sans tituber. Il fallait dire qu'une nuit avec autant d'émotion, arrosée d'autant d'alcool, avec une telle activité sportive et en ayant si peu dormi était une nuit dont on ne revenait jamais intact.
Elle ne sut comment, mais elle réussit à entrer dans la cuisine des Carlson sans s'ouvrir le front, et à s'écrouler sur une chaise sans renverser une goutte du du café froid, qui traînait et qu'elle venait de se servir. Les coudes sur la table, elle porta ses mains à ses tempes pour les masser en gémissant de douleur. Pourquoi n'y avait-il pas de potion anti-gueule de bois dans cette foutue baraque, merde !
Quelle heure était-il ? Elle n'en avait aucune idée. Il faisait à peine jour, donc peut-être six heures... Ses yeux s'ouvrirent et tombèrent sur le liquide dans la tasse. Elle se perdit dans sa couleur noire, le noir qui prit toute la place dans son champ de vision, le noir qui lui permit de plonger dans ses souvenirs de la nuit...
Un frisson parcourut sa colonne vertébrale. Ils s'étaient embrassés, juste après les chatouilles, un baiser incomparable. Comme s'ils se connaissaient par cœur, s'étaient tout dit, et qu'ils n'avaient plus qu'à rester ensemble, qu'à continuer ce qu'ils étaient faits pour accomplir : l'amour.
Ça avait été tellement différent... Elle n'avait pas reconnu David, ne s'était pas reconnue elle-même. Ils avaient juste oublié ce qu'ils étaient, ils n'étaient plus qu'un homme et une femme, qu'un tas d'hormones ambulantes, qu'un concert de gémissements outrageants, qu'un enchevêtrement de peaux brûlantes.
Ils s'étaient caressés, cette fois. Sa main à lui contre son flanc à elle... Merlin, elle en tremblait rien qu'en y repensant. Sa main sur son sein, l'autre sur sa fesse, ses baisers sur sa gorge. Puis sa bouche sur son sein. Elle croisa et décroisa ses jambes, espérant calmer ainsi le feu à l'intérieur de son ventre.
Elle avait soudain pris les commandes. Elle s'était retrouvée sur lui, l'avait embrassé partout où ses lèvres rencontraient sa peau, s'était délectée de ses soupirs, particulièrement quand elle s'était attaquée à ses tétons et à son nombril.
Il était revenu sur elle, ils s'étaient embrassés avec passion... Elle adorait l'embrasser. Leurs langues jouant, luttant, dansant, se caressant - avec sensualité, douceur, volupté, désir frénésie, extase. Sa surprise avait été indescriptible quand un doigt s'était inséré en elle. La friction était devenue... Wouah. Un massage professionnel, avec les meilleurs chocolats du monde et la voix rauque de David, ne lui aurait pas fait autant d'effets.
Elle oubliait complètement qu'elle n'était plus dans les bras de David. C'était presque pareil de se souvenir que de le vivre - enfin, pas vraiment, mais elle avait encore une fois perdu toute notion. Tout son corps, cette fois, était totalement en feu.
Et puis, il lui avait mordillé la lèvre inférieure. Et il y avait eu un deuxième doigt. Et un troisième. Elle avait suçoté sa lèvre en griffant son dos, en se cambrant tant qu'elle le pouvait contre lui, écoutant les sons curieux qu'il émettait du fond de sa gorge, des vagues de plaisir parcourant tout son corps
Avec empressement, il avait retiré ses doigts et l'avait pénétrée, sans aucune douceur. Elle avait jeté sa tête en arrière, il avait fondu sur elle pour posséder encore ses lèvres. En vérité, il la possédait toute entière.
Et les vas et viens, et son bras à elle autour de son cou pour approfondir leur baiser, et ses lèvres délicieuses à lui, et ses jambes à elle autour de sa taille pour qu'il lui appartienne complètement, à son tour.
Leurs cris de plaisirs. Humides de sueur, leurs lèvres gonflées, leurs souffles courts, leurs yeux sombres, leurs corps rougis et emboîtés l'un dans l'autre.
Son premier orgasme à elle. Une des meilleurs fois pour lui.
Et maintenant, ses soupirs de plaisir dans la cuisine. Elle rouvrit brutalement les yeux, ne s'étant même pas rendue compte qu'elle les avait fermés. Elle nota avec soulagement qu'elle était toujours seule dans la cuisine. Personne ne devait être levé, à cette heure-là, dans la maison.
Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais revivre ce moment, indéfinissable tellement il avait été... Ça avait éclairci ses pensées. Elle baissa les yeux sur son café toujours froid et pressa ses mains contre lui. Quelques secondes plus tard, la tasse se réchauffait progressivement.
Lily avait découvert, deux ans auparavant, qu'elle savait faire ça. Elle savait faire d'autre choses, des petits tours de magie avec ses mains - comme déplacer des trucs - même si elle ignorait comment elle en était capable. Ce n'était pas la magie que les enfants avaient parfois du mal à contrôler, quand ils ressentaient des émotions fortes. Jamais elle n'avait reçu de lettres d'avertissement du Ministère de la Magie, lui rappelant qu'il était interdit de pratiquer la magie en dehors de Poudlard. Ce devait être une magie particulière.
Cette scène matinale lui en rappela une autre, quatre ou cinq ans plus tôt. La veille, elle avait parlé à Severus Rogue pour la première fois, et il lui avait avoué qu'elle était une sorcière. Ce matin-là, Lily avait réfléchi à tout ça devant un chocolat chaud, en le remuant distraitement. Il lui avait seulement suffi de tourner son index au-dessus du breuvage, comme si une cuillère imaginaire l'avait mélangé.
Sa mère était alors descendue, interrompant ses réflexions profondes. Avec bonne humeur, elle lui avait demandé si elle avait besoin d'une cuillère pour son chocolat.
Se souvenir de Sarah Evans aussi brusquement fut difficile pour Lily. Sa gorge se noua, c'était comme si un gouffre s'était ouvert sous ses pieds. Elle replongea ses yeux dans le noir du café, préférant les souvenirs de cette nuit à celui de cette personne disparue et si chère à son cœur. Curieusement, cela l'apaisa, et son cœur qui s'était emballé recommença à battre normalement.
Repenser à ce garçon avait comme un effet d'anesthésie sur la douleur et le chagrin de la perte de sa mère. Elle espérait que ça durerait longtemps, elle détestait ressembler à ce qu'elle avait été pendant une vingtaine de jours - un fantôme.
Elle entendit des pas et se raidit légèrement. Son père entra dans la pièce. Sans un geste, elle bougea seulement ses yeux pour ne pas le perdre de vue, tandis que lui ne remarquait toujours pas sa présence. Puis il se retourna.
- Lilou ! s'exclama-t-il avec un sourire.
Il s'assit à côté d'elle et ils s'examinèrent mutuellement. Il paraissait avoir pris dix années d'un coup. Son sourire ne disparaissait pas et faisait apparaître les charmantes petites rides autour de ses yeux. Son teint était pâle, ses traits tirés, le blanc de ses yeux était rouge.
Lui ne semblait même pas avoir remarqué qu'elle n'avait pas changé de vêtement, et qu'elle puait la transpiration et l'odeur si particulière du sexe.
- Ça va ? demande-t-il.
- On fait aller, acquiesça-t-elle avant de boire une gorgée de café. Et toi ?
Pour toute réponse, son sourire s'agrandit, mais Lily n'était absolument pas dupe. « Bien dormi ? » L'adolescente toute fraîchement dépucelée espéra que ses joues ne s'étaient pas trop enflammées. Heureusement qu'elle avait déjà avalé sa gorgée, elle se serait autrement étouffée.
- Pas trop mal, répondit-elle en évitant son regard.
Sans crier gare, son mal de tête se réveilla. Elle devait absolument se souvenir où elle avait rangé la potion qui lui sauverait la vie. Une paire de lèvres, extrêmement différentes de celles qui l'avaient embrassée toute la nuit dernière, se posèrent sur son front. Lily fut émue par ce geste d'affection, son père lui en témoignait si peu d'habitude... Elle croisa un moment son regard, presque identique au sien, puis posa ses yeux vers l'embrasure de la porte.
Elle avait entendu quelqu'un d'autre arriver. Liana se tenait devant elle, une expression impénétrable sur le visage. Lily grimaça en son for intérieur, ça va faire mal, pensa-t-elle. La rouquine pouvait voir que son amie restait crispée en présence de Greg Evans, qu'elle attendait qu'il parte enfin. Il sortit avec un « Bonjour, Liana, à toute à l'heure ».
Avec une lenteur inquiétante, la blonde referma la porte.
- Je peux savoir ce que tu as fait hier soir ? dit-elle froidement.
Elle ne laissa pas à Lily l'occasion de répondre. « Où tu étais ? Et avec qui ? C'était qui, ce type ? Et t'as vu ta tête ? Vous vous êtes défoncés, ou quoi ? » L'interpellée ressentit une vague culpabilité, même si elle ne regrettait aucun de ses actes de la nuit passée. Liana n'était pas sa mère, bordel. Elle n'avait plus de mère.
Penser à David, se répéta-t-elle, comme un leitmotiv.
- On s'est inquiétées, avec Lyra, je te ferais dire ! cracha-t-elle. On avait décidé de rien dire, de te couvrir, mais si t'étais pas là quand on se levait, on allait tout avouer à ton père ! Tu te rappelles que y'a un taré, des tarés, qui courent les rues ? Tu te rappelles de ce qu'il a fait ?
Une image s'imposa dans l'esprit de Lily. Des prunelles bleues vertes, un cercle noir autour. Elle se leva brusquement, sous le regard mauvais de Liana, prit sa tasse avec elle, décidée à prendre une douche et à trouver la potion.
En passant à côté de son amie, elle leva enfin les yeux vers elle. Elle lâcha à mi-voix « J'ai passé la nuit avec un garçon » et sortit.
Bien sûr, Liana s'était doutée qu'elle était restée toute la nuit avec cet inconnu. Mais, dit comme ça - jamais elle n'aurait pensé que - avait-elle, vraiment ? Immobile, Liana écarquilla les yeux tellement fort qu'ils auraient pu sortir de leurs orbites. Ok, Lily avait pété un plomb, là.
David et elle - ils avaient prévu de se revoir. Le lendemain. Lily y pensait avec bonheur. Dingue comme elle pouvait être lunatique. Il ne restait plus que quelques jours de vacances, elle avait l'attention d'en profiter pleinement, avec lui.
(1) : C'est la même chanson qu'au chapitre précédent, Polly de Nirvana. Cracker est à prendre au sens de pétard, joint, bédo. Je vous dis en gros ce que vient faire cette chanson dans l'histoire avec David. "Let me take a ride, Don't cut yourself, I want some help, To please myself" (ma traduction qui se ramène à Lily/David : Emmène-moi faire un tour (Lily qui parle), ne te fais pas souffrir (David) , j'ai besoin d'aide, pour me supplier-moi même (pour me libérer) (Lily à nouveau)) et Lily wants a cracker (Lily veut un join), en gros David serait devenu son cracker, c'est à dire autant son moyen de se libérer que sa drogue. Vala. Des questions ^^ ?
Alors ? Vous avez aimé, détesté, ri, pleuré ? Vous vous êtes enfuis en courant ^^ ? J'espère en tout cas que ça vous a plu. J'ai vraiment adoré l'écrire :).
Pour ma part, et parce que je raconte toujours ma vie, je vais voir pour la deuxième fois Twilight au cinéma (film adapté du roman de Stephenie Meyer, mais à ce que j'ai compris, beaucoup ici qui lisent des Potterfictions connaissent où l'ont déjà lu/vu), pour pouvoir baver devant le magnifique Robert Pattinson, qui joue Edward - miam miam. Après avoir baver, hier, devant Brad Pitt, dans L'étrange histoire de Benjamin Button - miam miam (bis).
Hum, bref, bonne journée à tous ! Bises, malilite.
