Avez vous déjà vu ... votre mère regarder "Charlotte au fraises" ? Si on m'avais poser cette question avant, j'aurais dit à cette personne d'aller voir un psy, mais aujourd'hui, je ne peux que répondre ... oui ! Car tout à l'heure, j'étais en train de roupiller sur le canapé en écoutant à moitié Beyonce à la télé, lorsque ma mère vint s'asseoir et changer de chaine, pour zaper pendant un bout de temps et finalement s'arrêter sur Tiji et regarder pendant quelques minutes les aventures de Charlotte et son amié Feuille de thé (ou de menthe, j'sais plus).

Bon, je ne vais pas m'en plaindre, ça veut au moins dire que ma mère n'est pas aussi serieuse que les gens de son âge qui ne suportent pas qu'on place ne serait-ce qu'une blague de toto.

Aussi, je voudrais vous prévenir que ce mois-ci, mes publications risquent d'être rares ou même inexistantes. Car oui, même si ça éttonne certains, je tiens à avoir mon brevet à tout prix, quitte à bosser jusqu'à 22h.

Ouioui, j'arrête de raconter ma life et je vous envoie ce chapitre !

Joyeuse lecture =)

[Post Criptum : bavez pas trop, hein ;) Bon, j'arrête mes sous-entendus !]

____________________________________________________________________________________________________________________

Chapitre 10 : La Belle et le Clochard

_____________________________________________________________________________________________________________________

POV Edward

Pendant toute la soirée, Mustang fut particulièrement hésitant et gentil avec moi. Comme si il était désolé de ce qui m'était arrivé. J'étais plutôt content de me faire bichonner même si je détestais me sentir ainsi, comme un enfant qui s'inspire que de la pitié. Je n'en voulais pas de sa pitié.

- Edward ? T'as faim ?, demanda-t-il.

- Hein ? Vous dérangez pas ! Je ... je vais rentrer chez moi., répondis-je en hâte.

Je me levais du canapé pour aller prendre mon sac, mais il me retint par le bras. Je levais un regard interloqué vers lui.

- Hors de question que tu te promène seul à cette heure par les temps qui courent. T'as pas lu le journal ou vu le JT ?

- Nan, j'aime pas la tronche de la présentatrice..., grommelais-je, avec un demi-sourire.

Il se stoppa net, et me rendit mon regard interloqué avant d'éclater de rire. Je riais à mon tour, de bon coeur. Finalement, j'allais peut-être rester avec lui. Il n'était pas si insociable qu'il le montrait parfois.

- Catherine m'a parlé de tes talents de cuisinier ; si tu venais me montrer ça, hein ?

Je souriais d'un sourire forcé, il comprit le message.

- Pardon de ne pas t'avoir dit que j'avais couché avec elle. Si ça te dérange, je le ferai plus... tu ... l'aimes, non ?

- Non, c'est pas ça., dis-je, malgré qu'il soit près du but., C'est juste que c'est mon amie la plus proche, ma confidente, et ... elle ne m'en a même pas parler.

- C'est peut-être parce qu'elle pensait que tu lui en voudrais. Te tracasse pas pour ça, c'est toujours ton amie.

Touché par ce qu'il venait de dire, je restais un petit moment à le fixer avant de lui adresser un grand sourire. Il me le rendit, sincère cette fois, ce n'était plus un de ses habituels sourires hautain.

Il m'entraîna dans sa cuisine. Nous décidâmes de préparer ma spécialité : des spaghettis. Je lui racontais pendant que les pâtes cuisaient que je venais souvent chez Rose, Winry et Cathie. Winry n'étant pas douée en cuisine, et Rose s'occupant déjà du ménage, c'était moi et Cathie qui préparions le repas. Souvent, nous faisions des spaghettis à différentes sauces et Cathie faisait des crêpes. A la connaissance de ça, Mustang éclata de rire en disant "C'est parfait pour la ligne. J'espère qu'elles n'étaient pas au régime".

Je riais aussi, vraiment, j'étais bien. Je me sentais comme en plein dans mon élément, je pouvais être moi-même, raconter toutes sortes de choses que je n'aurais pas pû dire à des filles, et même pas à Jean, Heymans, Kain ou Vato. J'aurais peut-être pû les dire à Maes, mais j'aurais craint sa réaction. Là, je savais que Mustang me comprendrait. Ou peut-être était-ce de la confiance totalement aveugle ? Etais-je amoureux au point de lui confier ma vie sans hésiter, sans même y penser ?

Soudain, il me demanda : - Dis, Edward, c'est quoi le rêve de ta vie ?

Je restais quelques secondes surpris, la fourchette pleine de pâtes en l'air. Je n'avais pas besoin de réfléchir, c'était tout vu.

- J'aimerai être acteur, c'est stupide comme rêve, hein ?

- Non. Pas du tout.

Je le regardait me sourire, puis retournais m'occuper de mon assiette de pâtes. Avant d'être distrait par autre chose, c'est-à-dire une bonne femme en costar qui commençait son discours habituel du JT de 20h.

"Mesdames, messieurs, bonsoir. Dans l'actualité de ce soir ; l'affaire Drucker, la relance de l'économie décidée aujourd'hui au congret international foncier, le déplacement de Barack Obama à Mexico et le retour de Anne-Marie Cyntia en Inde après 30 ans d'exil.

Un rebondissement dans l'affaire des viols par des chauffeurs de taxis clandestins. L'affaire est renommé l'affaire Drucker. C'est le nom du principal suspect, chef d'un réseau pédophile démantelé dans les années 90 aux Etats-Unis puis relâché après près de 15 ans de prison ferme. Depuis plusieurs semaines, les viols se multiplient en banlieu parisienne, apparement, il y aurait un relançement de ce réseau. Un reportage de ...."

Mustang changea de chaîne en marmonant un "ta gueule connasse" adréssé à la présentatrice. Il reposa la télécommande avant de poser une main sur mon épaule.

- Edo ?

Ce surnom me fit sursauter. Ses yeux me fixaient intensément. Gêné par son regard, je détournait la tête et tombait sur la télé où passait le dessin animé de Walt Disney : La Belle et le Clochard. Cette vue ramena chez moi un souvenir lointain.

- J'adorais ce film quand j'étais petit, ça me rapelle ...

Je me taisait soudainement ; j'étais sur le point de dévoiler mon passé, et ça, je ne le voulais pas. Je ne voulais pas en parler, je ne voulais pas qu'on me pose des questions dessus. Catherine avait dû le dire à Mustang, car il ne demanda rien.

Nos regards furent interpellés par une scène que je trouvais très gênante lors de mon enfance. La scène où Lady et Clochard mangent des spaghettis et attrappent involontairement chacun un bout d'une même pâte et se retrouvent à s'embrasser.

L'idée germa dans ma tête. Je me tournais vers Mustang qui venait sûrement, vu son regard, d'avoir la même.

- Toi qui veut être acteur, essaie déjà de reproduire cette scène..., murmura-t-il en me tendant un spaghettis.

Je l'attrapais sans peine, effleurant ses doigts de mes lèvres au passage, tandis que lui prenait l'autre bout. Sans cesser de sourire et de se regarder dans le blanc des yeux, nous approchâmes nos lèvres de celles de l'autres à la manière des deux toutous à la télé.

La suite de la scène fut on-ne-peut-plus contrastante avec le candide dessin animé.

Nos lèvres se rencontrèrent d'abord furtivement, puis se collèrent parfaitement. J'entrouvrais doucement la bouche après avoir avalé le bout de spaghetti. Il fit de même, et me suça tendrement la langue avant de faire jouer la sienne avec celle-ci. Notre baiser fut comme celui de deux adolescent apprennant à embrasser, nous redécouvriment chacun la bouche de l'autre, la saveur et la douceur de sa langue. Celle de Mustang était douce et humide, d'un goût complêtement différent de toutes celles que j'avait pû goûter.

Très vite, nous étions à nous embrasser à pleine bouche alors qu'à quelques mètres de nous, Lady et Clochard rêvaient candidement sous les étoiles.

Il mis une de ses mains derrière ma nuque et de l'autre me poussa en arrière sur le canapé. Je restais sur les coudes tandis que le sentais s'asseoir à califourchon sur mes hanches. Sa langue descendit farouchement dans mon cou, s'attardant sur la chair pendant que ses mains déboutonnaient avec aplication et lenteur les boutons de ma chemise. Un à un, ils cédaient en emmettant un petit «clic» on-ne-peut-plus exitant. Le tissus de la chemise glissa jusque sur la pliure de mes coudes, dénudant ma poitrine et mon ventre. Il alla mordiller la chair de mes clavicules, laissant des marques semblables à celles de mon cou.

Puis il explora de ses mains brûlantes mes côtes, mon ventre. Agacé de rester passif, j'entrepris de déboutonner à mon tour la rangée de petits bouton blancs qui ne semblaient attendre que ça. Je le dépouillait de sa chemise, dénudant ses épaules blanches. Ma tête se nicha dans son cou, et mes lèvres humidifière sa peau déjà en sueur, suivies de ma langue. Il gémit, faisant passer en moi un courant de désir et d'exitation qui résonna jusque dans mon échine.

Je sentais mes reins prendre feu tandis qu'il prenait possession d'un de mes tétons. Mes bras entourèrent son cou. Je gémis de surprise lorsque ses mains cherchèrent ma ceinture. Les évênements de la fin d'après midi me revinrent en tête : le chauffeur de taxi, la voiture arrêtée sur les bords de Seine, ses éxigences écoeurantes et sa violence.

- Tu veut qu'on arrête ?, demanda soudain Mustang.

Je repris mes esprits. Depuis quand rêvais-je de m'envoyer en l'air avec lui ? Depuis quand me retenais-je de le supplier ? Je n'allais certainement pas laisser passer cette occasion à cause d'un putain de chauffeur clandestin.

Pour toute réponse, je retirais pour de bon ma chemise et defaisais ma ceinture. Il laissa glisser sa chemise sur ces bras, et celle-ci atterrit avec la mienne, sur le parquet. Sa main passa dans mes cheveux et il me plaqua contre le daim du canapé d'un coup de hanches. Sa seconde main défit avec application la fermeture éclair de mon slim, et entreprit de dénuder mes cuisses. Il se pencha sur elles, suçant ma chaire avec application, me faisant nager dans les vagues mêmes du plaisir. Un brouillard chaud et humide s'installait autour de nous, et je me força à garder les idées claires malgré ses milles et unes attentions qui menaçaient à chaque instant de me faire perdre pied.

Ses lèvres et sa langue remontèrent jusqu'à mon cou, ma bouche, et il m'embrassa avec douceur. Je répondit à son baiser, basculant de seconde en seconde dans un désir de lui plus fort, presque impatient, en entendant nos respirations se mêler, devenant de plus en plus sacadées et incontrôlées.

Mes mains descendirent farouchement vers le bas, en profitant pour explorer son torse, titiller au passage ses tétons, épouser la courbe de ses côtes et dessiner des cercles autour de son nombril. Malgré mon état, je voulu jouer un peu avec lui, m'attardant sur son ventre, et le sentant gémir de frustration. Je sourit farouchement. Il m'empoigna la main pour la guider à sa ceinture que je défis sans peine, et son pantalon rejoignit bientôt le sol, suivit par le mien, qui nous encombrait plus qu'autre chose. Il s'apesantit complêtement sur moi, ses lèvres collées aux miennes, sa langue se faisant de plus en plus pressante. Je gémis de surprise et de plaisir lorsque je sentis ses hanches s'appuyer volontairement sur les miennes. Il répéta son action plusieur fois, me faisant gémir à chaque fois, jusqu'à ce que mes mains lui attrapèrent les cuisses et que mes hanches se soulevèrent contre lui, demandant plus. Il sourit, ses lèvres contre mon cou, et baissa mon boxer que je sentis glisser le long de mes jambes. Un froissement de tissus significatif signala que son boxer avait rejoint le mien.

Mon exitation monta d'un cran, le sachant nu à quelques centimètres de moi. Tout en s'appliquant à laisser ses marques dans mon cou, il introduit un premier doigt en moi, me faisant gémir. Je n'avais pas mal, vu mon experience et l'habitude de ressentir ce geste, mais au second doigt qu'il entra en moi, une douleur mêlée au plaisir m'envahit. Il posa ses lèvres sur les miennes pour étouffer un gémissement. Ses doigts m'habituèrent consciencieusement à sa présence avant de se retirer, m'arrachant un grognement de mécontentement.

Mais qui fut bientôt suivit d'un gémissement de plaisir lorsqu'il me pénétra, une de ses mains me maintenant les hanches fermement.

Son bassin effectua de longs et lents va-et-viens, alors qu'il jouissait de me voir me mordre la lèvre et m'agripper à ses épaules. Son souffle chatouilla mon cou tandis qu'il gémit, et accéléra ses mouvements. Très vite, mes gémissements se mêlèrent aux siens, je rejetais la tête en arrière, lui, enfouissait la sienne dans mon cou et mes cheveux. L'extase et le plaisir nous envahit, mettant nos esprits en léthargie, nos âmes et nos corps en fusion. Je ne m'étais jamais senti aussi bien dans les bras d'un homme, c'était sûrement un effet produit par l'amour. M'aimait-il, cet homme qui, à cet instant, se fondait en moi comme pour ne former plus qu'un seul corps en harmonie totale ?

Je n'eu pas le temps de songer à la réponse que je me libérais, suivit de lui. Il s'écarta de moi, me regardant dans les yeux de ses pupilles dilatées par le plaisir, et si à cet instant mes yeux criaient aussi fort que mon coeur il dut savoir.

Savoir que je l'aimais. Je lui sourit, le regard aussi brouillé que le sien, et l'attirais contre moi pour un câlin réconfortant, comme si, l'espace d'un instant, j'avais eu peur qu'il ne se soit écarté de moi pour toujours.

_____________________________________________________________________________________________________________________

Et voilà, enfin le lemon X) Alors, qu'en avez-vous penser, moi personnellement, j'ai adoré l'écrire !