Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi. Ils appartiennent à DPB et ses collaborateurs.
Rating : M… toujours M
Note de l'auteur : Merci pour les reviews du chapitre précédent. Bonne lecture de ce chapitre pas très haut en action… j'espère quand même qu'il vous plaira.
Les lèvres de Gibbs toujours collées aux siennes, Tony laissa glisser ses mains le long de la nuque de l'ex-marine. La douleur lui déchirait l'épaule, comme si un feu brûlait sa chair, et aucune position n'arrivait à la calmer. Mais il ne se serait arrêté pour rien au monde. Bon sang, qu'est-ce que ça lui avait manqué! Qu'est-ce qu'il lui avait manqué... Le goût de ses lèvres, la chaleur de sa peau... cette main qui montait et descendait dans son dos en une longue et sensuelle caresse... La température de son corps montait à une vitesse fulgurante. Et lorsque la bouche de Jay quitta ses lèvres pour aller glisser sur son cou, la douleur dans son épaule ne devint qu'un vague et lointain souvenir. Un long soupir. Il ferma les yeux quelques instants, se laissant emporter par ses sensations. Second soupir, plus long, plus fort. Il lui fallait plus, beaucoup plus... toujours plus. Ses mains se saisirent des hanches de son amant, puis remontèrent doucement. Il le poussa et le plaqua contre le mur. Il attrapa la blouse d'hôpital que portait Gibbs,la soulevant pour l'enlever finalement, prenant garde a ne pas donner de coup sur le plâtre de Gibbs. A la vue de tous ces hématomes sur le corps de Jay, Tony s'était figé. Jethro l'avait alors embrassé tendrement, puis s'était retourné pour échanger les places. C'était maintenant Tony qui était coincé entre le mur et lui. L'italien laissait sa bouche parcourir le torse de l'ex-marine lorsque son souffle se coupa brutalement. Son corps se tordit de douleur alors qu'il essayait en vain de respirer normalement.
-Merde, murmurât-il, ma côte... Le regard de Gibbs s'assombrit, il redressa le jeune homme pour calmer la douleur. Sa mâchoire serrée trahissait son inquiétude.
-Calme toi, Tony... inspire doucement... il vaut mieux que tu te recouches...
-Désolé.
-Pour quoi?
-Cette... interruption. Jethro esquissa un sourire.
-Ce n'est pas de ta faute. De toute manière, je ne suis pas sûr que le moment et l'endroit soient bien… choisis.
-Ouais... » Alors qu'il aidait Anthony a aller sur son lit, une jeune infirmière entra dans la chambre. Elle se précipita vers Dinozzo pour l'aider à s'installer.
C'était une jolie petite brune aux yeux verts clairs. Son visage était fin et parsemé de tâches de rousseur qui lui donnaient une air enfantin. Elle sortit quelques secondes dans le couloir avant de rentrer, deux plateaux aux mains. Lorsque Tony aperçut l'assiette de légume qui s'approchait dangereusement de son lit, il fit une mine dégouttée avant de dire à la jeune femme:
« -C'est très gentil à vous, mais je préférerais un bon hamburger... ou une pizza, ce qui vous arrange!
-Vous avez passé plusieurs jours sans manger et vous refusez des légumes gentiment préparés?
-C'est à dire que...
-Mangez! De toute manière vous n'avez pas le choix! Alors qu'elle se retournait pour partir, il lui demanda:
-Vous ne voulez pas rester un peu? On pourrait... discuter... je suis sur que ces charmants légumes auraient meilleur goût si je les mange en votre compagnie!
Il lui lança son sourire spécial « fille potentiellement intéressante» (devant lequel je fond, je l'avoue...) Elle s'approcha de son oreille avant de lui murmurer.
-Joli sourire agent Dinozzo, j'aurais presque pu être sous le charme... si seulement votre ami n'était pas a moitié nu quand je suis entrée et que vous n'aviez pas un suçon juste là. Elle pointa du doigt le cou de Tony.
-Ouah, répondit-il immédiatement. Vous avez vu tout ça en seulement quelques secondes? Je suis épatée! Vous devriez travailler avec moi au NCIS, vous feriez un très bon agent...
Elle laissa échapper un léger rire avant de lui dire.
-Je dirait bien oui, mais des gens on besoin de moi ici.
-Pas moi! Vous devriez le dire à votre médecin... comment il s'appelle déjà...
-Docteur Debison.
-Exact. Vous devriez lui dire que je suis en pleine forme! C'est que j'en peut plus de rester ici...
-En pleine forme... je vois ça oui, dit-elle en désignant Gibbs . Mais je pense que quelques jours de repos vous feront le plus grand bien.
Tony rougit légèrement avant de saisir sa fourchette.
-Puisque j'ai pas le choix.
-Bon appétit! Lui lançât-elle avant de sortir.
-Il en faut pour avaler ces trucs... Gibbs éclata de rire.
-Ce ne sont que des légumes, Tony, ils vont pas t'attaquer.
-Quoi? Toi aussi tu t'y mets? Allez, Jay, me dit pas que tu préférerais pas un bon steak, cuit à la perfection...?!(beurk, j'suis végétarienne!)
-C'est vrai... mais je ne plains pas pour autant. Alors mange et tais-toi.
-C'est toi le boss! Mais si je fais une crise de foie ou une intoxication alimentaire, je n'endosse aucune responsabilité!
-Dinozzo, tu veux vraiment que je me lève?
-C'est plutôt tentant comme proposition... Lui répondit-il immédiatement, un large sourire sur les lèvres. Gibbs plongea son regard dans celui de l'italien, le regard «indéchiffrable », le bleu-gris, celui qui donnait à Jay ce coté mystérieux qui avait toujours attiré Tony. L'ex-marine se leva, et s'assit à coté de Tony. Lentement, il approcha son visage de celui de Dinozzo. Il s'avançait très doucement, faisant ainsi attendre Tony. Son souffle jouait avec celui de son amant, il frôlait tantôt ses lèvres, puis se reculait, s'amusant de l'impatiente de l'italien qui tentait de capturer ses lèvres. Le plateau sur ses jambes empêchaient tout geste brusque. Tony grogna, Gibbs sourit. Puis décidant finalement que son jeu avait assez duré, il s'empara des lèvres du jeune homme. C'était étrange, comme en quelques minutes, ces foutues lèvres étaient devenues une espèce de drogue dont il pouvait profiter à volonté, sans s'en lasser. Elles étaient douces à souhait, chaudes et délicates... elles étaient juste parfaites. Il était juste parfait. Mais alors que Tony comptait approfondir son baiser, Gibbs se recula. Il attrapa la fourchette de Dinozzo et la lui tendit.
-Mange.
-Mais...
-Pas de mais, tu manges, c'est tout.
-J'ai le droit à quoi si je finis mon assiette?
-Quoi, en plus je dois te donner quelque chose? Mais t'as quel âge, Dinozzo? Gibbs ne comptait rien lui donner... ou lui faire, de spécial, mais Tony avait adopté un air enfantin qui avait un effet considérable sur lui. Oh, et puis... ça peut pas me faire de mal. Il déposa quelques baisers dans le coup de Tony, remonta jusqu'à son oreille, puis murmura.
-Mange, et je verrais ce que je peut faire... »
Tony soupira d'ennui. Gibbs n'était parti que depuis le début de la matinée, mais déjà il lui manquait. Si les « négociations » se passaient bien, il pourrait repartir demain... chez Gibbs. Il frissonna. Ces deux jours s'étaient déroulés beaucoup mieux qu'il ne l'avait imaginé. Son premier baiser entre Gibbs et lui aurait pu être un « dérapage », Gibbs aurait pu vouloir tout arrêter. Mais son comportement le reste du temps ne laissait pas de doute sur ses sentiments envers Tony. A moins que Jay s'amuse à embrasser tout le personnel de l'hôpital...Il pouffa. Cette théorie n'était pas très... plausible. Mais si, maintenant qu'il rentrerait, Jay ne voulait plus de lui? Et si tout n'était qu'un malentendu? Et si... et si Jay voulait retourner à Mexico? Je ne supporterais pas... pas deux fois... s'il part, je... je suis fini. L'entrée de Ziva mis fin à ses pensées. Elle resta peu de temps, travail oblige. Sans Tony, l'équipe avançait beaucoup plus lentement. Mais juste avant son départ, elle lui dit quelque chose qui retint son attention.
« -Tony?
-Hum?
-Tu lui diras... tu lui diras que je suis heureuse pour vous... mais que si jamais il te refais du mal je m'occupe personnellement de lui.
-Quoi? De qui tu parles? »
Elle lui avait répondu par un sourire avant de sortir. Quoi ? Ça se voit tant que ça ? C'est marqué su mon front ? Oh, peut-être que j'ai un sourire béat de débile amoureux… Et Jay… s'il ne veut pas que ça se sache ? Ben… dans le genre discret comme agent, je bats des records, bravo Dinozzo. Et pour la deuxième fois de la journée, il ne put continuer à réfléchir. Heureusement, cette nouvelle visite s'avéra beaucoup plus… utile. Le Docteur Debison était venu lui annoncer qu'il pourrait quitter l'hôpital le soir même, à condition qu'il respecte quelques consignes : Il ne pouvait reprendre le travail que dans une semaine, et, jusqu'à que sa côte aille mieux, son travail ne se ferait qu'au bureau. Adieu les photos, croquis, courses poursuites, interrogatoires…et autres choses qui faisait qu'il n'aurait changé de métier pour rien au monde… Puis sa « jolie petite infirmière » lui expliqua les soins qu'il avait besoin. Rien de bien compliqué.
« -Je vous laisse vous rhabiller, monsieur Gibbs doit arriver d'une minute à l'autre pour vous ramener chez lui. Tout ce dont vous avez besoin se trouve dans cette poche.
-Merci beaucoup. Elle allait sortir lorsqu'il lui dit :
-Et mon offre pour le poste tient toujours ! Elle éclata de rire.
-Au revoir , agent Dinozzo ! »
Alors qu'il tentait de se rhabiller sans se faire mal, Tony entendit la porte de sa chambre d'hôpital s'ouvrir. Son jean encore à moitié enfilé, il se retourna pour découvrir un Gibbs tout sourire qui l'observait.
« -Joli spectacle ?
-Mouais… J'ai pas à me plaindre. Le jeune homme sourit puis se remit à la « tâche ». Qui aurait cru qu'enfiler un simple jean aurait pu être si compliqué ? Car en plus de sa côte qui lui faisait toujours mal, son épaule ne lui permettait pas beaucoup de mouvements… Il soupira d'agacement. Il sentit alors Jay se rapprochait de lui, puis remonter doucement son pantalon.
-Oh non, Jay… je… tu vas pas m'habiller non plus, j'ai plus cinq ans ! Et puis, je veux pas être un…fardeau, pour toi. Jethro l'embrassa délicatement puis lui murmura :
-Si c'est ça, un fardeau, je veux bien continuer à le porter longtemps !
-Ouais mais…Il posa un doigt sur les lèvres du jeune homme.
-Sshhht. On verra ça plus tard. On y va maintenant ? Il faut encore qu'on passe récupérer chez toi récupérer certaines affaires .
-C'est d'accord. »
Son Hippopotame en peluche dans les bras, la jeune laborantine jubilait. Ziva lui avait raconté sa visite à l'hôpital, la matinée.
« -Autant Tony est un très bon agent, autant il est nul pour garder des secrets !
-Tant mieux ! J'en avais marre de réfléchir a des « plans » pour les remettre ensembles ! Maintenant, il ne reste plus qu'un léger petit détail… et tout redeviendra comme avant.
-La réintégration de Gibbs ?
-Exactement.
-Ouais… ça reste un point compliqué.
-Mais non, écoute : Pour le moment, Tony ne pourra pas revenir sur le terrain. Mais il va bien falloir qu'il y retourne un jour ! Je ne sais pas vraiment comment Gibbs réagit quand il est en couple… mais je doute qu'il reste chez lui à attendre Tony. Je suis persuadée qu'il ne supportera pas l'idée de savoir Tony en danger sans pouvoir le protéger.
-C'est pas bête…
-Merci !
-N'empêche que pour l'instant, ni Tony ni Gibbs ne sont là, et ce nouvel agent que Jenny nous a collé commence vraiment à m'agacer avec ses sourires débiles.
-Ohoh… est-ce que par hasard, Tony te manquerai ?
-Tony ? Nan, tu rigoles. Abby éclata de rire.
- Oh si ! Il te manque ! Anthony Dinozzo te manque ! Il faut absolument que je le lui dise.
-Abby… La jeune femme riait de plus belle face au regard désemparé de l'israélienne. Si tu lui dis ça, je raconte à McGee tout ce que tu m'as dit sur lui !
-Non ! Ziva si tu fais ça… Elle tendit la main à Abby qui la serra aussitôt.
-Marché conclu : Je ne dis rien, tu ne dis rien !
-C'est OK ! »
Alors ? N'oubliez pas les reviews, hein ?
