Rafikis : Oui, au début ces souvent comme sa, mais après sa reviens petite a petit

Rafikis : Oui, au début ces souvent comme sa, mais après sa reviens petite a petit ! Oui désolé pour Rodichou, mais je trouvait sa drole sur le moment lo, promis je recommencerait plus, tu veux allez le consolé ? J'espère que la suite te plaira ! Bones j'ai vue jusk'au milieu de la saison 2 !

Coucou a tous ! Voila, la suite de Cesse la pluie, j'espère qu'elle vous plaira dites nous ce que vous en pensé !

Elizabeth effectua le geste que John avait fait quelques secondes auparavant, mais la force qu'elle mit dans son lancer, fit que le ballon atterrit en plein sur le nez de McKay.

J : (souriant) "Jolie lancer." dit-il, alors qu'il se précipitait vers le scientifique qui à présent était allongé part terre en se tenant le nez.

Fin du flash back

E : "John ? John ? Ca va ?"
J : (secouant la tête) "Oui, oui ca va", dit-il en regardant la jeune femme.
E : "Un nouveau souvenir ?"
J : "Oui… on était en train de jouer au foot, vous, moi et Rodney… et vous lui avez littéralement cassé le nez."

La jeune femme ne put s'empêcher de sourire à l'évocation de ce souvenir… C'était au début de leur relation, où ils se cachaient de tous, où l'interdit mêlé à l'excitation était de rigueur…ce qui n'avait plus rien avoir avec maintenant… hélas…

J : "Est-ce que ca va ?" demanda-t-il, un peu inquiet.

Perdue dans ses souvenirs, Elizabeth en oublia presque l'endroit où elle se trouvait.

E : "Oui, oui, ca va, merci."

John ne parut pas très convaincu par cette réponse mais la laissa faire. Elle avait, de toute évidence, besoin de repos et lui aussi commençait à sentir les affres du sommeil l'engloutir peu à peu.

J : "Ca fait beaucoup d'émotions pour une seule journée, je crois qu'on devrait s'arrêter là, pour l'instant."

E : "Excellente idée. Demain, je vous emmènerai voir le Docteur Heightmeyer."

J : "Qui est-ce ?"

E : "Notre psychologue."

J : (protestant) "Je ne suis pas fou."

E : "Non, mais vous ignorez tout de votre vie. Elle vous aidera à faire un travail sur vous-même qui vous permettra peut-être de retrouver mémoire et qui sait peut-être qu'on essaiera même l'hypnose."

J : "Euhh…oui, l'hypnose, c'est pas trop mon truc."Dit-il en grimaçant.

E : "Je sais." répondit-elle dans un sourire.

Ce que John se demandait encore c'était comment elle savait cela ? Il devait être plus lié à cette femme qu'il ne l'avait imaginé. Après tout, c'était peu être plus qu'une amie pour lui…

Cela faisait trop de questions pour une seule et même journée, ils avaient tous deux besoin de repos. Tout serait peut-être plus clair une fois la nuit passée.

E : "Je vais vous laisser vous reposer maintenant."

J : "Bonne nuit."

E : "Bonne nuit, John."

Elizabeth partit sans vraiment demander son reste et courut plus qu'elle ne marcha en direction de ses quartiers. Une fois à l'intérieur et la porte fermée, la jeune femme se laissa lentement glisser contre la paroi. Tous ces souvenirs, devoir refaire chambre à part. Tout cela était tellement étrange, elle était tellement habituée à s'endormir dans ses bras, à se faire doucement bercer par sa respiration calme et régulière. Comment allait-elle faire sans lui ? Et si cela durait plus de temps que prévu ? Et s'il ne retrouvait pas la mémoire avant qu'elle accouche ? Tout était tellement confus, elle ne savait vraiment plus où elle en était.

Elle se releva assez difficilement et passa dans la salle de bain. L'eau gelée sur son visage lui faisait un bien fou, s'insinuant dans chaque pore de sa peau comme pour la libérer de cette journée trop dure et quand elle relèverait la tête John lui sourirait dans l'encadrement de la porte. Mais malheureusement lorsqu'elle la releva, elle ne vit qu'un lit vide.

Après avoir enfilé un léger pyjama d'été, Elizabeth s'installa confortablement sur ce lit décidément trop grand pour elle seule. Ne préférant pas se mettre de son côté et avoir l'impression qu'en étalant le bras, elle toucherait John, et ne préférant pas se mettre du côté de son mari de peur de lui "piquer" son côté, elle prit place au milieu du lit. Une main sur l'oreiller et l'autre sur son ventre, elle réfléchit. Encore une épreuve. N'en avaient-ils pas assez traversés tous les deux ? Ne méritaient-ils enfin un peu de bonheur ? Ce jour qui aurait dû être un des plus beaux de leur vie, ce jour où ils auraient dû célébrer l'arrivée imminente d'un bébé. Leur bébé… Ce jour qui avait tourné à la catastrophe…

E (doucement) : "Je suis désolée, petit bébé, l'annonce de ton arrivé ne s'est pas exactement passée comme je l'avais espéré."

Depuis son lit, John regardait le plafond. Lui, qui croyait être fatigué et bien en fait non, trop de questions tourbillonnaient dans sa tête pour qu'il puisse seulement penser à fermer l'œil. Cette femme avait l'air de tellement bien le connaître mais lui ne savait rien, ou presque, d'elle. Il était troublé et en même temps à l'aise avec elle, il ne savait plus tellement comment réagir. Et la perspective de la revoir le lendemain, le remplissait de bonheur, sans qu'il sache pourquoi. Il se sentait tellement démuni et seul dans le noir de cette chambre qui était sensé être la sienne. Il ne cessait de triturer le rond de métal qu'il tenait entre les doigts.

Cet objet qui, à son avis, devait avoir beaucoup de valeur pour lui. Une bribe de souvenir qu'il avait déjà oublié. Il se souvenait être allé dans un parc et avoir pris la plus important décision de sa vie, laissant la chance, le destin, le vent ou cette pièce décider pour lui. Et si aujourd'hui, elle décidait encore pour lui ? Mais décider de quoi ? Il n'avait rien à faire, juste se concentrer pour essayer de retrouver sa mémoire défaillante. Seuls les gens qui l'entouraient pouvaient l'aider, lui, devait faire son possible pour se souvenir. Juste rester là et attendre, le lendemain, de voir la psy, de voir d'autres personnes se présentant comme ses amis et attendre encore…Ce qu'il pouvait détester ce sentiment d'impuissance !

Et si justement, sa mémoire avait occulté de sa conscience toute sa vie parce qu'elle était trop horrible ? Parce que ce qu'il vivait était trop dur ? A ce moment là, devait-il vraiment rechercher sa mémoire au risque de perdre les rares moments de répits que son esprit lui autorisait ? Perdu au beau milieu de ses réflexions, John ne savait que faire. Mais ce dont il était sûr c'était que même si sa vie ne valait pas la peine qu'il la vive, il valait mieux le savoir plutôt que de rester dans l'ignorance. Mais il avait encore une décision à prendre, une seule s'offrait à lui en cet instant et au fond, peut-être était-ce la plus importante de toutes. Il se releva et se mit en tailleur sur son lit, fixant la pièce des yeux comme si elle allait lui révéler tous ses secrets.

J : "Pile : Je laisse tomber. Face : Je fais tout pour l'avoir."

E : "Désolée mon bébé, mais pour l'instant je ne sais si ton papa sera présent pour toi. Il n'est plus vraiment lui même en ce moment."

John lança la pièce en l'air en espérant secrètement qu'elle lui dirait de se battre, de tout faire pour avoir cette femme merveilleuse qu'il ne connaissait que depuis une journée.

J : "Allez, face, face, face."

E : "Il ne sait plus ce qu'il fait."

La pièce retomba beaucoup trop lentement pour John mais pas assez pour qu'il la rattrape. Elle roula longtemps sur sol, pour s'immobiliser sous le lit.

E : "Il est un peu perdu mais on va l'aider. Ne t'en fais pas, ça s'arrangera. On a vécu pire."

John se leva, excédé, et poussa violemment son lit sur le côté pour apercevoir la pièce.

E : "Mais, je dois t'avouer que ton arrivée me terrifie et j'aurais aimé qu'il soit là pour m'aider à traverser tout cela. Mais je t'ai, toi. Alors, j'y arriverai, j'ai vécu pire…"

Lorsque John aperçut la pièce, un sourire se dessina sur ses lèvres.

E : "Des tas de femmes accouchent depuis la nuit des temps et puis j'ai aussi des amis formidables. Alors, n'aie pas peur pour ta maman, mon cœur, ca va aller et puis j'en suis sûre…"

Ni pile, ni face, la pièce était retombé sur la tranche. Il la saisit avec entrain, c'était à lui de choisir !

E : "…Papa va revenir…"

Cependant, elle ne put empêcher un voile de tristesse de passer devant ses yeux. Oui…mais dans combien de temps ? Combien de temps encore devrait-elle attendre ? Dans combien de temps pourrait-elle de nouveau se blottir dans ses bras, dans lesquels elle avait l'impression d'être protégée de tous les malheurs du monde…Est-ce qu'un jour, cela arriverait-il? Un jour se trouverait-il dans cette chambre, avec elle, sur ce lit ? Sa main posée sur la sienne, à l'endroit où était gardé leur trésor…Ce trésor conçu avec tant d'amour…

Elizabeth poussa un profond soupir et se mit à caresser son ventre, tout en chantonnant une berceuse. C'était un peu ridicule, vu qu'elle n'était enceinte que de deux mois…Mais qu'importe, cela l'apaisait.

E : (murmurant) "Bonne nuit mon bébé", dit-elle avant de fermer les yeux.

Malgré la fatigue qui la tenaillait, ce ne fut que très tard dans la nuit que les affres du sommeil la prirent…