Disclaimer : Les personnages appartiennent exclusivement à notre chère J.K. Rowling et l'histoire est le fruit de l'imagination de Taran. Vous l'avez donc compris, je ne suis que la traductrice. Rendez-vous sur mon profil pour avoir accès au profil de l'auteur où vous retrouverez son histoire originale en anglais ainsi que ses autres fanfictions !

Beta : Alexiel_v, que je remercie pour tout son investissement !


Chapitre 10

---

Charlie se réveilla le lendemain matin, bien au chaud dans les bras de Harry, la robe noire enroulée de façon réconfortante autour d'eux. Il bâilla lorsqu'il s'assit, en se dégageant gentiment de l'étreinte de Harry. Il donna à ce dernier un regard penaud et rougit légèrement.

« Merci, Harry », dit-il doucement, ne voulant pas réveiller les autres garçons.

« Mais de rien, Charlie. »

Harry sourit joyeusement. Il avait réussi à tomber endormi avec Charlie blotti contre son torse. Il se sentait plus en forme et éveillé à présent qu'il ne l'avait été depuis plusieurs mois. Il n'avait fait aucun rêve durant la nuit.

Charlie se frotta les yeux avant de regarder aux alentours.

« Où est ma lampe de chevet ? », demanda-t-il curieusement.

« Tu l'as renversée de la table de nuit, hier soir », l'informa Harry.

Ce dernier sursauta lorsque Charlie se pencha au-dessus de lui afin de chercher sa lampe sur le sol. Il sentit son cœur s'accélérer lorsque le poids du corps du jeune homme s'appuya contre son entrejambe. Il fallut un moment pour que la voix de Charlie atteigne ses oreilles.

« Reparo. »

Harry jeta un coup d'œil en direction de la table de nuit à proximité du lit et y vit la baguette de Charlie qui n'avait pas bougé de là depuis hier soir. Son excitation se coupa net lorsque Charlie remit la lampe réparée sur sa table.

« Comment as-tu fais ça ? », demanda-t-il presque furieusement.

« Quoi ? », Charlie sursauta comme s'il venait de recevoir une gifle.

« De la magie sans baguette. Flitwick dit que c'est très difficile et qu'il connait seulement deux sorciers à Poudlard qui en sont capables. Dumbledore et Snape. »

Harry fixa Charlie. Il ne savait pourquoi il était autant en colère, c'était vraiment étrange. Il avait l'impression que Charlie lui cachait quelque chose.

« Je ne sais pas. Je n'y ai même pas pensé, je l'ai juste fait. »

Charlie avait l'air accablé, sa tête était penchée vers l'avant et il fixait ses mains posées sur ses genoux. Harry se sentit soudainement gêné de sa réaction. Il croyait Charlie lorsqu'il disait qu'il n'avait aucun souvenir de son passé, alors comment aurait-il pu savoir qu'il était capable de le faire ?

« Dumbledore m'a dit que mon tuteur devait être très bon pour que je sois si avancé dans les cours. Peut-être qu'il m'a appris », dit Charlie d'une petite voix.

« Peut-être… », dit Harry pensivement. Néanmoins, quelque chose ne semblait pas tout à fait normal, mais Harry n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Charlie ne pouvait pas lui cacher quelque chose s'il n'avait aucun souvenir. « De toute façon, ce n'est pas grave », dit-il avec un petit sourire. « Je suis désolé de t'avoir donné l'impression d'être en colère. »

Charlie leva les yeux vers lui, le regard triste. Bien que lorsqu'il vit Harry lui sourire, ses lèvres se courbèrent également.

« Bon, viens ! Nous avons beaucoup de courses à faire aujourd'hui ! »

Harry lui fit un grand sourire alors qu'il sautait en dehors du lit et se dirigeait vers le sien afin de se préparer.

Charlie regarda d'un air surpris Harry qui pliait soigneusement la robe noire usée et la glissait sous son oreiller. Il fallait qu'il se souvienne de questionner Harry à ce sujet un peu plus tard. Il sauta hors du lit et s'habilla rapidement.

- - -

Charlie passa un très bon Noël à Poudlard. Harry resta au château comme d'habitude, ainsi que Ron et Hermione. Ils passèrent la majorité de leur temps à l'extérieur, à faire des batailles de boules de neige, à glisser sur les bords gelés du lac et à prendre le thé avec Hagrid. Ils échangèrent leurs cadeaux dans la salle commune le matin de Noël avant de se diriger vers la Grande Salle pour le petit-déjeuner.

Charlie était persuadé que même s'il n'avait pas tous ses souvenirs, il ne pourrait pas avoir un meilleur Noël que celui-ci. Il savoura tous les cadeaux qu'il reçut de la part de ses amis, mais il aimait surtout le fait d'être tout simplement avec eux. Il était particulièrement reconnaissant envers Harry, qui lui avait tenu compagnie pendant plusieurs nuits ces dernières semaines.

Les cauchemars avaient commencé à survenir de plus en plus fréquemment, et le garçon sur l'herbe ne le visitait plus qu'une fois de temps en temps à présent. Il avait très envie de ces rêves, pas seulement parce qu'ils étaient dépourvus de crainte, mais aussi parce qu'il s'était rendu compte que le garçon dans ses rêves était particulier pour lui, familier et réconfortant.

Alors que la Saint-Valentin approchait, Charlie devenait de plus en plus nerveux. Il fredonnait pendant qu'il étudiait, rendant la chose difficile pour les autres qui essayaient de se concentrer, puis arrêtait soudainement et soupirait. Harry essaya de le réconforter, mais le garçon continuait tout bonnement à s'inquiéter.

Le premier février, Charlie était assis sur le sol en face du feu dans la salle commune. Son parchemin de métamorphose était déplié sur ses genoux, mais il regardait dans le vide, en direction des flammes vacillantes. Harry s'assit sur le sol à côté de lui et le regarda simplement pendant un moment.

Il s'était rendu compte qu'il aimait regarder Charlie. Ce dernier n'était pas vraiment une personne très démonstrative lorsque d'autres personnes étaient aux alentours, mais si on regardait suffisamment attentivement, on pouvait voir passer énormément de choses dans les yeux noisette de l'autre garçon. Harry aimait aussi la façon dont les lumières du feu faisaient ressortir le rouge de ses cheveux.

« Charlie, qu'est-ce qui ne va pas ? », demanda doucement Harry afin que les autres personnes présentes dans la pièce ne puissent pas l'entendre.

« Quoi ? », sursauta Charlie. « Oh, rien. Pourquoi ? »

« Car tu es une véritable boule de nerfs depuis quelques jours ! », dit-il avec inquiétude. « C'est juste à cause du spectacle des talents ? »

« Honnêtement, je ne pense pas que je puisse le faire, Harry », chuchota Charlie. « Toutes ces personnes qui vont me regarder… »

« Et bien, peut-être que tu devrais t'exercer devant un public ? »

Harry regretta presque cette suggestion lorsque les yeux de Charlie s'agrandirent de peur.

« Sûrement pas ! », hurla Charlie.

« Quoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ? », demanda Ron avec inquiétude.

Toutes les têtes se tournèrent alors afin de regarder en direction de Charlie et Harry.

« Rien. J'ai juste suggéré que Charlie devrait peut-être s'exercer à chanter devant un public. »

Harry savait qu'il n'aurait dû rien dire. Tout le monde allait commencer à demander à Charlie de chanter pour eux, mais peut-être que c'était vraiment ce dont il avait besoin pour surmonter sa peur de la scène.

« Tu veux juste savoir quelle chanson il va chanter ! », taquina Dean, installé derrière le piano qui avait été installé pour qu'il puisse s'exercer. Tout le monde commença à ricaner.

« Il n'a pas besoin de chanter CETTE chanson ! », hurla Harry en direction de Dean en riant. « Il peut chanter ce qu'il veut. Il a juste besoin de s'exercer avant de chanter devant du public. »

Et comme il s'y attendait, tout le monde, même Hermione, commença à supplier Charlie pour qu'il chante. Charlie lui lança un regard qui lui rappela suffisamment Snape pour le surprendre.

« C'est sans importance », dit Harry alors qu'il se débarrassait des images de Severus qui lui avait lancé ce même regard des centaines de fois auparavant. « S'il ne veut vraiment pas le faire, il n'a pas à le faire. »

« Allez, Charlie ! Fais juste ta chanson d'échauffement. Tu es doué pour ça », l'encouragea Dean.

Harry pouvait voir le conflit dans les yeux de Charlie. Il lui lança un regard digne d'un chiot larmoyant et battit des cils doucement. Charlie grogna et bon joueur, plaça sa main sur le visage de Harry afin de dissiper cet air larmoyant. Harry rit d'un air conquérant alors que Charlie se levait et se déplaçait vers le piano. Il chuchota quelque chose à Dean, qui sourit et acquiesça.

Il s'appuya contre le piano, les yeux fermés, tandis que Dean entamait un air familier. Harry le fixa, curieux, alors que la voix de Charlie entonnait une de ses chansons favorites, Imagine de John Lennon. La pièce sombra dans un silence de plomb ; les gens le fixaient et étaient fascinés par la sensualité que Charlie mettait dans sa chanson.

« Waw ! », dit Harry après que la chanson fut terminée et que les applaudissements s'arrêtèrent. « Tu vas certainement gagner, Charlie, c'est sûr ! »

« Ouais, merci de me faire savoir à l'avance que je vais perdre, Charlie ! », dit Ron en riant.

« Oh, arrête. Ce n'est pas SI bon que ça. En plus, ce n'est même pas la chanson que je vais faire pour la représentation de toute façon. »

Charlie rougissait abondamment à cause de tous les compliments et de l'attention qu'il recevait.

« Et bien, tout se passera pour le mieux ! », dit Hermione, toute agitée. « C'était magnifique, Charlie ! Tu es merveilleux ! »

« Merci », dit-il, avec timidité.

Après plusieurs minutes de supplications et de demandes de la part de pratiquement toute la maison Gryffondor, Charlie accepta finalement de chanter une autre chanson. Il jura que ça serait la dernière, vu qu'il se faisait tard et qu'il était fatigué. Cette fois, il chanta Amazing Grace, qui fut une fois de plus, parfaite. Harry pensait réellement que Charlie était né pour chanter. Il avait une voix incroyable. C'était un trait qui lui rappelait grandement Snape, bien qu'il ait essayé de l'ignorer. Harry commençait à s'irriter avec toutes les comparaisons qu'il faisait entre Snape et Charlie. Il n'y avait aucune raison de le faire. Les deux hommes n'auraient pas pu être plus différents du point de vue de leurs personnalités.

Harry fit un sourire radieux à Charlie lorsqu'ils se préparèrent à aller dormir. Il pouvait dire qu'à la fin de Amazing Grace, Charlie était complètement détendu et n'était plus aussi nerveux. Harry était persuadé qu'il serait capable de faire la représentation des talents sans aucun problème à présent.

Charlie se glissa dans son lit en se sentant plus heureux qu'il ne l'avait été depuis des semaines. Les encouragements de Harry et ses sourires le faisaient se sentir important, presque aimé. Il s'endormit avec l'esprit en paix et un sourire aux lèvres.

-

à suivre...

-