Chapitre 10 : Avertissement

La farce de Gauvain avait un prix. Le chevalier avait très certainement réussi à produire une matière parfaitement immonde qu'Arthur avait eu le plus grand mal à décoller de sa peau, mais malheureusement pour Merlin, la substance était toute aussi difficile à nettoyer sur les vêtements du souverain. Cela faisait plusieurs heures qu'il frottait de toutes ses forces, mais il allait probablement en arriver à déchirer le tissu avant de faire partir les taches.

Il fut interrompu par le grincement de la porte de sa chambre, et l'entrée de nul autre que le seigneur Gauvain lui-même. Celui-ci eut un regard amusé lorsqu'il vit à quoi Merlin était occupé.

-Tu sais, le réprimanda Merlin en brandissant la chemise sale, les punitions que tu infliges à Arthur sont vraiment hilarantes, mais ce n'est pas lui qui doit nettoyer les dégâts, c'est moi. Quand on connaît la raison pour laquelle tu as fait tout cela, est-ce que ce ne serait pas légèrement contre productif ?

-Excuse moi…, souffla Gauvain, en prenant un air penaud.

Mais son expression désolée fut très vite remplacée par un grand sourire.

-Tu as vu la tête qu'il faisait ?

Le chevalier entama alors une imitation d'Arthur arpentant les couloirs de Camelot à la recherche du responsable et s'en prenant à tous ceux qui osaient s'écarter sur son passage à cause de l'odeur.

Bientôt, Merlin et lui riaient aux éclats, et ils ne purent s'arrêter avant un long moment. Le jeune sorcier pouvait toujours faire confiance à son ami pour lui mettre le sourire aux lèvres, même lorsque son moral était au plus bas. Pendant quelques instants, Merlin en oublia ce qui était arrivé à Aithusa et Sylt, et il put rire de bon cœur.

-Oui, admit Merlin lorsque le calme revint à nouveau dans la pièce, cela en valait la peine.

-Je voulais juste m'assurer que tu allais bien, avoua Gauvain. Mais je vois que tout va pour le mieux.

Il se tourna vers la porte de la chambre pour sortir. Alors qu'il allait franchir le seuil, Merlin l'interpella, le faisant se retourner.

-Merci, dit le jeune sorcier très sérieusement.

Et Gauvain hocha la tête silencieusement, montrant qu'il avait compris le message de Merlin : « Merci de veiller sur moi. »


Il faisait nuit. Le château de la reine Annis était enveloppé par l'obscurité mais la souveraine était bien éveillée. Les chances de se reposer se faisaient rares ces derniers temps. Depuis quelques jours, le plus gros des attaques de Mordred et de ses hommes avait lieu dans le royaume de Caerleon. Et les dégâts étaient importants : les villages alentours avaient tous été pillés, de même que les habitations de la plupart des nobles.

Pour cette raison, Annis envisageait d'accepter la proposition du roi Arthur. Si les circonstances avaient été moins catastrophiques, elle n'y aurait pas réfléchi un seul instant : il aurait été hors de question pour elle de s'allier avec l'homme qui avait tué son mari. Mais le mage qui s'en prenait à son royaume ne lui laissait pas le choix, elle avait besoin d'une armée bien plus grande. Ce qui était le plus attirant dans l'offre d'Arthur était qu'il ne proposait pas une alliance classique entre deux royaumes mais une alliance globale regroupant tous les royaumes. Annis savait qu'il y aurait obligatoirement des concessions à faire et qu'il faudrait s'engager dans de longues négociations, mais cela semblait malgré tout être la meilleure solution pour résister à Mordred, et peut-être même pour maintenir la paix une fois cette menace éliminée.

Poussant un léger soupir, la reine décida qu'il était temps qu'elle aille se coucher. Elle ne pourrait de toute façon pas venir à bout de tous les problèmes du royaume en une nuit. Elle éteignit la dernière bougie de sa chambre avant de se diriger vers son lit.

Tout à coup, des éclats de voix se firent entendre dans le couloir et le tocsin se mit à retentir.

-Nous sommes attaqués !

Un garde entra dans la chambre de la reine en brandissant une torche.

-Les hommes de Mordred sont dans le château !

Telles furent les dernières paroles que le pauvre homme prononça avant de s'effondrer par terre. La reine se retrouva face à face avec le sorcier qui venait de tuer son garde. Elle recula de quelques pas mais ne trouva aucune arme pour se défendre. Pourtant, l'homme ne s'approcha pas d'elle : il tendit simplement la main dans sa direction et prononça quelques mots.

Annis poussa un cri de douleur lorsque le sort la toucha. Elle avait l'impression d'être traversée par mille épées, et ses entrailles étaient comme enflammées. Elle tomba à genoux et se plia en deux. Une seule pensée occupait son esprit : elle priait tous les dieux pour que cette souffrance s'arrête. Puis, aussi rapidement qu'elle était apparue, la douleur disparut.

-Je ne compte pas vous tuer aujourd'hui, Annis, siffla le sorcier. Votre heure viendra plus tard. Je suis là pour vous transmettre un message : l'armée de Mordred grandit chaque jour, elle ramènera la magie dans tous les royaumes et elle mettra fin aux jours des traîtres au pouvoir tels que vous.

Il sortit ensuite un poignard de sa poche et se pencha au-dessus d'Annis, qui ne pouvait esquisser le moindre geste après ce qu'il lui avait fait subir.

-Ceci devrait vous aider à vous en souvenir, dit-il en approchant la lame du bras de la reine.

Enfonçant profondément le couteau dans la chair, il entreprit de graver sur sa peau un symbole sanglant. Une fois son œuvre achevée, il contempla le résultat quelques instants, semblant tirer un profond plaisir de la souffrance qu'il pouvait voir dans les yeux de la souveraine.

-Restez consciente ! tonna-t-il en voyant qu'elle était sur le point de s'évanouir de douleur. Je suis loin d'en avoir fini avec vous.

Annis ne pourrait pas supporter qu'il continue de la torturer ainsi, elle deviendrait folle si elle était encore traversée par cette douleur fulgurante qui l'avait accablée quelques instants plus tôt. Il leva à nouveau la main, se préparant à nouveau à la torturer, mais il n'eut pas le temps de prononcer le moindre mot.

Tout comme le garde qu'il avait tué en arrivant, il tomba soudainement au sol, touché par un sort venu d'une direction inconnue.

En levant les yeux, la souveraine put voir un homme se tenir sur le seuil de la porte. Il avait utilisé un objet long, semblable à un sceptre, pour lancer son sortilège sur celui qui s'en prenait à Annis. Prudemment, il s'approcha du corps pour s'assurer que le sorcier était bien inconscient. Puis, il se tourna vers la reine et aperçut sa blessure au bras.

-Je suis Alator le Catha, se présenta-t-il. Je suis là pour vous aider.

Comme pour illustrer son propos, il lança un sort de guérison sur l'avant-bras de la reine, ce qui eut pour effet immédiat d'apaiser la douleur.

-Ce symbole vient de l'ancienne religion, expliqua Alator en désignant la cicatrice qui subsistait. Mordred l'utilise comme emblème pour son armée.

Le symbole était formé de deux lignes courbes l'une au-dessus de l'autre, comme pour représenter une vague ou une bouffée de vent. Le Catha ne donna aucune explication quant à la raison pour laquelle Mordred avait choisi ce signe pour annoncer son armée, peut-être l'ignorait-il. Après le reflux de la douleur, la reine parvint à reprendre ses esprits et à articuler :

-Vous êtes ici suite à l'appel du Dragon Blanc, n'est-ce pas ?

-Oui, confirma Alator. Nous sommes ici pour aider Emrys et le roi Arthur à accomplir leur destin.

-Combien êtes-vous ?

-Des centaines. Les Cathas ne sont pas les seuls à avoir répondu à l'appel d'Emrys. Mais ici et ce soir, nous ne sommes pas venus nombreux. Nous avons fait fuir tous les hommes de Mordred présents dans le château, mis à part celui-ci, ajouta-t-il en désignant le sorcier qui s'en était pris à elle, toujours inconscient.

-Qu'allez-vous faire de lui ? demanda-t-elle.

Et qu'allez-vous faire de moi ? n'osait-elle pas demander. Les Cathas étaient de toute évidence venus l'aider, mais ils restaient des sorciers. La récente collaboration d'Annis avec Morgane n'avait rien fait pour diminuer sa méfiance envers eux.

-Nous allons l'interroger, expliqua Alator, il possède probablement des informations au sujet de Mordred.

-L'interroger ?

Que voulait-il dire par là ? Parlait-il de torture ?

-Les Cathas ont leurs méthodes pour soutirer des informations à leurs ennemis.

Oui, il parlait de torture.


Arthur ouvrit les yeux, profitant des quelques secondes de répit dont il bénéficiait chaque matin au réveil avant que la réalité ne le rattrape. Il tourna la tête et vit que Guenièvre dormait paisiblement à quelques centimètres de lui. En regardant de l'autre côté, il pouvait voir les rideaux de sa fenêtre qui n'étaient pas encore ouverts, gardant la chambre plongée dans l'obscurité. En cet instant, les seuls éléments qui pouvaient lui rappeler le monde extérieur étaient le chant des oiseaux et le mince rai de lumière qu'il pouvait voir autour des rideaux. Bientôt, Merlin allait arriver pour lui apporter son petit-déjeuner, et il allait devoir penser stratégie, discours, négociation.

Et voilà, les rideaux n'étaient pas encore ouverts mais la réalité l'avait déjà rattrapé. Arthur aurait bien classé les différents problèmes qui s'accumulaient à sa porte depuis quelques jours en fonction de leur importance et de leur urgence, mais il n'avait vraiment pas le temps pour ça. Et puis, il savait déjà ce qui était le plus important et le plus urgent : lutter contre Mordred, la seule solution qu'il avait pour l'instant trouvée étant de s'allier avec les royaumes voisins. Le druide devenu mage tout puissant avait une armée, et il n'hésiterait pas à s'en servir. Il s'en servait même déjà pour s'en prendre à des villages isolés. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne décide qu'il était de taille à attaquer Camelot. Arthur suspectait que Mordred était déjà de taille à l'affronter depuis longtemps, mais que quelque chose le retenait de s'en prendre à lui tout de suite. Mais il n'avait pas la moindre idée de ce dont il s'agissait.

La guerre contre Mordred, et donc par conséquent l'alliance entre les royaumes, étaient la priorité du roi. C'était ce sur quoi il devait concentrer tous ses efforts. Mais pouvait-il ignorer le reste de ses problèmes ? Pouvait-il ignorer le dragon qui avait survolé Camelot alors que les dragons étaient censés avoir tous disparu et qu'il avait lui-même tué le dernier ? Pouvait-il ignorer le message pour le moins mystérieux que la créature avait lâché ? Pouvait-il ignorer que les druides avaient sans aucun doute commencé à s'unir et que certains habitants de Camelot seraient probablement tentés de les suivre ? Pouvait-il ignorer le sorcier que la dragonne avait mentionné, qui selon elle était « le plus puissant sorcier de tous les temps » ? Et plus encore, pouvait-il faire semblant de ne pas s'apercevoir que l'appel du dragon et l'aide apportée par la fillette magicienne avaient eu un impact sur l'esprit des habitants de la cité, et que certains commençaient à penser que la magie n'était peut-être pas un fléau ?

Dans la liste de ses soucis, Arthur pouvait ajouter la fuite de la petite fille, qui avait échappé à ses gardes, et celle de son complice sorcier qu'il avait affronté à l'épée. Ce jeune homme soulevait de nombreuses questions dans l'esprit d'Arthur. « Qui est-il ? » était l'une d'entre elles bien entendu mais plus encore que l'identité du sorcier, c'était son comportement qui l'avait intrigué. Il n'avait pas blessé le chevalier dont il avait dérobé l'épée, et il n'avait affronté Arthur qu'en dernier recours lorsqu'il s'était aperçu que sa magie n'avait aucun effet contre lui, ceci étant encore un autre fait qu'Arthur ne s'expliquait pas.

Le souverain se redressa dans son lit, essayant d'éviter les mouvements brusques pour ne pas réveiller Guenièvre. Il retourna à nouveau ses pensées dans son esprit dans une tentative pour y voir plus clair. Le sorcier n'avait fait que se défendre lorsqu'Arthur l'avait attaqué, et il ne l'avait pas tué après l'avoir battu. Et une autre chose curieuse s'était produite après cet affrontement… Quand Arthur s'était réveillé après avoir été assommé par sa chute, il s'était péniblement redressé et avait constaté avec surprise qu'il était encore en vie. Il avait observé les alentours et vu que le sorcier était parti. Mais ce qu'Arthur ne s'expliquait pas, c'était que son épée se trouvait dans sa main. A chaque fois qu'il se remémorait la scène du combat, outre la rapidité prodigieuse de son adversaire il ne voyait qu'une chose : le sorcier l'avait désarmé puis l'avait fait tomber. Alors comment était-il possible qu'il se soit réveillé son épée à la main ?

Arthur prit une longue inspiration. C'était un matin calme, presque silencieux, il pouvait enfin s'entendre réfléchir. Et sans s'en rendre compte, il venait de faire exactement ce qu'il s'inquiétait de ne pas pouvoir faire : le tri dans ses problèmes. Ou plutôt dans ses problèmes importants. Parce qu'une autre catégorie d'ennuis pouvait être créée.

D'abord, il y avait la farce de Gauvain : puérile et ridicule, mais finalement justifiée. Il avait fini par le comprendre lorsqu'il avait confronté le chevalier sur le terrain d'entraînement. Il avait commencé par crier et déverser une avalanche de remontrances sur lui. Mais Gauvain s'était défendu, il lui avait dit qu'il l'avait bien mérité et que la prochaine fois il y réfléchirait à deux fois avant de s'en prendre à son serviteur d'une manière aussi injuste. Cela avait pris Arthur de court et l'avait interrompu dans son élan. Et puis il avait compris, il avait vraiment compris : Gauvain savait parfaitement qu'Arthur ne pensait pas un mot de ce qu'il avait reproché à Merlin, sinon il aurait quitté la Table Ronde immédiatement, il aurait refusé de continuer à travailler pour lui. Mais à travers cette blague pathétique et digne d'un enfant de trois ans, le chevalier lui avait montré sa façon de penser et l'avait averti de ne pas recommencer. Ce n'était pas, comme l'avait cru Arthur, un moyen de défier son autorité ou de le remettre en question. Il s'agissait tout simplement de le remettre à sa place. Ainsi, ce jour là, Gauvain n'avait pas été puni.

Le second souci d'Arthur était Merlin lui-même. Le roi s'était habitué à l'avoir à ses côtés à toute heure de la journée, depuis son réveil jusqu'à l'heure où il se couchait. Mais voilà que son valet demandait à être libéré de ses corvées pendant les soirées. Connaissant le bougre, il les passait très certainement à la taverne. Alors pourquoi Arthur avait-il une impression bizarre quand il le congédiait en fin d'après-midi, l'impression que quelque chose lui échappait ? Non, ce n'était sans doute rien que son esprit fatigué qui lui jouait des tours.

Un autre ennui qui n'en était pas vraiment un était celui de Dame Viviane. Arthur aurait pensé qu'elle lui causerait plus de souci, mais elle semblait se comporter sagement en sa présence. Il surprenait régulièrement les regards émerveillés qu'elle lançait dans sa direction mais elle ne passait jamais à l'acte et ne disait rien de déplacé. Arthur se souvenait de ce que l'on ressentait lorsqu'on était sous l'emprise du sort d'amour, et ce n'était pas du tout cela. Ce sortilège faisait perdre toute volonté propre et la remplaçait par une seule chose : la personne « aimée ». Mais Viviane était enchantée depuis plusieurs années, elle avait probablement appris à vivre avec. Il frissonna. Ce devait être terrible pour la jeune fille de vivre ainsi, il ne souhaitait cela à personne. Peut-être devrait-il en discuter avec le seigneur Léon, qui se chargeait déjà de la tenir occupée pendant la journée. Il pourrait lui demander de chercher l'amour véritable de la jeune fille, quelqu'un qui en l'embrassant la libèrerait.

Le son d'armes s'entrechoquant à l'extérieur avertit Arthur que quelques chevaliers avaient commencé à s'entraîner. Le seigneur Elyan faisait probablement partie de ceux-ci, puisque depuis la fin du règne de Morgane il redoublait d'efforts dans une tentative désespérée de se prouver qu'il était encore digne de servir Camelot. Arthur avait d'ailleurs accédé à la requête de Guenièvre et avait confié la formation de la nouvelle recrue à son frère. Avec un peu de chance, cela aiderait le chevalier à reprendre confiance en lui-même.

Le roi frotta ses tempes du bout de ses doigts pour se débarrasser de la migraine qui menaçait de s'installer. Une dernière chose occupait l'esprit d'Arthur : les archives magiques de Camelot. La bibliothèque de l'Archiviste avait incontestablement piqué sa curiosité. Il brûlait d'envie d'y jeter un œil et de se renseigner sur les usages et la vie à Camelot avant la Purge, ne serait-ce que pour comprendre pourquoi la sorcellerie était autrefois autorisée. Et Arthur ne pouvait s'empêcher d'en vouloir à son père. Depuis toutes ses années, ils avaient subi les attaques de nombreux sorciers et créatures magiques sans rien connaître à leur sujet. Pourquoi Uther avait-il voulu détruire une source d'informations aussi riche ? Une bibliothèque regroupant des connaissances sur tout ce qui concerne la magie était un excellent moyen de lutter contre des ennemis magiques.

Cela pouvait peut-être même être un moyen de lutter contre Mordred…

Il était hors de question qu'Arthur brûle cette bibliothèque comme le lui avaient recommandé certains de ses conseillers. Au contraire, il allait s'en servir !

Soudain plein d'énergie, il se glissa prestement hors de son lit et commença à s'habiller. A cet instant, il entendit quelques pas dans le couloir, et Merlin entra dans la chambre.

-Tiens ! Pour une fois tu n'es pas en retard ! souligna-t-il jovialement.

-Tiens ! Pour une fois vous êtes sorti de votre lit sans en être tiré par la force ! rétorqua Merlin une fois remis de sa surprise à la vue du roi déjà debout de si bonne heure.

Leur échange réveilla la reine, qui se redressa dans le lit et se mit à les observer avec curiosité. Sous son regard amusé, Arthur et Merlin continuèrent sur leur lancée, s'embarquant dans une joute verbale qui se termina lorsque le souverain réalisa qu'il risquait d'arriver en retard à la réunion des chevaliers de la Table Ronde prévue dans la matinée.

Ce fut au cours de cette réunion que le roi apprit ce qu'il s'était passé à Caerleon au cours de la nuit. Un messager de la reine Annis avait voyagé de nuit et était arrivé à Camelot à l'aube pour délivrer une lettre : les hommes de Mordred s'en étaient pris à la souveraine et avaient tué bon nombre de ses gardes. Comme à chacune des offensives du mage, le même avertissement avait été livré, annonçant une guerre et une prise de pouvoir par Mordred lui-même. Ce n'était que suite à l'intervention d'un groupe de sorciers se faisant appeler les Cathas qu'elle avait pu s'en sortir sans que trop de dégâts ne lui soient infligés. La lettre d'Annis ajoutait que cette attaque l'avait définitivement convaincue de la nécessité de former une alliance au plus vite. Par conséquent, elle acceptait l'offre d'unification d'Arthur : elle arriverait à Camelot pour la négocier d'ici quelques jours.


Note de l'auteur : Merci des commentaires que vous avez laissés, ça m'ennuie de ne pas pouvoir répondre aux reviews des guests, mais sachez qu'elles me font tout aussi plaisir.

Au guest qui a proposé Morgane et Mordred comme personnages qui font leur retour dans ce chapitre : je parlais en fait d'Alator et d'Annis, mais Morgane reviendra vite et Mordred légèrement plus tard.^^

Prochain chapitre : Arthur jette un œil à la bibliothèque et en apprend sur les ennemis qu'il a affrontés dans le passé.

A+