Juste un petit avertissement avant de commencer : chapitre classé M, contenant du Lemon, donc très, très explicite… Mais vous me connaissez : j'aime souffler le froid et le chaud, donc attendez-vous à souffrir aussi un peu…

Chapitre 10 : Sexual Healing

Ooh baby, I'm hot just like an oven

I need some lovin'

And baby, I can't hold it much longer

It's getting stronger and stronger

And when I get that feeling

I want sexual healing

Sexual healing, oh baby

Makes me feel so fine

(Marvin Gaye)

oooOOOooo

Quand Reddington mit les pieds sur son puissant yacht à moteur de trente deux mètres, le Black Swan, il était fermement persuadé qu'Elizabeth était en colère. Malgré ses appels, malgré les messages, malgré son insistance, elle avait obstinément refusé de lui parler.

Dembé l'accueillit. En sourdine, Red pouvait entendre Marvin Gay déverser ses mots doux sur What's Going On… Etait-ce l'atmosphère de la Mer des Caraïbes qui influençait son imagination ou bien la jeune femme ignorait qu'il venait d'arriver ?

« Tu lui as dit que j'étais là ? »

« Elizabeth sait. Elle t'attend en bas. »

« Dis au capitaine d'appareiller, tu veux ? »

Aux yeux de Dembé, proche et fin observateur, Red parut incertain, nerveux, même s'il n'en trahissait rien. L'Afro-américain eut un sourire engageant à l'adresse de son ami avant de disparaître.

De plus en plus intrigué, Red descendit sur l'entrepont, traversa un vaste salon luxueux, celui où le Concierge du Crime recevait habituellement ses plus prestigieux clients. La musique s'amplifia. Il fronça les sourcils et l'appela :

« Lizzie ?… Elizabeth ? »

« Je suis là ! »

Red se dirigea vers l'avant, franchit la salle à manger ostentatoire, puis pénétra dans un salon privé, plus intime et plus modestement décoré. Un spectacle des plus inattendus l'accueillit : Elizabeth Keen, vêtue d'une petite robe moulante aux motifs colorés, était en train de danser, un verre de vin rouge à la main, pieds nus, au milieu du salon…

Red s'appuya contre le chambranle de la porte et observa cette vision enchanteresse, un sourire indulgent aux lèvres.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

« Je danse… »

« Je vois ça. Tu célèbres quelque chose en particulier ou c'est juste pour mon retour ? »

« Ni l'un, ni l'autre… »

« Je peux me joindre à toi ? »

« Bien sûr. »

Red s'avança, surpris par la tournure des événements, laissa tomber sa veste et son chapeau sur l'un des canapés, puis il se servit à son tour un verre de vin, en essayant silencieusement de comprendre.

Il avait longuement réfléchi pendant le vol vers Trinité, retourné le problème dans sa tête, sans parvenir à une conclusion qui satisferait équitablement les deux parties.

« Lizzie, il faut que nous parlions… »

« Non. »

« Non ? »

« Non. Je ne veux pas parler ce soir. Je veux juste danser. »

« Lizzie ?… »

« Pour une fois, Red, tais-toi et viens danser avec moi ! »

En souriant, elle se déhanchait lentement au rythme de la musique. Sceptique devant cette nouvelle Lizzie, Red inclina la tête et en profita pour se rincer l'œil sur ses courbes lascives, sans faire un mystère qu'il appréciait pleinement ce qu'il voyait.

Mais, au fond de lui, il ne savait absolument pas comment aborder cette situation inédite, non dénuée de charme, certes, mais déstabilisante… Il opta pour paraître à l'aise, alors qu'en réalité, il sentait le piège se refermer sur lui. Toutes les alarmes semblaient résonner dans sa tête mais il n'en avait cure, tant qu'elle continuait à bouger sensuellement devant lui comme elle le faisait.

Tel un chat guettant sa proie, Elizabeth s'approcha, puis tourna autour de lui en laissant une main légère glisser sur sa chemise. Il eut un rire nerveux et vida son verre d'une traite, décontenancé. Amusée, la jeune femme lui prit la main et le tira à elle.

« Viens danser… »

Red posa son verre avant de la prendre par la taille, en maintenant une distance respectable. Ils commencèrent à danser tous les deux, les yeux dans les yeux.

« Un jour, j'ai fait un rêve dans lequel tu étais présent… »

« Un rêve agréable et coquin, j'espère ?… »

« Pas vraiment, non… Tu venais de tuer Tom et tu me demandais ce que je voulais réellement… »

Il adopta une expression neutre, clairement dans l'expectative de ce qu'elle allait lui dire.

« Je veux retrouver ma vie d'avant... » Commença-t-elle.

« Ok. »

« … Je veux aussi vivre auprès de toi. »

« Ça me paraît compliqué de concilier les deux. »

« C'est pourquoi j'ai décidé que je choisirai plus tard… Pour l'instant, je danse. »

Il fronça les sourcils.

« Tu as bu combien de verres ? »

« Pas suffisamment pour être saoule, si ça t'inquiète… »

« Pourquoi danses-tu alors ? »

« Il faut une raison ? » Elle haussa les épaules. « Très bien. Je danse, parce que je suis libre de choisir... »

Red s'arrêta et la regarda avec un sourire qui alla en s'élargissant.

« Tu es splendide, Lizzie, mais tes propos sont totalement insensés… »

« Je m'en fiche… Soit tu danses avec moi, soit tu quittes ma piste… Ça m'est égal de danser toute seule. »

Détendue, elle se détacha de lui et continua de tourner et de se trémousser doucement sur les rythmes sud-américains, sans se préoccuper de lui.

Le sourire disparut progressivement du visage de Red. Sans s'en rendre compte, sans en être seulement consciente, elle venait de balayer ses dernières défenses et de le mettre à genoux. Elle était envoutante comme une sirène. Tout ce qu'il avait prévu de lui dire, toutes ses résolutions, l'avaient complètement déserté. Comment pouvait-elle ne pas voir à quel point elle l'affectait en cet instant ?

Reddington s'avança vers elle d'un pas décidé, lui prit doucement le visage à deux mains et l'embrassa. Surprise, Liz s'arrêta de bouger alors qu'il prenait son temps, caressait ses lèvres douces avec les siennes, comme s'il voulait mémoriser leurs contours. Elizabeth gémit. Quand il réclama sa bouche et enroula sa langue autour de la sienne, elle ne manqua pas l'occasion de lui montrer qu'elle éprouvait la même passion que lui. Immédiatement, il émit un son guttural, presque primitif, qui trouva une résonnance en elle et alluma un véritable brasier.

Red continua à l'embrasser, comme si sa vie en dépendait. Leurs souffles courts et les petits bruits qu'ils produisaient, trahissaient leurs désirs grandissant. Mais ce n'était pas assez pour elle. Pour lui non plus, semblait-il, car il la serrait contre lui à l'écraser et elle sentit son érection contre son bas-ventre.

Elizabeth eut un grognement de frustration lorsqu'il se recula, à bout de souffle. Pour se faire pardonner, il posa alors de légers baisers sur ses lèvres, puis sur sa joue, et finalement sur son front, où il resta ainsi, appuyé contre elle, les yeux fermés, à tenter de reprendre ses esprits. Ce qu'il venait de vivre était l'équivalent d'un séisme de magnitude dix sur une échelle de neuf... Un cataclysme planétaire…

Quant à Elizabeth, elle n'était pas non plus remise de ses émotions. Elle avait posé ses mains dans le dos du criminel et s'accrochait à lui, mortifiée à l'idée de perdre le contact avec lui, de sentir disparaître cette intense boule de plaisir qui brûlait au creux de ses reins. Elle respirait son odeur, s'en enivrait et n'avait plus qu'un seul désir : que Red couvre son corps de baisers et de caresses, qu'il explore chaque centimètre carré de sa peau, jusqu'à l'explosion finale de leurs sens. Jamais elle n'avait ressenti un tel désir pour un homme…

Elizabeth posa ses lèvres dans le cou de Reddington et respira son odeur musquée, s'en enivra. Puis elle descendit plus bas, là où sa chemise était ouverte et déposa de tendres baisers sur sa clavicule jusqu'à ce qu'il proteste faiblement et se dégage de son étreinte.

« Lizzie… Non… »

Les pupilles dilatées, encore troublés, ils se dévisagèrent intensément.

« Tu en as autant envie que moi, sinon plus… »

« Je suis désolé… Je ne peux pas… »

« Pourquoi ? »

« Tu sais pourquoi. C'est de la folie… toi, moi, ça… »

« Ça ? »

« Nous deux ensemble… Lizzie, dois-je t'expliquer ce qu'est le concept de mutuelle destruction ?... Tu sais à quel point tu es importante pour moi, ce que je ressens pour toi va bien au-delà d'une simple attirance physique, mais la simple idée qu'il puisse y avoir un nous… » Il secoua la tête. « … C'est trop tard, trop dangereux... »

Elle le fit taire en posant un doigt sur ses lèvres et le regarda avec un sourire doux.

« Je suis amoureuse de toi. »

Red ferma les yeux pendant quelques secondes et poussa un soupir. Quand il les ouvrit à nouveau, ils brillaient d'émotions contenues.

« Je n'ai jamais voulu ça… Je ne suis pas l'homme qu'il te faut… »

« Parce que tu crois encore savoir ce qu'il me faut ? Ce qui est bien pour moi ? Non, tu ne sais rien… Rien de mes besoins, de mes désirs, de mes espoirs… »

« Lizzie, je veux que tu aies une vie normale, que tu rencontres un homme qui t'aimera et te rendra heureuse, que tu fondes une famille. Je veux plus que tout que ce quelqu'un t'apporte enfin tout ce que je ne peux pas te donner… »

« Non, Red, ce n'est pas comme ça que ça marche, parce qu'on ne choisit pas qui on aime… Tout ce que tu espères pour moi, ce n'est pas ce que je veux… Je ne suis pas faite pour ça... Je ne veux rien de normal, de facile, de simple ou d'ordinaire… »

« Quoi ? »

« Je veux une douloureuse et bouleversante histoire d'amour, extraordinaire, difficile et dévastatrice… »

« Oh, Lizzie, non… »

« Ce n'est pas ce que tu veux aussi ? »

Il appuya son front contre le sien et inspira profondément. Sa voix devint rauque.

« Lizzie, l'amour n'est pas supposé être douloureux ou dévastateur. L'amour n'est pas supposé blesser. »

« Raymond, regarde-nous… Sommes-nous condamnés à être éternellement malheureux parce que tu nous refuses le droit d'avoir ce moment rien qu'à nous ? Parce que tu as peur ?... Moi aussi, j'ai peur mais j'ai besoin de toi plus que tout au monde… Parce que, sans toi, je ne suis rien, c'est aussi simple que ça… C'est toi que je veux, ici et maintenant, dans cette bulle en dehors du temps et du monde que nous connaissons. Laisse-moi te faire comprendre combien tu comptes pour moi, laisse-moi t'aimer, oublie ce qui nous attend à l'extérieur… »

Reddington la dévisagea, perdu, dévoré par le doute et se noya dans le bleu marine de ses yeux, dans les vagues de ses cheveux, dans les marées de sa respiration, dans la profondeur des courbes de son corps… Il plongea en elle, s'abimant sur les écueils de son âme, rejeté, balloté inlassablement par les flots de désir. C'était plus qu'il ne pouvait en supporter.

« Lizzie… » Dit-il d'une voix étranglée.

Il se pencha vers elle et l'embrassa avec une passion brûlante. Ce n'était plus le moment de la gentillesse et de la tendresse. Les mains de Red agrippèrent Elizabeth par les poignets et la tirèrent vers lui. Calée au creux de sa poitrine, la jeune femme sentit des mains se poser sur ses hanches, des doigts qui remontaient sans ménagement sa robe et la lui enlevaient. Tout en continuant à l'embrasser dans le cou, il poussa Elizabeth fermement vers le lit de la cabine jouxtant le salon.

La jeune femme ferma les yeux et s'abandonna aux sensations qui explosaient en elle. La bouche de Red laissait des traces humides contre sa peau, sa barbe naissante lui procurait des frissons incontrôlables de plaisir dans le cou, qui se répercutaient dans tout son corps en la laissant tremblante et soumise. Malgré son expérience, elle s'étonna de ressentir ces émotions avec tant d'acuité, tant de force, qu'elles balayaient tout sur leurs passages.

Les mains de Red caressèrent lentement chaque centimètre carré de son corps, pétrirent doucement sa chair, explorant inlassablement de nouveaux territoires… Elle ne se rendit compte qu'il l'avait entièrement déshabillée, que lorsque sa bouche et sa langue la goûtèrent comme un met rare en prenant son temps et en émettant des notes appréciatives de sa belle voix grave. Devant cette sensation d'être dévorée, consumée par un brasier ardent, Liz se mit à gémir sans retenue.

Red ne parvenait pas à se rassasier d'elle, de sa peau, de son odeur, de son goût. Plus il découvrait et plus il se sentait emporter comme un fétu de paille par un raz de marée qui ravageait tout sur son passage. Il voulait la posséder, la marquer comme sienne pour l'éternité, mais il savait au fond qu'il était devenu son esclave. Il était en adoration devant celle qui s'offrait à lui et dont il jouait du merveilleux instrument qu'était son corps.

Lizzie sentit la boule de chaleur grandir au creux de ses reins et en voulut davantage. Elle voulut un contact plus lourd, plus ferme, quelque chose qui apaisait ce besoin d'être touchée, et non plus seulement caressée. Fermement, ses mains s'aventurèrent à la découverte du corps de Red.

« Non, pas tout de suite… » Lui murmura t-il d'une voix sourde. « Attends… »

« Je veux te voir… »

Il s'écarta d'elle et se débarrassa de ses derniers vêtements. Le regard de Lizzie fut immédiatement attiré par les pansements blancs et les trop nombreuses plaies qui parsemaient son corps de guerrier. Mue par une impulsion, elle porta la main vers la cicatrice écarlate récente sur son flanc gauche et se sentit coupable. C'était à cause d'elle et de son entêtement qu'on lui avait tiré dessus… Il devina ce qui lui passait par la tête.

« Non, Lizzie, ne va pas par là… »

Pour couper court à ses investigations, il embrassa chacun de ses doigts, puis revint s'allonger sur elle où il reprit patiemment ses caresses.

« Mets tes bras au dessus de ta tête et résiste à la tentation de me toucher… Ce soir, c'est toi qui reçois et moi qui donne... »

Au lieu d'être frustrée, Elizabeth eut la grisante sensation d'être à la merci de l'homme qu'elle aimait de tout son cœur et qui poursuivait l'exploration méthodique de son corps. Elle sut qu'en s'offrant ainsi, c'était elle qui avait pris les commandes. Après plusieurs minutes de ce petit jeu, et de longues caresses devenues intimes, Elizabeth ouvrit ses cuisses en gémissant pour l'accueillir.

« Red, viens… »

Pour toute réponse, il eut un rire grave contre son cou et elle frissonna violemment.

« La nuit est jeune… Patience, mon amour. »

Mon amour… Elizabeth soupira d'aise devant ces mots qu'elle avait rêvé si souvent d'entendre de sa bouche. Le rêve était enfin devenu réalité. Elle le regarda et ils s'embrassèrent doucement, en mettant dans leurs baisers toute la tendresse qu'ils ressentaient l'un pour l'autre.

Quand il se recula, il la saisit délicatement par les bras, pour lui proposer de bouger, et la fit se retourner pour l'installer à quatre pattes sur le lit. Surprise, elle se mit à rougir devant le spectacle indécent qu'elle lui offrait.

Red vint se placer derrière elle, les mains sur ses fesses et admira les courbes lascives de son corps, tout en lui caressant les reins. Lizzie se laissa envahir par un long frisson d'anticipation en s'attendant à le sentir entrer en elle. Au lieu de ça, ce fut sa bouche qui la surprit en venant déposer un long baiser dans son entrejambe.

« Ecarte tes jambes, Lizzie… »

Elle s'exécuta. Il bougea derrière elle et s'installa. Soudain, les lèvres de Red revinrent à la charge, saisirent à pleine bouche son sexe humide et brûlant. Liz se mit à gémir de façon incohérente, lorsque dans la foulée sa langue vint taquiner son clitoris. Eperdue, elle jeta un regard sous son ventre, et découvrit la vision la plus érotique qui soit : Raymond Reddington, allongé sur le dos, la tête entre ses jambes… Baisers légers, coups de langues appuyés, succion, tout y passa. Elle vacilla, se mit à gémir alors que les mains du criminel vinrent se connecter à sa poitrine, alternant massage de ses seins, caresses des auréoles, et roulement de ses tétons sous ses doigts experts.

À mesure que son excitation grandissait, Elizabeth releva son corps pour se mettre à genoux. Ses mains ainsi libérées de son poids furent libres de venir et d'aller. Elle promena ses doigts dans les cheveux en brosse de Red, en appréciant leur douceur, mais ce n'était pas assez. La jeune femme se sentit frustrée dans sa volonté de vouloir caresser, sucer, lécher. Elle posa ses mains sur celles de Red et les guidèrent là où elle voulait être touchée.

La langue de Red continua à la caresser impitoyablement, à la transpercer, à la rendre folle. Elizabeth n'existait plus qu'en un point brûlant de son corps. Sans qu'elle s'en rende compte, elle poussait des cris, chaque fois qu'il entrait et ressortait d'elle avec sa langue.

Red écouta son chant mélodieux. Son érection était tendue, douloureuse, mais il se fit la promesse de la satisfaire d'abord. Un raz de marée était en train de naître dans les entrailles de la jeune femme. Il pouvait la sentir trembler, en voie d'être submergée.

« Red… Oh, mon Dieu… C'est si bon… Si tu continues… »

« Laisse-toi aller… »

Liz se rêva impudique, offerte à lui, dominée par lui, lui appartenant corps et âme. Son plaisir atteignit alors des sommets…

« Montre-moi combien tu es belle quand tu jouis… »

Il appuya ces mots en s'acharnant sans répit sur son clitoris. La vague arriva, du fond de son esprit, du fond de son corps. Lizzie poussa un cri primitif, brut, comme le cri d'une femme qui renaît… Tout son corps se tendit et eut des sursauts violents alors qu'elle était emportée par le plaisir absolu…

Red se releva, satisfait. Il eut un sourire en voyant l'état de Lizzie, complètement défaite. Il se pencha et déposa des baisers légers sur sa hanche droite et remonta ainsi de ses reins vers sa nuque, alors qu'elle cherchait à reprendre ses esprits.

« Ce que tu viens de me faire… C'était tellement… intense… » Murmura-t-elle.

Il eut un rire et déposa un tendre baiser sur sa joue.

« Et ce n'est que le début… »

Pour faire passer le message, il frotta son érection contre ses fesses et elle comprit ce qu'il voulait. Il passa son bras valide autour de la taille de Lizzie et la souleva. Elle se repositionna à genoux, en sachant que Red allait la prendre par derrière cette fois. Cette pensée à elle seule fit jaillir un gémissement primal de plaisir en elle.

Après les sensations fines et délicates de sa langue, ce fut son membre ferme et dur qui la pénétra. Une force brute qui entra et sortit lentement. Calme, sereine, Lizzie le laissa prendre possession d'elle. Puis elle se mit à gémir à nouveau en se sentant envahie par ce sexe qui remplissait son ventre, par ces vibrations qui émanèrent de son intimité, par son désir qui renaissait, comme un feu qu'on rallume à partir de braises rougeoyantes.

Red s'arrêta de bouger. La vision de la femme qu'il aimait, offerte ainsi à sa pénétration, à ses caresses, était plus qu'il n'en avait jamais rêvé. C'était une douce torture de ses sens et il fit son possible pour se distancier d'elle et repousser les limites de son plaisir.

Quand il parvint à se contrôler à nouveau, il reprit ses coups de reins. A l'écoute de sa partenaire, il se mit à jouer avec elle, alternant entre les rythmes et les mouvements. Il accéléra et s'accrocha à ses fesses, élicitant de petits cris rapides. Il ralentit et glissa ses mains sur son dos, suscitant de longs soupirs d'appréciation… Et quand Lizzie n'en supporta plus les effets, ce fut elle qui s'empala sur lui d'un violent coup de hanches, et lui qui débuta alors des allers et retours plus amples, plus forts aussi. Leurs gémissements de plaisir se confondirent dans les craquements légers du yacht balloté par les flots.

Après quelques minutes de ce traitement sensuel, Red se retira et s'allongea en l'entraînant à ses côtés. Elizabeth s'installa à califourchon et descendit lentement sur lui, en promenant enfin ses doigts dans le duvet de son torse pendant qu'il la tenait par les hanches. Lentement, elle mit en mouvement son bassin, en faisant de longues rotations autour de son pénis, alors qu'il venait à sa rencontre.

Penchée sur lui, ses yeux dans les siens, Lizzie plaqua ses mains de part et d'autre du visage de Red. Il leva la tête pour l'embrasser avec passion. Les ongles de Liz laissèrent des traces sur les bras du criminel et il réprima un grognement de douleur quand elle s'appuya sur son épaule gauche. Il se laissa retomber sur l'oreiller en serrant les dents jusqu'à ce qu'elle modifie sa position.

Une sorte d'alchimie s'opéra alors entre eux à mesure qu'elle se levait et se rasseyait, qu'il bougeait en elle, et qu'elle se balançait au dessus de lui. Ils ne se quittaient pas des yeux. L'un avec l'autre, ils allèrent vers l'explosion de leurs sens… Leurs souffles s'entremêlèrent, se firent plus courts, leurs gémissements se répondirent, de plus en plus forts... Le rythme s'accéléra encore… La friction devint plus intense, plus profonde…

Dans un dernier basculement de rein, Red partit, au fond d'elle, tout au fond, dans un long râle de jouissance accompagné de soubresauts involontaires. En le voyant s'abandonner ainsi, Lizzie appuya de toutes ses forces avec son bassin pour le faire entrer davantage et partit à son tour dans un grand cri, anéantie par un orgasme encore plus intense que le premier, qu'elle fit durer, avant de s'effondrer sur lui, totalement vidée physiquement et psychologiquement…

Dans le silence soudain qui suivit, seules leurs respirations lourdes et les battements désordonnés de leurs cœurs trahirent la puissance de leur union. Leurs yeux étaient lourds, leurs corps aussi… Comme après un combat, ils se laissèrent envahir par le bien-être post-coïtal et s'endormirent, comblés, dans les bras l'un de l'autre...

oooOOOooo

Elizabeth fut réveillée par des sensations agréables contre sa peau. Avec difficulté, elle ouvrit les paupières, mais c'était comme si ces dernières pesaient des tonnes. Elle ne lutta pas et se laissa faire… C'était si bon… Un soupir de contentement franchit ses lèvres.

Il faisait à peine jour dans la cabine. Penchée sur elle, Red l'observait et dut retenir un rire quand il vit son expression de quasi-béatitude. Caresser les reins d'une femme était la chose la plus magique à faire au réveil.

Décidé à poursuivre son traitement en douceur, il déposa des baisers sur l'omoplate d'Elizabeth, puis dans le creux de son épaule. Il fut récompensé de ses efforts par un nouveau gémissement.

Comme tous les matins, il s'était réveillé aux premières lueurs de l'aube avec une érection, mais cette fois, elle réclamait toute son attention, à cause de la femme couchée, le dos contre son torse - tellement d'attention qu'il ne voyait qu'une façon de la satisfaire. La main qui faisait des cercles sur les reins de Lizzie s'aventura plus bas et caressa les fesses de la jeune femme, suscitant une chair de poule qui lui procura une décharge de plaisir. Il grogna, tout contre l'oreille de Lizzie qui s'étira, en proie elle aussi à un long frisson d'anticipation. Elle plia ensuite un peu plus les jambes, l'autorisant implicitement à poursuivre ses explorations matinales…

Il se savait sensuel, patient en règle générale, mais parfois, l'animal en lui éprouvait le besoin de sortir de sa cage… Il écarta les cheveux de Lizzie et l'embrassa dans la nuque avec application pendant qu'il glissait ses doigts dans son entrejambe encore humide de leurs ébats précédents. Elizabeth se mit à gémir sous la persistance de ses caresses.

Elle était plus que prête pour le recevoir. Il se positionna contre elle et joua à l'entrée en donnant de petits coups de reins, histoire de la titiller et de la stimuler… Les respirations d'Elizabeth devinrent plus laborieuses.

« Toc-toc ?… » Demanda-t-il d'une voix rauque, sensuelle.

Feignant de dormir à présent, Elizabeth ne put s'empêcher de sourire devant ses enfantillages et décida de jouer le jeu.

« Qui est là ? »

« Le Grand Méchant Loup, qui va te dévorer toute crue. »

« Tire la chevillette… »

Red leva la cuisse de Liz. Elle s'ouvrit comme une corolle pour lui donner un meilleur accès. Il en profita et plongea en elle, mais elle était si étroite dans cette position sur le côté qu'il grogna et réprima l'envie folle de la prendre sauvagement. Il se mordit férocement les lèvres, ferma les yeux et ne bougea plus pendant quelques secondes.

Quand il la regarda à nouveau, elle avait tourné la tête vers lui et l'observait avec un sourire fasciné. L'homme en face d'elle n'était que pure sensualité. Il était comme un fruit défendu dans lequel elle pouvait enfin mordre…

« J'aime ta façon de dire bonjour le matin… » Dit-elle doucement.

Il se pencha vers elle et l'embrassa.

« Tu as bien dormi ? »

« Merveilleusement bien… Toi ? »

« Le sexe est le meilleur des médicaments contre l'insomnie. »

« Continue alors… »

Puisqu'il avait sa permission, Red souleva légèrement ses hanches, expérimentalement, juste pour voir l'effet qu'il pouvait lui faire. Au bout de quelques poussées, sa réponse arriva : Lizzie rejeta sa tête en arrière pour laisser échapper un long gémissement. Cette vision mit le feu aux poudres et encouragea Red à faire des mouvements de va-et-vient plus prononcés.

Red gémissait à chaque fois qu'il sentait la chaleur étroite de Lizzie retenir légèrement l'extrémité de sa verge. Il gémissait à chaque fois qu'il basculait son bassin lentement à la rencontre de la jeune femme. Il gémissait comme un damné qui n'aurait jamais voulu que ça se termine.

Lizzie n'était pas en reste. Il semblait que son langage immédiat se résumait à des onomatopées et à des supplications décousues alors qu'elle tentait de faire pénétrer Red toujours plus profondément en elle.

Parce que cela ne suffisait pas… Cela ne se suffirait jamais…

« Oh oui ! Plus fort !... Oui ! Encore !... Plus vite ! Encore ! »

Red éprouva un sentiment fierté devant la perte de contrôle de Lizzie. Il accéléra encore le rythme, s'enfonçant en elle jusqu'à ce qu'elle sanglote presque de plaisir et ne puisse plus que gémir. Leurs corps se couvrirent de transpirations.

L'une des mains de Red glissa sur le ventre plat de Liz et descendit vers son mont de Venus. Il voulait absolument que la jeune femme jouisse avant lui, il voulait sentir son corps se raidir contre lui. Il voulait sentir ses muscles internes tenter de le retenir au plus profond d'elle.

Alors qu'il continuait ses mouvements frénétiques de bassin, Il put la sentir trembler alors qu'elle approchait dangereusement de l'orgasme. La jeune femme laissait échapper un bref cri à chaque coup de reins.

« Red, je vais… je vais… Oh, Red ! »

Red ne chercha plus à retenir sa passion, il s'efforça d'aller encore plus vite en la pilonnant avec force. Presque immédiatement, les muscles de Liz commencèrent à se contracter autour de son sexe alors qu'elle hurlait son plaisir et criait son nom en jouissant.

« Red… RED ! »

Ivre de plaisir, Red donna encore quelques coups de reins alors qu'il partait à son tour en criant le nom de Lizzie. Il lâcha sa cuisse et se laissa tomber près d'elle, le sang battant furieusement aux tempes, la respiration courte, l'esprit projeté dans le néant...

Tendrement enlacés, ils redescendirent tranquillement de leurs orgasmes. Ils restèrent quelques minutes ainsi, l'un dans l'autre, jusqu'à ce que Red se retire du corps accueillant et bascule sur le dos, automatiquement suivie par Lizzie, qui roula vers lui en se blottissant contre son épaule.

Le silence s'installa entre eux. Elizabeth ne voulait pas bouger et joua avec les poils blonds de son torse jusqu'à ce que Red lui embrasse le front. Elle releva alors la tête et ils se regardèrent longuement.

« Je pourrais m'habituer à être réveillée comme ça tous les matins … »

« Seulement les matins ? »

Elle se mit à rire doucement.

« Tu m'épuises… »

« Non, c'est toi… » Dit-il avec sérieux. « … En plus, j'ai perdu un demi-décibel à chaque oreille…

« Tu veux dire que… »

« Tout le monde sur le bateau a dû t'entendre… »

« Oh non, la honte !… »

Elle se mit à rougir furieusement et enfouit son visage dans son torse, pendant qu'il riait. Les vibrations de son rire grave étaient agréables contre sa joue et elle ne put s'empêcher de sourire.

« Il n'y a pas de mal à se faire du bien, Lizzie… Ne change rien, tu es magnifique quand tu t'abandonnes ainsi… »

Il lui caressa doucement le bras en s'étonnant de la facilité avec laquelle leur familiarité s'était installée. Devait-il seulement s'en étonner ? Cela faisait plus de deux années qu'ils se côtoyaient et se tournaient autour après tout… Ils avaient mis le temps mais ils avaient fini par s'aligner, après tout ce qu'ils avaient…

Il soupira.

Elizabeth sentit immédiatement son changement d'humeur et se recula, inquiète soudain.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »

Il la dévisagea brièvement, surpris qu'elle lise si facilement en lui désormais, puis dissimula son malaise sous un sourire.

« J'ai une faim de loup !... » Red sauta du lit, nu comme un ver, et se dirigea vers le placard pour prendre un peignoir. « … Je vais nous commander un brunch gargantuesque, et ensuite tu me diras… »

Lizzie l'avait suivi des yeux et n'entendit pas la suite. Le temps sembla se figer alors qu'elle prenait réellement conscience de ce qu'elle voyait…

Les brûlures de Red, qui s'étendaient sur toute la partie supérieure de son dos et l'arrière de ses biceps…

Elizabeth les avait déjà vues dans son dossier du FBI. Quand il s'était livré, on l'avait pris en photos sous toutes les coutures. Ces marques distinctives y figuraient au même titre que ses tatouages et ses différentes cicatrices. Elle savait qu'elles étaient là, mais cela ne reflétait pas la réalité brute de ce qu'elle voyait, l'ampleur des dommages, la souffrance qu'il avait dû vivre quand…

Elizabeth ouvrit de grands yeux et étouffa une plainte. Red se retourna et vit son regard choqué, fixe.

« Lizzie ?... Lizzie ? »

Elle n'entendit pas la voix de Red qui l'appelait et eut soudain l'impression de se dédoubler, quand...

elle sentit la chaleur de l'incendie sur sa peau, l'odeur suffocante de la fumée, perçut le vrombissement des flammes, qui dansaient sur son visage, et les craquements sinistres de la maison, dont le toit était en train de s'effondrer.

Elle était à genoux sur le sol et appelait quelqu'un d'une voix stridente, en le secouant de toutes ses forces :

« Monsieur ! Monsieur ! Réveillez-vous ! Réveillez-vous, s'il-vous-plaît ! »

L'inconnu qui n'en était pas un, finit par ouvrir les yeux et redressa péniblement la tête. Il aperçut la petite fille, toussa violemment et regarda autour de lui pour voir ce qu'il se passait.

« Masha… C'est toi ? »

« Oui. »

« Où est ta maman ? »

Elizabeth, qui était aussi la petite Masha, secoua la tête.

« Je dois la retrouver… » Il se mit difficilement à genoux et cria : « Katarina ! KATARINA ! »

Reddington – car il s'agissait de lui - se redressa en titubant et en continuant à l'appeler d'un ton angoissé. Il ouvrit la porte de la chambre. L'appel d'air brutal provoqua un tourbillon de flammes qui s'abattirent sur lui. Il eut à peine le temps de se retourner. En hurlant, il se roula au sol sans parvenir à éteindre tout de suite ses vêtements en feu.

Quand il s'arrêta de bouger, il resta immobile quelques instants, les bras en croix, le visage inondé de sueur, le souffle court... Une faible plainte sortait de ses lèvres… Masha le regarda avec effroi, en ne sachant pas quoi faire…

« LIZZIE! »

Elizabeth sursauta, et trouva Red, agenouillé, à ses côtés. Il avait pris son visage entre ses mains et la regardait avec inquiétude. Les larmes coulaient sur ses joues sans qu'elle s'en rende compte et elle tremblait comme une feuille.

« Lizzie, ça va ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Elle secoua la tête, encore sous l'emprise du souvenir pénible et vivace qui avait rejailli des dédales de sa mémoire, et refusa de le regarder.

« Lizzie ? Parle-moi… Dis-moi quelque chose… »

« Cette nuit-là… »

« La nuit de l'incendie ? »

« Oui… Tu as essayé de la sauver, n'est-ce-pas?... Tu as essayé de sauver ma mère… avant de… » Son visage se crispa. « … de t'effondrer… »

D'abord, il ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, remua la mâchoire quelques secondes, sans qu'aucun son n'en sorte. Surpris, il était lui aussi sous le coup de l'émotion, renvoyée vingt cinq ans en arrière, la nuit du drame.

« Je… je ne me souviens pas de tout. C'était l'enfer… Je ne sais même pas comment nous sommes sortis de la maison tous les deux… »

Toujours tremblante, Elizabeth passa ses bras autour de lui et le serra contre elle très fort, pour se calmer, se rassurer, mais aussi le remercier, le réconforter, trouver un point d'ancrage dans une réalité qui lui avait échappée l'espace de quelques secondes... C'était tout ça à la fois, mêlé à de puissants sentiments d'horreur et d'angoisse.

« J'ai l'impression d'avoir une bombe à retardement dans ma tête qui peut exploser à n'importe quel moment… Pendant l'espace de quelques secondes, c'était comme si j'avais été projetée physiquement dans le passé et que je découvrais des pans entiers de ma vie… C'est horrible… »

Elle eut un long frisson qu'il sentit sous ses mains. Red s'en voulut comme jamais. Tout était de sa faute, si elle en était là à présent. Il avait joué avec sa mémoire, et maintenant, c'était une boîte de Pandore de laquelle il ne savait pas ce qui allait surgir.

Pour masquer son inquiétude, il déposa un baiser dans ses cheveux en lui murmurant :

« Je suis désolé, Lizzie. Si j'avais su que la vision de mon dos provoquerait cette réaction, jamais je n'aurais… »

Elle se recula brutalement et le dévisagea en fronçant les sourcils.

« Tu aurais fait quoi ? Tu aurais continué à me le dissimuler ? »

Le ton qu'elle employa était dur. Un tic agita son œil gauche et il resta silencieux, avec clairement ce sentiment de culpabilité affiché sur ses traits. Elle s'en voulut immédiatement, d'autant que - de son point de vue - il n'était pas à blâmer.

« Pardon… C'était injustifié… Tu es une victime et je t'en veux… Je… »

« Nous sommes tous les deux des victimes dans cette histoire. »

« Tu m'as sauvé la vie… Je n'ai pas le droit de t'en vouloir… »

« Non, Lizzie, non… »

L'avertissement résonna dans sa tête. Si elle savait, il la perdrait pour toujours… Il repoussa son angoisse et tâcha de la rassurer.

« … Ta réaction est normale, tu es encore toute secouée… »

Elle resta silencieuse à son tour, puis posa ses mains sur ses épaules.

« Ces brûlures font partie de toi, Red... Elles t'ont forgé, mais elles sont aussi notre histoire à tous les deux… Notre lien… Je ne veux pas que tu croies que je te rejette ou que je sois dégoûtée... » Elle le regarda intensément pour écarter toute incertitude. « Non, ce n'est pas ça, d'accord ? Parce que je t'aime, tu ne dois jamais en douter… C'est juste… J'ai juste… »

« Quoi, Lizzie? »

« J'ai besoin d'un peu de temps pour m'ajuster, d'accord ? C'est nouveau pour moi, tu comprends ? »

« Tu es sûre ? »

Elle hocha la tête vigoureusement. Il tâcha de ravaler le sentiment de rejet qu'il avait inconsciemment ressenti parce qu'elle ne voulait pas partager ce fardeau avec lui. Il comprenait cependant qu'elle avait besoin d'assimiler ces événements, de faire le deuil de cette nuit en quelque sorte. Red décida de respecter son choix, et ce fut probablement l'une des décisions les plus dures qu'il prit, parce qu'elle lui en coûtait réellement. Mais elle avait raison : c'était à elle de gérer ça, à sa façon.

« Ok… As-tu besoin de quelque chose ? »

« Connaître la vérité… Mais pas tout de suite… Je veux digérer ça avant, d'accord ? »

« Je ne vais nulle part... Quand tu te sentiras prête, nous parlerons. »

Elle hocha à nouveau la tête. Il lui donna un long baiser sur le front et sortit de la cabine en la laissant seule.

Quand il ferma la porte derrière lui, Red regarda ses mains qui tremblaient de façon incontrôlable. Il les cacha dans les poches de son peignoir et serra les poings.

A suivre…

Bravo, si vous êtes parvenues jusqu'au bout. C'est de loin le chapitre le plus long que j'ai écrit, mais vous comprendrez que je ne pouvais pas le couper en deux.

La vie n'est définitivement pas un long fleuve tranquille pour nos deux héros, et autant vous le dire, tout de suite, des tempêtes se préparent… Liz veut une bouleversante et difficile histoire d'amour… Parfois, il faut faire attention à ce que l'on désire…