Et me voilà de retour ! Pour le 10ème chapitre. Il est plus court que d'habitude mais c'est parce qu'il est pivot ! il sert à lancer la suite de la fic, et donc du rapprochement de Drago et d'Hermione. Vous n'avez pas été très nombreux à lire et commenter la semaine dernière, alors j'espère ne pas vous avoir perdu en route. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, même si c'est une vraie daube à vos yeux :P

PouleauPotter : Je suis contente que Drago bourré t'ai plu ! En effet elle ne doit rien comprendre, mais bon, Drago n'est pas très bien dans sa peau en ce moment !

Liliorya : Je suis navrée que le chapitre ne t'ai pas autant plus que les autres, et j'espère que la suite te plaira quand même. C'est vrai que c'est dur de ne pas savoir ce que pense Hermione, mais j'ai pris le parti d'un POV Drago ! Voici la suite.

Madison2220 : ahah, je suis contente que Drago poète te plait ! Peut être que je lui ferai écrire un poème un jour mdr. Tu me connais, je ne vire jamais dans le gore :P J'espère que ça te plaira, en attendant voici le nouveau chapitre.

ValarMorghulis : C'était un faux baiser ! promis, bientôt vous aurez le droit au vrai de vrai ! J'avoue avoir pris le parti de faire de Bellatrix une connasse. Pas de géni fou ! Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira.

Filet-du-Diable : Oui, mais c'était pas un vrai baiser d'amour ! Mdrr j'imagine bien Voldemort avec sa hotte sur le dos ! Genre « Ohohoh ! Qui a été sage cette année ? »

Leolili : C'est vrai que c'est frustrant sans les pensées d'Hermione, même moi ça me frustre ahah. Voici la suite, en espérant qu'elle te plaise.

Nadra : Merci pour ton commentaire ! Ca me touche.

Elorah : On saura bientôt ce qu'il lui réserve ! Oui, je pense qu'Hermione commence à voir qu'elle n'est pas la seule prisonnière dans cette histoire. Voici la suite, en espérant qu'elle te plaise tout autant.

Bonne lecture !


Depuis qu'il avait embrassé Granger sous l'emprise de l'alcool et que sa tante lui avait annoncé que ses vacances de Noël ne seraient pas de tout repos, Drago ne dormait presque plus. L'agitation de ses cauchemars et son inquiétude constante l'empêchaient de fermer les yeux plus de deux heures d'affilées. Ses nuits ressemblaient donc à un patchwork de micro-sommeil, tous plus cauchemardesques les uns que les autres, parfois interrompus par des réveils en sursaut, d'autres par la sueur qui perlait le long de son corps.

Et quand il ne dormait pas, Drago pensait. Il réfléchissait, sans doute trop, et se posait de nombreuses questions qu'il avait autrefois passées sous silence. Il doutait. Il doutait dangereusement de lui, de son maître et de ce qu'on lui demandait de faire. Et plus il doutait de son allégeance, plus le souvenir du serment inviolable lui était cuisant – sans parler de la douleur qui lui lancinait le bras dans ces moments-là.

À ces moments de doutes s'ajoutaient le souvenir du baiser qu'il avait arraché à Granger. Bien sûr, l'alcool y était pour beaucoup, mais il ne pouvait s'empêcher de penser que ce baiser avait été une petite bulle d'oxygène au milieu du brouillard étouffant dans lequel il nageait tous les jours. Qui aurait cru que poser ses lèvres sur celles de Granger aurait eu un effet si apaisant ? Certainement pas lui. Et pourtant, il ne cessait d'y penser et d'y repenser, comme nostalgique d'un moment qui n'avait duré qu'une seconde.

Le lundi suivant, alors que toutes les recrues s'étaient rassemblées dans la Grande Salle pour le petit déjeuner, les formateurs se levèrent d'un air grave. Ils avaient convenu – après que Drago leur avait confié qu'il ne serait pas là durant les deux dernières semaines de Décembre – que ses recrues seraient réparties dans les trois autres groupes.

—Avant que vous ne preniez le petit déjeuner, nous devons vous faire part d'un changement qui prendra effet lundi prochain, jusqu'à la fin du mois, commença Drago d'une voix calme et posée. Je dois m'absenter pendant deux semaines et c'est pour cela que mes recrues seront réparties dans les trois autres groupes. Je vous donnerai les listes cette après-midi, ajouta-t-il en s'adressant à son propre groupe. Le formateur Zabini prendra les rênes de Poudlard pendant mon absence.

Son groupe de recrue le regarda d'un air inquiet. Drago était aimé de la majorité de ses recrues. Bien sûr, il restait quelques mâles dominants qui ne supportaient pas de se voir donner des ordres par un homme du même âge qu'eux, mais pour la plupart, il restait un formateur respecté. Et Drago se sentait étrangement coupable de les laisser ainsi aux griffes de Goyle et Crabbe. Bien sûr, il ne se faisait aucun souci pour ceux qui hériteraient de Blaise, mais les deux autres se feraient un malin plaisir à ridiculiser ses recrues.

—Maintenant, dépêchez-vous de déjeuner, les entraînements commencent dans quinze minutes.

Les murmures qui s'étaient élevés dans la Grande Salle cessèrent, et bientôt, on n'entendit plus que le bruit des couverts qui s'entrechoquent et des verres que l'on repose.

Ce matin-là, Drago avait prévu un entraînement de duel pour ses recrues. C'était l'un des rares cours où ils avaient une baguette chacun, mais aussi l'un des cours les plus compliqués à gérer. Drago prenait soin de créer des binômes au hasard, afin que chacun tombe sur des adversaires différents, et passait ensuite de groupe en groupe, laissant aux autres le soin de s'entraîner.

—La dernière fois, j'ai été surpris de voir que vous ne maîtrisiez pas tous le sortilège de stupéfix – alors qu'il est au programme en sixième année – mais passons. Nous allons aujourd'hui retravailler ce sort et si nous avons le temps, nous commencerons à travailler l'expelliarmus…

—L'expelliarmus ? ricana l'un des dit mâles dominants. Ouh, j'ai peur !

—Je parlais de l'expelliarmus informulé. Mais si tu m'avais laissé finir, peut être que tu n'aurais pas parlé pour rien – pour changer.

Johnson – car c'était son nom – tourna au rouge pivoine quand ses petits camarades se moquèrent ouvertement de lui. Drago retint un petit rictus, avant d'enchaîner.

—Prenez chacun une baguette sur la table de derrière et référez vous au tableau pour trouver votre binôme. On commence dans trois minutes.

Comme toujours quand il s'agissait de prendre une baguette, l'excitation des recrues prit le dessus sur l'ordre et le silence, et les recrues se mirent à négocier chacun leur baguette. Il y avait deux écoles : ceux qui voulaient une baguette qui ressemblait le plus possible à celle qu'ils possédaient avant l'ascension du Lord, et ceux qui voulaient quelque chose de différent, avec une spécificité particulière (L'un voulait du ventricule de dragon, l'autre un crin de licorne, ou encore un poil de tête de géant).

Quand enfin, tous furent en place dans l'immense salle de classe, Drago lança le top départ.

—Vous avez deux heures pour maîtriser ce foutu sort.

L'heure qui suivit sembla se dérouler dans le chaos le plus total. Mais un chaos contrôlé. Les sorts fusés, atteignaient leur cible, et puis le binôme échangeait les rôles. Drago passait de groupe en groupe, donnait des conseils, redressait un bras, relevait un coude. Parfois, on venait à oublier qu'il s'agissait d'une armée en devenir. Tout ressemblait à une salle de classe, avec un professeur aussi jeune que ses élèves, mais une ambiance bonne enfant malgré tout.

Quand il eut fait le tour de tous les groupes deux fois, Drago se résigna à passer voir celui de Granger et de Johnson. Décidément, elle n'avait pas hérité du plus tendre. Johnson avait l'air passablement en colère et Granger affichait une petite mine victorieuse qu'elle tentait désespérément de cacher chaque fois que son binôme la regardait.

—Qu'est-ce qui se passe ? demanda Drago en regardant alternativement les deux recrues.

—Il n'a pas encore réussi à me lancer de sort, répondit Granger qui tentait de ne pas crier victoire trop fort.

—Johnson, le ridicule ne tue peut être pas, mais ne pas être capable de lancer un sort à ton âge, c'est…

—C'est bon ! le coupa-t-il. C'est cette petite garce qui bouge dans tous les sens.

—C'est ça, répliqua Drago d'un air distrait.

Il tourna le dos à l'instant même où Johnson levait sa baguette. Peut être l'avait-il senti, un frisson sur sa nuque, un mauvais présage… Le fait est que Drago se retourna sans vraiment savoir pourquoi, au moment où Johnson s'écriait d'une voix rageuse :

—Sectumsempra !

Drago connaissait ce sort par cœur. Pour l'avoir lancé de nombreuses fois et l'avoir subi aussi. Potter avait été le premier à le lui lancer et la douleur lancinante que cela avait provoquée était encore profondément ancrée dans son souvenir. Il lui semblait encore sentir des dizaines de lames s'enfoncer dans sa chair, déversant son sang sur le carrelage froid et inconfortable des toilettes de Mimi Geignarde.

S'il ne s'était pas trouvé aussi proche de Granger, sans doute se serait-elle pris le sort de plein fouet. Heureusement, Drago eut le réflexe presqu'inhumain de pousser Granger aussi fort que possible, si bien que le sort ne la toucha qu'à l'épaule – alors que ce crétin de Johnson avait visé le cœur. Granger s'écroula sur le sol, et quelques secondes après, une mare de sang s'était déjà formée près de son épaule. Dans sa chute, sa tête avait cogné contre l'angle d'un bureau, si bien qu'une plaie – en plus de celle de son épaule – s'était ouverte au dessus de son arcade droite. Elle avait perdu connaissance.

Il s'approcha d'elle d'un pas rapide et posa deux doigts sur sa gorge. Elle respirait encore mais elle avait besoin de soins.

Drago perdit tout contrôle de lui-même quand ses yeux se posèrent alternativement sur le visage blême de Granger et sur le sourire sadique qui était né sur les lèvres de Johnson. Sans crier gare, Drago dégaina sa baguette et la pointa contre Johnson. Le feu des enfers brûlait dans ses iris colériques, tandis que sa recrue levait les mains d'un air innocent – tandis que ses yeux criaient un « Elle l'a bien mérité, cette salope ».

—Je te donne dix secondes, non, cinq, pour t'expliquer. Pour me donner une bonne raison, pour justifier ce que tu viens de faire.

—J'ai confondu.

C'était la provocation de trop. Drago perdit patience.

—Trois jours sans manger ni boire, aux cachots. Et on verra si tu confonds encore un Stupéfix avec un Sectumsempra. Si tu les confonds encore, je m'arrangerai pour te les faire subir tous les deux pour m'assurer que tu ne te trompes plus jamais, vociféra Drago. Greene emmène-la à l'infirmerie.

Le reste de l'entraînement se déroula dans un silence de mort. Drago avait enfermé Johnson aux cachots et était revenu à l'entraînement comme si de rien n'était. Mais l'atmosphère n'était plus aussi légère qu'elle l'était avant l'incident. Drago ne parla presque pas jusqu'à la fin de l'entraînement, et quand la sonnerie retentit, tous furent heureux de quitter les lieux.

A l'heure du déjeuner, Drago décida de se rendre à l'infirmerie pour prendre des nouvelles de Granger. Il n'était pas inquiet, le sort l'avait tout juste frôlé, mais il était terriblement en colère. Contre Johnson. Celui-ci ne s'en sortirait pas aussi facilement. Il était officiellement devenu le bouc-émissaire de Drago.

Quand il arriva devant les portes de l'infirmerie, il fut surpris de les voir s'ouvrir à l'instant même où il comptait entrer. Il aurait dû s'y attendre. Granger avait déjà récupéré apparemment, malgré son bras qu'elle portait encore en écharpe, sans doute à cause de sa blessure à l'épaule.

—On sort déjà ?

—On n'a pas entraînement cette après midi ? répliqua-t-elle sèchement.

—Si.

—Alors, oui, je sors déjà.

Drago la regarda faire quelques pas dans le couloir, avant de décider de la rejoindre et de marcher à côté d'elle. Quand elle sentit sa présence, elle le regarda d'un air mauvais sans s'arrêter pour autant.

—Quoi, encore ?

—Je ne serais pas toujours là pour toi, grogna Drago en la regardant avancer la tête haute.

—Qu'est-ce que tu n'as pas compris quand je t'ai demandé de me laisser tranquille, hein ?

—Il aurait pu te tuer ! s'écria Drago qui se sentait perdre peu à peu le contrôle de lui-même.

Granger fit volte-face et revint sur ses pas. Elle se plaça devant lui, droite come un i et plongea son regard de braise dans celui de Drago. De glace. Ses yeux lançaient des éclairs, et même si Drago la surplombait de nombreux centimètres, cela ne l'empêcha pas d'afficher une petite mine méprisante.

—Qu'est-ce que ça peut te faire ? Je ne suis qu'une petite Sang-de-…

—Tais-toi.

Il soupira d'un air las et se pinça l'arrête d'un nez. Il ferma les yeux, sa tête lui faisait terriblement mal. Elle le faisait sortir de ses gongs. Lui qui se targuait d'être maître de lui-même, voilà qu'elle le rendait fou. Elle posait trop de questions et lui n'avait pas assez de réponse. Et c'en était d'autant plus frustrant.

Granger avait l'air surpris. Sans doute ne s'attendait-elle pas à un ordre aussi direct, aussi sec.

—Si, après avoir fait ta connaissance, un sorcier pense encore que la pureté du sang est importante, c'est sans doute parce qu'il est un abruti.

—Viens-tu de traiter Lord Voldemort d'abruti ? répliqua Granger, une lueur de défi au fond de ses prunelles mordorées.

Un petit sourire amusé s'était dessiné sur ses lèvres roses. Son petit air supérieur semblait crier victoire.

—Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dis, marmonna Drago en détournant les yeux.

—Oh, souffla Granger en ouvrant de grands yeux. Tu aurais honte ?

—Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, Granger.

Mais elle avait touché une corde sensible. Parce que plus le temps filait et moins Drago se sentait proche de son Maître. S'en était-il seulement senti proche un jour ? Il ne se souvenait plus à quand remontait sa dernière pensée de totale dévotion pour le Seigneur des Ténèbres. Il n'était même pas certain d'en avoir eu une. Drago détourna les yeux en faisant claquer sa langue contre son palais d'un air agacé.

—Tu me fatigues. Retourne te coucher à l'infirmerie ou manger avec les autres.

— Avant, dis-moi pourquoi tu fais ça ?

—Pourquoi je fais quoi ?

—Tu ne me punis jamais. J'essaie de te faire sortir de tes gongs depuis des semaines, mais tu passes l'éponge sur tout ce que je dis ou fais de mal, ou du moins qui n'est pas autorisé par le règlement.

Drago resta silencieux quelques secondes. Il ne s'attendait pas à une telle question. Le fait qu'elle la pose en disait long sur la transparence de ses intentions, et si Granger l'avait remarqué, qui d'autre avait compris que Drago faisait bel et bien du favoritisme ? Si au début, Drago le faisait inconsciemment, il avait dû se rendre à l'évidence. Granger le ramenait à son passé, à l'insouciance qui l'animait alors. Et quand il avait pu mettre un mot sur ce qu'elle était – son garde-fou – il n'avait pu s'empêcher d'agir avec elle comme il le faisait : de façon bienveillante. Cette pensée lui arracha une grimace, c'en était désolant.

—Tu ne veux pas répondre ? murmura-t-elle doucement.

—Tu es en train de me demander de te punir, Granger ? répliqua Drago, un sourire lubrique au bout des lèvres.

Granger eut un léger mouvement de recul qui eut tôt fait d'effacer le sourire carnassier de Drago.

—Pas tant que ça, visiblement, murmura-t-il en dardant Granger du regard.

—Je ferai mieux d'aller manger.

Elle tourna les talons et fit quelques pas en direction du hall d'entrée.

—Attends, Granger !

Il n'avait rien décidé, il l'avait appelé sans même y réfléchir. Mais à présent, il ne pouvait plus faire marche arrière. Elle se retourna et le regarda d'un air interrogatif. Drago se passa une main dans les cheveux avant de soupirer d'un air las et de parcourir les quelques mètres qui les séparaient.

—Ne bois pas de café.

—Quoi ? demanda-t-elle surprise.

—Ne bois pas de café. Il y a quelque chose dedans qui…

—J'en étais sûre, le coupa Granger.

Elle avait les yeux qui brillaient d'une soudaine excitation.

—Qu'est-ce que c'est ? murmura-t-elle.

—Je ne sais pas encore. Un sort, une potion, un ingrédient.

—C'est ce qui nous rend si docile, n'est-ce pas ?

—Sûrement.

Elle l'avait remarqué. Elle avait compris que ce n'était pas normal, que toutes les recrues avaient courbé l'échine sans jamais poser la moindre question. Elle la première. Et à présent c'était comme si elle était soulagée. Rassurée de voir qu'elle n'avait pas perdue de sa verve, qu'elle était encore elle-même mais que le café l'empêchait d'agir comme elle le faisait normalement.

—Je veux savoir ce que c'est, exigea-t-elle.

—Je t'ai dis que je n'en savais rien.

—Voldemort ne te l'a pas dit ?

Drago fit claquer sa langue contre son palais.

—Il ne dit pas tout à son petit protégé ? demanda Granger surprise.

—De toute évidence.

—Je peux t'aider à trouver ce que c'est, ajouta-t-elle.

—Qui te dit que je veux savoir ce que c'est et que je compte te le dire ?

—Tu ne m'en aurais pas parlé sinon. Et puis, à deux on trouvera plus vite.

Drago leva les yeux au ciel et haussa les épaules.

—Va manger.

Granger eut un petit sourire. Il venait d'abdiquer. Elle tourna les talons et rejoignit les autres recrues dans la Grande Salle, où le déjeuner avait déjà commencé.


Et voilà, maintenant, ils vont agir en équipe. C'est la fin du début ! Maintenant, on passe à la deuxième partie de la fic, entre investigation, romance et torture mouhaha. J'espère que ça vous plait toujours autant. N'hésitez pas à commenter, ça me fait toujours énormément plaisir de vous lire.

Je vous souhaite une bonne semaine, je vous dis à mercredi prochain !