Un chapitre plus cout pour faire le point de la situation de Neville. Comme il s'agit du point de vue d'un personnage tous ce qu'il pense n'est pas forcément vrais.
Sorte de chapitre-bonus, sans influence sur le reste de l'histoire, si il vous ennuie, vous pouvez le zapper sans remord.
Les réflexions de Neville.
Neville, décidemment, commençais mal son année, allongée sur un lit de l'infirmerie, il repensait à ses « glorieux » débuts. Il s'était bien fait des amis rapidement même si ils étaient plus attirés par sa célébrité que par sa personne. Ronald Weasley était un camarade sympathique et drôle mais sa bêtise pouvait, par moment, battre des records, il était aussi bien peu mature, trop chouchouter par maman. Dean Thomas et Seamus Finnigan complétait le quatuor. Ils semblaient être sortis du même moule que Ron et pouvait se montrer blessant envers ce qui ne correspondait pas à leurs critères, à savoir les Serpentards, Hermione Granger, les Serpentards, les autres maisons, mais surtout les Serpentards. C'était usant à la longue. Ils avaient toujours des plans pour attirer des ennuis a Malefoy « le bébé mangemort » et à Potter « le blaireau frimeur ».
Bon, tout n'était pas si noir, quand même et puis il avait aussi marqué quelques points en botanique et en sortilège, ce qui avait plus ou moins sauvegarder son aura de « survivant » Il était aussi l'un des rares étudiants à posséder le titre de « lord », il en tirait un certain prestige, même si la famille Longdubat était plus riche en histoire qu'en gallions. Pour le reste en revanche…
McGonagall n'avait visiblement aucune intention de le traiter différemment (ce dont il lui était reconnaissant) mais l'avait sévèrement rabroué pour ses manques de résultat chronique et son manque d'attention, en fait Neville était sans doute le plus mauvais élève en métamorphose de son année.
Severus Rogue, lui, semblait prendre plaisir à le tourmenter, il lui avait posé trois questions pièges dès le premier cours et cela, l'avait perturbé au point qu'il fasse fondre son chaudron en ajoutant les aiguilles de porc-épic trop tôt, à la grande joie des Serpentards. Depuis il semblait prendre plaisir à transformer tous ses cours de potions en cauchemar. Les dit-Serpentards ne manquaient d'ailleurs jamais une occasion de lui pourrir la vie, notamment le jeune Malefoy. Son premier exploit est d'avoir volé son rapeltout (« cadeau » de sa grand-mère) et de l'avoir caché dans le château, il ne s'était évidemment pas arrêter en si bon chemin.
Enfin son premier cours de vol avait été un désastre, il avait décollé avant le signal et perdu le contrôle de son balais, sa course avait fini par une fracture au poignet et un séjour à l'infirmerie. Il n'osait pas remonter sur un balais pour affronter à nouveau le regard de ses condisciples, beaucoup de sorciers et de sorcières avaient tendance à juger les personnes sur leur performance en vol, y compris chez les Griffondors.
Maintenant il y avait l'histoire du Troll, même si Dumbledore avait fait de lui le héros de l'histoire et ainsi redoré son blason, il savait qu'il n'avait rien fait. Les élèves les moins aveuglés par le prestige du directeur s'étaient évidemment rendu compte qu'un des derniers élèves du classement n'aurait jamais pu y arriver à vaincre un troll des montagnes adulte. Les plus observateurs d'entre eux avait remarqué que durant la même nuit, Poufsouffle avait gagné quarante points et pris la tête de la coupe des quatre maisons. Même si la majorité des élèves félicitait Neville pour avoir vaincu le troll et croyait en ses « talents cachés par modestie et timidité (dixit Dumbledore) », les plus malins avaient bien compris que le jeune Potter y était pour quelque chose, il n'était pas le meilleur Poufsouffle de son année pour rien.
Ses pensées tombèrent alors sur le jeune Lord Potter. Neville ne savait toujours pas quoi penser de lui, malgré les insistances de sa grand-mère et celle (bien plus subtile) de Dumbledore, il ne s'était pas rapproché du Lord aux yeux émeraude (surnom qu'il avait surpris dans une conversation entre les poursuiveuses de Griffondor). Augusta lui avait répété que les Potter s'étaient toujours battus contre les mages noirs et avaient toujours été proche des Longdubat. Albus était venu le voir à l'infirmerie et lui avait vanté les mérites, le courage et la loyauté légendaire des Poufsouffle.
Et des mérites, il en avait beaucoup. Le jeune Potter était terriblement doué, puissant et s'était attiré la sympathie des élèves (surtouts du sexe féminin, quel que soit leur niveau) et des enseignants (même de Rogue !). Il avait beaucoup d'ami et avait attiré l'attention sur lui à plusieurs reprises : d'abord en rendant à Abbot la place de majordome de la maison Potter, ce qui avait beaucoup ému dans toute les maisons (même chez quelques Serpentard). Puis en renversant trois Serpentard (Malefoy & Co) d'un simple sort de lumière , en étant le seul non-Serpentard à s'être attiré les bonnes grâces de l'implacable maître des potions de Poudlard, en devenant le plus jeune attrapeur depuis un siècle, en revanche, il n'avait pas dit un mot en public à propos du troll, cautionnant ainsi la version officielle, ce dont Neville lui était reconnaissant.
Neville ressentait une pointe de jalousie en repensant à tout ça, il admirait Harry certes mais lui en voulait quand même. Il avait la popularité, la richesse, le talent, une sœur magnifique en prime et pas d'attente qui reposait sur ses épaules. Le lord Longdubat pris alors une résolution, il devait se rapprocher d'avantage de Harry Potter et si, possible s'en faire un ami. Il aurait surement des choses à lui apprendre et plein de potion, de sortilège, à lui montrer.
La tâche s'annonçait difficile, nombreuse, étaient les personnes à vouloir s'entretenir en privé avec Harry, surtout après qu'il se soit beaucoup fait remarquer les deux derniers mois. Mais réussir à obtenir un tête à tête avec l'élève le plus populaire de son année relevait du parcours du combattant. Harry semblait considérer son succès un peu comme l'optique d'un bain avec une liane étrangleuse. C'est-à-dire qu'il faisait de gros effort pour y échapper. Par un cruel jeu du hasard, plus il faisait des efforts pour se faire petit, plus il avait du succès. Pourtant le « ténébreux Potter » avait de la ressource, il pouvait déjà compter sur la légendaire solidarité des Poufsouffles qui, pour l'aider (ou pour se le réserver, les avis divergent) indiquant systématiquement une fausse direction quand on leur demander « où est Mr. Potter ? ». Son premier rempart de défense était sa nouvelle majordome qui gérait son agenda (comprendre : écarter les gêneurs), ensuite venait Harry, lui-même, très doué pour être là où on ne le cherche pas et enfin sa sœur, la redouté Nymphadora qui prenait souvent l'apparence de Harry et qui avait la baguette facile.
Tous les élèves ayant un titre de Lord avaient tendance à attirer les attentions et les sollicitations des élèves de naissance moindre. Chaque année, par niveau, il ne fallait pas un mois pour que des groupes d'influences se forme autour d'eux.
A Serpentard, il y avait à présent deux cours : la première regroupait les enfants des puristes autour de l'héritier du titre des Malefoy, Drago. Ce groupe était le plus vindicatif envers les autres maisons et le plus radical envers les née-moldus. La seconde s'était réunie autour de Lord Nott, Théodore c'était un jeune homme calme et discret, qui avait hérité du titre et de la fortune de la maison Nott après que son père est été déchu de ses droits et envoyé à Azkaban pour avoir combattu en tant que mangemort auprès du Lord Voldemort. Théodore et ses amis étaient considérés comme des « Serpentards modérés », ils ne s'occupaient en fait que de leurs affaires et laissaient le reste de l'école en paix. Néville appréciait Théodore, il était le seul Serpentard à lui avoir manifesté de la sympathie.
A Poufsouffle aussi, deux cours semblaient se distinguer, même la discrétion de la maison sur ses affaires internes ne pouvait les camoufler bien longtemps. La première était évidemment composé du Lord Potter et de ses amis, et ceux, malgré les efforts du dit-Lord pour ne pas se mêler de ses choses-là, il y était jusqu'au cou. La seconde cours était formée de garçon de Poufsouffle qui ne semblait pas apprécier leur étoile montante, ils étaient réunis autour de McMillan.
Aucun groupe de ce genre n'était formé à Serdaigle, les élèves de la maison à l'aigle de Bronze étaient très travailleur mais avaient une forte tendance à l'individualisme et à la compétition, leur meilleur élément, la studieuse Lisa Turpin n'arrivait que troisième au classement général devant Théodore Nott (4e) et Drago Malefoy (5e), mais après Harry Potter (2nd) et loin derrière Hermione Granger (1er). Que le top 5 ne contienne qu'un seul Serdaigle, et que ce Serdaigle soit devancé par un Poufsouffle et une Griffondor leur semblait être un affront qu'il fallait laver dans l'encre le plus tôt possible. Neville n'osait même pas penser à son propre classement 4e … En partant du bas, les seuls à être pire que lui était Ron (qui ne travaillait qu'avec un couteau sous la gorge), Crabe et Goyle (des imbéciles notoires). Il n'avait pas reçus de beuglante de la part de sa grand-mère mais c'était uniquement parce que le directeur avait bloqué l'initiative pour protéger son favori.
Griffondor était bien trop chaotique et désordonné pour suivre une logique de cour, même si le groupe rassemblé autour de lui était considéré comme la seule cour de Griffondor.
Les dernières réflexions de Neville portait sur la désormais redouté FHGN, comment de simple élève pouvaient semer un tel chaos, simplement pour s'amuser. Il était évident, que les célébrissimes jumeaux Weasley en été membre mais malgré les longues passé dans le bureau de Rusard ou de McGonagall. Jamais la moindre preuve n'avait pu permettre de relier les infernaux farceurs à la FHGN. Chacune des farces de l'association étais signée d'un trèfle à quatre feuilles et du sigle du groupe. Les habitants du château étaient rapidement venus à la conclusion que les jumeaux Weasley n'étaient pas les seuls dans le coup. Impression renforcé par le fait qu'ils avaient souvent des alibis imparables au moment où les blagues se déclenchaient.
Mais rien n'avait empêché Miss teigne de se retrouver coincé dans une armure, le quatrième étage de se retrouver truffé de bombabousse, chose surprise, et bien d'autre, en fait il ne se passait pas une semaine sans qu'un évènement ne viennent mettre un terme à toutes tentatives d'installation de la routine.
Chaque maison en prenait pour son grade : Les Serpentards étaient particulièrement prudent, surtout depuis que Marcus Flint, le colossal capitaine de l'équipe avait été retrouvé coincé en haut de la tour d'astronomie sans savoir comment. Les autres maisons n'était pas en reste, les Griffondors étaient les moins touchés, non pas qu'ils étaient moins souvent ciblés, mais deux ans de cohabitation avec les jumeaux Weasley enseigne la prudence. Les Serdaigles voyaient régulièrement leur étude perturber par une révolte de plume ou de livre, mais rien de bien méchant. La maison Poufsouffle avait assisté à un incroyable spectacle lorsqu'Harry et sa sœur furent pris à partie par des balais enchantés, cela avait déclenché une course-poursuite à travers trois étages et un déluge de sortilèges mineurs, la FHGN devait compter parmi les détracteurs du Lord Potter.
Chose encore plus surprenante, Peeves, l'esprit frappeur de Poudlard avait été surpris plus d'une fois à faire diversion pour permettre aux farceurs de battre en retraite, lui qui ne montrais du respect pour rien, ni personne (excepté le baron sanglant) semblait apprécié les membres de la FHGN. « Au moins, on ne s'ennuie pas avait déclaré Dumbledore ».
