Et voici donc le nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaise.

Bonne lecture!

Réponses aux anonymes:

ALEXANDRA BLACKS: Merci beaucoup!


Chapitre 10:

Vous connaissez cette sensation de bonheur qui vous fait vous sentir si bien que vous voulez que cela ne s'arrête jamais? C'est exactement ce que je ressentais. Blottie dans les bras de Paul, je me laissai bercer par le rythme de sa respiration. Sa main caressait mon dos et je serai restée éternellement comme ça si j'avais pu.

-Rassures moi! Tu n'as pas changer d'avis? finit-il par dire brisant le silence.

-Quoi?

Je me relevais sur un coude pour le dévisager. Changer d'avis à propos de quoi?

-Je ne suis pas seulement un objet avec lequel tu prends du bon temps.

Il est vrai qu'il y avait de quoi se poser des questions. J'avais tenté un stupide jeu de séduction ne voulant aucunement m'engager. Et là, j'étais dans le lit de Paul, complètement nue et lui avais dit que je voulais être avec lui.

Pour toute réponse, je l'embrassai fougueusement et me retrouvai à califourchon sur lui. Ses mains se baladaient partout sur mon corps, et une fois de plus, je commençai à me perdre dans ses bras. Mais avant que ça n'aille plus loin, il se sépara de moi et sembla écouter quelque chose.

-Rhabilles toi! m'ordonna t-il.

-Tu me vires déjà de chez toi? m'offusquai-je.

-Ma mère arrive.

La panique me gagna aussi vite et tout le désir que j'avais quelques instants auparavant s'évanouit. Alors que je tentai de me recoiffer convenablement, j'entendis la porte d'entrée s'ouvrir pour se fermer ensuite. Paul s'était assit en tailleur sur son lit et je m'installai à mon tour tout en gardant une certaine distance. Sa mère entra dans la chambre quelques secondes plus tard. Surprise de nous trouver ensemble, son regard allait de son fils à moi.

-Salut maman! la salua t-il.

-Bonjour, dis-je en essayant d'être la plus innocente possible.

-Vous me prenez pour une idiote? nous demanda t-elle avec un petit sourire.

-Quoi?

-Chéri... soupira t-elle. Deux jeunes gens comme vous, les hormones en feu, vous ne faisiez pas que discutez. Et puis, Rachel est tellement ravissante, j'ai du mal à croire que tu restes sans rien faire.

-Maman! répliqua Paul, choqué les propos de sa mère.

Je ne pus m'empêcher de rire alors qu'elle quittait la chambre en nous disant de nous protéger et que si nous pouvions éviter de le faire quand elle était présente, cela l'arrangerait. La tête dans ses mains, il ne semblait pas en revenir. Je m'approchai de lui pour le prendre dans mes bras avant de l'embrasser dans le cou.

-Rachel! Tu as entendu ce que vient de dire ma mère?

-Et alors? Je ne peux pas t'embrasser sans qu'il n'y ait rien de plus? Espèce de pervers! me moquai-je.

Il fit la moue un dixième de seconde avant de fondre à nouveau sur moi. Il le fit si brusquement que nous bousculâmes le chevet et la lampe alla s'écraser au sol dans un bruit de verre cassé.

-Si en plus, vous mettez la chambre dans un sale état, dit la voix lointaine de sa mère.

Alors que Paul semblait désespéré de sa propre mère, je partis dans un grand rire qui sembla hypnotiser le fils chéri de sa mère. Il me regardait comme si j'étais la huitième merveille du monde.

-J'adore ton rire! lâcha t-il.

Je sentis mes joues s'empourprer et baissai le regard. Mauvaise idée! Ce n'est plus sa tête que je voyais mais plus bas.

-En fait, j'adore tout!

C'est définitif, j'étais plus rouge que n'importe quelle tomate bien mûre. Il m'embrassa de nouveau et je me laissai emporter par la vague de sensation qui m'envahit.


C'est avec un immense sourire que je rentrai chez moi. Sourire qui n'échappa pas à mon père discutant avec Charlie Swan. Je saluai ce dernier poliment avant d'aller frapper à la porte de mon frère. La seule réponse fut un grondement. Aucun doute: il savait que c'était moi.

J'entrai et allai me planter devant la fenêtre.

-Dégages de ma chambre! ordonna t-il.

-Chambre? J'aurai plutôt dit "dépotoir", dis-je en regardant un caleçon qui trainait par terre.

-Je ne t'ai pas dit de rentrer.

-Ah oui? Et ce "Rrr", c'était quoi?

-Je te traduis: "barres-toi ou je t'arrache la tête".

-Et comment tu aurais fait si c'était papa?

-Je t'ai senti, dit-il. Et puis, il ne vient que rarement dans ma chambre.

Je retins seulement la première partie de la phrase. Il m'avait senti? J'avais pourtant prit une douche aujourd'hui. Non, c'était juste dû à son statut de loup-garou. Bien sûr!

-Je voulais m'excuser, finis-je par dire alors qu'il continuait de me fusiller du regard. J'ai eu cette réaction et je m'en excuse.

-Qu'est ce qui t'a fait changer d'avis?

-J'ai réfléchi, c'est tout. Et puis, tu es mon frère même si le test adn que j'ai demandé à mes dix ans n'est toujours pas arrivé.

-Très drôle! ironisa t-il.

Pourtant, un début de sourire commençait à se former. On dirait bien que j'avais gagné. Je me jetai à son coup pour le prendre dans mes bras tout en riant.

-C'est bien mon petit frère ça!

-Arrêtes Rachel! répliqua t-il tout en riant aux éclats.


J'assistai à mon premier feu de camp avec tous les autres. J'étais calée dans les bras de Paul alors que mon frère nous surveillait du coin de l'œil. Mon père, tout en racontant nos légendes, en faisait de même. Lui qui avait un réel talent d'orateur habituellement n'était pas au top de son niveau. Je devais le déconcentrer. Sa petite fille chérie. Et puis Paul n'était certainement pas le gendre idéal.

Je n'écoutai le récit de mon père que d'une oreille. Je connaissais les légendes par cœur de toute façon. Et sincèrement, il commençait à m'endormir. Je pouvais concevoir que c'était intéressant quand c'était la première fois qu'on en entendait parler mais là...

-On pourrait s'éclipser après? me murmura Paul à l'oreille.

-Qui te dit que j'en ai envie?

Je ne me retournai pas pour le regarder mais mon coeur se mit à battre de plus en plus fort quand il me déposa un baiser dans la nuque.

-Ton coeur! rit-il.

Saleté! Il pouvait pas s'arrêter. Enfin... non! Puisque ça signifierait que... Vous m'avez comprise.

-Si mon père nous surprends, il va te tuer... Et je ne te parle pas de mon frère.

-Est ce de ma faute si tu es aussi attirante? dit il en me titillant le lobe de l'oreille.

-Tu ne penses donc qu'à ça?

Il rit de ma remarque et continua son petit manège. Il avait déjà gagné mais s'il persévérait dans cette voie, je n'allai pas tenir jusqu'à la fin.

Quand il ne resta que les plus jeunes, donc la meute et leurs imprégnés et que mon frère avait le dos tourné, je partis main dans la main avec Paul. J'avais pris un peu d'avance sur lui alors qu'il jetait continuellement des regards derrière lui.

-Aurait-on peur de Jake? le taquinai-je tout en le regardant et en marchant en arrière.

-Non! s'offusqua t-il. Mais s'il m'attaque, je ne voudrais pas lui faire mal.

-Qui te dit que tu gagnerais?

-Je gagne toujours! répondit-il.

-Quel arrogant!

En quelques enjambées, il me rejoignit et enserra ma taille nous collant l'un à l'autre. Je passai mes mains autour de son cou pour me rapprocher au plus possible de lui.

-C'est la vérité! persista t-il. Je te voulais et à moins que ce ne soit une hallucination, tu es dans mes bras. Pas dans ceux de quelqu'un d'autre.

-Mais peut être es tu devenu complètement fou. Ou alors, tu es dans un rêve?

Je continuai gentiment à me moquer de lui quand il me souleva. Instinctivement, je l'entourai de mes jambes et je me jetai sur ses lèvres. Il se mit à marcher mais je ne savais pas où ils nous emmenaient. Ce n'est que quand le bruit de la mer se rapprocha et que des gouttes d'eau me parvenaient que je me détachai de lui.

L'eau lui arrivait aux genoux et il me souriait fier de son coup.

-Paul! le suppliai-je. Tu ne vas pas...

-Si tu n'es pas réelle, tu n'as rien à craindre! fit-il avant de me lâcher complètement.

Je tombai dans l'eau et à cette heure, elle était encore plus froide que d'habitude. Et dites vous que si l'eau n'était pas haute pour lui, il avait deux têtes de plus que moi. J'étais submergé jusqu'à mi-cuisse.

-Tu vas me le payer! le menaçai-je en me jetant sur lui.

Il m'évita aisément mais trébucha avant de tomber à son tour dans l'eau glacé. Aussi facilement que s'il était au bord, il était assis et me fixait avec son sourire railleur.

-On est pas tous aussi minuscule que toi.

Je lui envoyais des gerbes d'eau avant de m'enfuir le plus vite possible. Bien entendu, je n'avais même pas rejoint la plage qu'il m'attrapa par la taille. Sa température corporelle m'étonnait toujours mais plaqué contre lui, c'était toujours aussi étrange. Néanmoins, je n'allai pas m'en plaindre, trempée comme j'étais.

-Fais attention à ce que tu vas faire.

Nous regardâmes tous les deux la personne qui venait de parler et vîmes Jacob s'approchant de nous. J'y crois pas, il était parti à notre recherche. Otez moi d'un doute, c'était bien moi la grande soeur? Il ne manquait plus que la carabine dans les mains pour ressembler aux pères sur-protecteur.

-Jake! soupirai-je. Laisses nous tranquille.

-Pas question qu'il te touche.

-Ah oui? Tu devrais pourtant savoir que c'est déjà fait et pas qu'une fois. Tu veux plus de détails? Ou? Quand? Quelles positions?

Son visage se décomposa et je crus vraiment qu'il allait vomir tout ce qu'il avait ingurgité plutôt. Les soubresauts de la poitrine de Paul m'indiquèrent qu'il trouvait ma réplique drôle même s'il tentait de le cacher.

C'était donc ma nouvelle vie, un frère encombrant et un petit ami sexy à souhait? Je crois que j'allai m'y faire.


Alors? Offre du jour:

Une review = une heure avec Paul. Offre non cumulable non remboursée!^^