Disclaimer :
JK : 7 ; Lasiurys : 0
Merci à EHP – Wikipedia – Google. Damocles : désolée.
Titre du chapitre : "The Phantom of the Opera", Nightwish ("Cette voix qui m'appelle")
Merci à Snapinou(x7!), vivi, jones17, Ptite-Lilas, lillylabiche, Dancetaria, cixy, France Malefoy, Ilda, Wonka, Luscinia, khalie, guignou, Eileen19, Mephitis, Groumd, gabriell/babypearl et Lyane de Rivesen pour vos reviews ! Vraiment, woa. Mon ordinateur est toujours en train de se moquer de mon air ébahi en voyant tous vos messages… Merci à mes Dalton, à mes lectrices et à mes lecteurs !
vivi : Merci pour ta review ! Ben, j'ai toujours trouvé que Severus expliquait bien quand il ne s'énervait pas… et puis il fait toujours de ces monologues d'intro, comme celui en première année (Hermione ! Sors du corps de Lasiurys !). Bon, bref ! Effectivement, attends-toi aux sautes d'humeur !
Wonka : Merci pour ta review ! Ah mais, n'hésite pas à cliquer sur le bouton, enfin, je ne mords pas! (dit la fille qui a passé une heure à hésiter devant ce même bouton sur chaque chapitre de chaque SS/HG pendant deux ans avant de pouvoir surmonter son indécision maladive).
Et puis avec un pseudo pareil, qui suis-je pour t'en vouloir ?
Tout ça pour dire que : merci de lire ma fiction depuis le tout début ! Et, de rien pour Severus, c'est comme ça que je l'aime moi –s'arrête avant de partir dans une tirade sur Ô combien le Snape est Grand. Malade ? Oui et non. Bien entendu, il y a l'explication à venir, et bien entendu, c'est assez complexe (on parle de Severus, quand même).
Bon, et puis si un jour l'envie te prend de parler (d'écrire, Lasiurys! D'écrire!) pendant 3 km, sache que ce n'est pas moi qui vais protester !
Eileen19 : Merci pour ta review ! Bien sûr, que ça vaut la peine ! Après tout, quoi qu'on en dise, Severus reste quand même un immense maître des potions… Cela dit, si j'étais toi… je ne me fierais pas trop au dernier chapitre. Entendons-nous bien : Severus a toujours un caractère de chien, et… la journée n'est pas finie. Mais il est effectivement plus sympa par rapport à la veille, et ce n'est pas un hasard : il y a toujours une raison à ses sautes d'humeur !
Un chapitre plus (trèès) court que les précédents, mais j'espère qu'il vous plaira quand même –ça devrait remonter dans quelques chapitres. Par ailleurs, les titres commencent à partir du chapitre prochain à "coller" plus au contenu, donc, même si ce n'est pas si spoilant que ça, dites-moi quand même si vous les voulez…
--Chapitre 10 : That voice which calls to me.
- "Une potion qui aide la personne qui la boit à voir plus clair dans ses pensées ?"
Ils avaient fait cela toute la journée. Il lui donnait la fonction d'une potion, et elle devait lui fournir des ingrédients qui ne devaient pas être ceux de base. Le repas de midi était certainement passé, celui du soir aussi, elle avait faim, elle était épuisée et il n'arrêtait pas. « Regardez plus loin, Miss Granger, ne faites pas attention à la fatigue, ne faites pas attention à la faim ! »
Elle ne savait pas comment on pouvait remplacer des scarabées pilés, des racines de gingembre coupées et de la bile de tatou pour faire une potion ayant les même fonctions que la potion d'aiguise méninges.
Le rôle d'un ingrédient était défini par la façon dont il était coupé, la façon dont il devait être cuit, la fonction qu'il avait à la base, la représentation imaginaire du peuple par rapport à cet ingrédient… il fallait une culture impressionnante, qu'elle-même, malgré tous les livres qu'elle avait amassés, n'avait pas toujours.
Et encore, lui avait-il dit, il lui épargnait les difficultés que constituaient la compatibilité du chaudron, du récipient qui allait accueillir la potion quand elle serait terminée, la chaleur ambiante, et une foule d'autres critères qu'ils étudieraient plus tard.
Elle voyait ses yeux enfiévrés chaque fois qu'elle clignait de l'œil et elle entendait sa voix pressante lui lançant des potions, des ingrédients, qui se bousculaient dans sa tête en une foule emmêlée.
- "Miss Granger !!"
Elle avait eu une sorte de vertige, apparemment. Il l'assit sur une chaise, lui amena du sucre dans un verre d'eau, et répéta :
- "Une potion qui aide la personne qui la boit à voir plus clair dans ses pensées, Miss Granger ?"
Elle était tellement fatiguée, tout se mélangeait dans son esprit. Alors il s'approcha d'elle, la souleva par les aisselles avec une aisance stupéfiante, et la plaça debout sur la table la plus proche, avant de se replacer à bonne distance.
- "Vous verrez mieux de là-haut, Miss Granger. Et maintenant, pour la dernière fois : de quels ingrédients avons-nous besoin pour aider une personne à voir plus clair dans ses pensées ?"
- "De… de la cannelle, monsieur ?"
- "Non, Granger !" et il avait l'air furieux. "Il ne suffit pas de remplacer une écorce par une autre ! Le gingembre combat les insuffisances biliaires, ce qui est renforcé par la bile de tatou… La bile favorise la digestion, ce qui, de façon imagée, est remplacé dans la potion pour favoriser la digestion de la réflexion. Il ne suffit pas de remplacer une épice par une autre, une fleur par une autre !!"
Ses yeux lançaient des éclairs, maintenant, et si elle avait été encore à Poudlard, Gryffondor aurait sûrement vu son capital de points diminuer considérablement. Vu son état de fatigue, il semblait encore plus impressionnant, et elle avait envie de se dissimuler sous la table, en partie parce qu'il lui faisait peur, et en partie parce qu'elle avait honte. Honte de ne pas savoir répondre à ses questions, honte par rapport à elle-même.
Il leva la main dans un geste impatient, et l'abattit sur la table où elle se tenait debout.
La porte s'ouvrit lentement, et Osty entra.
- "Maître", couina-t-il. "Le soir est déjà là, Maître… Maître Severus devrait laisser reposer Miss. Miss n'a pas mangé de la journée, Maître…"
Pendant une fraction de seconde, Hermione crut que le professeur Snape allait saisir son elfe par une main et l'étrangler, et la gifler elle-même. Elle vit ses poings se contracter, sa mâchoire se serrer, et ses narines se dilater. Elle le vit faire un pas furieux en avant.
Et puis, soudainement, il se redressa, cligna des yeux, et son regard était de nouveau sans expression.
- "Très bien, Osty. Emmène la manger, si c'est tout ce qui peut te faire plaisir."
Il y eut un blanc pendant lequel Hermione descendit avec précaution de la table, puis Osty demanda :
- "Maître… ne souhaite pas manger ?"
- "Non, Osty", soupira-t-il. "Je ne souhaite pas manger." Il battit des paupières et aboya : "Sortez, Granger ! Maintenant !"
Elle sentit son regard glacial la suivre, longtemps après être sortie du laboratoire.
Elle grignota ses lasagnes dans la salle à manger, Osty assis sur une chaise à côté. Elle sentait un vide oppressant dans sa poitrine, la table lui semblait extrêmement longue.
- "Le Maître est sorti, Miss". Ce qui devait expliquer la sensation d'être seule. "Osty espère que le Maître rentrera bientôt, il va geler et ce n'est pas prudent de rentrer quand il fait froid", lui dit-il d'un air inquiet.
Elle fut réveillée par un grand bruit. La porte claqua et elle entendit ses talons résonner sur le marbre. Elle n'avait encore jamais remarqué qu'il avait des légers talons à ses chaussures. Elle l'entendait monter l'escalier, et prendre le couloir de son étage. Cela l'étonna. Il y eut un silence puis il ouvrit la porte de sa chambre.
- "Miss Granger", dit-il, "une potion qui aide la personne qui la boit à voir plus clair dans ses pensées ?"
Elle voyait ses yeux briller étrangement dans le noir, comme deux flammes noires dans la nuit. Normalement, pensa-t-elle, les yeux devaient être illuminés par une lumière extérieure pour pouvoir briller.
- "Le romarin, professeur", s'entendit-elle dire. "La coccinelle pilée. Et… de la bile de tortue."
- "Pourquoi, Miss Granger ?"
- "Le romarin parce qu'il facilite l'évacuation de la bile. La coccinelle parce que, comme le scarabée, elle est réputée porter chance. Et la tortue, parce qu'elle a une carapace comme le tatou, et que c'est un animal intelligent."
- "Le tatou est un animal intelligent, Miss Granger ?"
- "Je ne sais pas, monsieur, mais le prénom « Tatou » désigne quelqu'un d'une grande lucidité."
- "Ça ira, Miss Granger. Pour ce soir."
Elle referma les yeux et elle l'entendit murmurer des listes sans fin d'ingrédients, de fonctions qui s'inséraient dans ses rêves.
"L'asphodèle, utilisée pour fleurir les tombes des morts" murmurait-il. "Lavande, propriétés antiseptiques. Dictame, contre l'épilepsie, la résistance au poison. Troène, pour lier. Orties, anti-inflammatoires, tonicité."
Il continuait la liste de sa voix grave, qui l'emmenait quelque part entre le sommeil et l'éveil, un rêve où se mélangeait des listes de plantes et d'animaux.
Elle se réveilla à 6 heures du matin. Il était parti, sans doute dans son étage. Lorsqu'elle tira les rideaux, elle constata que tout était recouvert de gelée blanche.
Au petit déjeuner, le professeur Snape la laissa prendre deux toasts. Il en pris la moitié d'un, et quatre gouttes –elle compta– de son petit flacon.
