HAAAA ça y est ! Le dernier petit est là... Que d'émotions x)
Je vous ferai un petit blabla en fin de chapitre, là je suppose que vous n'avez pas envie de me voir raconter des bêtises. Bonne lecture, on se retrouve à la fin ! Et IL Y A UNE ANNONCE à la fin, donc n'hésitez pas à lire jusqu'au bout :)
Disclaimer : Les merveilleux persos et l'univers génial d'HP ne m'appartiennent pas... Et merci, merci J.K.R. de nous laisser leur faire des misères !
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Réponse à la review anonyme :
MG123 : Ouiii ils sont un peu crétins ces deux-là x) mais sans piment la vie serait fade :p Merci beaucoup pour ta revieeew et pour toutes les autres !
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Quand elle entendit la porte de la classe se refermer, elle laissa couler les larmes qui lui piquaient les yeux mais qu'elle n'aurait montrées à Drago pour rien au monde.
Elle avait tellement, tellement mal. Elle venait seulement de prendre la pleine mesure de ce qu'elle ressentait réellement : elle ne voulait pas d'une histoire sans lendemains avec Drago, elle ne l'avait jamais voulu. C'était sa « fierté mal placée » comme l'avait appelée Ginny, qui lui cachait l'inconcevable : elle était vraiment amoureuse de lui. Et maintenant il était parti, à cause d'elle.
Elle s'en voulait terriblement de ne pas avoir eu la chance de le lui dire, ou plus exactement de ne pas s'être donné cette chance, ce matin là. Elle avait été trop paniquée pour réfléchir correctement, pour sentir correctement, et trop aveugle pour s'en rendre compte…
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Drago errait dans les couloirs depuis qu'il avait couru hors de la salle de classe, sans savoir où aller. Il s'en fichait. Sa fragile bulle de confort venait de voler en éclats et il se retrouvait dans la même impasse mentale qu'en septembre dernier, lorsqu'il avait remis les pieds à Poudlard. Sans Hermione, le château lui paraissait inhospitalier et dangereux. Pour se protéger il essayait de bloquer les images de la nuit précédente, de ne pas se rappeler l'intense bonheur qu'il avait ressenti lorsqu'il avait compris que la douce apparition de son rêve était en fait la vraie jeune femme, bien réelle, qui avait choisi de venir jusqu'à lui. Elle l'avait choisi, lui. Et tout était déjà terminé.
Alors qu'il continuait à marcher sans but, quelque chose de très lourd vint lui frapper le crâne et il tomba, inanimé, sur le sol dur. Sa dernière pensée consciente fut qu'il aurait tout tenté pour avoir une seconde chance avec Hermione…
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Après être restée un moment dans la salle de classe, la jeune femme décida qu'il était temps de se secouer. Elle se releva, essaya d'essuyer son visage, de remettre de l'ordre dans ses vêtements et ses cheveux. Elle constata que Drago avait oublié son sac sur le bureau et fut tentée de le laisser là, mais elle ne pouvait pas s'y résoudre. Il faudrait bien qu'elle le croise à nouveau de toutes façons… Autant avoir une bonne raison de le faire.
Elle sortit de la salle, complètement hagarde, et se dirigea à pas très lents vers la tour des Gryffondor. Elle repéra Ginny en entrant et alla s'asseoir à côté de son amie, se doutant qu'elle allait avoir besoin de vider son sac au lieu de tout refouler. La rouquine, heureusement seule, comprit évidemment que quelque chose clochait et lança un regard profondément interrogatif à Hermione.
« Ginny… »
Les mots se nouèrent dans la gorge d'Hermione, qui sentait que raconter la scène à son amie ne la rendrait que plus réelle. Elle avait encore tellement mal, se sentait encore tellement mal… Elle ne voulait pas avoir à affronter ça, pas encore en tous cas, et elle se demandait pourquoi elle était sciemment venue là.
« Non, rien, laisse. »
Elle s'apprêtait à partir quand Ginny la rattrapa par le bras et lui dit d'une voix douce :
« Hermione, quoi qu'il se passe, ne garde pas tout pour toi. S'il-te-plaît. Tu sais que ça ne donne jamais rien de bon quand tu fais ça. Je sais que quelque chose va sérieusement mal, il n'y a qu'à voir ton expression pour en être sûre… alors ne fais pas comme si ce n'était pas le cas. »
Vaincue, la jeune femme s'exécuta, et raconta à son amie la discussion qu'ils avaient eu avec Drago un peu plus tôt. Mais plus elle parlait, plus elle se rendait compte qu'elle avait été très injuste envers lui : elle lui reprochait les comportements de ses anciens amants, sans même savoir si elle avait une raison valable de le faire. Elle l'avait accusé de mentir sans lui laisser le bénéfice du doute…
Ginny essaya de lui remonter le moral comme elle le put.
« Ne t'inquiète pas Hermione… il suffira que vous en parliez tous les deux à tête reposée.
- Et si j'avais vraiment tout détruit ?... »
L'air de profonde détresse qu'affichait la Gryffondor provoqua chez la rouquine une forte envie de la prendre dans ses bras, envie qu'elle ne réprima pas. Elle se rapprocha donc d'Hermione et la serra fort contre elle, la surprise prenant un instant l'avantage dans le maelstrom des émotions de cette dernière. Elle esquissa un mouvement pour se dégager mais se laissa finalement aller, comme elle l'aurait fait dans les bras de sa mère, et s'aperçut qu'elle avait besoin de cette étreinte qui se voulait maternelle.
« Je te l'ai dit, ne t'inquiète pas, lui chuchota Ginny. Je suis certaine qu'il regrette aussi, et qu'il n'attend qu'une chose : que vous puissiez en discuter. »
Hermione se recula doucement et adressa un sourire à son amie en essayant d'essuyer discrètement les quelques larmes qui avaient mouillé ses joues.
« Tu as sûrement raison. »
Son regard se fit plus déterminé, puis de plus en plus buté.
« D'ailleurs, je vais aller le voir tout de suite. »
Ginny la regarda avec de grands yeux ronds et marqua un temps d'arrêt, avant de répondre d'une voix blanche :
« Tout… tout de suite ? Tu ne veux pas attendre demain ?
- Non. Moins longtemps il ruminera ses pensées et mieux ce sera. J'y vais.
- Tu sais où il est au moins ?
- Je pense qu'il sera à la bibliothèque, c'est là que je l'ai trouvé à se morfondre tout à l'heure. Mais je vais quand même garder ta carte si tu veux bien, au cas où il ne s'y serait pas…
- Pas de soucis. Bon courage ! »
Hermione adressa un regard reconnaissant à la jeune femme et partit d'un pas décidé vers la sortie, transportant toujours le sac du Serpentard avec elle. Elle ne s'arrêta pas pour vérifier la carte, sûre de ses présomptions, et parcourut le plus vite possible le chemin jusqu'à la bibliothèque : elle n'avait qu'une envie, tirer au clair cette improbable situation dont elle se savait responsable. Et dire à Drago qu'elle savait, à présent, ce qu'elle ressentait pour lui.
...
Arrivée devant les grandes portes, elle s'arrêta quelques instants pour calmer un peu son pouls et le chamboulement que lui causaient ses émotions. Elle entra avec un regard aimable pour Mme Pince, qui lui retourna un très léger sourire puis reprit son air sévère. Hermione se dirigea ensuite vers le fond de la salle, slalomant entre les tables et les élèves, pour se retrouver - enfin - à « sa » table et constater avec soulagement que Drago était bien là, assis devant un parchemin désespérément vide. Quand il la vit il se redressa et commença à ouvrir la bouche pour parler, mais elle lui fit signe de la laisser commencer en levant son index face à lui. Elle se rapprocha de lui et parla très doucement pour ne pas s'attirer les foudres de la bibliothécaire :
« Drago, je suis… désolée. Vraiment, vraiment désolée. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris tout à l'heure, je me suis emportée sans réfléchir… J'aurais dû écouter ce que tu voulais me dire, j'aurais dû essayer de comprendre pourquoi tu étais dans un état pareil au lieu de me braquer, et j'espère qu'il n'est pas trop tard pour me rattraper. Je… je crois que je t'…
- Stop ! »
Avec un sourire en coin, Drago l'avait arrêtée à son tour et lui chuchota à l'oreille :
« Si tu veux vraiment te rattraper, tu sais ce qu'il te reste à faire… »
Et il commença à l'enlacer, à promener ses lèvres sur les chairs tendres de sa gorge, à laisser ses mains errer dans des endroits sensibles.
« Mais !... Mais qu'est-ce que ?... »
- Chht. Tu voulais te rattraper non ? Tu n'as pas été gentille tout à l'heure, alors sois gentille maintenant et laisse-toi faire. Tu me dois bien ça, non ?
- Mais… mais non ! Pas comme ça, et surtout pas ici ! Et on n'a pas encore parlé de…
- Je n'ai pas envie de parler. J'ai envie de toi. Et je suis disposé à te pardonner ton attitude, alors laisse-toi faire. Personne ne nous verra… »
Hermione resta sans voix. Ce n'était pas comme ça qu'elle s'était imaginée la scène, pas du tout. Elle n'aurait jamais pensé que Drago essayerait de prendre un prétexte pareil pour demander du sexe, surtout pas dans cette situation là, surtout pas après cette nuit là… Elle ne comprenait pas. Et surtout, ce n'étaient pas les caresses douces dont elle se souvenait. Et depuis quand avait-il décidé de se passer de son consentement ? Comme elle ne réagissait plus, il l'embrassa à pleine bouche et c'est à cet instant qu'Hermione commença réellement à paniquer. Elle se dégagea, d'abord gentiment, puis elle le repoussa un peu plus énergiquement. Désir et interrogation se mêlaient dans les prunelles du Serpentard, et quelque chose d'autre qu'elle n'arrivait pas à identifier.
« Il faut… Attends-moi deux secondes s'il-te-plaît, je reviens. »
Drago essaya de l'attraper par le bras mais elle s'échappa à temps, et tenta de lui sourire avant de partir vers la sortie. Une fois seule dans le couloir, elle sortit la carte du maraudeur et l'activa. Ce n'était pas le baiser de Drago. Cette personne ne pouvait pas être Drago. Ce n'était pas possible. Elle chercha la bibliothèque sur le morceau de parchemin, puis regarda le point à côté de leur table, point qui se dirigeait à présent rapidement vers la sortie. Et elle n'en revint pas.
Théodore Nott.
Elle reprit vite ses esprits en entendant Mme Pince réprimander quelqu'un pour lui signifier de ne pas courir, et comprit que Théodore venait la chercher. Elle se précipita plus loin, dans une petite alcôve, et parvint à se terrer juste à temps dans un recoin : le Serpentard venait d'ouvrir les portes de la bibliothèque à grand fracas, toujours sous les traits de Drago, un air rageur sur le visage. Il passa devant elle sans la voir et partit en direction de la tour des Gryffondors, probablement à sa recherche.
Quand il fut hors de vue, elle sortit la carte et chercha le petit point du vrai Drago. Aucun des endroits habituels ne donnant de résultats, elle dut se résoudre à regarder les pièces une par une. Elle finit enfin par le trouver… dans un des cachots, au sous-sol. Une seule explication à cela : Théodore lui avait fait du mal et l'avait dissimulé là-bas.
Elle se mit à courir en direction des cachots, en priant pour ne pas tomber sur l'imposteur en chemin, et enchanta une petite note magique pour expliquer la situation à Ginny. Elle était complètement confuse, ne sachant pas quoi penser de ce qu'il venait de se passer. Qu'est-ce qu'il avait pris à Théodore ? Des dizaines d'hypothèses commencèrent à fourmiller dans sa tête, plus invraisemblables les unes que les autres, et elle sentit une bouffée de panique refaire surface petit à petit. Elle se força à se calmer, à se concentrer sur son objectif principal : trouver Drago et vérifier qu'il allait bien. Il fallait qu'il aille bien. C'était la seule chose qui avait de l'importance.
...
Elle courait tout en jetant des coups d'œil à la carte, pour vérifier sa position par rapport à la salle dans laquelle était Drago, et arriva enfin dans le couloir qui desservait celle-ci. L'endroit était particulièrement lugubre, les torches rares et les murs suintaient d'humidité : on pouvait même deviner des tâches de mousse ici et là dans les recoins des vieilles pierres. Elle s'élança devant la porte de la salle qu'elle ouvrit dans un fracassant ALOHOMORA !, et s'arrêta net sur le seuil.
Drago était ligoté à une colonne par des liens magiques, le visage tuméfié, une flaque de sang à ses pieds : il était inconscient - ou mort, pour autant qu'elle en sache - et on pouvait apercevoir sous les bleus et les coupures qu'il avait un teint cadavérique.
Hermione se précipita vers le Serpentard et écouta son cœur : c'est avec un immense soulagement qu'elle l'entendit battre. Elle défit ses liens, le maintint contre la colonne le temps de lui lancer un Mobilicorpus puis le fit allonger sur le sol. Elle conjura quelques compresses et entreprit de lui essuyer tant bien que mal le visage, avec des gestes d'une infinie douceur, tant elle avait peur de lui briser quoi que ce soit. Toute l'opération lui laissait une désagréable sensation de déjà-vu. Quand elle eut fini, elle voulu se relever lorsqu'elle entendit une voix doucereuse lui lancer :
« Que c'est touchant ! »
Elle se mit debout et n'eut pas le temps de réagir avant que sa baguette ne s'envole, retombant dans les les mains de Théodore dont les traits étaient encore un peu emprunts de l'apparence de Drago. Il affichait un air froid et méprisant, très loin de tout ce qu'elle connaissait de lui.
« Alors, que penses-tu du relooking de notre Prince déchu des Serpentards ?
- Mais qu'est-ce qu'il t'a pris ?
- Tu n'as pas deviné ?... »
Hermione ne répondit pas, comprenant doucement d'où lui venait son impression de déjà-vu.
« Ton esprit pourtant si brillant me déçoit, Hermione. N'es-tu pas celle qui a découvert notre cher Drago la dernière fois qu'on lui avait refait une beauté ? »
La jeune femme pouvait presque sentir les rouages de son cerveau tourner à toute allure pour mettre en abîme les évènements de ces derniers mois et ce que Théodore sous-entendait.
« Enfin quand je dis ‟on"… Disons que je parle plus de mes pantins que de moi. Mais, ne nous méprenons pas, ajouta-t-il avec un rire badin. Être le stratège de l'opération était tout à fait jouissif.
- Mais… mais pourquoi ?... »
Hermione n'arrivait pas à mettre des mots sur les émotions qui la traversaient.
« Pourquoi j'ai entrepris de détruire cet imbécile ? »
Le visage de Théodore passa de l'indifférence à une horrible expression de rage difficilement contenue.
« Mais parce que la guerre n'a pas eu raison de lui, comme cela aurait dû être ! Des années, des années que j'attends qu'il fasse une connerie et qu'il en crève… Je pensais enfin tenir le bon bout, lorsqu'il s'est aliéné à Voldemort…»
Hermione n'en revenait pas. Elle essaya de gagner du temps comme elle le pouvait, en espérant que Ginny ait bien reçu sa note.
« Pourtant vous étiez amis, non ?
- Amis ? Ha ! Hermione, il m'a volé ma place. C'est MOI qui aurais dû être le Prince des Serpentards, moi qui avais tout pour être le centre des attentions. Mais non, ce petit arrogant stupide s'est imposé parce que le nom des Malefoy fait trembler les faibles.
- Drago n'est pas stupide !
- TAIS-TOI ! »
Une douleur cuisante la brûla sur la joue droite et elle sentit un peu de sang couler.
« On ne m'interrompt pas quand je parle. Si, Drago est stupide. Il est stupide parce qu'il a cherché à marcher dans les pas de son père sans se poser de questions. J'ai, pour ma part, eu plus de jugeote et n'ai jamais adhéré aux idées saugrenues du mien, Mangemort notoire. Ha, Hermione, ma douce Hermione… »
Il fit une pause, et s'approcha d'elle.
« Je suis incommensurablement intelligent. Lorsque j'aurais enfin obtenu les stupides diplômes de cette école, je vais me démener pour accéder au pouvoir. Et j'y parviendrai si facilement. Voldemort a commis l'erreur de sous-estimer la compassion et l'empathie des gens… Il a sous-estimé la passion qui anime les faibles et les nés-moldus quand on essaie de leur dire qu'ils ne valent rien. Lui aussi était stupide. On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre… Ils vont m'adorer, ils vont tous m'adorer. Et quand ils se rendront compte de ce qu'ils ont fait, il sera trop tard. »
Il se releva et fit quelques pas, le regard perdu dans le vague.
« J'aurai enfin le pouvoir dont j'ai toujours rêvé. Et lorsque j'aurai révélé au monde notre existence… les sans-magie me considèreront comme un dieu, Hermione.
- Personne ne te laissera faire une chose pareille.
- Bien sûr que si… je vais gagner la confiance de tout le monde, comme je l'ai fait avec vous. Je te l'ai dit, ce sera facile. Mais toi, tu ne seras plus là pour le voir. »
Hermione sentit que c'était le moment ou jamais de faire durer la conversation.
« Et pourquoi cette mise en scène ce soir ? Tu as pris des risques parfaitement inutiles.
- Non, pas inutiles. Cette "mise en scène" m'a permis de faire souffrir un peu plus Drago, en lui disant tout ce que j'allais pouvoir te faire sous ses traits. Je t'avoue être un peu déçu de n'avoir pas réussi à concrétiser… Mais tant pis. Les yeux désespérés de ce crétin en valaient la peine.
- Mais… mais pourquoi tant d'acharnement ?
- Parce que cela fait des années que j'attends, d'abord, et aussi parce que j'ai pu m'entraîner au contrôle des foules. Je suis plutôt fier de moi d'ailleurs. Sur les cinq larrons responsables de la défiguration de notre Prince, quatre sont en fait des première année sous Imperium, ayant bu du Polynectar contenant un cheveu de mon acolyte, Mr. Goyle. Il est le cinquième, un peu indiscipliné parfois. C'était… facile. Brillant, mais facile. Cette sensation de pouvoir… c'était grisant. »
Il se tourna vers Hermione.
« Bien, il me semble que la cavalerie qui devait te sauver n'est pas arrivée, et que le blond défiguré à tes pieds ne souhaite pas se réveiller. Inutile de continuer à me faire parler pour gagner du temps, ma chère, très chère Hermione. Si seulement tu ne t'étais pas entichée de lui… tu aurais pu être ma Première Dame. Mais tu es, finalement, trop stupide toi aussi. Impero ! »
Avant même qu'elle ait pu pousser un cri de protestation, Hermione sentit qu'elle perdait le contrôle de son corps. Théodore la fit lever et tourner sur elle-même, comme si elle dansait, avant de lui faire plier genou devant lui.
« Voilà, quelle est ta place. Quelle sera la place de toute la foutue population humaine. Mais assez joué, il faudrait songer à te… désaltérer. »
Il la fit marcher jusqu'à une petite table en bois où trônait une fiole remplie d'un liquide bleu vif qui produisait des volutes hypnotisantes.
« Tu auras je pense reconnu ma petite potion… Et tu as donc compris combien je suis clément, avec ce Filtre de la Mort douce. J'aurais pu te tuer de façon douloureuse, mais je ne suis pas réellement sadique par plaisir avec ceux qui ne m'ont rien fait. Bien, il est temps de boire ma chérie, après quoi je maquillerai tout ceci pour faire croire que Drago a eu raison de toi. Fais de beaux rêves… »
Hermione essaya de lutter contre l'Imperium, mais elle ne parvint qu'à faire trembler sa main. Elle se vit attraper la fiole, l'approcher lentement de ses lèvres, elle sentit même le froid du verre contre sa chair…
Au moment où elle inclinait la fiole pour faire couler la potion dans sa bouche, elle entendit un bruit sourd derrière elle et reprit enfin le contrôle. Elle lâcha précipitamment la fiole qui alla s'écraser au sol, se brisant en centaines de petits morceaux et éclaboussant le sol et ses chaussures du liquide bleu.
Avec un soupir de soulagement elle se retourna et vit Théodore sur le sol, inconscient, et Drago qui avait visiblement rampé jusqu'à lui pour le faire tomber. Elle se dépêcha d'attraper sa propre baguette et celle de Théodore, avant d'attacher celui-ci avec un Incarcerem un peu trop serré, et alla auprès de Drago pour couvrir son visage de baisers. Il essaya de lui parler d'une voix très faible, mais elle ne comprit que quelques bribes de mots :
« Hermi… … désolé… il a ?...
- Drago, tais-toi, garde des forces. Je vais te sortir de là. Ne t'inquiète plus de rien, je suis près de toi et je vais prendre soin de toi. »
Il lui adressa un semblant de sourire et referma les yeux, reconnaissant. Hermione entendit alors au loin des voix familières qui l'appelaient et songea que sa « cavalerie » était enfin arrivée. Comme elle ne supportait pas l'idée de laisser Drago seul, elle ouvrit à distance la porte - que Théodore avait refermée - avec suffisamment de fracas pour attirer Ginny dans sa direction. Des pas précipités se rapprochèrent, annonçant l'arrivée de Ginny et Harry : ils firent bruyamment irruption dans la pièce.
« Hermione ! »
Ginny se jeta littéralement sur elle, et la serra si fort qu'elle crut étouffer. Harry quant à lui se pencha au-dessus de Théodore, qui commençait à se réveiller, et lui lança son poing en travers du nez. On entendit un craquement sinistre et un cri de douleur qui se rapprochait plus d'un couinement sonore, puis une seconde frappe - à la tempe cette fois-ci - lui fit à nouveau perdre connaissance. Même Hermione ne protesta pas contre la violence de l'action, n'oubliant pas que la victime avait essayé, au cours de la dernière heure, d'abuser d'elle puis de la tuer. Harry se dirigea vers elle, et l'enlaça aussi avant de lui murmurer des excuses pour son retard. Hermione se dégagea doucement des bras de ses amis et leur dit, d'une voix emprunte d'émotion :
« Je m'occupe d'amener Drago à l'infirmerie, vous pouvez emmener cet… individu… dans le bureau de McGonagall ? Je vous rejoins pour lui expliquer - et à vous aussi par la même occasion - ce qu'il s'est passé dès que je suis certaine que Drago va aussi bien que possible. »
...
Sur le chemin de l'infirmerie, Hermione ne lâcha pas une seule fois la main du Serpentard tandis qu'elle le faisait léviter. Elle se sentait coupable de ce qu'il lui était arrivé, coupable de l'avoir laissé seul alors qu'il avait besoin d'elle : elle aurait pu mourir sans avoir jamais pu lui dire combien elle l'aimait.
Lorsqu'elle entra dans la grande pièce blanche, Mme Pomfresh vint à sa rencontre et poussa de grands cris indignés lorsqu'elle vit l'état de Drago et le sang sur la joue de la jeune femme. Elle demanda à Hermione d'installer immédiatement le Serpentard sur un lit et alla chercher ce dont elle avait besoin pour commencer le processus de guérison. Hermione profita de son absence pour réveiller Drago en lui caressant le visage et, sitôt qu'il eut ouvert les yeux, s'approcha de lui et lui murmura :
« Drago, je suis désolée de n'avoir pas été capable de te le dire avant, mais il faut que tu le saches maintenant : je t'aime. Je t'aime et je voudrais être à tes côtés, si tu veux toujours de moi. »
Au prix d'un effort inconsidérable, Drago parvint à lever la main pour prendre celle d'Hermione, et avec un doux sourire il lui répondit :
« Je sais que je suis irrésistible Granger. Mais moins que toi. Je t'aime aussi Hermione, n'en doute jamais. »
Elle embrassa sa main, puis la reposa délicatement sur le lit alors qu'elle entendait Mme Pomfresh revenir de son armoire à onguents. Lorsque l'infirmière eut fini de guérir sa joue, Hermione partit avec un dernier regard pour son amant, l'homme qu'elle aimait. Elle le vit l'admirer, comme si elle était la seule femme au monde.
...
Une quinzaine de jours plus tard, la vie avait repris son cours normal. Théodore avait évidemment été renvoyé et privé de sa baguette, purgeant une peine à Azkaban pour coups, blessures, utilisation de Sortilèges Impardonnables et tentative de meurtre. Goyle avait été arrêté également, au titre de complice, et de surprenants ragots bruissaient dans les couloirs de l'école. Hermione essayait de ne pas y prêter attention, se plongeant à corps perdu dans la révision des ASPICS entre deux visites à l'infirmerie.
Un soir, alors qu'elle était restée seule très tard à la bibliothèque afin de travailler la Botanique, elle entendit un bruit incongru dans la salle pourtant vide : le grattement d'une plume sur un parchemin. Un grand sourire aux lèvres, elle se leva précipitamment et chercha l'origine du son, quelques mètres plus loin : elle regarda entre les rayonnages et vit une table sur laquelle trônaient un parchemin, surmonté d'une plume enchantée qui écrivait toute seule, et une écharpe verte et argent.
Elle s'avança jusqu'à la table, pour lire le parchemin.
Surprise ! Surprise ! Surprise ! Surpr…
Elle allait se retourner quand Drago l'enlaça par la taille, lui déposant de doux baisers dans le cou. Elle profita quelques instants de l'étreinte puis se retourna pour embrasser son beau Serpentard. Quand ils rompirent le baiser, elle lui adressa un regard plein de faux reproches et lui dit d'une voix boudeuse :
« Tu aurais pu me dire que tu sortais !
- Ha, mais ça aurait gâché la surprise. Après tout, c'est ici que tout a commencé. Que ma vie a recommencé, grâce à toi. Tu ne sais pas à quel point je peux t'aimer…
- Hé bien viens me le montrer… à quel point tu m'aimes… »
Et elle l'entraîna à sa suite à travers les couloirs du château, en direction d'un lit, d'une nuit mouvementée… et d'un avenir prometteur.
...
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Hiiiiii ! Et c'est la fin x)
Bon, un peu d'émotions quand même comme je l'ai dit au début, c'est la première "vraie" fic HP non OS que je publie, la première que je termine, donc même si c'était court ça me fait quand même drôle. Je suis très heureuse de l'avoir partagée avec vous, et surtout : merciiiii merci merci merci de m'avoir suivie, de m'avoir encouragée ! Je ne pourrai jamais exprimer toute ma gratitude à celles qui ont pris la peine de me faire une review, vous savez combien ça compte pour les auteurs de FF (surtout que beaucoup d'entre vous sont aussi auteuses :p). Donc merci, mille fois merci !
Et cette fin vous a-t-elle plu? Est-ce que c'est une conclusion logique pour la fic? Est-ce que vous vous attendiez à ce que Théodore soit le cerveau de l'affaire? Je pense que je ne suis pas capable d'écrire une fin qui n'est pas un Happy Ending, ça me frustre toujours quand je lis un truc qui se termine mal... Qu'est-ce que vous en pensez?
Et maintenant, ma fameuse annonce x)
J'ai une nouvelle fic en cours d'écriture (huu captain obvious) ! Elle est pratiquement terminée, et ça a été une grosse surprise pour moi. Au départ, ça ne devait être qu'un petit OS pour me détendre un peu avant d'attaquer mon prochain Dramione, et puis finalement... ça s'est transformé en quelque chose de plus long, parce que... parce que les petits coquins en ont décidé ainsi x)
Et donc, c'est aussi une romance, et comme couple... C'est un pairing assez peu représenté par rapport à d'autres, mais quand je l'ai découvert j'ai tellement adoré l'idée que j'ai pas pu m'empêcher d'en tenter un ! Et... C'est un Charlie / Hermione !
Comme l'écriture est vraiment avancée je pense faire une pause la semaine prochaine pour marquer le coup et commencer à poster celle d'après (le 30 Juin donc). Et pour les fanatiques des Dramiones, sachez que j'ai déjà l'idée de ma prochaine fic sur eux et que je commence l'écriture dès que possible, donc pas d'inquiétude x)
Merci encore d'être toujours là, à bientôôôt ! Stay tunned !
