OO mais oui, me revoilà et vachement plus vite que prévu et avec du spécial !
Je sais, je sais, je suis formidable (et modeste).
Alors oui me revoilou avec un chapitre dont le thème est un poil décalé et oldschool.
Du coup, on se retrouve en bas et je vous en dis plus, promis.
B.O - RHPS / BB la nuit - Thérapie Taxi /
. . . . . .
Disclaimer : Tous les persos d'origine appartiennent à celle qui nous a appris que le Baseball se pratique sous Muse.
. . . . . .
Chapitre 10 :
Time Warp
. . . . . .
C'est le grand jour. Tout le monde est prêt. Enfin presque.
Miroir magique au mur qui a beauté parfaite et pure (Moi devant le miroir )
"On peut échanger Em' steuplait ?
- Oh non c'est le jeu mon pauvre Eddy t'as tiré Rocky, t'es Rocky !
- Alors je change de boxer, celui-là est vraiment minimaliste.
- Nope ! Allez quoi Edward c'est quoi deux heures de ta vie et puis l'année dernière t'étais en Magenta, me dis pas que le déguisement de soubrette te manque ?!
- J'étais déjà plus habillé. Là, sérieux c'est très petit !
- Ah ben c'est sûr faut pas que Bella soit dans les parages..
Je le frappe du coude.
- Non mais je vais me les geler et littéralement ! Rappelle-moi pourquoi on fait ça en octobre ?
- Parce que c'est l'anniv d'Éric, et que c'est notre tradition.
- Ma vie craint !
- Tu dis ça à chaque fois… Allez !"
Les amis en avant pour le Rocky Horror Picture Show !
J'entre le premier dans la voiture et bouge frénétiquement les jambes pour me réchauffer. Emmett, Éric et Jasper me suivent de près et me gueulent dessus pour activer le chauffage au plus vite.
"On aurait dû prendre le 4x4. Propose après coup Emmett, à peine installé à l'arrière.
- Ouiii bien sûr Em', monter en talons dans ta caisse et avec notre dextérité, quelle bonne idée ! Lui répond Jay à sa gauche, tout en attachant sa ceinture de sécurité.
- Éric c'est pas qu'on t'aime pas hein mais sérieux on pourrait pas fêter ton anniversaire en été ? Brillante idée Em' !
- Ou changer de thème ? Intervient son compère, bien en forme, lui aussi.
- Les gens, vous me désespérez. Eddy démarre avant que je ne change d'amis.
- Roooo allé fais pas ta fille Éric.
- McCarty si je ne te connaissais pas je dirais que t'es un pauvre con !
- Et là ?
- Ben là t'es con mais comme t'es sexy, ça compense.
- Hey matez ça, dis-je en le zieutant depuis le rétro… Emmett rougit !
On éclate tous de rire et Emmett boude comme un gosse.
Mais Éric, joueur au possible, pose une main sur ma cuisse nue et je sursaute..
- J'aime vous faire de l'effet les gars !
- Tain Éric t'as les doigts archi froid surtout ! Et puis pas touche à la créature !
- Ouais range tes mains baladeuses Yorkie ! Eddy est du genre sensible et cette année il m'appartient, rit Emmett en s'ajustant le corset.
- T'es jaloux ? Lui balance Eric.
Les yeux de mon coloc roulent et Jasper, apparemment mal fagoté dans son costume de domestique transylvanien, ne cesse de gigoter.
- On a surtout pas envie qu'il nous envoie dans le décor.
- La confiance règne les mecs merci !
- Ah ben nous on se fit à la gueule de ta caisse surtout.
Ajoute York, tout en pestant contre ma playlist. Il se met à toucher à tout sur le tableau de bord et je l'arrête d'un mouvement sec de la main - Laisse ma zic en paix !
- Je tiens à rappeler que c'est pas exactement de ma faute sur ce coup là hein.
- D'ailleurs t'as le droit de rouler avec ?
- Mais vous avez fini de râler ?!
À croire que se travestir nous transforme littéralement en vieilles filles. Et c'est comme ça tous les ans.
Vous vous souvenez l'année dernière quand on a fini dans la piscine de la mère de Jay ?
Je tente d'orienter la conversation sur un sujet plus sympa et surtout loin de certains souvenirs qui pourraient me donner le tournis. Et ce n'est malheureusement pas qu'une façon de parler me concernant.
- Ah au fait tiens à ce sujet - m'interrompt Jay, son téléphone en main - ma mère m'a passé un message pour vous.. Elle dit, ouvrez les guillemets : "Si vous approchez encore de la villa habillés de la sorte, je lâche les chiens !" Fin de citation. Charmante n'est-ce pas ?
- Ahlala belle maman !
- Emmeeeett, le menace t-il du poing.
- Oh et quand on a dû prendre le bus pour y aller ?! Et qu'à l'entrée ils voulaient nous recaler parce qu'on avait des baskets. Comme si on allait prendre le bus en talons aiguilles.. Les fous ! Je peux être doué mais j'ai mes limites.
- Heureux de savoir et je pense parler au nom de tous ici qu'il existe des limites à ta folie Yorkie.
Éric montre fièrement son majeur à Jasper et ce sans même se retourner. En réponse Jay tchipe mais très vite revient à son activité favorite - halluciner devant les conneries d'Emmett - en plein étalage de ses tétons par dessus le corset noir desserré au max.
- Vas-y touche les ! J'te jure ils sont tellement dur à cause du froid, qu'on pourrait couper du verre avec.
- Non mais ça va pas mieux toi ?! Au retour je change de place avec York.
- Non merci.
- Aucune solidarité masculine.
- Je conduis à la place d'Edward alors.
- Si tu veux.
- Lui pour être aussi rapidement d'accord avec ce qu'on dit, il doit avoir la tête ailleurs. Tu penses à Bella, Eddy ?
- Non (enfin oui mais non pas que) je pensais à notre meilleur souvenir de R.H.P.S. Pour moi ça reste la première année. Vous n'êtes pas d'accord ? "
Mon intervention met tout le monde d'accord et clôt surtout cette discussion surnaturelle…
Un lundi d'octobre, il y a de ça quelques années, Éric était arrivé en larme au bahut après une grosse dispute avec ses mamans. Il avait découvert ce film mythique des seventies durant le weekend et lorsqu'il avait appris que certains théâtres le diffusaient encore et en interactif, il ne voulait rien d'autre pour son anniversaire. Ses mères, en général cool, ne comptaient pas céder au caprice de leur fils jugeant le spectacle un peu trop osé pour son âge. Éric en était inconsolable. Très rapidement et sans trop savoir où nous allions mettre les pieds, nous décidions, les potes et moi, d'accéder à sa demande et de lui faire la surprise le samedi suivant. Et le fameux weekend arriva bien trop vite. Préoccupés par nos tenues plus que par l'organisation, nous avions négligé un élément de taille…
Ce soir là, le père de Jay et le mien étaient de corvée garderie d'ados tandis que nos mères étaient de sortie cosmo. Alice et Rosalie faisaient leur soirée pyjama de leur côté et nous avions attendu le meilleur moment du match de hockey pour s'échapper, talons aux mains et capuches relevées ou bonnets sur la tête - de vrais ninjas - Lumière éteinte, lampe de poche entre les dents d'Emmett et à pas de velours, nous nous dirigions vers la porte côté cuisine quand soudain mon père alluma la pièce. Surpris et effrayé, il poussa un cri qui retentit dans presque toute la maison. Devant lui, se tenait une belle brochette de vainqueurs vêtus de fringues douteuses et maquillés comme des voitures volées.
"Major, ramène-toi ! Hurla t-il par-dessus son épaule. Le père de Jasper ne mit que quelques secondes pour nous rejoindre et hoqueta face à la scène.
- Mais qu'est ce que ? Jasper c'est toi ?
Mon père main sur la poitrine, avait du mal à saisir. Quand au père de Jasper, une envie soudaine de botter des fesses se lut bien trop facilement dans son regard. Tous les quatre en ligne désormais, nous regardions le sol. Honteux de s'être fait prendre et surtout extrêmement silencieux.
- Alors c'est quoi cette fois ? Crise hormonale ? Secte ? Un nouveau groupe émo fait un concert sauvage dans un hangar ?
. . .
Pas de réponse ? Très bien Major appelle nos femmes. Elles vont être ravies d'apprendre que leur soirée est finie.
Je levais alors la main comme pour demander la permission à l'école et mon père croisa les bras.
- En fait, on va au théâtre.
- Au théâtre ?
- Pour l'anniversaire d'Éric.
- C'est qui Éric ?
- C'est moi m'sieur Cullen.
- Ah oui pardon c'est vrai Yorkie. Euh Éric… donc au théâtre hein ? Et c'est quoi comme pièce ?
- Rocky Horror Picture Show.
- Hm Hm Rocky Horror Picture Show. Et les "costumes" c'est pour ?
- C'est parce que les spectateurs jouent comme les acteurs.
- Et le fauteuil roulant ?
- C'est dans le film.
- C'est un film ou une pièce de théâtre ?! Je comprends plus rien moi.
- Non attends Major, la vraie question est d'où sort ce fauteuil roulant ?
- L'ho, L'ho..
- Ne me dites pas que le fauteuil vient de mon hôpital ?
- Ah c'est ton hôpital maintenant ? Tu m'avais pas dit !
- Non mais Major c'est façon de parler et puis Ô c'est pas le sujet ! Rouspète mon père.
- Mais on va le rendre j'te jure !
- Ah mais je n'en doute pas mon fils ! Et les sous-vêtements, chaussures, tout ça là, tu les volé à qui cette fois ?
- Euh maman ?
- Des escarpins à cinq cents dollars… Ta mère va t'assassiner. Allé tout le monde remonte et se change. Presto !
- Papa, non steuplait ! C'est l'anniversaire d'Éric ! Et-
- Et quoi ? Vous laisser sortir comme ça ? Moi vivant, jamais ! T'entends Edward ? JAMAIS !"
…
"Quand je pense qu'on a même pas eu besoin de tuer ton père pour y aller…
- Vous vous rappelez de leur tête quand ils nous ont déposé en voiture, casquettes enfoncées et lunettes de soleil en pleine nuit ?
- C'était cool de leur part n'empêche !
Nous nous regardons avec Eric, regards brillants remplis de souvenirs.
- Ouais même si j'ai été puni un mois entier et que j'ai dû racheter des collants à ma mère. Souligne-je.
- Moi, mon père, il m'a appelé Lady toute une année. Pauvre Jay...
- Ah la la beau papa !
- Ta gueule Emmett !
Soudain Eric se fige sur son siège et calme tout le monde.
- Edward ralenti, regarde y a les flics.
Et il a raison. Un peu plus loin devant, un patrouille nous fait signe de nous ranger sur le bas côté.
- Merde. Jay pitié dis-moi que tout est clean.
- Clean.
- Ouf c'est déjà ça."
Je coupe le contact et plus personne ne moufte. Un agent s'approche d'un pas exagérément lent et me demande de baisser ma vitre avant. J'ai comme un mauvais pressentiment...
"Mesdames bonsoir, ... euh mais qu'est ce que ?
- Bonsoir monsieur l'agent. On est juste déguisé.
- Mouais. permis de conduire et carte grise jeune homme s'il vous plaît.
- Oui monsieur. Tout de suite.
Faussement calme, je lui passe mon portefeuille et ramène mes mains sur le volant. Celle aux cicatrices tremble plus que de raison et je resserre ma prise pour contenir ce reflex signe de grand stress.
- Vous savez que vos feux de signalisation sont hs ? Vous avez eu un accident récemment ?
- Oui, le weekend dernier monsieur.
- Hm Hm, 'dit'-il concentré sur mes papiers.
- Mais je n'étais pas au volant, j'avais prêté ma voiture.
- Ouais. Donc. Vous vous appelez Edward Cullen et vous êtes le propriétaire de ce véhicule, c'est bien cela ?
- Oui monsieur. Euh officier.
- Edward Cullen hein ? Allez sortez du véhicule.
- Mais..
- Et tous les quatre.
Merde !
- Donc Cullen, York, Whitlock et bien évidemment McCarty. La grande équipe au complet.
- On va juste à un spectacle costumé.
L'officier qui semble nous connaître, ne me lâche pas du regard. Cet homme, dont le costume se distingue des autres agents présents me dit quelque chose et je reste bloqué sur cette impression de déjà vu. Mes amis se tiennent tranquille alors que le froid nous saisit et je regrette de ne pas avoir suivi l'idée d'Emmett - à savoir prendre sa caisse.
- Vous rouliez six miles au dessus de la vitesse autorisée sur une portion limitée à 37 et dans un véhicule endommagé. Je vais vous demander de souffler dans l'alcootest pour commencer et vous allez m'expliquer pourquoi je vois dans votre portefeuille deux pièces d'identité dont une au nom d'Anthony Masen-22 ans.
Je suis foutu.
- Écoutez c'est pas du tout ce que vous croyez, c'est pour le boulot.
- Ed tu t'enfonces, tais-toi. Me conseille Eric entre ses dents.
- Quelque chose à dire monsieur York ?
- Non chef Swan.
- Attends tu l'as appelé comment là ? Murmure-je à mon tour, pas sûr d'avoir entendu l'info de l'année.
- Chef S.w.a.n.
Éric se penche vers moi et me chuchote à l'oreille ce nom tant redouté en appuyant bien sur chaque lettre, histoire de bien l'enfoncer dans mon crâne de piaf.
C'est le père de Bella voyons. Tu ne l'as pas reconnu ? Passe t-il, lèvres pincées.
Putain oui, c'est Charlie ! Je ne l'avais pas reconnu sans sa moustache. C'est de pire en pire. Je dégluti dans le vide et ferme surtout bien ma gueule. Non parce qu'avec ma chance, il a un radar à petit con qui martyrise et/ou roule des pelles (entre autre chose) à sa fille chérie - pourvu qu'il ne me tire pas dessus.
Il me toise du regard sans faiblir une minute et le temps soudain se fige dans l'agonie. Je vais finir en taule vêtu d'un slip doré.
- Bon récapitulons. Nous avons quatre individus âgés de moins de vingt et un ans, grimés pour la plupart en filles de joie, roulant légèrement au dessus de la vitesse autorisée et ce dans une voiture emboutie dont les phares sont cassés. Aucune infraction ne figure sur vos casiers, zéro excès de vitesse et votre test d'alcoolémie est négatif. De parfaits petits anges. Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de vous ?
- Nous laisser y aller pour cette fois ?
- Et pour quel motif McCarty ? Parce que j'ai devant moi des fils de médecin, magistrates, diplomate et sénateur ?
Parce que j'ai sauvé votre fille ?! - Putain Eddy c'est le moment de faire le mariole là tu crois ?
- Non monsieur. Chef.
- Parce que nous n'avons pas d'antécédents. Dis-je le plus calmement possible.
- Et ?
- Et qu'on est des bons gars. M'aide Jasper mais sans trop y croire. C'est probablement le coup de bluff du siècle là.
- Peut être bien mais Cullen a une fausse carte d'identité sur lui et si je fouille bien je suis persuadé d'en trouver une sur chacun de vous.
- Je suis le seul à en avoir. Couvre-je mes potes.
- Ah oui vraiment ?
- Oui chef.
- Donc je devrais te coffrer toi et uniquement toi ?
Emmett semble vouloir intervenir mais Jay le retient et il fait le bon choix.
Je serre la mâchoire.
- Oui chef.
Le père de Bella est visiblement surpris par ma répartie et soudain quelque chose change dans son expression.
- Écoutez les gosses. Normalement c'est pas mon boulot ça mais vous savez c'que c'est : manque d'effectif, femme enceinte à la maison.. Enfin non vous savez pas.. Bref j'avais besoin d'un peu d'action et là je tombe sur vous. Mais vous êtes tous des amis de ma fille, n'est-ce pas ?
- Oui, lançons nous synchro. Excepté mon coloc, grand sourire aux lèvres.
Il va me faire tomber ce con ! Emmett range-moi ce putain de rictus !
- Rassurez-moi, ma fille n'est pas mêlée à ce truc -euh-spectacle ?!
- Il n'y a que nous, monsieur.
- Alors pourquoi il rit celui-là ?
- Il est juste débile c'est le foot vous savez il prend trop de coups sur la tête. Crache Jasper passablement fatigué par son éternelle attitude de sale gamin - Et il n'est pas le seul... Emmett grogne un peu trop fort et je rêverais de pouvoir lui botter le cul jusqu'en Arizona - couché bordel !
- OK. Bizarre. Bon allé pour cette fois je passe l'éponge. J'en peux plus de vous voir comme ça.
Chacun de nous souffle un bon coup et le soulagement qui nous envahit, nous détend instantanément.
Cullen, ta carte tu peux faire une croix dessus et t'as pas intérêt à réitérer, t'as compris ?
- Oui chef Swan.
- Voici les contraventions à régler et ce fissa si j'étais toi.
J'ose même pas regarder le montant et hoche tout bonnement la tête bien trop content de lui échapper. Il se rapproche de moi, pose une main sur mon épaule et me regarde dans les yeux d'un regard déterminé.
Si j'te coffre pas toi et tes potes, c'est uniquement parce que tu as sauvé ma fille une fois.
Techniquement deux fois. Mais ouais on va pas chipoter, me dis-je dans la tête en espérant ne pas avoir pensé trop fort.
Et d'ailleurs, cela fait un bail que je voulais te remercier, rajoute-t-il gravement. Elle devait beaucoup compter pour toi.
Rougis pas Cullen, t'y es presque !
- Euh oui, c'était ma meilleure amie. Mais je l'aurais fait pour n'importe qui monsieur. Dis-je limite trop détaché pour ne pas éveiller les soupçons.
- Ouais ben t'es un bon gars. Par Contre, poursuit il, je ne peux pas te laisser reprendre le volant de cette voiture.
- Quoi ?
- La loi c'est la loi.
- Mais comment est-ce qu'on va faire ?
- Mon adjoint va appeler un garage pas loin d'ici, je connais le type. Une dépanneuse va venir dans quinze/vingt minutes, c'est un rapide et vous en attendant, Je vous conseille d'appeler quelqu'un de confiance et pas un Uber, que je ne vous retrouve pas au poste pour.. Un autre motif. Et la prochaine fois messieurs, pensez à amener de quoi vous changer.. Au cas où."
Et sur ces bonnes paroles, il s'en va nous laissant seuls comme des cons.
"Super ! Râle Eric entre deux claquements de dents.
- Bon qui on appelle ? Demande-je, tout aussi frigorifié.
- Mon père est pas sur le continent. Répond Emmett, mains sur les hanches, jambes écartées façon cow-boy - mais en tenue sm.
- Le mien, secret défense. Précise Jasper avant de retourner poser ses fesses sur la banquette arrière de ma caisse, portière ouverte et jambes à l'extérieur.
- Les mamans d'Éric sont dans le sud. Alice et Rosalie sont avec ma mère en weekend. Dis-je en l'imitant.
- Reste ton père Edward.
- Hors de question, il va m'envoyer en Alaska ! - Et déjà que je n'aime pas le froid !
- Bon ben alors y a plus que…"
Oh non la poisse ! Je ressors de la caisse et m'éloigne un peu pour peser le pour et le contre. Mais très vite je réalise que mes options sont de une.
"Allo bella ?"
Après une conversation gênante des plus consternantes du style - Salut c'est ton ancien meilleur ami /héros /connard /peut être actuel petit ami que tu as giflé la dernière fois après qu'il t'ai embrassé devant le diner. tu te souviens de moi ? Ouais ben j'ai croisé ton père, très sympa d'ailleurs ton paternel et bien, figure-toi que j'ai de nouveau plus de voiture et qu'on est quatre cons habillés en travelos dans la rue et que tu es notre dernier espoir (Luke) tu peux venir nous récup steuplait et genre vite ?
Voilà voilà. Donc comme je le disais, après cette conversation oh combien what the fuck, je me dis bêtement que rien de pire ne peut nous arriver à présent. Mais c'est sans compter mon ange gardien à priori déchu et bourré style clodo des enfers qui m'envoie Jacob black en dépanneur.
"Eddy regarde qui voilà. Me dit Jasper en tirant sur sa clope.
Je me retourne pour voir et très rapidement reviens à ma position initiale en lui prenant des mains sa cigarette.
- Je suis tellement maudis ! Jake sérieux, il fallait que ce soit Jake putain !
Jay se redresse, reprend sa clope non sans me lancer un regard désapprobateur de mec qui partage pas et me tape sur l'épaule.
- Attends, reste-là et te montre pas trop, je le connais.
- T'es un frère tu sais ça ?
- J'ai surtout pas envie d'entendre des trucs crades sur Bella."
Mon poing se serre à m'en faire blanchir les jointures. Si ce mec se la ramène avec une de ces anecdotes sur elle, je lui…
"Hey Captain Whitlock, comment va ?
- Hey Jake merci d'être venu aussi vite !
- Pas de problème ! C'est quoi cette touche, vous allez où comme ça ?
- Une connerie costumée, pas de bol hein ?
- C'est clair ! Bon Embry va s'occuper de la caisse. Joli modèle. C'est une hybride, c'est ça ?
- Ouaip c'est pas mal enfin quand elle est entière.
- Pas de soucis, d'ici fin de semaine prochaine, elle devrait être comme neuve.
- C'est cool ça, merci bro.
- On te voit plus à la réserve ?
- J'ai eu des soucis avec ma meuf mais je passerais promis.
- Léa va sauter de joie. Lui dit-il dans un clin d'œil tellement peu discret que j'en soupire de navrance.
- Ah ouais ? Ben cool alors je viendrais plus tôt que prévu.
Jasper joue le jeux en tapant sur le capot de la Volvo et tous deux partent dans un rire bien gras. Éric, part alors faire les cent pas. Em' sautille sur place de froid et moi je me cache un peu derrière lui, les bras croisés sur mon manteau, fumant clope sur clope dans l'attente qu'il se casse au plus vite. Il ne manquerait plus que Bella arrive sur ces entre faits pour qu'on se retrouve dans un putain de faux triangle amoureux.
C'est quoi ton problème exactement ? C'est que lui l'ai eu ou que d'autres l'ai eu avant toi Cullen ? - Ta gueule la note mentale !
- Bon ben me reste plus qu'à récupérer les papiers, les clefs - ce que Jasper lui donne - et il me faut une signature ici. Jasper allait s'exécuter refaisant ma signature - ce qui ne serait pas la première fois - quand soudain l'indien tique. Ah ouais non mais c'est à Cullen de signer.
Et merde.
Je referme un peu plus mon manteau, éteins ma clope et pars les rejoindre.
- Salut Jacob.
- Edward Cullen, tu très en beauté ce soir. Jt'avais pas reconnu.
- Ouais c'est un peu le but. Je signe où ?
- Là là et là.. T'as bien cartonné dis-donc !
Non c'est B. - Retiens-toi Eddy balance pas de doss. tu vas le provoquer.
- C'est un gars qui a grillé un feu, mens-je pour me rattraper.
- Wow, il a oublié de se retenir l'enfoiré !
- Ouais comme tu dis. Voilà c'est signé et t'as mes coordonnées pour me joindre.
- Et là ces marques, c'est lui aussi ?
- Non là c'est moi, quelqu'un m'avait énervé (ton 'ex' copine).
- Impressionnant, il t'a vachement emmerdé.. tu t'es mis à la muscu ?
- T'as pas idée !..quelle drôle de conversation…
- On se revoit à ton garage Jacob. Intervient Jay coupant cours à cet étrange échange.
- Ouais OK les mecs. Bon ben bon courage pour la suite de la soirée. Dit-il en retournant vers sa dépanneuse. Oh et si je vois Bella je lui passe le bonjour de ta part, Cullen ?
Le bâtard !
- Pas si je la vois avant - connard - lui rétorque-je en serrant les dents. Jay me balance un bon coup de coude et Jake se tend, pas sûr d'avoir compris ma réponse.
- Hein ?
- Non rien ouais passe-lui le bonjour de notre part à tous. Rattrape Jasper in extremis.
- Ouais, rit-il de sa connerie - je vais te le faire manger ton rire - ça sera fait. Salut les gars !
Mon ami se colle à moi et le plus discrètement possible me pince le bras.
- Fais-lui un coucou de la main Edward et pas un fuck.. il s'en va avec TA voiture.
- Comme il est parti avec TA meuf…Je l'avais même pas vu venir celui-là...
- Emmett vieux !
- Désolé.
Une fois Jake et ma caisse loin de nous, je crie en m'arrachant presque les cheveux.
- Eddy calme toi.
- Comment putain ? J'en ai marre Jay ! J'enchaîne les merdes là ! Pas de caisse, pas de thune, plus de faux papiers, pas d'avenir, pas de parents derrière moi. T'imagines pas ce que je dois aux flics là et maintenant Jake a MA voiture ?! J'ai plus qu'à me pendre ou à vendre mon corps …
- Accepte le job d'Alistair.
- Mais t'es pas bien toi ? Il est pas net son boulot de coursier ! T'as entendu le père de Bella ? Et puis c'est le père de Bella…
- Bon écoute Edward, déjà pour le blé on va s'arranger. Je reviens vivre avec vous et je vais payer pour ta caisse et pour les amendes. Et puis tu prendras ma moto pour aller bosser. ça va le faire tu vas voir.
- Mais non Jasper, c'est pas à toi de payer ! Je dois assumer. Je sais même pas si je vais pouvoir aller bosser. Imagine si y a une descente de flic - Avec le bol que j'ai - Non j'suis foutu. Faut que je me trouve un job réglo.
- Ecoute mon frère, t'es pas tout seul. On est là ok ? On ne te laissera pas tomber. On va trouver une solution mais pas ce soir. Ce soir, mets tout ce merdier de côté et fêtons l'anniv. d'Eric. Et demain on en reparlera.
- Ouais t'as raison.
- Allé vois la vie du bon côté un peu.
- Tss comment veux-tu ?!
- Si tu regardes par là, tu vois de vieux bâtiments tout nazes mais - et il me force à me retourner- mais si tu regardes par ici, la vue est belle non ?
- Tu dis ça parce que Bella arrive pour nous sauver les miches du froid ?
Bon le timing !
- En autre chose…"
Je souris, enfin un peu et mon ami me tapote le dos affectueusement. Jasper trouve toujours les mots pour nous remettre sur pied et l'arrivée de Bell's vient à point nommé.
Elle descend d'un bond sans couper le moteur et siffle de nous voir si beaux...
"Wow les gars, je ne regrette pas d'être là ! J'peux vous prendre en photo ?
- Hors de question, répondons-nous une fois de plus synchros.
Elle s'avance vers moi et je voudrais l'enlacer comme le ferait un petit ami mais entre ce qui s'est passé hier et ma touche d'aujourd'hui, je la laisse juste approcher.
- Dis-donc Cullen, tu t'es pas foulé question déguisement, non ?
Mes lèvres se pincent et mes yeux roulent, je sais exactement ce qu'elle veut et ne résiste pas trop. J'ouvre mon manteau façon exhib et la surprends bouche bée devant mon audace.
Je retire ce que j'ai dit. Il est tout petit ce...slip. Articule t-elle difficilement.
- Oui et pas confortable pour un sous. On peut y aller s'il te plait ?
- Euh ..Ok. Elle rougit. J'en grognerais presque.
- Sauf que, se ressaisit-elle, vous êtes quatre et je n'ai pas de banquette arrière. On fait comment ?
Mince. Je me tape le front du plat de la main et Jasper se masse le visage.
- Bon ben Emmett …
- Ah non !
- On en a pour combien de temps ? Me demande Bella.
- Je dirais cinq minutes en voiture max.
- Ecoute, la bonne nouvelle c'est que j'ai un couvre benne et des couvertures toutes douces.
- MOi sous un couvre benne ?! C'est quoi un couvre benne ? Vous déconnez sévère là ! Je prends Yorkie sur les genoux.
- No way ! Rétorque Eric. Pour que je me retrouve assis sur ton gros machin ?!
- Hey ! Bondit soudain Jay en couvrant les oreilles de Bella de ses mains, y a une demoiselle avec nous !
- J'en connais une à qui ça ne dérange pas mon gros..
- Emmeeeett !
- Pardon.
Bella rit à s'en tenir les côtes et je me pince l'arrête du nez. Après quelques minutes de négociations musclées nous enfermons Emmett sous le couvre benne à l'arrière du pick-up et nous nous serrons à mort sur la banquette. Et évidement, je suis collé à Bella, bras sur son épaule et main trop près de sa cuisse. A ce rythme là, mon petit boxer, ne tiendra jamais jusqu'au théâtre. Jasper à côté de moi pouffe dans sa barbe de trois jours et Eric, trépigne sur place.
- Sois sage Cullen me chuchote-t-elle.
- Ne t'inquiète pas, dis-je dans un soupir.
Son regard change alors et sa voix se radoucit.
- Pour lundi, je ..
- Non, ce n'est pas ça. Je..Ne t'inquiète pas d'accord ?
- Tu as l'air triste.
- J'ai pas passé le meilleur moment de ma vie et je suis désolé de t'avoir déranger et-
En sentant les trémolos dans ma voix, Bella me coupe.
- Non, tu as bien fait d'appeler. J'avais vraiment besoin de te voir...Habillé comme ça, me dit-elle dans un clin d'œil.
Je renifle un peu et lui souris en coin.
C'est mieux. Je suis désolée pour mon père aussi. Il a été très dur ?
- Non, au contraire, regarde, on est là et pas en taule. Faut voir le bon côté des choses - comme le dit Jasper - qui nous écoute bien attentivement -
A mes mots, Bella se détend et le nez bien trop près de son cou, j'en profite pour la respirer.
- Edward, ne fais pas ça.
- Faire quoi ?
- Me distraire.
- Oh pardon.
- D'habitude tu ne t'excuse pas aussi facilement, bien au contraire. Tu dois être sacrément down.
- C'est le mot oui.
Et comme si elle détenait LA solution, elle décide de prendre ma main dans la sienne et cela fonctionne. Je me détends à mon tour et soupire d'aise, enfin !
Soudain Eric sort de son silence.
- Au fait Bee, tu sais qui on a vu ?
Jasper bouge brusquement secouant Eric à ses côtés mais c'est trop tard.
- Non, qui ?
- Jacob Black, dit-il en insistant sur le B. de Black.
Saisie par un frisson, elle resserre ses doigts sur les miens.
- Ah. C'est lui qui a été appelé pour ta voiture, c'est ça ?
- Hm hm, dis-je entre mes dents.
- AH. Et c'est lui qui va la réparer ?
- Hm hm répète-je en serrant moi aussi sa main.
- Oh. Et il vous a parlé ? Sa voix monte dans les aigus.
Eric répond à ma place.
- Beaucoup avec Jay. Je ne savais pas que vous étiez potes ?!
- Disons que j'allais régulièrement surfer à la Push.
- Mitho, dis-je dans une fausse toux.
Bella ne sait plus où se mettre et Eric enchaîne.
- Il nous a dit que s'il te voyait, il te passerait notre bonjour. Enfin surtout celui d'Eddy. J'ai pas bien compris.
- Hein ? Les yeux de mon amie s'écarquillent et je serre encore plus fort.
- Je euh ouais. Mon père et son père tu sais, ils sont amis. Du coup on se voit de temps en temps en fait.
- Ah oui, ces temps-ci également, du coup hein ?! Interviens-je soudain très intéressé.
- Euh oui mais comme ça quoi. En passant.
- Hm hm, en passant ? Cool.
- Edward. Murmure t-elle.
- Oui Bella, dis-je plus sèchement.
- Tu me fais mal.
Il me faut un temps pour que l'info monte au cerveau et lorsqu'elle y arrive, je libère dans un sursaut ses doigts devenus rouges par ma faute. Elle ramène le sang dans ses veines en secouant sa main et je dirige mon regard vers la route. A l'arrière Emmett tape un coup en criant probablement un "je vous déteste bande d'enfoiré" quand Bella passe un dos d'âne et nous rions sous cape en imaginant notre pauvre Emmett baladé dans le coffre de fortune vêtu d'un long manteau et d'un déshabillé de cuir.
Finalement, le théâtre se dresse devant nous et chacun exulte de joie à sa manière. Les garçons sortent libérer notre ami et Bella tente de trouver les mots mais je l'en empêche.
- Merci Bee c'était vraiment sympa de ta part.
- A quelle heure ça se termine ?
- Dans deux heures environ pourquoi ?
- Je serais là pour vous ramener.
- Non, sérieux, t'es pas obligée, on peut prendre un Uber.
- Pour finir dans un ravin ou au trou ?!
- De grands gaillards comme nous ?
- Edward cesse d'être têtu et accepte pour une fois.
- Mais sinon viens avec nous.
- Non, je n'ai pas de déguisement.
- Oh tu sais, t'enlève tes fringues, Jay te prête ses talons, tu floutes tes cheveux et ça passe crème.
Bella se mord la lèvre et je comprends.
- Mais dis-donc tu portais des sous-vêtements au lycée, il me semble. C'est quoi cette idée d'être à poil en dessous ? Une nouvelle mode ? Un truc de Quileute ? (bouh c'est moche la jalousie Eddy)
- Rooo je suis pas à poil. mais j'ai une culotte plus rigolote que sexy.
- Genre ?
- Lola et Bugs Bunny
- Sérieux ?
- Ouais et ils sont dans une certaine position et-
- Nooon ? Fais voir !
- Edward !
- Allé steuplait, juste un peu !
- Non ! Pense à ton déguisement, ce serait bête de le perdre...
- C'est toi qui veut ma perte !
- Oust ! File retrouver tes amis qui se gèlent à t'attendre.
Un râle s'échappe de ma gorge et à contrecœur, je quitte la banquette et la chaleur de cette jolie tentatrice. Mes pensées tout comme mes yeux ne dépassent alors pas le haut de son jeans.
- Edward.
- Oui ?
- Regarde-moi dans les yeux.
- Pardon". Avoue-je soudainement rouge pivoine.
Elle rit franchement et je referme la portière non sans un profond sentiment de frustration.
Une fois regroupés, nous la saluons et avant d'actionner la marche arrière ma belle lance à Jasper un "très joli tes bas !
- Merci, ils sont à Rosalie.
- Ah ben moi aussi les miens sont à" - Aie ! - Aie étant la réaction à la claque sur l'arrière du crâne que Emmett vient de se prendre.
Je secoue la tête et incite mes amis à avancer. Jetant un dernier regard à la Chevrolet qui s'éloigne au loin, j'imagine déjà quel stratagème utiliser pour arriver à mes fins - Opé petite culotte enclenchée - Et plus du tout à l'autre chien - Bon ok presque plus.
Nous entrons dans le théâtre et l'effervescence bat son plein. Les spectateurs sont comme chaque année surexcités, un poil lubriques et franchement déconneurs. Eric est aux anges et Emmett le sera également dès qu'il sera revenu du bar, les bras chargés de friandises. Jasper le suit investi de la mission alcool et je m'installe sur l'un des fauteuils rouge - fatigué et comme d'hab déboussolé.
Je l'ai mérité cette gifle au diner. A dire des conneries, on ne mérite pas mieux. Mais son attitude si prévenante aujourd'hui...Que veut-elle dire ? Est-ce qu'elle pourrait malgré tout, encore croire en …? Et en quoi d'ailleurs ? Un nous, c'est possible ça ? - C'est pas avec cette attitude que tu vas la voir cette petite culotte, Cullen -
Eric me sort de mon introspection en me montrant les ballons qui tombent du plafond et les monstrueux canons à paillettes. La fête peut commencer. Alors je chasse toutes ces pensées et focus sur le bon côté. Ouais juste le bon côté.
Les acteurs présents dans la salle et nous les spectateurs, jouons le jeu à la perfection et chantons archi mal toutes les chansons. On s'amuse beaucoup et mes joues me font mal à force de sourire et de rire. C'est cool d'être là avec mes amis. Et lorsque la scène la plus sanglante se pointe, je me lève sans regrets cette fois et pars faire une pause muni de mes clopes et de mon manteau. Jasper me capte et m'ébouriffe les cheveux façon grand frère. Je quitte la salle sans me retourner, en évitant, certains mecs qui tentent toutefois de me retenir du bras et me retrouve dans l'espace fumeur sous la tonnelle à la sortie du théâtre. Je regarde l'heure sur mon téléphone, je connais précisément le timing qui m'est imparti pour ne pas rater la suite du show et j'en profite pour allumer une cigarette tout en m'appuyant contre le mur rempli d'affiches de vieux films rétro.
Tout à coup, une voix familière me tord le bide.
"Edward Cullen ?
Et merde Tanya !
- Mais qu'est ce que tu fous là ?
- J'allais te poser la même question.
- Je vis pas loin moi mais toi t'es pas censée être en Alaska ?
- Si mais je suis là en vacances avec mes sœurs. Écorche-t-elle de son accent slave.
- Mais si tu es là, s'incruste Irina, sans même un bonjour, Jasper y est aussi n'est ce pas ?
- Oui, il est dans la salle.
- Youpiiii, crie la WOO girl, en sautant sur place, faisant rebondir son à priori toute nouvelle poitrine.
- Ostentatoire ! siffle-je sans me retenir.
- De quoi Eddychou ?
- M'appelle pas comme ça.
- Alors comme ça c'est officiel ? Tu sais que tu me brises le petit cœur.
- Tu peux approfondir ? Quel cœur ?
Elle lève un sourcil…
- J'aimerais bien - OK, c'était une perche facile - Tout le monde a vu la vidéo.
- Quelle vidéo ?
- Celle du gala.
- Et ?
- Démétri et toi..Et maintenant toi ici..T'as quoi sous ton manteau ? Un joli porte jarretelle ?
- Ça te ferait plaisir hein Tanya ? Et bien permets-moi de te dire que tu te plantes sur toute la ligne.
- Quoi tu n'es pas gay ?
- Un simple hétéro ma vieille.
- Et tu n'as pas de sous-vêtements de fille, là ?
J'ouvre mon manteau et les trois sœurs, la bouche ouverte, gémissent en chœur.
- Pas mal, reprend Tanya pourtant contrariée. Mais je ne te crois pas une seconde.
Pardon ? Elle me fait quoi là ?
J'ai vu la vidéo.
- Ouais et après ? C'était un pari, c'est pas interdit que je sache et puis, j'ai le droit de faire ce que je veux, non ? Depuis quand ma vie sexuelle te regarde Tanya ? C'est pas parce qu'on s'est moyennement envoyé en l'air une fois ou deux au lycée que je t'appartiens.
- Moyennement ? mais j'étais ta première tout de même Eddychou ? !
- Arrête de m'appeler comme ça ! Ben ouais justement, comme t'as été la première de toute l'équipe de foot, de Crosse et des gars du club d'échec aussi. Alors, excuse-moi Tanya mais je dois rejoindre mes amis.
- Tes amis ou… ?
- Non mais t'es sourde ou quoi ? Je ne suis pas gay ! Et de toute façon même si je l'avais été, je t'emmerde.
- Si t'avais été hétéro, tu ne me parlerais pas de la sorte et tu n'aurais pas qu'une bosse moyenne dans ton si petit slip disco.
- Ah mais ça ma chère, si ma bite - qui est loin d'être moyenne - ne sort pas direct t'attaquer c'est pas parce que les filles ne m'attirent plus, c'est juste que je suis bien élevé, déjà, et puis surtout, c'est que je ne suis pas du tout mais alors pas du tout attiré par toi. J'aime choisir tu vois, je ne me tape pas la première meuf qui passe. Mais si tu préfères croire que je suce des queues, grand bien te fasse. Sur ce, bonne soirée les filles, je suis attendu."
Séchée, elle ne pipe plus un mot et j'en profite pour m'échapper. J'entre alors dans la salle de théâtre tandis que sur l'écran géant, le personnage que je campe joue sa plus grande scène. Mes lèvres s'étirent et je cours presque pour rejoindre ma place. Jasper siffle, deux doigts dans la bouche en guise d'encouragements et il ne m'en faut pas plus pour retirer mon manteau. Emmett, Eric tapent des pieds et Jasper se lève pour m'entraîner sur le devant de la scène. Je résiste un peu mais me laisse finalement faire, trop content d'amuser la galerie et surtout, mes amis.
Une fois le film terminé, la salle ne met pas longtemps à se vider. Nous reprenons nos manteaux et nos esprits et partons à la recherche d'Eric - qui comme à chaque fois se trouve un match vite fait en cours de séance -
"Bella va nous attendre, lance-je en jetant un coup d'œil à ma montre.
- Eric ne répond pas au téléphone. Je vais voir près des toilettes. Part Emmett, vaillant.
- Tu sais que t'as failli rater ta grande scène tout à l'heure ? Qu'est ce qui t'a retenu comme ça ? Me questionne Jasper en remontant les allées du théâtre.
- Le boss final de notre soirée de merde.
- Attends, t'es tombé sur qui encore ?
- J'ose pas de te dire en fait.
Jasper m'arrête net. Fortement intrigué et sans doute légèrement sur les nerfs.
- T'as croisé qui Edward ?
- Les triplettes.
- Nom de Zeus ! Irina est ici ? Où ça ? Quand ? Pitié mec dis-moi qu'elle ne sait pas que je suis là !
- Euh...
- On part sans Eric.
- Tu plaisantes ?
- J'en ai l'air ? Sérieux j'me casse.
- Mais t'as la trouille d'Irina ma parole ?!
- Tu n'imagines pas à quel point cette fille peut être folle. J'ai mis des mois à m'en défaire. C'est une putain de sangsue !
- Ouch. J'avais pas capté.
- Tu n'étais pas..Opérationnel à ce moment-là.
Je sais qu'il ne le dit pas pour mal mais ma culpabilité me noue l'estomac et je donnerais tout en cet instant pour une fois de plus remonter le temps et réparer mes erreurs.
- Oh. Bon voilà ce qu'on va faire. Tu remets ta perruque de Riff Raff, on sort les premiers. Dès que Bella est là, tu fonces à la caisse et moi je m'occupe de récupérer les deux autres.
- J'te ferais bien un câlin, là tu sais.
- Mais vu nos tenues, on va éviter.
- Voilà."
Une tape amicale plus tard et nous entrons dans le grand hall. De nombreux spectateurs passent les portes de verre en rigolant et j'aperçois Emmett et Eric sortir ensemble des toilettes. L'un d'eux est gêné, l'autre passablement irrité. Je décide de ne pas relever et nous sortons enfin à notre tour du bâtiment. La foule se disperse peu à peu. Les dernières clopes sont écrasées, les poubelles débordent de boissons ou de cartons de pop-corn et les dernières impressions sont échangées sur le rebord du trottoir avant de quitter définitivement les lieux. Bell's, elle, n'est toujours pas là. Nous en profitons donc pour fumer et je me garde de tenir Jay au centre de notre cercle, caché par nos larges épaules. Mais c'était sans compter la fatalité et une Irina hystérique venant du côté d'Eric, soit le plus à découvert, au vue de sa taille menue.
"Jasper, roucoule t-elle de son accent de femme fatale.
N'ayant pas le temps de se retourner, mon ami subit l'assaut de dos et son regard nous en dit long sur sa tristesse.
- Irina, lâche-moi s'il te plaît, supplie t-il, la clope encore au bec.
- Tu m'as tellement manqué !
Bien évidemment et parce qu'un cavalier de l'apocalypse n'arrive jamais seul, Conquête et Guerre débarquent, nous prenant de haut et j'en lève les yeux au ciel.
- Ah je savais bien qu'il y avait une histoire de sous-vêtements coquins. M'envoie Tanya presque au visage.
- C'est un peu le concept chérie. Lui rétorque Eric, lui non plus pas très fan des harpies.
- Alors Eddychou, toujours à l'aise dans ton costume ?
- Tu es décidément très butée Tanya et franchement ..
- Oui ?
- Tu m'ennuie.
Piquée au vif, Miss Conquête à la limite de me lancer Mort à mes trousses, tente une nouvelle fois de me narguer mais je ne l'écoute déjà plus et balaye du regard l'horizon.
- Edward, ta meuf est là.
Emmett surprend tout le monde et moi le premier en annonçant Bella qui gare sa Chevrolet sur le parking.
Tanya hoquette de surprise ou d'effroi - au choix - et même Irina se détache de sa proie, rongée par la curiosité.
- Attendez mais c'est Isabella Swan ?
- Oui et ? La ramène Emmett valeureux défenseur de notre héroïne du jour.
Tanya faisant style qu'il n'existe pas, s'adresse de nouveau à moi,
- Mais Eddy, tu ne peux pas sortir avec ...Elle ?!"
Et..Je ne répondrais pas. Car déjà je m'élance, seul, vers Bella, trop heureux de la voir.
Les mains dans les poches de son joli trois quart ajusté, elle me sourit comme si le soleil venait de capter la lune et mes lèvres s'étirent un peu plus.
"Alors, c'était bien ?
- Embrasse-moi.
- Tu dis ?
- Embrasse-moi.
- Pourquoi ça sent la manipulation ? Tu veux te servir de moi, ou quoi ?
- Embrasse moi et tu pourras me demander tout ce que tu voudras.
- Huum ...Réfléchit-elle, un doigt sur ses lèvres en cœur… Ok, je veux voir où tu bosses.
- Tout mais pas ça.
- Tant pis pour toi.
- Bell's, je suis même pas sûr de le garder ce taff au final.
- Ben raison de plus. Tu t'en fous alors.
- Bon OK.
- Chouette ! dit-elle véritablement enthousiaste. Quand ?
- Euh…
- Cullen …!
- Demain soir t'es libre ?
- Vrai de vrai ?
- Mais t'en parles à personne hein ?! Et surtout pas à Alice !
- Promis !
- Bon maintenant que tu as eu ce que tu voulais - je relève un instant mes yeux et ma tête vers le ciel - Tu veux bien m'embrasser ? Mais genre fougueus-
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'elle me choppe par le col du manteau et m'embrasse fougueusement - cette fille lit dans mes pensées - Mes mains restent quelques minutes en l'air avant de s'accrocher à ses longues boucles brunes et je gémis contre ses lèvres chaudes et humides. La douceur de sa langue me fait planer et ses lèvres contre les miennes électrisent mon corps tout entier. Notre baiser est d'une langueur amoureuse et le monde autour de nous n'existe plus. Juste elle et moi et nos langues l'une contre l'autre, se caressant, se battant, s'aimant. Ma poigne se resserre et docile tout contre moi, son corps se love et le mien durcit. Je me fous des conséquences ou du lieux et voudrais déjà partir à la recherche de plus de contact. Elle s'agrippe plus encore et mon corps s'anime. tant et si bien qu'un crac se fait entendre, me coupant de ce petit aperçu de paradis.
- Un soucis ? S'enquit-elle essoufflée.
- Mon 'boxer' a craqué. Dis-je encore les yeux clos, entre sourire et désir.
Elle laisse échapper un 'oups' et je manque de replonger sur ses lèvres avide et totalement en manque d'elle - Déjà -
Mais un coup de klaxon fait éclater notre bulle de savon et nous revoilà à nouveau sur terre. Seuls dehors. Nos amis sont tranquillement installés sur la banquette de la voiture de Bee, Jasper au volant. Et là, c'est le drame. Bella me quitte sans même un regard pour tenter de jeter Jay hors de l'habitacle.
- Ah non Jasper tu descends de là tout de suite ! Personne ne conduit ma voiture à part moi. Jasper tu m'entends ? !
Bien Sûr Jay fait mine de l'ignorer et démarre le moteur.
J'arrive rapidement près de Bella et leur demande d'arrêter les conneries.
- Les gars ça suffit ! Allez c'est bon c'est plus drôle.
Mais aucun ne répond. A part se retenir de rire, ils n'osent même plus aligner deux mots. Et nous avons beau les menacer, rien y fait.
Grognant, je me déplace alors à l'arrière du véhicule pour glisser entre le couvre benne et le plateau. Bella, furieuse, me suit et me tire par le bras pour m'empêcher de faire selon elle "la pire des capitulation qui soit"
- On est pas en guerre Bell's. Viens.
- Ah non non non c'est hors de question ! Edward fais quelque chose !
- C'est bien ce que je fais. Passe en dessous avec moi. Jasper conduit super prudemment et de toute façon aucun de nous n'arrivera à faire sortir Em' de ta caisse maintenant. Alors soit on prend un Uber tous les deux, soit on se cale sur les couvertures mais rappelle moi de t'offrir dès que possible une vraie voiture moderne avec une banquette arrière Ok ?!
Elle tape du pied comme une petite fille capricieuse, ce qui me fait sourire et accepte sans trop rechigner finalement, la main que je lui tends. Elle se couche alors quasiment sous moi et je rabats la capote sur nos corps rapprochés. La voiture démarre et nous voilà trimbalés de gauche à droite. Il fait si sombre que je peine à distinguer son visage. Seul son souffle est repérable car il me chatouille de nez. Bella tente de bouger mais chaque pression de son corps sur le mien me fait bander et le boxer menace de se déchirer. Je lui demande de rester sage mais elle n'obéit pas et soudain la lumière se fait. Elle cherchait son portable pour nous éclairer. Une fois, la lampe torche activée, Bella approche l'écran de nos visages et nos yeux ont du mal à s'habituer à l'intensité de cet éclairage artificiel. Nous grimaçons un moment. Puis, de nouveau connecté l'un à l'autre, l'air se charge d'une envie folle et le portable tombe près de son épaule. Ses doigts ont mieux à faire. Les miens aussi. Les siens se glissent dans mes cheveux, me faisant ronronner de plaisir tandis que les miens caressent la douce peau de ses joues qui chauffe sous mon contact. Yeux dans les yeux, chacun de nous semble se livrer à une bataille intérieure qui bloque un temps tout mouvement. Mais elle ose se mordre la lèvre et j'ose à mon tour râler de désir. La bataille que se livrent alors raison et passion prend fin et je replonge - junkie d'elle - sur sa bouche sans plus d'hésitation.
Ses mains quittent mes cheveux pour s'attaquer à mon manteau, de trop dans l'équation et les miens veulent la mettre nue le plus vite possible. La tension est si forte que je me fous de nous cogner à la tôle de la caisse et j'enrage d'être confiné dans un tel espace, galérant un max pour lui retirer ses vêtements. J'arrive à passer la barrière de son pull et trouve enfin sa peau - Elle est bouillante sous mes caresses - et je gémis plus fort. Elle aussi trouve un accès sous un pan de mon manteau et ses mains palpent le bas de mon dos, rencontrent le fin tissu doré de ce slip sans aucune élasticité et passent en dessous. Elle s'agrippe à mes fesses enfonçant ses doigts dans ma chair et me plaque bien plus fort contre elle. Mes mains remontent sur son sein et je voudrais d'un coup de baguette magique effacer le sous-vêtement qui me fait obstacle. Je sens du bout des doigts son téton pointer et je rêve là tout de suite de le mordiller. Elle gémit à son tour sous mes lèvres et nos salives se mêlent. Je coule littéralement pour elle hors de sa bouche et lèche ses lèvres pour en recueillir le divin nectar. Elle sent qu'en bas tout devient si dur et je veux putain glisser ma main dans son jeans. Mais le manque d'aisance nous fait criser et je tape du poing de frustration sur la carrosserie de sa camionnette. J'en ai marre là, je veux lécher sa peau délicate, frotter nos corps sans fringues et entrer en elle sans les mains. Elle me manque, je suis en manque et je quitte ses lèvres pour poser ma tête sur ses seins. Sur elle, il fait chaud et dans mon corps, j'ai trop la fièvre. L'air pourrait se faire rare que je n'en serais pas moins frustré de n'avoir pu encore la goûter et Bella doit partager mon état car, haletante elle laisse échapper un 'putain' bien placé.
La voiture s'arrête brusquement. Et je me félicite intérieurement de m'être stoppé à temps. J'attends un peu, à l'affût des bruits au dehors et lorsque les portières s'ouvrent, j'en profite pour délocker le 'toit' et nous libère de cette cachette. Bella, se réunit à peu près puis sort. Nos amis s'excusent auprès de nous mais dans leurs yeux je vois bien qu'ils sont fiers d'eux. Je me hisse à mon tour mais en enjambant le portique du plateau, mon déguisement rend définitivement l'âme et me voilà à poil sous mon pardessus.
FATALITY
Tout le monde rit mais sans perdre l'aplomb qui me définit - lorsqu'il s'agit de connerie - je monte les cinq étages de notre immeuble, les mains sur la queue, un peu dégoûté quand même de ne pas avoir pris un manteau un poil plus long.
J'ai beau faire le malin et renvoyer toutes les vannes de mes potes comme des balles sifflantes, je reste tout le même bien soulagé d'entrer chez nous et je me précipite dans mon dressing pour mettre un vrai boxer, un pantalon d'intérieur et un henley. Sentir le coton confortable et chaud sur ma peau dure et glacée me fait un bien fou et je rejoins le salon en speed et surtout Bella. Elle me sourit en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille et sans trop réfléchir, l'enlace. Comment lui résister ?
"Tu as soif ma puce ? Glisse-je au creux de son oreille.
- Tu lis dans mes pensées, je meurs de soif, me répond t-elle, en se lovant dans mes bras.
Ses mains se joignent à ma taille et lorsqu'elle relève la tête vers moi, je dépose un doux baiser du bout des lèvres sur son front et nous dirige vers la cuisine. La savoir dans mes bras me rend heureux - je crois - et je soupire d'être juste là auprès des gens que j'aime - pas de question - pas de névrose - juste vivre l'instant présent, là tout de suite. J'octroie alors une belle pause à mon cerveau et me félicite d'une telle décision tout en me retroussant les manches. Mes amis sourient et vaquent à leurs occupations comme si tout ceci était naturel - presque banal - et je sors du réfrigérateur cinq petites bouteilles d'eau que je dé-bouchonne à vitesse grand V. Bell's se détache de moi pour s'asseoir sur l'un des tabourets et j'enchaîne en faisant glisser une à une les bouteilles sur le comptoir façon barman sans qu'aucune goutte d'eau ne s'écrase sur le zinc. Les yeux de Bella se plissent un peu en me voyant aussi habile et je lui offre un clin d'œil complice. Tu verras demain ma belle..
Tu verras.
. . . . . . .
Alors pour la petite histoire, Rocky Horror Picture Show est un vieux film musical des 70's culte et très parodique. Toujours diffusé et ce dans le monde entier, il a cette particularité que j'adore qui est que les spectateurs participent en se déguisant et en foutant le dawa dans la salle. Du coup, j'me suis fait plais sur ce chapitre et j'espère qu'il vous a plu. Quand au couvre benne de Bella... je hais sa caisse !
Sur ce, je vous laisse sur une note mystérieuse (encore^^) et je vous dis à très vite pour la suite de l'aventure.
Merci pour les reviews ! j'adore échanger avec vous et jvous kiffe de lire cette étrange fiction ;D
Xo
