Réponses aux reviews anonymes
Réponse à la review de Vicky : Merci beaucoup ! :D Un instant moi aussi j'ai pensé que j'allais tué Anakin (mais bon, aucun interêt pour cette fiction et je ne suis pas sadique) Voilà la suite qui j'espère te plaira tout autant !
Réponse à la review de Lya : Merci pour ta review Voilà la suite avec un peu de retard. :S J'espère qu'elle te plaira )
Coucou !
Et voilà un nouveau chapitre qui j'espère vous plaira ! C'est pour l'instant mon préféré.
Bonne lecture,
Rose
Chapitre 8 : Combat et méfiance
Elle garda le silence un moment puis répondit :
« Il suffit d'avoir la foi et la volonté suffisantes pour le faire, celle que vous n'avez jamais eu Vador. »
Il parut surpris.
« Tu penses qu'Anakin ne les avait pas ? »
Pourquoi évoquait-il Anakin maintenant ?
« Je pense que l'inquiétude la pousser à le faire, comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure. Anakin était un jedi puissant et bon, mais il était aussi orgueilleux. »
« Et tu l'as aimé quand même ? »
« Je l'aime toujours. »
« Je l'aime toujours. »
Ses paroles résonnèrent en elle comme une seule vérité. Il n'y avait pas de mots plus véridiques qu'elle pouvait prononcés. Elle sentit le regard de braise de Vador sur elle. Elle n'osa pas le regarder, car quand elle posait les yeux sur lui, elle voyait par moment son Any, et cela lui faisait mal. Vador lui avait bien trop fait de mal pour qu'une petite partie d'Anakin soit encore en lui : il avait cherché à enlevé ses enfants, l'avait blessé physiquement et moralement, s'en était pris à Obi-Wan Kenobi, son maître, son frère.
Pourtant, peut-être restait-il une infime part de l'âme de ce qu'avait été son époux ? Un homme bon et généreux, avec ses défauts, mais l'aimant éperdument et donnât tout pour elle. Pourquoi s'était-il poussé à devenir ce monstre froid et obscur qui se tenait en face d'elle ? La vie pouvait parfois être bien étrange et changé la personnalité d'une personne à jamais. Padmé n'avait plus d'espoir pour Vador, elle ne sentait pas le bien en lui. Cependant, à cet instant précis, elle sentit le feu de l'amour qu'il lui vouait s'allumer.
Il la dévorait du regard. Elle perçut sa passion. Elle le vit s'écrouler à terre, le visage crispé, les poings serrés. Elle posa un genou à terre, inquiète. Il se mit à trembler violemment, son corps parcourut de soubresauts incontrôlables. Padmé ne savait que faire, que dire. Elle tendit une main vers lui mais se ravisa. Elle ne pouvait éprouver de compassion pour Vador. Tandis qu'elle se relevait, Vador se mit à grogner.
« Non…Non…Non. »
Sa voix prenait de plus en plus d'ampleur et Padmé, craignant qu'il ne réveille les enfants, posa une main sur le cuir de sa veste. Il se calma aussitôt. Les tremblements cessèrent. Padmé enleva sa main et s'assit sur le sofa, attendant une réaction de son ennemi. Ce dernier se releva lentement et osa enfin la regardé. L'ironie et la colère avaient disparu de son visage, et il sembla à Padmé d'avoir retrouvé Anakin pendant un instant. Mais la raison repris bien vite le dessus et elle secoua la tête en criant :
« Cessez votre numéro, Vador ! Sortez d'ici et libérez Obi-Wan ! »
Il ne réagit pas et se contenta de rester debout en la scrutant. Au bout de quelques minutes, elle bondit et plongea sur le sabre laser de Vador en espérant le faire réagir. Elle eut raison car il esquiva et se saisit du sabre qu'il actionna et pointa sur Padmé.
« Ne cherches pas à faire l'idiote, Padmé. »
Elle n'en pouvait plus. Que cherchait-il donc, à la fin ?
« Ne devriez-vous pas rejoindre, votre maître ? »
Il rit d'un rire sans joie.
« Je crois que je suis à mon propre compte. Je vais me dresser contre lui, je serais bientôt plus puissant. »
Qu'est-ce que cela pouvait donc bien signifié ? S'il devenait plus puissant, elle n'aurait plus aucune chance de le vaincre.
« Plus puissant ? »
Le sourire de Dark Vador s'agrandit.
« Oui. Et j'aimerais que vous me rejoigniez, Padmé Amidala. »
Padmé ne fut aucunement surprise de cette proposition. Elle s'attendait à tout désormais avec lui. Elle commençait à comprendre que deux personnalités se confrontaient en lui : Vador, le monstre, et peut-être une part d'Anakin qui restait ancrée. Peut-être restait-il une infime chance finalement ?
« Je refuse, comme vous vous doutez bien de ma réponse. »
Le sourire disparut. Vador prenait le dessus et il fallait s'attendre à une réaction violente. Elle reprit sa position de défense. Mais Vador resta là, impassible, en proie à une lutte intérieure. Elle aurait pu l'attaquer sans problème, mais elle ne fit rien. Il se ressaisit bien vite et son regard étincela.
« Je crois que je devrais te remercier de ne pas avoir profité de la situation pour m'attaquer… »
Padmé, l'observa un instant, ne sachant que dire. Il sourit.
«…cependant, je ne compte absolument pas le faire. »
Vador était donc capable d'ironie, était-il finalement plus humain qu'il ne le laissait entrevoir ?
« Combien allons-nous encore rester de temps à parler de choses futiles ? Venez-en au fait ! Que voulez-vous de moi, autre que m'avoir à vos côtés ? Ou si ce n'est que ça, qu'allez-vous faire maintenant que j'ai décliné votre offre ? »
Le silence régna durant de longues secondes. Il la jaugeait, elle le sentait, et elle, le défiait du regard. Elle ne cèderait pas. C'est alors que tout bascula. Sa belle-sœur sortit de la cuisine en chantonnant. Quand elle le vit, elle s'écria. Vador se retourna et sortit son sabre laser. Une seconde, Padmé ne disposait que de quelques secondes pour contrer. Elle bondit. N'ayant pas d'arme, elle n'eut cependant pas d'autre choix que de faire barrière à l'aide de son corps devant sa belle-sœur. Le temps sembla s'arrêter alors. Elle vit la consternation se peindre sur le visage de Vador, et la lame fondre sur elle sans qu'il ne puisse l'immobiliser. La douleur fu fulgurante. Le laser flamboyant la transperça et la douleur irradia. Elle eut l'impression de hurler, mais peut-être n'était-ce qu'un rêve puisque le souffle lui manqua. Avant de sombrer, inconsciente, elle n'entendit qu'un cri de souffrance déchirer l'air.
« Padmé ! »
La voix d'Anakin, de son bien-aimé. Elle allait bientôt le rejoindre dans la force. Elle pensa un instant à ses enfants. Elle eut peur pour eux. Qu'allez faire Vador d'eux après sa mort ? Elle devait tenir. Mais son corps s'engourdissait peu à peu, et elle sentait les battements de son cœur diminuaient doucement. La souffrance s'évanouissait aussi, et s'en était un soulagement, pourtant un désagrément puisqu'elle savait qu'elle sombrait dans le noir de la mort.
Elle se sentit soulever et poser sur quelque chose de confortable. C'était comme si elle était dans un songe. Elle entendit quelques cris de protestations et de pleurs, puis des supplications. Elle ne comprenait pourtant pas ce qui se disait autour d'elle. Elle savait juste qu'on voulait la sauver. La douleur l'envahit de nouveau lorsque milles couteaux s'enfoncèrent dans sa tempe. Son corps se mit à trembler violemment sans qu'elle ne puisse rien contrôle, bien qu'elle s'y efforcer de toute la puissance de sa volonté. Il protestait contre les dommages qu'on lui faisait subir. La douleur s'arrêta de nouveau et on la força à avaler quelque chose qu'elle eut du mal à déglutir. Elle commençait à délirer. Ses rêves se transformaient en cauchemar. Et toujours Vador, ce monstre, la personne qui était la cause de tous ces problèmes.
Elle divaguait peut-être mais elle prenait peu à peu conscience de quelque chose. Vador était peut-être certes le fruit du mal, mais c'était la part sombre d'Anakin. Anakin était donc Vador. Tout ce temps qu'elle avait passé à se dire qu'Anakin était mort n'était que vain. Peut-être avait-il changé de nom, et qu'importe, il restait la même personne, avec la même personnalité, et le même caractère. Il avait juste choisi une voix bien différente de la sienne, dans le mal, pour le pouvoir, poussé par son ambition. L'excuse qu'il s'était choisi, vouloir la sauver, elle, n'en n'était pas une. C'était juste un prétexte forgé par son inconscient et qui avait battit le nouveau Anakin, Vador en l'occurrence.
Leur amour était mort le jour où Anakin était rentré de guerre, pour aller sauver Palpatine. Le seigneur Sith n'avait fait que consolider la noirceur de l'âme son mari. La prise de conscience de Padmé ne fit qu'accroître sa douleur, et provoquer un profond désespoir qui, elle le savait, ne la quitterait jamais. C'était la fin d'une ère où elle avait espérer, et le début d'une ère de haine et de regrets. Il lui restait cependant ses enfants, ses amours. Elle ne les laisserait pas tomber.
Padmé ouvrit les yeux sur le monde nouveau qui s'offrait à elle. Et ce fut lui, ce traître infâme, sur qui elle ouvrit les yeux. Elle sentit pour la première fois le goût de la haine.
