Nom : Vampire, the dark way of eternity

Auteur : Yami-Rose Aka

Couple : Pas de Réléna, en tous cas... Pour les autres, surprise !

Genre : Vampire, romance et dark… Je ne sais pas trop comment dire, le mieux c'est de lire.

Disclaimer : Heero et ses amis humains ne m'appartiennent pas.

Merci à Iroko, Pitchounette (Merci pour ta review ! La réponse est juste là ! Bonne lecture !) et Mini-Yuya (Merci pour ta review ! C'est un pauvre Duo, oui et il est mal en point… Mais Heero pensait peut-être à une autre solution pour le sauver, que la vampirisation. Qui sait ? Le mieux, c'est de lire… A bientôt !) pour vos reviews !! Merci, merci, merci !!

New chapitre ! Suite et fin de l'enfer de Duo… Si Heero arrive à le sauver ! Héhéhéhé !

Bonne lecture !

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CHAPITRE 10

Heero : Duooo !! NON !! DUOOOO !!

Bousculant sans douceur les infirmières, Heero se jeta sur le corps de Duo et se mit à pleurer… Il avait échoué, il avait trahi et abandonné Duo ! Il avait tué son meilleur ami… Ce n'était pas possible… Ce n'était pas possible. CE N'ETAIT PAS POSSIBLE ! Pourtant, le cœur de Duo avait cessé de battre… Mais il y avait peut-être encore un espoir de le sauver. Peut-être… Si Heero en avait la force, si Duo voulait vivre… Mince mais réel, son dernier espoir de sauver son meilleur ami.

Les infirmières les plus douces avaient tenté de le raisonner mais comme il ne semblait pas les entendre, les infirmiers les plus costauds avaient tenté de le déloger… Comme ils n'y arrivaient pas non plus, l'un d'eux sortis une seringue de sa poche mais avant qu'il n'ait le temps de piquer Heero, il s'était retrouvé le poignet retourné et un regard froid mais brûlant planté dans son regard. D'une voix trop calme pour être inoffensive et permettre une contestation, il leur avait ordonné de sortir… Ayant peur de ce client étrange et acceptant de lui laisser le temps de dire au revoir à son ami, tout le monde avait rangé le matériel et s'était retiré.

Aussitôt seul, Heero s'était rassit et avait prit la main de Duo… Non, ça ne pouvait pas être fini, pas encore ! Duo était plus fort que ça et il sentait encore un souffle de vie en lui ! Sans penser une seconde à faire de lui un vampire car il n'imposerait jamais cette malédiction à son meilleur ami, même et surtout pour le sauver, il songea à cet autre moyen dont Zechs lui avait parlé pendant sa formation. Un moyen qui pourrait le tuer, en même temps que Duo, si jamais il échouait… Mais peu importe. Il ne pourrait pas vivre, en se sachant responsable de la mort de Duo, même par accident. Fermant les yeux, il se concentra et rechercha le signal qu'il avait perçu ce matin, tout en liant son esprit à celui de Duo. Ces infirmières croyaient tout savoir mais il y a d'autres moyens de faire battre à nouveau un cœur, tant que ce n'est pas trop tard. Il pouvait le faire, il DEVAIT le faire. Trouvant le trop faible signal comme une flamme sur le point de s'éteindre, il l'attrapa et tenta de l'attiser en l'appelant à lui. L'esprit de Duo sembla réagir à son appel alors il continua… Mais il luttait, il ne voulait pas revenir cependant Heero insista et tint le coup jusqu'à ce que Duo le suive. Il ne laisserait pas Duo mourir, jamais ! Il préférait que son esprit meure avec celui de Duo, plutôt que de l'abandonner une autre fois… Mais la flamme continuait de faiblir toujours plus, ainsi sa propre flamme du même coup et l'esprit de son meilleur ami lutté de toutes ses forces contre le sien. Sa flamme faiblissant, sa propre force faiblissait aussi mais il ne quitterait pas l'esprit de Duo pour autant… Il trouverait la force de le ramener à la vie, même avec ses forces déclinantes ! Duo le prenait pour un ennemi, il devait le rassurer… Laissant faire son intuition, il s'adressa non pas à son esprit, mais à son cœur cette fois. Même si Duo ne se souvenait pas de lui, son cœur lui reconnaitrait Heero. Et puis au moment où Heero cru que leurs flammes allaient s'éteindre pour de bon, il sentit le signal s'embraser à nouveau et revenir à la vie… A force d'appel et d'énergie déployée, Duo l'avait reconnu et avait accepté de le suivre. Il avait réussit…

Aussitôt, le bip de l'électrocardiogramme reprit un rythme normal… Rouvrant les yeux, fatigué et en sueur et se laissant aller contre le dos de la chaise, il poussa un soupir soulagé mais ne lâcha pas la main de Duo et la serra même davantage au contraire. Il passa sa main libre sur son front humide et souffla, il avait utilisé une bonne partie de son énergie mais il l'avait ramené. Il avait su le retenir… Il avait eu tellement peur de le perdre mais il l'avait ramené, en créant une sorte de lien psychique entre eux et qui avait bien failli le tuer, par la même occasion. Désormais, il pourrait veiller à ce que Duo n'essaie plus de mourir, volontairement ou non… Duo n'aurait pas tenté de mourir sans raison, de toute façon. Quelque chose avait dû l'y pousser, quelque chose qui lui avait fait également oublier qui il était et certainement beaucoup d'autres choses, il allait devoir l'aider à résister à l'influence de cette chose. Oui, c'est ce qu'il allait faire en utilisant le lien psychique qu'il avait créé avec Duo… Il savait enfin comment aider concrètement son meilleur ami. Il savait comment le joindre et même comment l'accompagner dans le monde où il était prisonnier… Lorsqu'il aurait reprit des forces, il irait le rejoindre mais ça ne servait à rien qu'il se précipite maintenant. C'est comme ça que le Dr Rammstein l'avait piégé, parce qu'il n'avait pas réfléchit et s'était précipité au secours de Duo, alors qu'il n'était pas en état de se protéger ! Il ne ferait pas deux fois la même erreur… S'il échouait, Duo mourrait et il mourrait avec lui.

L'infirmière de garde frappa alors à la porte et ouvrit doucement. Surprise que le bip continu ait cessé, elle entra et s'avança. Voyant que la machine fonctionnait correctement et que tout semblait rentré dans l'ordre, elle vérifia le pouls de Duo et ses yeux, sans y croire.

Heero : Vous voyez bien qu'il n'était pas mort.

Infirmière : Pourtant son cœur ne battait plus. Qu'est-ce qui s'est passé ?

Heero : Je l'ai appelé, c'est tout.

I : Je ne comprends pas.

Heero : Vous n'avez pas besoin de comprendre. Faites votre boulot et je ferais le mien. Vous êtes persuadé que Duo n'a aucune chance de s'en sortir mais je ne vais pas le laisser mourir comme ça.

I : La seule chose que je peux dire, c'est que votre ami à la peau dure.

Heero : Pour ça, je suis entièrement d'accord… Il va s'en sortir, vous verrez. Je vais tout faire pour ça.

Décidant de laisser ce client vraiment trop bizarre tranquille, l'infirmière de garde retourna à son poste et déchira le certificat de décès qu'elle avait commencé à écrire, soulagée qu'il ne soit pas mort malgré la bizarrerie de la situation.

VVV

Lorsque Duo revint à lui, il se demanda où il était… Puis, tournant la tête, il aperçu le reste de la tour et tout lui revint. Se redressant brusquement, il eut un vertige et se sentit étrangement affaiblis… Mais il était encore en vie, de toute évidence. Il avait échoué ! Pourtant il y était presque mais quelque chose l'avait retenu, une présence très déterminé… Déterminé, pourquoi ce mot lui semblait si bien associé à cette présence ? Il avait entendu une voix, une voix très familière mais il avait oublié le nom qui lui était lié. Une voix qui avait parlé à son cœur et son cœur avait réagit à cette présence. Pas de doute, il connaissait cette présence et cette présence le connaissait. Il y avait eu cette lumière aussi, qui l'avait tiré jusqu'à ce qu'il vienne et ensuite guidé hors des ténèbres… Quelqu'un ne voulait pas qu'il meure mais qui ? Si seulement il se souvenait à qui appartenait cette voix qui l'avait appelé « Duo »… Se relevant en combattant le vertige et l'épuisement, il regarda autour de lui et soupira. Son supplice allait-il devoir continuer encore longtemps ? Il n'en pouvait plus, si seulement il pouvait s'allonger par terre et y rester jusqu'à ce qu'il s'endorme ou disparaisse… Mais il ne pouvait pas abandonner. S'il en avait eu l'intention, ce n'était plus le cas. Cette lumière lui avait redonné la force de lutter qu'il avait perdu et déchiré le rideau noir qui l'en avait privé, mais sans lui rendre ses souvenirs malheureusement. Néanmoins, il ne pouvait pas nié se sentir mal, comme si il n'avait plus aucune énergie… Comme le reste de cette tour. La regardant, il fut surpris de la voir si petite à présent… Elle était plus petite que lui maintenant, moins d'un mètre et il y avait plein de sang par terre. Cela le toucha au cœur, sans qu'il en comprenne la raison une fois de plus et il se sentit encore plus mal… Qu'est-ce qui avait bien pu lui arriver ? Etait-elle morte ? La touchant, il sentit à peine le lien se faire et les pulsations étaient presque nulles. Si elle n'était pas morte, ça n'allait pas tarder. Comme lui, peut-être ? Il n'était pas bien vaillant, non plus… Pourquoi en était-il aussi inquiet pour elle, alors qu'il devrait être beaucoup plus inquiet pour lui-même ? Quelque part il savait cette tour importante pour lui et peut-être responsable de son état mais il ne se souvenait plus pourquoi. Observant le reflet du ciel dans le sang, il se rendit soudain compte qu'il était noir et qu'il faisait plus sombre qu'avant… Levant les yeux, il s'aperçu que ce n'était plus le même ciel rose orangé. Il était bleu foncé, maintenant mais la terre était aussi clair que si il y avait une pleine lune… Sauf qu'il n'y avait pas plus de pleine lune, qu'il n'y avait de soleil tout à l'heure. Même l'ambiance avait changé… Elle était devenue froide et inquiétante, pleine de bruits étranges et inquiétants, un peu comme dans une forêt la nuit. Le genre de bruit ambiant qui fait qu'on s'imagine des choses, sauf que ces choses pourraient être réelles ici et qu'il n'y a aucun animal ou autres pour les expliquer et calmer ses angoisses. Au début, ce n'était pas spécialement chaleureux non plus, c'était surtout désolant et très désespérant mais pas effrayant comme maintenant. Duo était vraiment perdu, en lui-même et dans cet environnement étranger, devenu en plus hostile. Sentant la caresse désormais familière mais pas pour autant agréable de l'ombre, il se sentit réellement menacé par elle pour la première fois… Le maître des lieux était fâché et Duo allait regretter de ne pas être mort, lui murmurait le déplacement d'air. Duo comprit que le jeu était fini et que les choses sérieuses allaient commencer… Mais quelque chose ne cadrait pas. Si il avait sentit la présence maléfique alors que la tour était presque morte et que le lien ne se faisait même plus, la tour ne pouvait donc pas lui appartenir… Sinon lui aussi en serait infecté. Dans ce cas, il s'était trompé en croyant que l'ombre était la tour et qu'elle l'invitait à mourir… Cette présence démoniaque l'avait manipulé ! Mais alors qu'est-ce que représentait cette tour ? Pourquoi l'appelait-elle ? Pourquoi sentait-il sa douleur ? Etait-il possible qu'elle soit son allié ? Et dire qu'il l'avait attaqué… Incapable de répondre à ces questions, Duo décida qu'il devait bouger. Rester assis à ne rien faire n'allait certainement pas résoudre sa situation…

Ne voyant plus d'intérêt à rester ici, il s'apprêtait à poursuivre son éternel chemin quand la présence maléfique se fit encore une fois sentir, mais accompagnée de ses clochettes… Mais leur chant n'était plus enivrant du tout, au contraire. Les clochettes reprirent leur interprétation comme si elles venaient juste de s'arrêter mais cette fois, Duo n'avait pas envie de les suivre… Il ne voulait plus mourir et il ne laisserait plus l'ombre lui dire ce qu'il devait faire, il y avait quelque chose d'important qu'il devait faire. La voix le lui avait rappelé aussi, mais sans que la mémoire lui revienne pour autant… Si seulement cette lumière qui l'avait sauvé pouvait revenir et lui dire cette chose si importante qu'il avait oublié. Soudain leurs tintements changèrent et lui semblèrent aussi douloureux qu'insupportable… Dans le même temps, il entendit des bruits de pas. Des pas ? Etonné, il regarda d'où ça venait et aperçu un jeune homme brun venant lentement vers lui… Heureux de voir enfin quelqu'un dans ce désert de mort, il se dirigea vers lui en courant et oublia son état physique critique. Arrivant à quelques mètres de lui, il sembla reconnaître son visage et son regard bleu cobalt… Euphorique à l'idée de ne plus être seul, il le salua gaiement et franchit la distance les séparant. L'inconnu ne répondit pas, se contentant de le regarder indifféremment mais lui tendit la main. Duo la prit et la serra chaleureusement… Mais toute chaleur quitta sa main lorsqu'il toucha celle de l'inconnu. Voulant retirer sa main, il s'éloigna mais l'autre ne la lâcha pas et la serra même plus fort encore. Gémissant de douleur et la main toute engourdit par le froid, il utilisa son autre main pour essayer de le faire lâcher… Mais l'inconnu attrapa son autre poignet, l'empêchant de se détacher. Le froid se propageant dans ses deux bras, il regarda l'autre et lui demanda de le lâcher mais il ne répondit pas non plus. Son regard n'exprimait rien, comme si ce n'était qu'un pantin ou une sorte de zombie… Mais ça allait encore jusqu'à ce que ses yeux ne deviennent jaunes et ne se change en regard reptilien, inspirant une peur terrible à Duo de se retrouver piégé sans qu'il en comprenne la raison. Pourquoi avait-il eu confiance en lui en le voyant alors que ce type était un inconnu ? Il aurait dû se méfier, rien de vivant ne peut vivre ici ! Peut-être parce que ce n'était pas un inconnu, justement ? Il se sentit à nouveau frustré de ne pas pouvoir se souvenir et se rappela qu'il devait se détacher de ce type, en frissonnant de froid… Alors sans réfléchir et malgré la force monstrueuse de cette chose, il lui fit un croche-patte pour le faire chuter et quand sa tête fut au niveau de son genoux, il lui mit un coup de genoux magistral dans la tête qui l'envoya s'étaler à un mètre de là… Aussitôt, il se sentit coupable sans savoir pourquoi et regarda la chose allongée par terre, tout en se frottant les bras pour se réchauffer. Il fut tenté une seconde d'aller voir comment il allait, avant de se rappeler qu'il avait tenté de le geler sur place… Néanmoins, ça n'enlevait pas que cette chose portait peut-être le visage d'un de ses amis. Ca ne pouvait pas être l'un de ses amis mais son cœur lui disait qu'il en avait au moins le visage et ça lui suffisait pour qu'il regrette son geste. Ne résistant pas plus longtemps et voulant voir si il était mort ou non, il s'approcha de la chose prudemment… Mais alors qu'il se baissait vers elle, une main attrapa encore la sienne. Agissant par pur réflexe encore une fois, il se releva en mettant un coup de pied à la chose et s'éloigna, réalisant avec surprise ce qu'il venait de faire cette fois… Il savait se battre ? Il ne pensait pas qu'il savait faire ce genre de chose, il ne savait plus rien de lui en fait, comprit-il… C'est alors qu'il entendit d'autres bruits de pas. Beaucoup d'autres bruits de pas… Se retournant, il aperçu d'autres créatures identiques à celle qu'il avait déjà allongé, avec des yeux étranges eux aussi. Il y en avait une bonne dizaine, voir une vingtaine ou même plus arrivant de tous les cotés… Ils voulaient le piéger, il devait fuir !! Légèrement paniqué, il se retourna vers celui qui était à terre pour trouver la meilleure issue possible, mais il eut la surprise de le voir debout et presque sur lui. L'esquivant, il s'éloigna rapidement de lui et de ses copains, ainsi que du reste de la tour… Heureusement, ils n'étaient pas bien vif et Duo mit vite de la distance entre eux et lui. Epuisé et les jambes douloureuses, il s'arrêta enfin de courir et se rendit à nouveau compte qu'il souffrait à chacun de ses gestes… C'est alors qu'il réalisa que les clochettes chantaient toujours. Elles ne semblaient pas vouloir s'arrêter et sa pauvre tête commençait à souffrir, elle aussi. Cette fois, le démon qui avait volé son passé et même poussé à se tuer semblait vraiment vouloir en finir avec lui… Mais il n'avait pas l'intention d'abandonner pour autant. Jamais, pas tant qu'il lui resterait un souffle de vie. C'était étrange comme cette situation des plus critiques lui redonnait de l'espoir, au lieu de l'abattre complètement. C'est comme si il avait l'habitude de combattre et de mettre sa vie en danger… L'espace d'une seconde, il se revit sur un champ de bataille aux commandes d'un robot géant et accompagné de ses amis. Souriant, ce bref flash-back ralluma une flamme en lui… Celle du combattant capable de survivre à toutes les épreuves, avec et pour ses amis. Néanmoins, cette nouvelle mais petite flamme avait un concurrent de poids, comparable à un grand seau d'eau glacé et capable de l'anéantir en un instant : La peur et la sensation d'être une proie, comme ça ne lui était jamais arrivé jusque-là, au point où il en aurait été presque paralysé si il était resté sur place plus longtemps.

Commença alors une période de lutte perpétuelle mais surtout de fuite pour Duo, malgré son état physique inquiétant même si il se sentait mieux… Mais il n'aurait su dire si c'était l'exercice physique, sa nouvelle motivation mentale ou autre chose qui était responsable de cette amélioration. Et dire qu'avant, tout était si calme, comme il regrettait un peu ce calme même si ça le rendait dingue. Maintenant, le fait d'avoir perdu tous ses points de repère classique était le cadet de ses soucis car non seulement il rencontrait des zombies aux yeux jaunes un peu trop souvent à son goût mais en plus, le tintement infernal n'en finissait plus. Où qu'il aille, il entendait les clochettes toujours aussi nettement et ces monstres à visage humains le suivaient partout… Même la présence maléfique se manifestait de plus en plus hostilement et elle semblait plus puissante qu'avant. Aussi déterminé qu'il soit, cette situation le minait malgré lui et bien qu'il refuse d'abandonner cette petite mais lumineuse flamme ou de montrer la moindre faiblesse face à ses ennemis, il était bien obligé d'admettre qu'il perdait du terrain à chaque combat fuit… Il avait beau savoir apparemment se battre comme professionnel, il n'arrivait pas à leur faire face longtemps et redevenait bien vite la proie, se trouvant alors obligé de fuir. Il avait peur… Peur de mourir, peur de ne pas être à la hauteur ou qu'ils soient trop forts mais surtout peur de se faire piéger par leur regard reptilien. Il savait cette impression instillée en lui par les clochettes mais il avait dû mal à combattre ces démons intérieurs… En plus, ces démons aux visages humains lui semblaient réellement de plus en plus forts, si bien qu'il se trouvait incapable de les battre. Pas seulement à cause de la peur mais aussi à cause de quelque chose de plus profond, il avait la certitude de connaître ce visage, que c'était quelqu'un d'important pour lui et qu'il ne voulait surtout pas le blesser… Même si il était sûr que ces choses ne pouvaient pas être de ses amis, il se sentait coupable comme si il était en train de s'en prendre à l'un d'eux. Un ami ne le traquerait pas comme ça, ce n'était que des zombies avec un visage humain… Malheureusement son cœur lui semblait tout droit tomber dans le panneau, si bien qu'il se trouvait totalement sans défense contre eux.

Au bout d'un long moment, Duo réalisa qu'à force de fuir pour ne pas se faire piéger, enchainé par ses sentiments et par cette peur irraisonnée, il était tombé tout droit dans un piège, terrible, subtil et mortel… Le piège qu'il voulait justement éviter ! Il ne pourrait plus leur échapper bien longtemps, à présent. Il aurait dû s'en douter, c'était trop calme… En fait, ça faisait un moment déjà que les zombies ne bougeaient plus mais qu'ils formaient une sorte de cercle autour de lui, la tour détruite devait en être le centre, même si il ne la voyait plus dans cette semi obscurité. D'ailleurs, maintenant qu'il ne restait plus que le pied de la tour, il ne la verrait plus même en plein jour… S'il avait voulu la retrouver, il aurait eu beaucoup de mal, surtout que son effet magique de se retrouver toujours sur sa route ne fonctionnait plus. Pourtant alors qu'il fuyait le mur de créature une fois de plus, il perçu une présence différente de la celle maléfique qu'il percevait d'habitude… Une présence très familière et rassurante, la même qui l'avait empêché de mourir. Il perçu aussi une voix faible mais présente qui lui disait de le suivre, la même voix qui l'avait sauvé des manœuvres du démon. Pouvait-elle l'aider à se sortir de ce piège, à moins que ça ne soit un autre piège ? Il s'attendait à tout de la part de son ennemi invisible. Ne sachant pas trop quoi penser, il s'aperçu soudain que cette voix avait fait taire les clochettes qui n'avait pas arrêté de chanter ne serait-ce qu'une seconde depuis bien longtemps et décida de la suivre… Au point où il en était, ça ne pouvait que faire avancer les choses, que ce soit un piège ou non et puis il n'avait plus grand-chose à perdre. Il suivit donc les instructions directionnelles qu'elle lui donna et arriva finalement à la tour… Surpris, il s'aperçu qu'elle ne mesurait plus 50 cm mais presque dix mètres de haut. C'était plus que ce qu'elle mesurait quand il était arrivé la première fois ! Comment étais-ce possible ?

Voix : Touche la tour.

Hésitant un peu, il posa sa main dessus et la retira aussitôt en la sentant pulser sous ses doigts.

Voix : Touche-la, tu ne risques rien.

Prenant le risque, il posa à nouveau sa main et eut la surprise de ne pas sentir de douleur quand le lien se fit… Alors la voix se fit plus proche et beaucoup plus nette, comme si il se trouvait à coté de lui.

Voix : Duo.

Duo, ça lui disait quelque chose… Etais-ce le nom d'un de ses amis ou bien le sien peut-être ? C'était ainsi que la voix l'avait appelé la première fois, aussi.

Voix : Duo.

Il en conclu que c'était son nom… Demandant plus pour lui-même que pour poser la question, il posa une question dont il savait qu'il devrait connaître la réponse mais il était incapable de se souvenir encore une fois.

Duo : Mais qui êtes-vous ?

Alors il eut la surprise d'avoir une réponse.

Voix : Je suis Heero. Tu ne te rappelles pas ?

Il pouvait communiquer avec cette personne ? Où pouvait bien être cet homme, pour qu'il puisse communiquer avec lui via la tour ? Etais-ce un démon, peut-être ?

Duo : Non. Es-tu un démon ?

Heero : En quelques sortes, mais j'ai un cœur d'humain.

Duo : Tu fais partie de ceux qui me poursuivent ?

Heero : Non. Moi, j'essaie de t'aider. Je suis ton ami, ton meilleur ami… Rappelles-toi ce qui est arrivé quand le Dr Rammstein t'a lâché dans ma cellule.

Duo eut un bref flash-back, mais trop rapide et trop décousu pour que ça lui apprenne quoi que ce soit.

Duo : M'aider ? Comment ? Comment je peux être sûr que tu n'es pas un autre piège de ce démon qui me traque ?

Heero : Seule ta mémoire pourrait te l'assurer mais je peux te dire que jamais il ne pourrait te parler par cette antenne. Ecoutes et essaie de te rappeler, Duo. Tu as été blessé, par ma faute et ton esprit a fuit pour se mettre à l'abri alors que ton corps agonisait. Ton esprit s'est accroché et a sauvé ton corps. A présent, ton corps va mieux mais ton esprit est toujours prisonnier. Je voudrais t'aider à te libérer.

Le flash-back se fit plus précis et il se revit avec un jeune homme ressemblant aux zombies le pourchassant. Il en était sûr maintenant, il connaissait ce visage et ce n'était pas son ennemi… Alors, il s'appelait Heero et c'était son meilleur ami. Ce n'était pas vraiment sa mémoire mais son cœur qui lui confirmait. Voilà pourquoi il n'arrivait pas à attaquer ces monstres, sans se sentir terriblement coupable… Se laissant porter par les sentiments que ces nouvelles informations lui évoquaient, il se rappela vaguement qu'il voulait le protéger et que c'est comme ça que l'incident était arrivé, c'est ça. A cause d'une certaine Dr Rammstein… C'est ça, oui. Elle avait manipulé Heero et leur avait tendu un piège, pour Heero s'en prenne à lui. C'est ça et Heero était vampire, d'où ces yeux jaunes ! Il comprenait mieux cette peur qui l'empêchait de croiser leurs regards… Mais eux n'étaient que des zombies, de simples images de Heero, y compris avec leurs yeux jaunes ! Il lui manquait encore beaucoup de pièce pour compléter le puzzle mais l'image commençait à prendre forme… Il se souvenait enfin pourquoi il se battait depuis son arrivée ici et la petite flamme s'embrasa, doublant de taille à ce souvenir.

Duo : Je te crois, tu dis la vérité… Je sais que je te connais et que tu comptes beaucoup pour moi mais je n'arrive pas vraiment à me souvenir de toi, pas encore.

Heero : Nous nous connaissons, oui… Mais ne t'inquiètes pas de ta mémoire, pour l'instant et fais-toi confiance. Suis ton intuition, tu as des capacités que tu n'imagines même pas… Tu peux vaincre tous tes ennemis, peu importe leur nombre, peu importe leur apparence.

Duo : Quelles capacités ? Qui suis-je, Heero ?

Heero : Pas maintenant. Tu dois affronter tes ennemis, d'abord. Ils approchent, surtout ne te laisse pas avoir par ces démons. Ils n'ont rien d'humain, même pas leur cœur. Ils ont peut-être mon visage mais ce ne sont que des monstres sans âme. Ne fais pas attention à leurs yeux non plus, ce ne sont que de simples leurres pour t'effrayer…

Duo : Attend ! Je voudrais savoir d'autres choses ! La tour, c'est quoi ?

Heero : L'antenne… C'est tout et rien, c'est la nuit et le jour, c'est le bien et le mal. Tu dois la protéger, comme ta propre vie.

Duo : Qu'est-ce que tu veux dire ? Je ne comprends pas.

Heero : Je n'ai pas le temps de t'expliquer, ils sont déjà là mais je reviendrais.

Duo : Heero !

Mais la liaison était coupée et Duo se rendit compte que le cercle de zombie s'était très rapproché, en effet… Et que les clochettes avaient repris leur chant infernal. Faisant face à ses ennemis portant le même visage que son ami et se mettant dos à la tour, Duo les regarda et se rappela ce qu'avait dit Heero. Ils n'ont rien d'humain, même pas leur cœur et leurs yeux n'étaient que des leurres. N'hésitant plus une seconde, il chargea sur le premier qu'il vit et laissant faire son corps, lui brisa la nuque après l'avoir fait tomber à terre… Puis, il neutralisa un autre et un autre jusqu'à ce que le cercle soit totalement brisé. Cette fois, ils ne se relevèrent pas… Mais déjà des renforts arrivaient, de tous les cotés. Loin de lui faire peur, cela lui rappela des choses… Un certain Shinigami et de grands combats aux commandes de son gundam. C'était ça le nom du robot, il s'en rappelait maintenant. Enfin des souvenirs lui revenaient… Combattant les ennemis les uns après les autres, il se rendit compte qu'il se battait comme un vrai pro et qu'il ne ratait jamais ses mises à mort… Mais plus qu'à ces zombies, il aurait aimé faire leurs fêtes aux clochettes qui lui vrillaient les tympans. Finalement, il anéanti la seconde vague et toutes celles qui suivirent. Comme il ne ressentait pas la fatigue ici et même plus aucune douleur depuis qu'il avait touché la tour, il aurait pu faire ça pendant des heures, voir des jours ou des mois… Peut-être qu'il l'avait fait, en fait ? Mais comme il n'y avait pas de temps, c'était difficile à estimer ici. Alors qu'il pensait avoir gagné la bataille et observait la tour qui semblait avoir encore grandit et que lui-même se sentait de mieux en mieux, il se passa quelque chose de tout à fait inattendu… Et une fois de plus, Duo se serait cru dans une de ses histoires qu'on lit dans les livres de science-fiction, s'il ne se trouvait pas lui-même prisonnier de cette réalité ou plutôt de ce cauchemar trop réel, mais au moment où la situation tourne en défaveur du héros et où il est obligé de fuir pour survivre.

Voyant arriver 4 araignées géantes droit sur lui, il fit ce qu'aurait fait n'importe quelle personne raisonnable n'ayant pas de bombe insecticide sur elle, c'est-à-dire fuir… Duo, courant aussi vite que possible, évita l'assaut des araignées géantes et fut même surpris qu'elles ne le poursuivent pas. Se retournant, il vit que ce qu'elles visaient en fait, c'était la tour… Voilà pourquoi elles l'avaient laissé filer, sauf que maintenant la tour qu'il était sensé protéger était entouré de toiles d'araignées géantes et gardés par les 4 monstres géants poilus à 8 pattes. Apercevant deux des sales bestioles contre la tour, il se rapprocha un peu pour essayer de voir ce qu'elles faisaient… Mais pas trop près non plus pour ne pas attirer leur attention, évidemment. Il était en train de se demander comment il allait pouvoir reparler à Heero avec ces monstres autour de la tour, quand il sentit une soudaine douleur qui le força à s'agenouiller. De ce point de vue, il aperçu nettement que les deux araignées avaient leur dards plantés dans la chair de la tour… Elles essaient de l'empoisonner ! Mais pourquoi était-il malade lui aussi ? D'un seul coup l'énigme de Heero lui revint et il la comprit. Horrifié, il comprit à quel point sa situation était grave. C'était lui ! Voilà pourquoi elle lui était familière, pourquoi il ressentait sa douleur, pourquoi elle l'appelait et le ramenait à elle… Il se souvenait qu'il s'en était déjà aperçu maintenant, quand l'ombre l'avait convaincu de l'attaquer et qu'il avait eu mal en même temps qu'elle. Heero avait utilisé des paradoxes car l'homme possède toujours l'opposé d'une qualité ou d'un défaut… Cette tour lui avait apparu comme le mal incarné au début et maintenant, comme le bien. Elle était les deux parce que lui-même pouvait être les deux. C'était sa vie… Si elle mourrait, il mourrait avec elle. Par contre, il ne comprenait pas pourquoi Heero l'avait appelé « antenne »… Son ami avait utilisé cette charade pour éviter d'autre questions et sans doute parce qu'il savait qu'il comprendrait plus tard. Il espéra qu'il n'était pas trop tard ! La présence maléfique ne voulait pas qu'il guérisse car elle voulait sa vie. Quel salaud… Il s'était joué de lui depuis le départ ! Sentant encore sa présence dans son dos, il se retourna instinctivement et s'éloigna en voyant un étrange personnage à moitié transparent et flottant à 1 mètre du sol face à lui. Il était habillé entièrement de noir et portait des cornes sur la tête, ainsi qu'un méprisant sourire sur le visage. Avant même qu'il n'ouvre la bouche, Duo comprit que ce n'était pas un ami et se mit aussitôt sur ses gardes.

Maître des lieux : Alors tu as compris finalement… Tu n'es pas si bête que ça mais si ton ami ne t'avait mis sur la piste, je me demande si tu aurais deviné.

Duo : Ne me prend pas pour plus bête que je ne suis. J'espère que tu t'es bien amusé à me faire tourner en bourrique parce que c'est fini, maintenant.

MDL : Oui, beaucoup ! L'idée de te faire attaquer la tour m'a particulièrement amusé… C'était si facile de te faire croire que c'était ton ennemi et qu'elle voulait ta mort. Je n'avais qu'à te laisser répondre à son appel et te faire affronter ta propre douleur… Affaibli comme tu étais, tu n'avais aucune chance d'y survivre. Dommage que ton ami t'est rattrapé mais il aurait mieux fait de te laisser mourir directement, car ta mort sera beaucoup plus pénible maintenant. Tu sais ce qui est le plus drôle dans l'histoire ?

Duo : Je suppose que tu vas me le dire ?

MDL : En effet. C'est très ironique que tu ais provoqué la mort superficielle de la tour, en manquant de mourir toi-même… Même si tu as repris des forces et que la tour est plus résistante maintenant, jamais elle ne retrouvera son pouvoir d'avant. Sais-tu que cette chère tour te protégeait de toutes les choses qui t'ont attaqué ? Elle était là pour te guider, te protéger et surtout te permettre de partir d'ici, donc tu es coincé ici quoi que tu fasses. N'est-ce pas fâcheux ? Peu importe le nombre de fois que ton ami te ramènera, la mort est ta seule échappatoire !

Duo : Vous mentez !

MDL : Non, pas cette fois… Tu n'as pas sentis qu'elle ne fonctionnait plus ? Elle n'a plus de force, elle perdu tout son pouvoir spirituel… Elle n'est encore debout uniquement parce que toi tu l'es.

Duo : Qui êtes-vous, bordel ?

MDL : Tu n'as pas deviné ? Je suis celui qui règne sur ton enfer, bien sûr… Je suis le chasseur sans nom !

Duo : Qu'est-ce que vous me voulez ? Pourquoi vous ne voulez pas que je parte ?

MDL : Tu le sais déjà ça. Ton âme, c'est tout ce que je veux. Mon boss la trouve très intéressante et veut que tu deviennes l'un de ses chasseurs d'âme. Tu as un talent diabolique pour provoquer la mort…

Duo : Et vous croyez que je vais me laisser tuer sans rien faire ? Je me moque que vous soyez un ange de la mort ou même le diable en personne, vous ne me tuerez pas si facilement ! Je trouverais un autre moyen de quitter cet enfer et vous ne m'en empêcherez pas ! Vous m'avez peut-être volé mes souvenirs, mais ils me reviennent maintenant… Je sais pourquoi je suis ici, j'ai voulu aider mon meilleur ami et apparemment j'ai réussi. J'ai une opportunité de le retrouver, lui et les autres alors je ne vais pas la laisser passer !

MDL : Quelle énergie ! Quel optimiste ! Tu es vraiment distrayant, plus que les autres âmes que j'ai attirées dans les limbes des enfers mais tu mourras quand même. Tu peux choisir d'aller affronter les reines noires directement si tu es si impatient d'être au service de mon maître… Mais que tu attendes ou non, le résultat sera le même de toute façon. Laisses-moi te souhaiter bonne chance pour ton passage dans l'autre monde et je vais dire à mes musiciennes de jouer leur plus beau requiem pour toi ! Adieu, Duo… Ou plutôt à bientôt !

L'image déjà translucide de l'ange de la mort s'effaça complètement, en souriant et rigolant, tandis que le chant de clochettes changeait légèrement… Resté seul, Duo enregistra les informations donné par le démon et réfléchis à la meilleure chose à faire, en essayant d'oublier ces maudites clochettes et le mal de tête qu'elle lui provoquait. Le chasseur sans nom voulait le troubler pour l'empêcher de réfléchir mais ça ne marcherait pas cette fois. Le plus urgent était de se débarrasser des araignées… Il verrait le moyen de s'échapper d'ici après avec Heero. Il n'allait pas laisser ces sales bestioles le tuer sans rien faire… Mais il avait besoin d'un plan sinon il n'avait aucune chance contre elles et il donnerait raison à l'ange noir. S'il avait un stock de bombe insecticide ou un gundam, ça aurait été l'idéal mais en l'absence de ce type d'arme, il allait devoir ruser… Ces insectes n'avaient pas l'air spécialement intelligents, peut-être qu'il pouvait les faire s'assommer entre elles ou se prendre dans leur propres toiles ? Le temps que son malaise se dissipe un peu, il imagina un plan simple mais qui pouvait être efficace si tout était bien mis en place… Il se releva, toujours un peu malade et étudia la position des deux autres insectes, qui semblaient monter la garde. Faisant un large détour pour arriver par l'angle voulu, il approcha alors de la tour… Comme prévu, les araignées le repérèrent de loin et se mirent en garde en levant leurs horripilantes pattes avant. Calculant l'angle de chaque araignée et la vitesse à laquelle il les avait vus foncer, il se dirigea un peu plus à droite et se mit à courir vers le point de choc prévu. Il devait courir le plus vite possible pour que leurs trajectoires correspondent mais son intuition lui disait qu'il avait l'habitude de calculer des trajectoires… Presque aussitôt, les araignées se lancèrent à leur tour. Duo voyait les deux araignées se rapprocher rapidement de lui et lui, du point de choc. Tout se joua à une seconde prêt, car Duo devait faire un bond en avant afin d'éviter de se faire écraser entre les deux monstres… Et comme si il avait l'habitude des situations très serrées de ce genre, il sentit très exactement quand il devait sauter et le fit. Sans les voir, il entendit les deux octopodes se rentrer dedans avec violence et au minimum, s'assommer, au mieux, se s'entre-tuer… Il ne s'était pas trompé en disant que ces bestioles étaient plus bêtes que des paillassons. Mais il ne s'attarda pas sur la victoire de cette première manche car une autre araignée, attiré par le boucan avait quitté la tour… Et à la façon dont elle fit claquer ses mandibules, elle semblait furieuse. Duo, pas paniqué car ayant prévu la réaction en chaîne et concentré sur son but, se tint prêt à esquiver son assaut… L'araignée folle de rage partit au quart de tour, malgré son poids et chargea Duo à la façon d'un taureau furibard mais manqua sa cible au dernier moment et heurta elle aussi ses deux congénères. Duo qui avait sauté sur le coté au dernier moment, avait sentit le déplacement d'air au moment du choc et en était tombé sur le coté. Se relevant vivement, il avisa la dernière octopode, toujours occupé à empoisonner la tour… Arrachant les dards empoisonnés des araignées vaincues, il se dirigea en silence vers elle. Il savait qu'elle ne tarderait pas à le repérer mais il avait un plan… Se plaçant de façon à mettre plusieurs toiles araignées entre elle et lui, il se mit à gesticuler et à crier pour attirer son attention. Sa réaction ne se fit pas attendre et elle quitta la tour à son tour, enfin… Repérant le pantin en train de gesticuler devant elle, elle fit calquer ses mandibules avant de se lancer à son tour. Aussitôt, Duo se mit à courir en suivant les toiles d'araignées et laissa son ennemie se prendre dans les toiles… Elle cassa la première et la suivante mais se trouva bien vite bloqué dans la presque superposition des suivantes. Profitant de sa situation particulièrement ironique pour une araignée, il la poignarda avec les dards empoisonnés jusqu'à ce qu'elle casse la toile à force de remuer ses pattes dans tous les sens… Apparemment folle de douleur, elle reprit sa course droit devant elle et se jeta sur le tas d'octopode elle aussi… Regardant son œuvre, Duo s'autorisa enfin un sourire satisfait et se dirigea vers sa tour de vie. La regardant de haut en bas, il eut la surprise de la voir entière ! Le poison l'avait peut-être ralentit mais elle avait réussit… Mais comment sortir de ce traquenard mortel à présent, avant que d'autres bestioles n'arrivent ? Alors qu'il se posait la question, la voix désormais bien connue de Heero lui revint. Aussitôt, Duo se précipita sur la tour et la toucha pour lui parler.

Duo : J'ai réussi, Heero ! Je les ai eus !

Heero : Je sais, c'est bien joué… Je n'en attendais pas moins de toi.

Duo : La tour est réparée. J'ai été un peu affaibli par le poison mais ça a l'air d'aller.

Heero : Bien. Maintenant, plus rien ne t'empêche de revenir dans le monde réel.

Duo : Le gardien des lieux m'a dit que la tour ne fonctionnait plus et que je ne pouvais plus sortir par là. Comment je dois faire, alors ? Pourquoi dis-tu que c'est une antenne ?

Heero : Parce que nous pouvons communiquer ensemble avec et qu'elle est en lien direct avec la réalité, pour peu qu'il y ait un récepteur pour capter le signal.

Duo : Tu veux dire qu'elle est reliée à la réalité ? Tu es ce récepteur ? Je peux vraiment sortir par là ?

Heero : Oui, c'est possible. Seul, tu ne peux plus c'est vrai mais je vais t'aider. Tant que l'on peut communiquer, ça veut dire qu'elle fonctionne encore et je suis dans le monde réel, donc le passage n'est fermé que de ton coté. Tu vas grimper sur la tour et monter jusqu'au sommet. La porte est là-haut, je vais l'ouvrir.

Duo : Tu peux vraiment faire ça ?

Heero : Souviens-toi que je suis une sorte de démon, moi aussi… Sauf que j'ai un cœur. Fais-moi confiance, Duo…

Duo : Pas un démon, un vampire. J'ai confiance en toi, Heero. Mes souvenirs reviennent, tu sais… J'aimerais vraiment sortir de cet enfer et retrouver la réalité !

Heero : Tu la retrouveras, Duo. Je suis rassuré de savoir que tu commences à te rappeler, surtout n'abandonnes pas. Fais comme je t'ai dit, je t'ouvrirais la porte et tu seras enfin libéré de ce cauchemar.

Duo : Ca ne va pas être facile et je doute qu'il me laisse partir comme ça.

Heero : Je m'occupe de lui. Concentres-toi sur ton escalade, c'est tout.

Duo : Ok. Tu crois que je vais me souvenir de tout le reste lorsque je serais revenu ?

Heero : Bien sûr, ça a déjà commencé même. Allez, vas-y, je te couvre.

Duo : OK, c'est parti ! Shinigami is alive !

Coupant le lien, Duo regarda vers le haut de la tour et eut la surprise d'y voir une lumière briller, illuminant la tour entière… Une tour de lumière, c'était magnifique mais Duo n'avait pas vraiment le temps de l'admirer. Sentant la présence de son ami dans cette lumière, il constata avec soulagement que l'influence du démon devait avoir baissé car les clochettes s'était tu et plus motivé que jamais, il se mit à grimper sans attendre. Il ne se souvenait peut-être pas encore totalement de Heero mais il savait qu'il avait hâte de retrouver son meilleur ami… Commençant son ascension, il progressa lentement mais sûrement vers le sommet. Il était au quart de la tour de 20 mètres à présent, quand un cri perçant se fit entendre ainsi que des battements d'ailes puissants… S'accrochant à la tour, il sentit un énorme oiseau le frôler pour essayer de le faire tomber. Duo n'osa pas bouger quand il l'entendit revenir à la charge mais un rayon de lumière le repoussa… Aussitôt la voix de Heero lui dit qu'il pouvait continuer, ce que fit Duo sans tarder. Il savait qu'il pouvait lui faire confiance et n'hésita pas une seconde à reprendre son escalade… Même lorsqu'un deuxième oiseau arriva, la lumière continua de repousser leurs assauts, mais la tâche se compliqua quand un troisième décida de se joindre à la fête. Duo en était alors un peu plus de la moitié de la tour… Comprenant que Heero ne pouvait pas repousser autant d'assauts simultanés et sachant que plus il grimperait, plus ce serait étroit et donc risqué avec les assauts des volatiles, il décida de changer de stratégie. Sautant sur le dos d'un des oiseaux, il lui tira les plumes pour s'accrocher à lui, le faisant crier de douleur et essayer de le forcer monter. Pendant ce temps, Heero continuait d'occuper les deux autres volatiles géants, bien que les rayons se montrent déjà moins puissants, sans doute à cause de la fatigue de son ami. C'était l'oiseau le plus gros qu'il n'avait jamais vu et le plus furieux aussi, à sa façon de voler n'importe comment pour essayer de se débarrasser du parasite sur son dos… Mais Duo s'accrocha, tint bon, comme un cowboy sur un taureau et réussit à maîtriser la bête, qui se décida enfin à monter. Malheureusement, un des oiseaux esquiva un rayon de lumière et se lança à sa poursuite…

Duo : Heero, j'arrive. Je vais sauter de l'oiseau. Tu es prêt ?

Heero : Oui. Dépêches-toi, je ne vais plus tenir bien longtemps.

Comprenant que son ami était à bout de force, il fit voler l'oiseau au-dessus de la lumière, tout en esquivant les assauts furieux de son congénère et prenant deux secondes pour bien viser, sauta au-dessus. Duo poussa un cri, en voyant un énorme bec rouge foncer droit sur lui et ferma les yeux, n'osant pas regarder s'il avait visé à coté ou s'il était sur le point de se faire gober ou empaler par le bec de l'oiseau… Tout fut très confus à ce moment-là, il entendit le bruit zwitté d'un rayon de lumière, suivit du cri de douleur d'un oiseau, la voix furieuse de l'ange de la mort, celle de Heero jurant de tuer quiconque voudrait tuer Duo et encore d'autres cris d'oiseaux, ainsi que des battements d'aile et des claquements de bec tout près de lui mais le tout fut couvert par un zwit prolongé qui fit taire les oiseaux et l'ange de la mort… S'attendant à un choc extrêmement rude avec le sol ou la mâchoire de l'oiseau durant ces quelques secondes qui lui avait semblé plus longues que tout le temps qu'il avait passé ici, il fut surpris de sentir soudain sa chute stoppé et son corps comme en suspension dans l'air. Ouvrant les yeux, il fut encore plus surpris de se trouver dans une lumière agréablement chaude, comme dans une sorte de cocon… Un cocon créé par l'esprit de Heero, et dire que certains osait dire qu'il était froid ! Regardant autour de lui, il aperçu les trois oiseaux au sol apparemment mort et l'ange de la mort à coté d'eux, le fixant avec un regard plein de haine. Souriant victorieusement depuis la boule de lumière au sommet, Duo ne prit même pas la peine de le lui rendre.

MDL : On se retrouvera, Duo ! Tu as gagné pour cette fois… Mais tu retourneras ici, un jour ou l'autre et cette fois, je t'aurais ! Personnes n'échappes au meilleur chasseur de mon maître, PERSONNES !

Duo : Remercie ton boss pour sa proposition d'emploi mais celui que j'occupe actuellement me va très bien ! Adieu, chasseur sans nom !

La lumière de la boule lui sembla soudain plus lumineuse, plus chaude. Son esprit sembla alors se libérer totalement et comme le reste du brouillard de son esprit se leva enfin, il se rappela enfin qui il était, qui était Heero et ses amis, ainsi que tout le reste. Souriant, heureux d'être enfin sortit de cet enfer, il ferma les yeux, épuisé et s'endormit en paix, se laissant porter hors de cet enfer par Heero…

§§§ (5 mois et 1 semaines)

Reprenant conscience progressivement, Duo perçu un bruit aigu régulier et cru encore entendre les clochettes maudites… Mais il sentit aussi son corps et cette sensation le tira brutalement de la douce torpeur dans laquelle il se trouvait. Certes, il était au chaud et dans un lit confortable mais ressentir à nouveau son corps si présent, qu'il semblait peser une tonne et toutes les sensations normales qui vont avec lui fit mal. Gémissant de douleur, il ouvrit les yeux pour se retrouver plongé d'un seul coup dans la réalité d'une chambre d'hôpital, éclairé seulement par la lumière d'une pleine lune passant par une fenêtre et d'un bip obsédant, strident comme le son d'une clochette pour ses oreilles confuse… Retrouvant totalement les points de repères normaux, toutes ces choses auxquelles on ne fait pas attention mais qui constitue notre univers, il regarda autour de lui un peu paniqué par ce brusque changement. Ca faisait tellement longtemps qu'il était seul dans cet univers stérile, sans bruit, sans lune, sans personne et sans besoin physiologique qu'il avait fini par s'y habituer en fait… Maintenant, c'est dans la réalité qu'il était perdu. Voulant voir Heero, il essaya de l'appeler mais ses cordes vocales semblaient avoir prit des vacances… Alors il le chercha autour de lui grâce à la clarté de la lune, autant que son cou tout dur le lui permettait et l'aperçu enfin, couché sur le bord de son lit et lui tenant la main. Duo n'avait même sentit la main de Heero sur la sienne tellement les sensations de son propre corps lui était étrangères et douloureusement réelles… Si seulement il pouvait réveiller Heero, il avait besoin de lui, il ne se sentait pas bien. Ne pouvant pas parler, il tenta de lui signaler son réveil en bougeant sa main prise dans celle de son meilleur ami… Mais il n'obtint aucun résultat. Utilisant son bras libre très lourd, il se redressa difficilement contre ses oreillers et essaya de retirer sa main prisonnière… Ca allait bien réveiller Heero, tout de même. Après un gros effort bien douloureux pour son bras et ses muscles endoloris, il parvint à la récupérer… Mais sans même tirer un gémissement au vampire ! Paniquant davantage, Duo commença à s'inquiéter. Pourquoi Heero ne se réveillais-t-il pas ? Il se rappelait bien que le japonais commençait à faiblir lorsqu'il avait décidé de sauter sur l'oiseau, mais quand même… Utilisant sa main récemment libérée, Duo secoua donc son ami, l'inquiétude lui faisant presque oublier son corps douloureux. Il était en train de se demander si Heero n'était pas en train de lui faire une mauvaise blague quand celui-ci tomba du lit, a force que Duo le pousse en le secouant… Dans un grand fracas, la chaise tomba en même temps que lui et sans réfléchir Duo poussa un cri de sa voix érayée. Presque aussitôt la porte de la chambre s'ouvrit et la lumière trop forte du couloir ébloui Duo qui du détourner les yeux.

I : Mr Yu, tout va bien ? Mr Yu !!

Apercevant Heero sans connaissance à terre et sa chaise renversée à coté de lui, l'infirmière de garde se précipita à l'intérieur de la chambre. En entendant le bordel et le cri, elle avait cru qu'il était arrivé quelque chose à Mr Wellmax mais ce n'était pas du tout ça. Depuis le temps que Mr Yu était là, ne prenant même pas le temps de manger ou de se reposer vraiment pour ne pas quitter son ami, il était inévitable qu'il fasse un malaise… Mais alors qui avait crié ? Arrivée à mi-chemin, elle se rendit compte que Duo était réveillé et assis contre les oreillers. N'en croyant pas ses yeux, elle s'approcha plus près et le regarda se protéger les yeux.

I : Mr Wellmax ?

Se protégeant les yeux, il tourna la tête vers elle et hocha la tête.

I : Bon sang, je n'y crois pas… Il est réveillé.

Appelant ses collègues car complètement dépassé par la situation imprévu, elle se pencha vers Mr Yu et s'alarma en sentant son pouls si faible. Aussitôt, deux autre infirmières arrivèrent et comprenant la situation, se mirent au travail. Pendant que l'une s'occupait de rassurer Duo et de contrôler son état physique, les deux autres emmenèrent Heero pour lui prodiguer les soins nécessaires. Moins d'une heure après, Duo dormait paisiblement grâce à un sédatif et Heero était en soin intensif sous haute surveillance, dans la chambre d'à coté.

V

Le lendemain matin, en se réveillant attelé à une perfusion et un électrocardiogramme, Heero poussa un gros soupir et regretta de s'être évanouit dans un hôpital… Mais ses priorités reprirent le dessus rapidement et il s'inquiéta immédiatement de savoir comment allait Duo. Il l'avait ramené hier soir, juste avant de s'évanouir mais il craignait que l'influence maléfique qui le gardait prisonnier n'ait réussit à le reprendre… Sans attendre, Heero s'assit sur son lit et se débarrassa de la perfusion à son bras et des électrodes collés sur son torse. Se glissa sur le bord du lit, il attrapa son T-shirt et sa chemise restée au pied du lit. Une chance que les infirmières n'aient pas encore prit le temps de le mettre en chemise d'hôpital… Attrapant ses chaussettes dans ses chaussures au pied du lit, il les enfila et mit ses chaussures. Il se leva rapidement et se dirigea vers la porte. Certes il se sentait encore un peu fatigué, il n'avait pas eu le temps de récupérer totalement mais il n'avait pas le temps de jouer au malade, histoire de se reposer davantage. Il allait atteindre la porte quand celle-ci s'ouvrit, ouverte par le médecin en chef… Aussitôt, il s'alarma en voyant Heero debout.

MEC : Mr Yu ! Vous n'auriez pas dû vous lever, ce n'est pas raisonnable !

Heero : Je vais bien. C'est Duo qui a besoin d'être soigné.

MEC : Justement, il s'est miraculeusement réveillé la nuit dernière… Et il semble aller aussi bien qu'il peut aller, étant donné le coma dont il vient de se réveiller. Il souffre seulement d'un léger trouble psychologique normal et d'un affaiblissement physique normal lui aussi… Vous n'avez donc aucun souci à vous faire pour lui, en plus il est en train de dormir pour l'instant.

Heero : Je suis rassuré… Mais je vous assure que ça n'a rien d'aussi miraculeux. Je vais aller le voir.

MEC : Pas tout de suite, Mr Yu… Vous devriez plutôt vous reposer et surtout manger. Vous avez fait un malaise sérieux hier soir, vous auriez pu en mourir.

Heero eut un sourire amusé en entendant la dernière phrase, que le médecin sembla très mal interpréter puisqu'il se mit carrément en colère.

MEC : Je suis sérieux, Mr Yu ! Vous n'aiderez pas votre ami en vous suicidant à petit feu, alors vous allez gentiment aller vous rallonger et manger le plateau repas que je vais vous faire apporter ! Soyez sûr que je vais y veiller !

Heero : Vous m'avez mal compris, je ne me moquais pas… Je ne crains pas la mort vous savez, en tous cas pas celle-là. Mais si vous insistez, je vais manger…

MEC : Vous croyez être immortel, c'est ça ? La moitié des types qui se retrouvent ici croyait l'être eux aussi, parce que cette guerre les a rendu fou ! Je n'ai pas l'intention de vous laissez partir comme ça. Allez vous rallonger, je reviens dans deux secondes et si vous essayez de vous sauver, je vous fais attacher à votre lit.

Heero : Inutile de vous fâcher, docteur… Mais prévenez-moi lorsque Duo sera réveillé, je tiens à le voir. Je le saurais, de toute façon…

MEC : C'est entendu, mais vous devez vous soigner vous aussi !

Heero retourna gentiment s'allonger sur son lit, sous l'œil méfiant et impératif du médecin.

V

Finalement, Heero se reposa plus longtemps qu'il en avait l'intention afin de ne pas contrarier le médecin… Il ne craignait pas vraiment de se faire attacher au lit, ça ne serait pas une grande difficulté pour lui de s'en défaire mais il voulait rester en bon terme avec lui, jusqu'à ce que Duo soit assez en forme pour rentrer chez eux. Pendant plusieurs heures, Heero dû attendre le réveil de Duo entre son petit déjeuner qu'il mangea sous haute surveillance, divers examen destiné à expliquer ses battements cardiaques trop faibles et les visites régulières du médecin en chef, afin de s'assurer qu'il se repose… Ce qui fait qu'il n'eut pas beaucoup l'occasion de dormir ou pas très longtemps. Néanmoins, il avait réussi à négocier qu'on ne lui remette pas cette perfusion parfaitement inutile pour un vampire et qu'on ne l'oblige pas non plus à mettre cette blouse d'hôpital très peu pratique en cas de fuite d'urgence. A part ça, il avait joué le jeu et en avait profité pour récupérer davantage… Finalement à 11H, Duo s'était réveillé. Lorsque le médecin était revenu le voir, il l'avait informé sans délai qu'il souhaitait voir son ami. Le médecin lui avait demandé comment il le savait, avant de renoncer à avoir une autre réponse vague ou farfelu et enfin la patience de Heero avait été récompensé. Quand il avait vu Duo réveillé, il n'avait pas pu s'empêcher de sourire et avait grandement été rassuré de le voir lui rendre… Il s'était retenu de courir et était allé asseoir sur la chaise, à coté du lit très calmement et avait prit la main de Duo. Celui-ci fut surpris et agacé par le son de sa propre voix lorsqu'il parla, l'entendant enroué et trop faible, comme à son second réveil…

Heero : Si tu savais comme je me suis inquiété pour toi… Comment tu te sens ?

Duo : Comme une enclume aphone, dont la batterie est à plat… Mais je suis vivant. Je suis vraiment vivant donc ça va, on va dire… Le médecin a dit que tu devais te reposer et que tu ne pouvais pas venir tout de suite. Qu'est-ce que t'as ?

Heero : C'est juste la réaction normale d'un médecin face à quelqu'un dont le rythme cardiaque est la moitié de ce que devrait être celui d'un être humain, rien de plus… Je vais très bien, Duo.

Duo : Hier soir, tu t'es évanoui pourtant.

Heero : Parce que je t'ai donné toute l'énergie que j'avais… Mais ça a marché. Tu es revenu parmi nous, enfin.

Duo : Oui et j'en suis vraiment heureux, merci Heero… Mais je ne me sens pas trop bien. Un peu comme quand on revient à terre après un trop long vol… J'ai l'impression que ce n'est pas mon corps. Il est si lourd, il me fait mal… Le médecin dit que c'est parce que j'ai été longtemps immobile mais il ne comprend pas.

Heero : Il ne peut pas comprendre… Il ne sait pas. Là où tu étais, le corps n'a aucune importance, seul l'esprit compte… Tu es resté là-bas longtemps, plus longtemps que tu n'y es resté vraiment et ton esprit s'y ai habitué. Maintenant, il faut que tu te réhabitues à la réalité et tout redeviendras comme avant…

Duo : J'espère que ce ne sera pas trop long… C'est pire que des courbatures.

Heero : Demandes des antidouleurs, dis-leur que tu as vraiment mal.

Duo : C'est ce que je vais faire, oui… On va rester longtemps ici ? Et les autres, ils vont venir ?

Heero : On restera le temps que tu ailles assez bien. Nos amis sont déjà venus, tu sais… Ils doivent venir demain, mais ils viendront peut-être cet après-midi quand je leur aurais dit que tu es réveillé.

Duo : Ca serait bien. Je veux les voir, je ne veux plus jamais être seul… Plus jamais comme là-bas.

Heero : Je ne te laisserais plus seul. C'est de ma faute ce qui est arrivé, c'est moi qui t'ai mis dans cet état… Pardon, Duo.

Duo : Non, c'est moi qui t'ai encouragé à le faire, tu n'as rien à te reprocher… Je voulais te sauver et apparemment, j'ai réussi. C'est tout ce qui compte pour moi… Après tout, si je n'étais pas intervenu cette nuit-là, on n'aurait peut-être pas été pris.

Heero : Je ne veux plus y penser… C'est fini tout ça. Il n'y aura plus de sifflement de la mort car elle est morte. Trowa est sortit d'affaire aussi… Et je suis enfin en paix avec moi-même, grâce à Lui.

Duo : C'est vrai ? Elle est morte, c'est super… Mais qu'est-ce qui est arrivé à Trowa ? Et Lui, je croyais que tu ne voulais plus jamais le revoir ? J'ai loupé pas mal d'épisodes, on dirait…

Heero : Pas tant que ça, rassure-toi. Pour faire court, IL s'est joins à Quatre, Trowa et Wufei pour venir nous chercher… Mais elle les attendait et Trowa en a fait les frais. J'étais prisonnier de moi-même, la bête allait remporter le combat par abandon de ma part mais alors que je ne me souvenais même plus de mon propre nom, je me suis rappelé de Lui et j'ai décidé de me battre… C'est ce qui m'a sauvé. J'ai affronté mon ombre et j'ai gagné. J'ai retrouvé la réalité et en faisant croire à ce monstre que j'étais mort, je l'ai trompé et je l'ai tué de mes propres canines… Je n'en suis pas fier mais elle le méritait pour tout ce qu'elle a fait. Tu sais, tout ce que j'ai dit sur Lui… Je me suis trompé tout le temps, mais ce n'est pas le lieu, ni le moment pour en parler. Ca serait trop long et je ne veux pas te fatiguer.

Duo : Je comprends… On sera plus à l'aise pour en parler chez nous, en tous cas je suis heureux que tout soit arrangé. Dis, Heero… Je suis resté là-bas combien de temps ?

Heero : Maintenant, tout est vraiment arrangé puisque que tu es là… Ca a dû te sembler des siècles mais ça n'a duré qu'un mois.

Duo : Un mois ? Je ne serais même pas dire combien de temps ça m'a semblé… Le temps ne passait pas là-bas mais ça m'a semblé des siècles et des siècles. J'ai vraiment l'impression de me réveiller d'un cauchemar éveillé… Je me sens épuisé et cassé, c'est horrible. Tu es sûr qu'on ne risque rien ici ? S'il y a le moindre problème, je ne serais même pas capable de me défendre…

Heero : N'y penses plus, c'est fini tout ça… Tu vas pouvoir te reposer autant que tu en as besoin maintenant, je m'occupe de tout le reste. Tu ne risques rien, ne t'inquiètes pas. Je veillerais à ce que jamais plus ce genre de chose ne t'arrive, je te le promets et cette fois, c'est vrai.

Duo : Tu n'as pas trahi ta promesse… La preuve, tu es venu me chercher là où j'étais. Tu es et tu resteras mon meilleur ami, Heero… Alors ne te sens plus coupable de ce qui est arrivé, s'il te plait. C'est fini, tu l'as dit toi-même…

Heero : Je sais bien, je vais essayer… Mais je n'ai pas encore réussi à me pardonner, j'aurais pu te tuer après tout.

Duo : Mais tu ne l'as pas fait… Même si tu l'avais fais, je ne serais pas revenu te hanter pour autant. Tu comptes trop pour moi pour que je puisse t'en vouloir et puis c'était ma décision.

Heero : Merci, Duo… Tu es plus que mon meilleur ami, tu es mon frère. Vous êtes tous mes frères.

Heero se leva et aidant Duo à se redresser, le serra dans ses bras. L'américain lui rendit bien volontiers son étreinte fraternelle, en souriant. Puis le japonais laissa Duo se rallonger mais resta assis sur le bord du lit. Cette fois, c'est Duo qui lui prit la main.

Duo : Tu m'as aidé à sortir de cet enfer, alors laisses-moi t'aider à éviter de t'en créer un… Je ne veux pas que tu culpabilises. Dès qu'on sera rentré, on aura tout le temps de parler de ce qui s'est passé, de Lui et de tout ce que tu veux.

Heero : Ca m'a manqué de parler avec toi, oui… En attendant, repose-toi bien. D'accord ?

Duo : Je ne peux pas faire grand-chose d'autre pour le moment… Toi aussi reposes-toi, ok ? N'oublie pas que tu es malade…

Heero : Je serais un malade modèle, promis !

Echangeant un sourire, ils rigolèrent. Ils étaient heureux de pouvoir se retrouver enfin… Ils avaient bien failli ne plus jamais se revoir. Evidemment, c'est ce moment-là que choisit le médecin pour entrer sans même frapper et rappeler à Mr Yu que son ami était encore très affaibli et qu'il avait besoin de se reposer, ainsi que lui-même ! Soupirant, Heero regarda Duo, ayant souhaité passer un peu plus de temps avec lui…

Duo : Tu as dis que tu serais sage, Heero… Va te reposer, je vais bien maintenant. Je pari que tu n'as fais une nuit complète depuis deux ou trois jours.

MEC : Deux semaines, plutôt ! Il ne vous a pas quitté plus de 5 minutes depuis votre admission ici ! Je ne comprends même pas comment il a pu tenir comme ça aussi longtemps, avant de faire ce malaise ! J'admire beaucoup son sens de l'amitié mais votre ami n'est vraiment pas raisonnable et je ne parle même pas de son alimentation…

Duo : Heero n'a jamais été quelqu'un de raisonnable… Mais il va se reposer, maintenant et moi aussi. Le pire est passé, tu n'as plus à t'inquiéter… Et puis, tu sais très bien que tu n'as pas besoin d'être à coté de moi pour savoir si je vais bien.

Heero : C'est vrai… T'as raison, le cauchemar est fini mais je suis encore un peu inquiet. Si il se passe quoi que ce soit qui ne devrait pas se passer, appelles-moi… OK ?

Duo : Bien sûr. Je te fais confiance à 100, Heero… Maintenant, va te reposer et arrêtes de donner des cheveux blancs à ce gentil médecin. Aussi solide sois-tu, tu peux être fatigué toi aussi. Tu ne voudrais pas que je m'inquiète tout de même ?

Heero : Non, surtout pas. Je vais me reposer, ne t'en fais pas… De toute façon, on va se voir cet après-midi quand les autres vont venir.

Duo : Oui, j'ai hâte de les voir. Ca fait tellement longtemps que je ne les ai pas vu.

MEC : Je suppose que ce n'est pas négociable ?

Heero : En effet, ça ne l'est pas.

MEC : Au moins, vous l'avez convaincu d'être enfin raisonnable sans même le menacer de l'attacher au lit…

Duo : Pas besoin de ce genre de menace. De toute façon, ce n'est pas ça qui le retiendrait bien longtemps… Ne vous en faites, il sera sage maintenant.

MEC : C'est tout ce que j'ai besoin de savoir. Nous allons vous laisser, vous avez besoin de repos.

Duo : Une dernière chose. Si vous voulez que je me repose vraiment, donnez-moi des antidouleurs.

MEC : Vous avez si mal que ça ?

Duo : Puisque je vous le dis. Je ne suis pas un drogué, je ne réclamerais pas des antidouleurs si je n'avais pas mal ! Ce n'est pas parce que vous ne comprenez pas pourquoi j'ai mal que mes douleurs sont imaginaires !

MEC : Du calme, Mr Wellmax… Je vous crois, ne vous énervez pas. Je vais dire à une infirmière de s'en occuper… Juste un léger traitement antidouleur pour commencer et vous nous direz si ça suffit, d'accord ?

Duo : Ok et comptez sur moi pour vous prévenir si j'ai encore mal. C'est pire qu'une séance de torture, ces douleurs !

MEC : Nous vous ferons des examens complémentaires pour savoir pourquoi vous avez mal.

Duo : Si vous voulez, mais je veux ces antidouleurs. Que vous me croyiez ou non, c'est vraiment insupportable.

MEC : Je vous crois, Mr Wellmax, je vous crois… L'infirmière sera là dans deux minutes. Allons-y, maintenant…

Heero : Surtout ne te fermes pas à la réalité et tu t'adapteras plus vite. A plus tard, Duo.

Duo : Je vais essayer… Mais c'est dur pour l'instant. A cet après-midi, Heero.

Heero et Duo échangèrent un dernier sourire complice et le japonais sortit avec le médecin en chef. Bien qu'il aurait souhaité rester plus longtemps avec son ami, Heero accepta d'obéir au médecin pour Duo. Il ne voulait surtout pas lui causer des soucis, bien au contraire et puis il devait bien avouer que ces deux semaines non-stop avaient puisé largement dans ses réserves. Quelques jours de repos lui feraient du bien, surtout que Duo était hors de danger… En plus, il devait être en forme au cas où ils doivent partir en urgence. Il pouvait souffler un peu, maintenant mais il allait garder ses sens en éveille malgré tout. On ne sait jamais, il devait être prêt à réagir face n'importe qu'elle danger, qu'il soit psychique ou physique… Or, ce ne serait pas le cas s'il était fatigué. Oui, du repos lui ferait le plus grand bien… Pour ce qui est de se nourrir, il prendrait une petite heure cette nuit pour aller chasser et voilà.

Laissant Heero téléphoner à ses amis, le médecin alla trouver une infirmière sans tarder afin de l'informer de la demande de Mr Wellmax. Dès la première sonnerie, quelqu'un décrocha aussitôt le téléphone, comme à chaque fois que Heero téléphonait chez « eux » et ce fut Wufei qui répondit cette fois. En fait, c'était presque toujours Wufei qui répondait…

Wufei : Oui ?

Heero : C'est moi.

Wufei : Enfin, ça fait 2 jours que tu n'as pas appelés !

Heero : Ca ne va pas ? Tu as l'air très nerveux…

Wufei : C'est rien, j'ai trop réfléchis encore. Depuis hier midi, je n'ai pour seul compagnie qu'un ordinateur… Ton ange est parti chasser et je n'ai vu notre ami empathe uniquement lorsqu'il est venu chercher de quoi manger. Son patient n'a pas encore mis un pied dans la cuisine…

Heero : Laisses-lui de se remettre de son expérience, ça ne doit pas être simple. Il ne va pas mieux ? Et sa voix ?

Wufei : Je sais bien mais il dort moins maintenant et je crois que ça va mieux, pourtant… A moins que son ange gardien ne l'oblige à se reposer encore, ça ne m'étonnerait pas, vu comment il était inquiet pour lui. Sa voix commence à revenir mais ce n'est pas encore ça niveau psychologique, d'après son infirmier privé… Mais je doute franchement de son objectivité médicale. En plus la dernière fois que je lui en ai parlé, il a eu l'air très gêné… Il doit avoir adopté la même médecine que ton ange, je crois.

Heero : Ca m'étonnerait… Ca ne fait que deux semaines pour eux deux aussi, tu sais.

Wufei : Je sais mais apparemment, ils explorent déjà une partie des joies de la « médecine ».

Heero : Tu ne serais pas jaloux ? Sinon tu pourrais tenter ta chance le dernier célibataire du groupe…

Wufei : Tu ne vas pas t'y mettre aussi ! La belle au bois dormant ne m'intéresse pas dans ce sens et même si c'était le cas, je ne ferais pas de projet avec lui avant de savoir si… Enfin, tu vois ce que je veux dire. Dis-moi plutôt, comment va-t-il ? Il y a du nouveau ? Je n'arrête pas d'y penser depuis hier… J'ai essayé de lire mais je ne pouvais même pas me concentrer sur ce que je lisais, même le sommeil m'a fuit. Du coup, je n'ai fais que penser à ça…

Heero : Justement, si… Tu pourrais y songer maintenant. Il va mieux, il va même beaucoup mieux. Le docteur n'en revient pas !

Wufei : Quand tu dis qu'il va beaucoup mieux, ça veut dire quoi ? Si tu as dis que je pourrais y penser maintenant, ça veut dire que…

Heero : Oui, il s'est réveillé. Enfin…

Il y eu un petit silence au bout du fil avant que Wufei ne reprenne la parole, audiblement soulagé…

Wufei : C'est formidable, je suis vraiment rassuré de l'apprendre ! Quand ?

Heero : Cette nuit.

Wufei : Et c'est seulement maintenant que tu me le dis ?

Heero : Il a fallu que je lui donne un coup de main et ça m'a couté trop d'énergie. Je me suis évanoui et comme nous sommes dans un hôpital, ça n'est pas passé inaperçu… Imagine l'histoire que ça fait depuis qu'ils m'ont examiné, ils ne vont plus me lâcher.

Wufei : J'imagine assez, oui… Au moins, tu vas pouvoir te reposer maintenant, mais j'aurais aimé qu'ils te laissent nous prévenir plus tôt au moins. J'étais mort d'inquiétude, à force d'y penser tout seul dans mon coin !

Heero : J'aurais voulu mais tu connais les médecins… Ca ne sert à rien de m'engueuler, tu sais. Il revient vers moi, je vais te laisser avant qu'il ne veuille encore m'attacher au lit. Tu préviendras les autres de la bonne nouvelle et dis-Lui qu'il me manque aussi…

Wufei : Bien sûr que je vais leur dire, ils vont être heureux de l'apprendre… Je Lui passerais ton message aussi mais ne compte pas sur moi pour l'embrasser.

Heero : C'est MON ange, Wufei.

Wufei : Je plaisantais, voyons… Serais-tu jaloux ?

Heero : Je l'aime, c'est tout. Ce serait bien que vous veniez cet après-midi, Duo voudrait vous voir… Il se sent un peu déboussolé, ça lui ferait du bien.

Wufei : J'allais justement te poser la question mais je craignais que ce soit trop tôt. On va venir, pas de problème…

Heero : Faut que je te laisse, on m'attend… A cet après-midi.

Wufei : Dis à Duo qu'on pense beaucoup à lui. A cet après midi.

Heero : Sans faute. Salut !

Heero raccrocha et se tourna vers le médecin, qui l'attendait les bras croisé pour se donner l'air plus sévère, espérant impressionner Heero par cette attitude. Raté…

MEC : Je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée que votre ami reçoive de la visite aussi rapidement. Il est très fatigué, il a besoin de repos… Vous aussi, d'ailleurs.

Heero : Il a besoin de les voir, ça lui fera beaucoup plus de bien que de dormir.

MEC : Vous savez que vous êtes des patients difficiles à soigner ?

Heero : On me l'a déjà dit.

MEC : Je vois. Quoi qu'il en soit, vous vous reposerez de gré ou de force…

Heero : Inutile d'employer les menaces, docteur, j'ai promis d'être sage… Mais avant de regagner mon lit, j'ai un message pour Duo.

MEC : J'ai envoyé une infirmière lui administrer des antidouleurs, ça va probablement le faire dormir encore plus. Il va dormir comme une souche, pourquoi ne pas lui dire plus tard ?

Heero : Tant mieux, il en a besoin mais je n'en ai pas pour longtemps. Raison de plus pour y aller avant qu'il ne s'endorme…

MEC : Vous avez toujours le dernier mot, on dirait.

Heero : Quand je le veux, oui.

Heero fit un sourire mystérieux au médecin, avant de s'éloigner pour aller transmettre le message à Duo. Une fois de plus, le médecin du se remuer un peu pour bouger et suivre son patient récalcitrant afin de s'assurer qu'il retourne à sa chambre après. Il se demanda si il n'était pas un peu fatigué car depuis une semaine ou deux, il avait régulièrement de légèrement somnolence… Ca devait être du à l'arrivée de Duo Wellmax, son cas l'avait particulièrement inquiété et Heero Yu l'inquiétait aussi maintenant. Ce bon docteur n'avait pas tord mais il ne se doutait pas à quel point ses « coups de barre » était lié à leur arrivée, surtout à celle de Heero.

Malgré toutes ses tentatives, il ne réussit pas à faire changer d'avis son patient récalcitrant et après une dernière tentative abandonna la partie…

VVV

A 14h30, Wufei, Quatre et Trowa arrivèrent à l'hôpital et eurent une petite entrevue avec le médecin en chef qui leur parla du réveil presque miraculeux de Duo et de son état actuel… Alors qu'il les conduisait jusqu'à sa chambre en leur demandant de ne pas être long parce qu'il avait besoin de repos, il eut la surprise de voir Heero arriver aussi. Il avait espéré qu'il ne s'en rendrait pas compte et qu'il dormirait, mais non. Il se demanda une fois de plus s'il n'avait pas un radar intégré et soupira.

Dès que Quatre l'aperçu, il se jeta dans ses bras, visiblement heureux. Heero lui rendit son étreinte amicale. Se séparant de lui, le blond lui fit un large sourire et le japonais lui sourit.

Quatre : Heero ! C'est merveilleux ! Trowa et Duo se remettent tous les deux, je suis tellement rassuré !

Heero : Moi aussi. Duo n'est pas encore sur pied mais il est revenu. C'était limite mais il est revenu, pour de bon.

Quatre : C'est ce que le médecin a dit avec ce qu'il sait, oui. Cette fois, Trowa est venu avec nous… Il était trop fatigué la dernière fois et sa voix n'était pas encore revenue. J'aurais préféré qu'il reste se reposer à la maison, cette fois encore mais il a insisté pour venir… Il commence à discuter mes conseils malgré sa voix enrouée, c'est bon signe. Il va mieux lui aussi, je suis content.

Heero : C'est ce que je vois, tu es un bon infirmier. Wufei m'a dit que tu veillais sur Trowa comme sur une perle. Il te soupçonne même de tester notre méthode de soin avec lui…

Quatre le regarda, très gêné mais se tourna brièvement vers Trowa en souriant. Celui-ci l'aperçu et il fit un sourire rayonnant aussi. Wufei et lui étaient à coté de la porte en train de parler avec le médecin, enfin surtout le chinois car le français ne parlait encore que très peu, à cause de sa voix. Il ne pouvait pas trop parler et ne le voulait pas en public pour le moment, de toute façon car il détestait sa pseudo voix. Heero sourit aussi mais pas pour la même raison… Le médecin, un air sévère peint sur le visage, parlait avec franchise à ses deux amis. Il ne les entendait pas vraiment mais Heero devina que le médecin devait certainement être en train de lui casser du sucre sur le dos.

Quatre : Il brûle des étapes… Nous n'en sommes pas encore là, mais j'essaie de faire de mon mieux pour l'aider à se remettre. Non, ce n'est pas ce que je veux dire… Je ne fais pas ça pour ça, je le sens comme ça et je crois qu'il le sent comme ça aussi. C'est…

Heero : C'est le début, tout simplement. J'ai compris, ne t'inquiètes pas. Je te taquine, Quatre. Tu te débrouilles très bien, continue comme ça… Etre près de lui est la meilleure de thérapie, pour lui comme pour toi. Soyez heureux, c'est le plus important. Son esprit est beaucoup plus paisible que lorsque je suis parti. Toi aussi, tu as l'air d'aller beaucoup mieux que depuis le début de la semaine dernière… Tu as repris des couleurs.

Quatre : Je me sens mieux, c'est vrai. Je suis moins stressé et j'arrive enfin à récupérer mon énergie. Je peux enfin dormir et j'ai même retrouvé l'appétit… Ca fait du bien. Trowa y est pour beaucoup, je crois. Je crois que je suis heureux, Heero… Malgré nos problèmes, je suis heureux tout simplement et je ne veux pas me poser de questions.

Heero : Tu as raison. Des fois, ça ne sert à rien de réfléchir et il faut juste se laisser aller. Profites-en et ne pense pas à demain… Il faut vivre l'instant présent tant qu'il est là, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Je suis content que tu te sentes mieux, je m'inquiétais de te savoir dans cet état en partant… Tu étais à bout, il était grand temps que tu respires.

Quatre : Oh oui. Il était temps qu'on respire tous… Si vous n'aviez pas survécu, Duo et toi, je crois qu'on ne s'en serait pas remis. Le groupe aurait implosé et ils auraient gagnés…

Heero : N'y penses plus, c'est fini. Tout le monde va bien à présent, c'est ce qui compte.

Quatre : Oui, t'as raison. Il est temps de passer à autre chose… Wufei a vaguement parlé que tu avais eu du mal à sortir Duo de là-bas et que le médecin t'avait harponné quand tu t'es évanouit. Je n'ai pas tout compris… Que s'est-il passé ? Où était-il ?

Heero : Ce serait trop long à expliquer maintenant… On en reparlera quand Duo sera rentré. Il voudra peut-être le raconter lui-même…

Quatre : Oui, c'est vrai… Allons le voir plutôt. Je suis vraiment rassuré qu'il se soit réveillé… Il s'est passé tellement de choses et ça aurait pu terrible pour tout le monde.

Heero : Beaucoup de choses, oui… Certaines par ma faute. J'y ai repensé, je me suis rendu compte que j'avais fais beaucoup d'erreurs…

Quatre : Tu as fais de ton mieux… Que ce soit pour cette nuit où nous avons suivi ton plan ou pour ce qui est arrivé à Duo, ce n'est pas ta faute et tu ne pouvais pas savoir que ça tournerait ainsi.

Heero : C'est vrai, mais j'ai ma part de responsabilité malgré tout… J'ai du mal à me le pardonner.

Quatre : N'y pense plus, Heero. Tout s'est arrangé, tout le monde va bien, c'est tout ce qui compte pour l'instant.

Heero : T'as raison… Merci, Quatre. Duo doit être réveillé maintenant, il a du vous entendre.

Quatre : Oui, allons-y !

Quatre et Heero retournèrent avec Wufei, Trowa et le médecin. Saluant ses amis, Heero eut droit à de moqueuses mais gentilles remarques au sujet de son comportement, sous l'œil étonné et plein d'incompréhension du médecin. Décidément, même leurs amis étaient étranges. C'est comme si ils ne s'inquiétaient pas de l'état de leur ami… Soit ils se moquaient bien de ce qui pouvait lui arriver, soit il y avait quelque chose qui lui échappait complètement.

Laissant le médecin retourner à son travail ou plutôt le laissant fuir à son travail pour échapper à cette bande de fou, ils entrèrent ensemble dans la chambre en riant. Duo les attendait, assis contre ses oreillers. Il eut un immense sourire en les voyant, apparemment ravi de cette visite et visiblement soulagé par les antidouleurs. Lui rendant son sourire, ils s'approchèrent du lit et Quatre, très heureux, le serra dans ses bras en guise de bonjour… Duo sembla étonné sur le moment mais lui rendit vite sa salutation très affective. Trowa et Wufei se contentèrent d'une poignée de main franche et sincère.

Duo : Les gars ! Ce que je suis content de vous voir… Il me semble que ça fait des siècles que je ne vous ai pas vus ! J'ai même cru que je ne vous reverrais jamais, même si ce démon me l'a fais momentanément oublié !

Quatre : J'ai eu si peur pour toi ! Moi aussi, j'ai cru ne jamais te revoir !

Duo : Comment vous allez depuis un mois, où j'étais ailleurs ? Un peu plus même puisqu'on a disparu avant que je ne prenne ces vacances forcé en enfer… Je n'arrive pas à croire que ça fasse si peu de temps… Ca m'a semblé tellement long.

Wufei : Pour nous aussi, ça a semblé incroyablement long… Surtout qu'on ne trouvait aucunes nouvelles de vous. On va bien, maintenant mais pour être honnête, ce n'était pas la grande forme tant qu'on ignorait comment vous alliez ou si vous étiez encore vivants…

Duo : J'imagine… Elle vous a aussi torturé indirectement, en nous faisant disparaître. Mais c'est fini, maintenant… Heero m'a dit qu'elle était morte.

Wufei : C'est vrai. Elle ne fera plus jamais de mal…

Duo : Il m'a dit aussi que Trowa avait eu des problèmes… Tu vas mieux, j'espère ?

Quatre : Sa voix n'est pas encore complètement revenue mais il va beaucoup mieux ! Si seulement ces maudites panthères arrêtaient de le traquer dans son sommeil, ce serait vraiment bien… Mais tout va bien, mis à part ça.

Trowa hocha la tête en souriant pour confirmer et regarda Quatre, qui lui rendit son sourire. Pas besoin de mots pour exprimer certaines choses. Le français était un expert en communication non verbale pour peu qu'on en comprenne les subtilités… Et depuis qu'il passait beaucoup plus de temps avec lui, Quatre commençait à saisir toutes les richesses de ce mode communication silencieux. Il ne le comprenait pas encore aussi bien que Heero mais il avait fait de gros progrès… Pour Trowa aussi c'était un progrès, car il n'y avait plus seulement Heero qui était assez proche de lui, pour le comprendre et il en était heureux, surtout qu'il avait toujours voulu se rapprocher de Quatre. Bien que les circonstances qui l'avaient permis auraient pu être grave, ça n'aurait peut-être pas été possible sans l'intervention du Dr Rammstein… Toutes les conséquences n'étaient donc négatives, loin de là.

Duo : Tant mieux, ça m'a inquiété quand Heero m'a dit ça… Il parait que vous avez été aidé par une personne assez inattendue.

Quatre : Oui, IL nous a bien aidé c'est vrai… Il a débarqué sans prévenir, avec des informations alors qu'on avait rien du tout. Sans lui, on ne vous aurait jamais retrouvé.

Wufei : Ca n'a pas été évident, je ne lui faisais pas confiance au début… Mais maintenant, nous sommes amis aussi étonnant que ça puisse paraître.

Duo : C'est vrai ? Ca doit être un gars bien alors, finalement puisque tu as accepté d'être ami avec lui et que Heero lui a pardonné…

Tandis que ses amis parlait de Zeck à mots couverts, afin de ne pas prononcé son nom, Heero sentit une présence bien connu et capta un message de cette voix tant aimée… Comme il lui manquait mais il allait pouvoir le voir. S'approchant de sa famille de cœur, il tenta de rester le plus calme possible alors qu'il n'avait qu'une envie : disparaître sans attendre pour aller le rejoindre.

Heero : IL m'attend. Mais si le médecin vient et qu'il ne me voit pas, il va me chercher… Et il ne vaut mieux pas qu'il me trouve dehors.

Duo : IL est là ?

Heero : Dans les jardins, en bas…

Wufei : On s'en occupe, va le retrouver. Il m'a dit qu'il comptait venir te voir, même si il ne pouvait pas entrer dans l'hôpital.

Quatre : Bien sûr ! Si il demande où tu es, on lui dira que tu es occupé aux toilettes… Il n'ira tout de même pas te fliquer jusque là-bas.

Heero : Merci, les amis. Je me dépêche !

Sans attendre plus longtemps, il leur sourit et se volatilisa hors de la chambre, très impatient et excité comme une puce… Ils le regardèrent disparaître en souriant et Duo fit la réflexion très pertinente de « Il est vraiment accro, ma parole ! Et dire qu'il ne pouvait pas le sentir avant… Je ne sais pas ce qu'il a vu quand il était prisonnier de lui-même mais ça a été super efficace ! ». Ils se doutaient bien qu'il n'allait pas revenir si vite que ça, ils allaient devoir occuper le médecin…

V

Réapparaissant dans les petits jardins en bas de l'hôpital, Heero vit Zeck en face de lui. Aussitôt, il se jeta dans ses bras en même temps que Zeck et l'embrassa fougueusement… Ne séparant leurs visages qu'après une minute, ils restèrent dans les bras l'un de l'autre. Heero posa sa tête contre son épaule, tandis que Zeck le serrait plus fort contre lui en respirant l'odeur de son vampire. L'un contre l'autre, ils profitèrent mutuellement de la présence de l'autre en silence pendant quelques minutes, avant de prendre la parole. Ils n'avaient pas longtemps devant eux… Les autres pilotes ne pourraient pas empêcher le médecin de le chercher, même dans les toilettes, pendant une heure.

Zeck : J'aurais voulu entrer avec eux, mais mon visage est trop connu. OZ me recherche activement, ça n'aurait pas été prudent…

Heero : Je comprends, ne t'en fais pas… Tu les as trahi pour venir me chercher, après tout.

Zeck : C'est vrai que s'il n'y avait eu que Duo, je ne sais pas si je me serais manifesté, avant… Si, je l'aurais fais pour toi mais uniquement pour toi. Maintenant, je pense que ça serait différent… Ce sont aussi mes amis, après tout. J'ai enfin comprit pourquoi tu tenais tant à eux… Leur force, autant physique que psychologique, est admirable pour des êtres humains.

Heero : C'est vrai, ils ont une force hors du commun pour des humains… Mais j'ai failli tous les entraîner dans ma chute, malgré moi alors que je voulais les protéger. Duo directement parce qu'il s'est fait prendre avec moi et en plus, j'ai failli le tuer sans même m'en rendre compte. Trowa, Quatre et Wufei indirectement car le groupe à beaucoup souffert des conséquences de ma mauvaise stratégie. Ils auraient pu se séparer ou pire à cause des tensions que ça a provoqué entre eux, ils auraient être tué par cette folle en venant nous chercher… Toi aussi t'as failli tomber avec moi, puisque le Dr Rammstein aurait pu te tuer… Je ne fais que causer des soucis à ceux que j'aime, on dirait. A cause de moi, OZ veut aussi ta peau maintenant…

Zeck : Je ne veux t'entendre dire ça ! Ne dis pas ça, c'est cette démone qui tient la plus grande part de responsabilité. Tu ne voulais pas leur faire de mal, contrairement à elle. Tu leur apportes beaucoup, tu sais… Tu m'apportes beaucoup aussi. Sans toi, ma vie n'aurait plus vraiment de sens. Je me demande comment j'ai pu regarder l'éternité en face sans avoir peur avant de te connaître… Je ne regrette rien, Heero. Et puis, j'avais décidé de disparaître de toute façon. Arrête de te tenir pour entièrement responsable… Tu ne l'es pas, je t'assure.

Heero : Peut-être mais j'y suis pour quelque chose quand même… Ils seront plus en sécurité lorsque nous serons loin d'eux. C'est trop dangereux pour eux de vivre près de nous… Nous sommes des vampires, après tout. Nos ennemis potentiels sont trop redoutables pour eux… Que feraient-ils face à des vampires ou d'autres créatures du même genre ?

Zeck : Je suis d'accord avec toi sur ce point-là… Mais ce n'est pas une raison pour te sentir si coupable. Nous sommes des vampires et ce sont des humains, il y aura toujours des risques quoi qu'on fasse… C'est à nous de faire ce qu'il faut pour les protéger et nous le ferons quand tout sera en ordre pour eux.

Heero : Oui mais en attendant, je m'inquiète pour eux. Pas toi ?

Zeck : Si, bien sûr… Mais on ne peut rien faire de plus, pour l'instant et puis je ne veux pas en parler, maintenant. Calmes-toi, tout va bien, tu es trop stressé… C'est pour ça que tu es si inquiet, que veux-tu qu'ils leur arrivent dans un hôpital civil alors que nous sommes juste à coté ? Détends-toi, mon ange… Tu m'as tellement manqué, Heero, même si ça ne fait que deux semaines… C'est peu pour un vampire mais ça m'a semblé bien long quand même. Oui, tu m'as vraiment manqué… Vraiment beaucoup…

Heero : T'as raison, Zeck… Je suis vraiment sur les nerfs. Ils sont en sécurité pour le moment et puis, moi non plus, je ne veux pas y penser maintenant. Je ne veux penser à rien d'autres que toi… Tu m'as manqué aussi. J'aurais voulu que tu sois là et que tu me serres dans tes bras, toutes ces nuits. Tu dis que je t'ai beaucoup manqué mais beaucoup comment… Beaucoup ou beaucoup ?

Zeck : Beaucoup beaucoup. Je vais te montrer…

Le faisant reculer jusqu'à un arbre, Zeck coinça Heero contre le tronc et l'embrassa à nouveau, l'encerclant de ses bras. Se laissant emprisonner, le japonais passa ses bras autour de son cou et participa activement au baiser. Après ces jours et ces nuits d'inquiétude au chevet de son meilleur ami, Zeck constata que Heero était vraiment à cran… La preuve, il se faisait même du souci pour leurs amis alors qu'eux allaient bien. Seul à veiller sur Duo, il devait avoir tourné et retourné ce qui était arrivé dans sa tête. Ce n'est pas bon de ne faire que penser aux choses négatives et maintenant, Heero se sentait visiblement anxieux et coupable de tout ce qui était arrivé. Il aurait bien prit le relai pour lui permettre de se reposer un peu, malheureusement sa tête était recherchée dans toutes agences officielles et officieuses d'OZ et ça n'aurait pas été prudent. Néanmoins, il pouvait l'aider à faire le vide dans sa tête… Soucieux que son vampire ne s'épuise pas psychologiquement alors que son meilleur ami avait besoin de lui, Zeck fit de son mieux pour lui permettre de se détendre. Il en avait grand besoin et lui-même en avait très envie… Ayant recours à tous les arguments à disposition pouvant être utilisé et achevé dans les 15 minutes maximum, le blond fit une petite gâterie à son ange avant de l'entraîner dans un buisson pour un deuxième round aussi torride que sauvage. Silencieusement, ne se déshabillant que partiellement pour plus de facilité, sur la pelouse, cachés entre un mur et un gros laurier rose bien large et touffu, ils lâchèrent leur instinct bestial le temps d'une « union » très physique… Ce ne fut pas très long à cause de la contrainte temporaire mais ce petit moment leur fit le plus grand bien, soulageant leur tension sexuelle mutuelle (c'est des mecs, après tout. Les mecs ça pensent beaucoup au sexe) mais aussi les angoisses accumulées dans leurs pensées. C'est comme si Heero avait réussi à enlever le bouchon au fond de la baignoire, qui était coincé malgré tous ses efforts et que l'eau s'était enfin vidée. Zeck n'était pas autant stressé évidemment mais il avait beaucoup crains pour Duo comme les pilotes et en plus, être loin de Heero lui était difficile depuis cette semaine où il avait eut Heero pour lui tout seul après l'avoir cru mort, le temps de renforcer leur lien pour mieux l'aider… Mais ce n'était pas sans conséquence et l'éloignement était bien plus dur à supporter du coup. Pour tous les deux… Néanmoins, ce petit moment ensembles leur avait fait beaucoup de bien. Heero se sentait bien plus léger et particulièrement euphorique… Tout comme Zeck !

Après s'être rhabillés, ils se dirent au revoir longuement pour se nourrir au maximum de la présence de l'autre, s'embrassant langoureusement et laissant le raisonnable de coté. Après, Heero s'obligea à repartir pour les toilettes de la chambre de Duo, là où il était sensé être officiellement… Mais pas sans avoir fait promettre à Zeck de revenir le voir à la prochaine visite de ses amis. Ils voulaient le revoir rapidement, il en avait besoin autant pour son équilibre que pour le stress… Zeck lui manquait énormément. Dur dur d'être amoureux, surtout quand cet amour est proche du fusionnel !

V

Tirant la chasse d'eau, il sortit des toilettes et se prit d'emblée le regard surpris et énervé de son traqueur en blouse blanche.

MEC : Vous étiez là ?? Vous auriez pu répondre au moins ! Ca fait 20 minutes que je vous cherche partout !

Quatre : On vous l'avait dit qu'il était là, pourtant…

MEC : Alors pourquoi il ne répondait pas ? Pourquoi il n'y avait aucun bruit ?

Heero : Parce que je n'aime pas être dérangé quand je suis occupé ici et si vous voulez tout savoir, j'ai des soucis intestinaux qui ne passent pas… Je crois que mon petit déjeuner est mal passé, vous êtes content ?

MEC : Vous êtes toujours aussi énervant, quand vous êtes malade ?

Duo : Oh, toujours ! La dernière qu'il s'est trouvé obligé de rester au lit, ce qui remonte à un bout de temps maintenant, la seule solution a été de lui donner son pc, même si il ne s'est pas reposé autant qu'il aurait dû… Plus chiant, vous ne trouverez pas et sachez que le numéro 2, c'est moi !

Duo éclata de rire et fit un grand sourire au médecin, pendant que Heero revenait avec ses amis, très souriant lui aussi.

MEC : Je vois… J'aurais préféré que les antidouleurs vous fassent dormir plus que ça, Mr Wellmax et vous, je croyais que vous deviez être sage.

Heero : Je le suis, c'est vous qui me provoquez… Je n'ai pas le droit d'aller aux toilettes, pour faire ce que j'y ai besoin en SILENCE ?

Soupirant, le traqueur sembla vaincu par sa proie et sortit se calmer hors de la chambre. Duo rigola encore et Heero le suivi gaiement.

Wufei : Vous êtes dur avec lui…

Quatre : Je n'aimerais pas être à sa place, vous êtes de vraies terreurs. Pauvre docteur, il ne fait que son travail pourtant…

Duo : Mais non… C'est leur antidouleur qui me shoote, c'est tout ! Je n'ai pas le droit de rire ?

Wufei : Si, bien sûr… Tu as une excuse, mais pas Heero.

Heero : Si, j'en ai une aussi… Je viens de passer 15 min de hors du temps dans les bras de mon Dracula, dans les jardins du paradis !

Quatre : Il est évident que vous n'avez pas enfilé des perles… Je suis heureux de voir que tu te sens mieux, tu avais l'air bien soucieux quand nous sommes arrivés.

Wufei : Je ne veux rien savoir de votre enfilage de perle. Essayez de vous calmer quand même, vous deux, d'accord ? Ca serait dommage de pousser cet innocent médecin au suicide…

Duo : Pas de problème, Wufei !

Heero : Tant qu'il ne me cherche pas, je n'ai aucune raison de le faire…

Quatre : On devrait y aller maintenant que tu es là, Heero. On ne devait pas rester plus de 10 minutes… Tu dois te reposer, Duo.

Wufei : C'est vrai… On reviendra dans deux ou trois jours. Pas d'excentricité, Duo…

Duo : Non, je vais me reposer, t'inquiètes pas… Je suis claqué, de toute façon alors je vais dormir que je le veuille ou non. Merci d'être venu les gars, je suis vraiment content que vous soyez venu si vite. Vous me manquiez, depuis le temps que je ne vous avais pas vu… C'est officiel, je déteste être seul. Je ne veux plus jamais être seul…

Quatre : Tu ne le seras plus, je te le promets…

Wufei : Nous ferons le maximum pour que tu ne te sentes pas seul… Il te suffira de nous le dire si ça ne va pas. C'est fait pour ça les amis…

Duo : Oui… Merci, les gars. Je me sens bien avec vous. Vous êtes tout ce qu'il me reste depuis que j'ai quitté L2, là où j'ai perdu tout ceux que j'aimais les uns après les autres. C'est comme si vous étiez ma famille… J'ai confiance en vous, je sais que je peux comptez sur vous quoi qu'il se passe. Merci, mes amis, mes frères…

Emu, Quatre toucha la main de Duo, touché par ses paroles et rendu momentanément muet par l'émotion. C'est la première fois qu'il leur avouait un de ses secrets… Il savait que c'était une grande marque de confiance de sa part et se promit de faire de son mieux pour ne pas le décevoir. Après tout, il avait grand besoin d'eux après l'enfer qu'il venait de vivre… Eux aussi avaient besoin de lui pour garder l'équilibre. Cet équilibre allait leur être primordial lorsque Zeck et Heero allait partir mais il était inutile d'en parler à Duo pour le moment. Il n'avait pas besoin de le savoir pour le moment…

Wufei : Je crois qu'au fil du temps et des événements, on l'est devenu petit à petit… Les épreuves nous on rapprochés, progressivement jusqu'à aujourd'hui.

Heero : Et aujourd'hui, on est presque une famille à la différence que nos parents ne sont pas les mêmes… D'ailleurs, je crois bien qu'on tous orphelin, sauf Quatre.

Quatre : Ca ne change rien au fait qu'on puisse compter les uns sur les autres… Les liens sanguins ne sont pas si importants. Beaucoup de vraies familles sont déchirées, pourtant ils sont du même sang…

Duo : Je suis heureux que le destin ou peu importe ce que c'est nous ait réunit ! Vous revenez vite me voir, hein ?

Quatre : C'est promis, Duo… En attendant, essaie d'obéir au médecin et prend le repos que tu as besoin.

Wufei : Oui, reposes-toi surtout et tu seras vite sur pied… Toi aussi, Heero. Tu as peut-être une excellente résistance mais avoue que tu es épuisé. Suis les conseils de ce bon médecin et REPOSES-TOI, ok ?

Heero : Vous n'allez pas vous y mettre vous aussi ? J'avais déjà décidé de le faire, tu sais…

Wufei : Peut-être mais je préfère te le dire quand même. De toute façon, on le saura la prochaine fois… Ce cher médecin nous le dira.

Heero : Ca, j'en suis certain… Allez, casses-toi et laisses-nous nous reposer, puisque tu me reproches de ne pas le faire !

Faisant mine de jeter Wufei dehors, il échangea un sourire franc avec lui et le serra dans ses bras, en guise d'au revoir… Il trouvait une poignée de main trop impersonnelle pour exprimer vraiment ce qu'il ressentait. Après tout, on ne se serre pas vraiment la main avec la famille qu'on aime beaucoup… Heero salua Quatre et Trowa de la même façon et puis ils dirent à bientôt à Duo, lui conseillant une dernière fois de bien se reposer pour pouvoir rentrer le plus vite possible au bercail. Raccompagnant ses amis, il sortit avec eux pour laisser Duo se rendormir… Avant de retourner dans sa propre chambre pour enfin se reposer vraiment, sous le contrôle du médecin en chef. Avoir passé ce moment avec Zeck lui avait enlevé un énorme poids du cœur… Fermant les yeux, il se laissa aller à un sommeil enfin paisible et bien mérité mais tout en gardant ses sens vampiriques en alerte, sans même avoir besoin d'y réfléchir.

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Désolé pour le retard, j'ai oublié de le faire hier ou avant-hier maintenant, vu l'heure… Mais mieux vaut un jour ou deux qu'un mois, n'est-ce pas ?

Pauvre Duo, il en a bavé, hein ? Mais c'est fini ! Il va bien, Trowa va bien, tout le monde va bien… Plus qu'un chapitre ! Etant donné que tout va bien dans le dernier, c'est presque un épilogue, mais ça ne veut pas dire qu'il ne se passe rien évidemment… Ah si, y a un dernier problème. Le départ de Heero et Zechs ! A part ça, je ne vois pas… Le chapitre le plus calme de toute la fic. Après l'effort, le réconfort.

Finalement, Heero n'a pas vampirisé Duo. En écrivant qu'il ne restait plus qu'une seule solution, j'ai même jamais pensé à celle-là. Merci de m'y avoir fait penser, ça m'a permis de compléter le chapitre.

Reviews, onegai ?

A la semaine prochaine !