PDV Harry :
Cette deuxième journée en Grèce avait été reposante. Malgré la dispute évidemment, j'avais pu me détendre au maximum. Quand les parents de Mélitine étaient rentrés vers 18h, elle avait fait comme si rien ne s'était passé. Et m'avait même fait une ou deux remarques habituelles qui venant d'elle n'étaient pas vraiment méchantes.
À 21h, je m'étais installé sur le canapé du salon avec un livre grec. J'essayais tant bien que mal de comprendre quelque chose, d'essayer de mettre des images sur les mots que je lisais vaguement. Mais l'alphabet n'étant pas le même, ça m'était impossible.

« -Je sors prendre des photos sur la plage, cria la brune à l'égard de ses parents. »

En fait elle allait fumer. Il fallait que je m'occupe autrement. Je posai alors mon livre et lui indiquai que j'allais avec elle. Évidemment, elle souffla, mais je m'en fichais. Elle agissait ainsi pour se défendre à mon avis, pour que j'oublie la façon dont elle avait fui face à de simples paroles. Elle jouait les dures, mais ça ne fonctionnait pas avec moi. Je la cernais bien plus qu'elle ne le pensait. Cependant je la laissais faire pour ne pas la brusquer.
Elle s'était changé et portait une longue robe qui recouvrait ses sandales surement hors de prix. Ça lui allait très bien et la vieillissait un peu. Une fois sur le sable, je m'éloignais un peu d'elle pour aller m'assoir près des vagues. J'étais nostalgique, deux jours ... Sans aucune nouvelle de mes meilleurs amis. Les deux semaines allaient être très longues. J'entendis un « clic », elle prenait quand même des photos. Après quelques dizaines de sons similaires, je l'entendis s'assoir à mes côtés.

« -Ils te manquent ? Me demanda-t-elle après trois longues minutes de silence.
-Oui.
-Alors c'est possible d'avoir quatre meilleurs amis, se dit-elle plus à elle-même qu'à moi.
-Ouais. T'as l'air proche de tes parents ? Changeais-je de sujet le sachant sensible.
-Je le suis. Ils m'ont toujours donné le meilleur, ils ont tout fait pour que je sois heureuse et que je vive le plus confortablement possible. Surtout mon père. Je leur en serrais toujours redevable, acheva-t-elle.
-Avec ma mère aussi c'est comme ça, c'est la personne que j'aime le plus au monde je crois.
-Et ton père ?
-Je ne le connais pas. Ma mère l'a quitté quand elle était enceinte de mes trois mois. On vit avec mon beau père. Il est cool, je l'aime bien, avouais-je.
-T'as de la chance de t'entendre avec lui, c'est pas le cas de tout le monde, conclut-elle en allumant une cigarette.
-Je suis sure que tu fumes plus que Zayn, riais-je doucement.
-Zayn ... Ah oui, ton pote de ton groupe.
-Oui, peu importe. Hum ... hésitais-je. Par rapport à tout à l'heure ...
-Oh ... Oublie. On s'est engueulé, ok. C'est pas grave, ça sera surement pas la dernière fois, sourit-elle. Ça met un peu de piment dans mes vacances.
-Ouais, m'enfin je suis pas très content de te faire pleurer ...
-Qui te dit que j'ai pleuré ? Répondit-elle calmement en regardant le soleil se coucher.
-Tu es parti en courant, si tu n'avais pas pleuré tu serais resté en continuant à me gueuler dessus. Je connais bien les filles.
-Ouais, j'avais cru comprendre que t'étais le genre de mec à jeter dès que c'est consommé, secoua-t-elle la tête. »

Je me tus, je ne voulais pas aborder ce sujet avec elle. Je savais bien qu'elle avait raison. J'étais un connard, je jouais avec le feu et les sentiments des filles que je voyais le temps d'une soirée, j'étais conscient de tout ça. Mais on a qu'une vie, et j'avais déjà passé cinq mois, presque sept de la mienne à ne plus réellement vivre. Ça m'avait donné envie de profiter plus que jamais. Quand je sentirais le moment venir, j'arrêterais avec ces conneries et je me stabiliserais, mais j'avais encore le temps.
Mélitine finit par se lever et me dire qu'elle rentrait. Je l'imitai les mains dans les poches songeant à ce que j'étais. Peut être que mon comportement gênait les garçons. Si jamais les fans l'apprenaient, elles seraient déçues ... Ou alors ravies du fait qu'elles puissent se taper le beau Harry Styles ... Je ne voulais pas ça. Leur faire du mal était tout sauf envisageable. Je devrais mieux choisir désormais, sinon ça pourrait mal tourner.

PDV Externe :
Après avoir saluer la famille chez qui il était, le jeune homme alla dans sa chambre. Se retrouver ici avec des inconnus était un peu comme se retrouver seul avec lui-même. Il en apprenait plus sur ce qu'il était chaque jour. Ce pays le rendrait probablement différent. De toute façon il n'avait pas d'autres choix que d'être confronté à son image, sur l'ile d'Anafi, il n'était personne d'autres qu'un touriste perdu.

A Londres.

Ce qu'il restait des One Direction se trouvait dans les locaux d'un magazine anglais lu par de très nombreuses adolescentes. Ces photos seraient accrochées aux murs de centaines de filles, elles seraient vu par toutes celles et ceux qui les encourageaient, ils ne devaient pas laisser paraître leur chagrin ou leur colère.
Sans vraiment de conviction, ils posaient face à l'appareil photo. Le photographe avait prévu quelque chose de drôle au début, il s'était renseigné et ça collait bien aux jeunes hommes. Pourtant, une fois face à lui, ils étaient tout sauf joyeux. Il avait dû changer ses plans et opter pour quelque chose de plus sérieux.

« -Merci de nous avoir reçu, serra Liam la main de l'homme.
-Et désolé du petit changement. »

Silencieusement, ils allèrent se changer et quittèrent très rapidement l'endroit pour aller chez eux. Habituellement, ils seraient aller boire un café, rencontrer des fans, mais sans Harry, ils n'en avaient aucune envie.

« -On aurait pas dû, secoua le plus âgé la tête.
-C'était ça ou la fin !
-On a pas dit ensemble ou rien ? Rappela-t-il.
-Harry va revenir Louis, on ne pouvait pas arrêter alors qu'il sera là bientôt !
-Qui te dit ça ?
-Et toi ? Qu'est-ce que tu crois qu'il voudrait ? Qu'on laisse tomber ?
-Non, mais ne pas l'attendre, ça me'
-Salut les garçons, j'ai apporté le thé ! Cria une voix féminine en entrant dans le salon. »

Zayn marchait lentement les mains sur le crane pour se calmer, alors que Louis s'était assis et avait la tête entre ses doigts. Les deux autres regardaient l'irlandaise avec un sourire crispé et désolé.

« -Oh ... J'arrive au mauvais moment, dit-elle doucement.
-Viens, on va se balader au parc, l'entraina Niall vers la sortie. »

Sa meilleur amie avait eu ses examens haut la main avec la meilleur mention. Elle avait été acceptée à l'Imperial College London, une université spécialisée dans les sciences et la médecine qui se trouvait dans le quartier de South Kensington. Elle vivait sur le campus depuis deux semaines, attendant la rentrée impatiemment. Elle avait donc quitté l'Irlande le temps de ses études au plus grand plaisir de son meilleur ami, mais pas franchement à celui de Liam.
Les deux jeunes irlandais marchaient dans le parc réservé à ceux vivant dans l'immeuble. Très rapidement elle voulu deviner ce qui n'allait pas.

« -Ecoute Niall, si vous vous disputez encore à propos d'une des fréquentations de Louis ou Harry, vous perdez votre temps, ils ne changeront pas ces deux là ... Tu sais bien, vivre au jour le jour selon eux ...soupira-t-elle. Mais ils changeront, ne t'inquiètes' »

Elle se tut brusquement lorsqu'elle entendit son meilleur ami s'arrêter et renifler. Elle se retourna et le regarda quelques secondes avant de se jeter sur lui pour le serrer contre elle. Elle ne pensait pas que c'était aussi grave, jamais elle ne l'avait vu pleurer à cause de ses disputes avec les autres membres du groupe. Elle serrait aussi fort qu'elle le pouvait, voulant lui montrer tout le soutien qu'elle lui apportait.

« -Niall ... Mais pourquoi tu pleures ... Niall, ça va aller, arrête s'il te plait, lui chuchota-t-elle à l'oreille en lui caressant le dos. Qu'est-ce qu'il se passe ?
-C'est Harry ... réussit-il à articuler.
-Qu'est-ce qu'il a fait ? Il est malade encore ? S'inquiéta-t-elle. Ou il a encore couché avec une débile qui vous harcèle ?
-Agate, écoute moi. Elle se tut à nouveau. Il a disparu, envolé ... ça va faire un peu plus de trente heures qu'on a aucune nouvelle de lui, rien du tout. Et notre manager veut qu'on continue, Louis le vit mal, mais on a pas le choix, sinon on doit tout arrêter, pleura-t-il sans se contrôler. »

« -Mais que se passe-t-il chez les One Direction ? Ils sont sortis de leur appartement pour faire leur photoshoot aujourd'hui. Mais avant ils se sont rendus chez leur manager. Tout ceci sans Harry. Leurs mines dépitées cacheraient-elles quelques choses ? Enfin, quelqu'un a pu nous fournir une photo de Niall pleurant sur l'épaule d'une jolie rousse dans un parc privé en fin d'après midi. Aussi, leurs comptes Twitter ont été désactivés dans la journée. Les fans s'affolent. Harry est-il malade à nouveau ? Que leur arrivent-ils ? Pourquoi cette soudaine distance avec les fans alors qu'ils étaient réputés pour leur proximité ? A très vite pour plus de réponses, lut Liam.
-Et on va devoir continuer ce cirque pendant toute l'absence d'Harry ? Souffla le pakistanais.
-C'était pas une bonne idée, elles vont nous détester, on peut pas les laisser en plan ... »

Ils étaient tous perdus, dès que les 48h seraient enfin écoulées, ils pourraient enfin commencer quelque chose de concret. En attendant, ils n'étaient que des enveloppes vides à la recherche de soutien et d'amour de la part de personnes de qui ils devaient rester loin : leurs fans.

Nina ne comprenait pas. Pourquoi avait-il déserté Twitter ? Ce site qu'ils aimaient tant pour pouvoir être aussi proches de leurs admiratrices. Que disaient tous ces articles à propos de l'absence d'Harry ? Assise devant son mac, elle restait incrédule en lisant les messages des fans des One Direction un peu partout où ils avaient leurs empruntes.

« -Qu'est-ce qu'ils nous font ? Ils se séparent ? Commença-t-elle à lire une conversation entre deux filles.
-Je sais pas ... Tu crois qu'il est arrivé quelque chose à Harry ?
-On dirait ... Si jamais il est encore malade, ils s'en remettront pas. Et moi non plus.
-Il paraît qu'ils n'ont même pas lancés un regard aux fans qui les attendaient à la sortie du studio photo.
-J'ai peur ... »

« Déjà une journée sans eux et je m'inquiètes. Aucune nouvelle. Heureusement qu'il y a leur concert Vendredi, j'espère qu'il y aura Harry ! Si quelqu'un a des infos. Parce que voir Niall pleurer, c'est plus qu'inquiétant. Je prie pour que tout aille bien. Ils me donnent tellement de joie de vivre, de courage, j'aimerais réellement les aider. Sans eux, je serais perdu, sans sourire. Par pitié faites qu'ils ne se séparent pas comme disent les rumeurs ... lut-elle les larmes aux yeux. »

Elle eut beau appeler son petit ami, il ne répondait pas. Elle ne put s'empêcher de tweeter quelque chose : « Très inquiète. Que se passe-t-il ? » Personne ne savait rien de sa relation avec un des membres du groupe, personne ne comprenait réellement de quoi elle parlait, mais elle s'en fichait.

En Grèce.

Mélitine faisait beaucoup de bruit cette nuit là, elle gémissait, se tortillait dans ses draps en suant. De temps en temps, de petits cris s'échappaient de sa gorge. Ce cauchemar, elle ne l'avait pas fait depuis longtemps, pourtant elle le vivait intensément, voir plus que la dernière fois.

PDV Harry :
J'entendis des pleurs venant de sa chambre, inquiet, je me levai doucement et entrouvris sa porte. Elle était là, bougeant, se battant contre un corps invisible des larmes la dévisageant. Je restais pétrifié quelques secondes face à cette image faible d'elle. Jamais je n'aurais pensé la voir si petite et vulnérable de mes propres yeux. Elle incarnait le contraire de ce que je voyais. Et pourtant. Je me précipitais alors vers elle, essayant de la serrer contre moi pour l'apaiser et la réveiller. Je chuchotais son nom, lui caressait les cheveux dans l'espoir de la sortir de son sommeil violent. Elle revint parmi nous en quelques minutes. Elle pleurait toujours beaucoup, se remettant doucement et s'agrippant à mon tee-shirt.

« -Mélitine, ça va aller ... »

Elle reniflait et respirait de plus en plus doucement. Alors que je pensais qu'elle se rendormait, ses sanglots reprirent.

« -Je ... Je suis un monstre ... Tu ... Tu ne comprends pas ... C'est toujours pareil et ... Et ... Et je veux plus supporter ça ... Je veux plus, murmura-t-elle difficilement. J'ai plus envie de ... me battre, c'est trop dur ... Tu ... Harry ... Tu vas me fuir ... Comme la peste ... »

Je ne compris pas les mots grecs qu'elle me dit après. Elle avait l'air paniquée, totalement perdu. Je ne comprenais pas le sens de ses paroles. Je me contentais juste de la serrer plus fort contre moi et d'essayer de la rassurer pour le moment. C'était dur de la voir ainsi. Jamais je n'avais eut un être aussi fragile entre les mains, jamais je n'avais vu une pareille peur dans les yeux de quelqu'un. C'était bouleversant, comme une claque. Elle venait de me toucher au plus profond ...

Je me réveillais à cause du soleil. J'étais seul dans le lit de Mélitine, vêtu d'un boxer et d'un tee-shirt gris, celui que j'avais acheté pour dormir. Elle était assise par terre sur sa terrasse, fumant sa cigarette. Je me levais lentement, courbaturé de la position difficile dans laquelle j'avais dormi.

« -Il est quelle heure ? Demandais-je la voix ensommeillée.
-6h ... Mes parents dorment encore, tu ferais mieux de décamper si tu veux pas que mon père t'étripe ...
-Ouais, j'vais me recoucher, dis-je en allant vers la porte.
-Merci Harry, me dit-elle sincèrement avant que je quitte la pièce.
-De rien. »

Je lui avais souri, puis étais allé me rallonger silencieusement dans mon lit. Elle ferait comme si rien ne s'était passé une fois de plus. Mais je ne laisserais pas passer, elle m'avait trop inquiété pour ça. Quelque chose n'allait pas, quelque chose de gros. Elle avait eu peur d'elle-même la veille, elle se terrifiait et ça ne pouvait plus durer. Elle m'avait impliqué dans son problème en m'acceptant la nuit dernière, habituellement, je n'avais que faire des problèmes des filles. Mais là, c'était tellement différent.

PDV Externe :
« -Mélitine, vous pouvez aller voir sur la plage si vous ne trouvez pas de gros coquillages pour ramener à l'appartement avec Harry s'il te plait ? Demanda Uranie en grec sous l'air d'incompréhension du jeune homme qui avait entendu son prénom.
-Quoi ?
-Vous n'êtes pas sorti de la matinée, juste avant manger, insista la mère de famille.
-Qu'est-ce que tu mijotes maman ? Soupçonna-t-elle.
-Rien, va ! »

La jolie brune soupira et se retourna vers Harry, elle lui fit signe de se lever et de la suivre, puis rumina des mots grecs grossiers destinés à sa mère principalement. Cela faisait rire le chanteur, il savait qu'elle avait tendance à vite s'emporter et à jurer contre n'importe qui, n'importe quoi et n'importe quand. Son caractère bien trempé lui permettait de ne pas s'ennuyer.

« -Qu'est-ce qu'on va faire exactement ? Se risqua-t-il auprès de la furie.
-Ramasser des coquillages. Pourquoi ? La déco de ma mère. La vraie raison ? Aucune idée, répondit-elle énervée en descendant difficilement avec ses espadrilles.
-Fais attention. »

Elle dut se contrôler bien plus que d'habitude pour ne pas s'arrêter et le dévisager tellement elle était surprise de ce qu'il venait de dire. Mais que lui prenait-il pour être avenant et gentil ainsi avec elle ? Mélitine regrettait beaucoup de s'être laissé emporter par ce cauchemar durant la nuit, et encore plus de lui avoir parlé en acceptant son réconfort. Ce n'était pas ses histoires et curieux comme il était, il allait s'en mêler. Elle devait le stopper avant qu'il ne commence quoi que ce soit.

« -Harry ? Entama-t-elle en se baissant pour prendre un coquillage.
-Hum ?
-Hier soir je'
-Non. Ne dis rien. Tu vas vouloir mettre fin à tout ça en me disant que ce n'est rien, que t'as juste péter un câble, "probablement à cause de la chaleur", imita-t-il avec une voix féminine. Mais je ne te crois pas, alors pendant la journée je me tais, je ne demande rien, ce soir par contre, on discute.
-T'es sérieux là ? Fit-elle exprès de rire pour essayer de s'en sortir.
-Ouais, conclut-il froidement la conversation en s'éloignant. »

Elle soupira longuement, c'était perdu dès le début. Il la harcèleraient, mais jamais elle ne lui dirait quoi que ce soit, jamais. Il ne la verrait plus de la même façon, il la jugerait très certainement. Et même si selon elle, elle le méritait, elle ne voulait pas à voir ses yeux emplis de dégout, de haine ou de n'importe quel sentiment négatif qu'elle lui évoquerait.
Harry en ramassant les cadavres rejetés par la mer ne se doutait pas de ce qui tourmentait la grecque. Il avait deviné ses intentions. En ce troisième jour, il commençait à la connaître, elle avait voulu prendre de l'avance mais il l'avait devancé comme il fallait.

À Londres.

PDV Zayn :
La police était au courant de tout ce qu'il se passait, ils avaient ouvert une enquête très rapidement en commençant par des avis de recherche secret à travers les commissariats de tout le pays. Nous attendions beaucoup d'eux, car plus vite Harry serait de nouveau parmi nous, plus vite toute cette mascarade et le chantage avec notre soit-disant manager serait fini. Et puis plus nos inquiétudes devenaient lourdes, moins nous avions envie de sourire et de faire plaisir à nos fans gardées loin de nous.
Je recevais un énième message de ma petite amie.

Expéditeur :Ninou3
Message : Zayn ! Là tout de suite, t'es un con ! Je suis morte d'inquiétude. Tu pourrais avoir la gentillesse ou la politesse de décrocher. Tu me fais chier !

C'était le troisième de ce type, je ne répondais pas car je ne savais pas quoi lui dire. Je me reprochais de ne rien pouvoir faire et j'avais tellement honte que je ne voulais pas qu'elle sache quoi que ce soit.

« -Zayn, t'es le seul d'entre nous qui a une vraie relation qui marche, gâche pas tout, soupira Louis. Laisse la t'aider à gérer tout ça.
-Je sais pas.
-J'aurais aimé avoir Hannah à mes côtés. »

Il n'avait pas reparlé de son ex copine aussi sérieusement depuis sa rupture. Cette petite phrase avait été prononcé avec tellement de sincérité que c'en était réellement touchant. Louis était le plus bouleversé par les évènements derniers. Harry lui manquait beaucoup et plus les heures passaient, plus il s'imaginait des scénarios catastrophes. La vie était dure à l'appartement. Nous étions sans arrêt plongé dans une morosité déprimante. C'était pesant.

« -Allez, va l'appeler, m'encouragea-t-il.
-Louis, on va le retrouver sain et sauf, je te le promets. »

Il sourit timidement comme pour me remercier de cette phrase pleine d'espoir. Bien qu'il enchainait les conneries avec ces relations ces derniers temps, il restait un ami formidable et nous faisait toujours passer avant lui.
J'appuyais sur la touche verte de mon téléphone afin d'appeler ma petite amie. Elle décrocha dès la première tonalité.

« -Connard ! C'est maintenant que tu m'appelles, tu sais combien'
-Nina. Nina, s'il te plait, la coupais-je. Je vais t'expliquer d'accord. J'ai besoin de toi, juste, écoute moi.
-J'espère que t'as une bonne excuse, grogna-t-elle.
-Harry a disparu depuis trois jours. On a aucune nouvelle, la police est sur le coup. Je voulais juste être ... Je sais pas ... Juste avec les garçons ... Je sais pas si tu comprends, on a ... On a besoin les uns des autres en ce moment.

-Nina, tu me comprends ? Tu me pardonnes ?
-Zayn ... soupira-t-elle de l'autre côté du combiné.
-T'as le droit de m'insulter si tu veux, mais j'ai besoin de toi là ... J'étouffe, je me sens inutile, impuissant, je suis terrifié, notre manager nous force à continuer sans lui, j'ai plus envie ...
-Zayn. Calme toi, me dit-elle calmement. Je suis là d'accord, je comprend et je te pardonne. Enfin tu n'as rien à te faire pardonner de toute façon. Ça va aller, tu peux compter sur moi. Juste soit fort, aie confiance, fais le pour les autres, pour Louis. Et pour Harry. Je suis sure qu'il va très bien, tu le connais, il sait être calme dans les situations critiques. Ça se trouve il est même sur le chemin du retour, ou alors il pense très fort à vous, ne l'abandonnez pas, et battez vous pour le groupe, pour vos fans. Elles sont tellement inquiètes si tu savais. Soyez confiant mon Zayn, je t'aime et quoi qu'il arrive je serais là à te soutenir, je serais à tes côtés quand cet abruti de bouclé reviendra, d'accord ? »

En Grèce.

PDV Harry :
Comme la veille, nous étions en train de regarder le soleil se coucher sur la plage. Aujourd'hui, j'avais appris quelques mots grecs avec Hémon, j'avais aussi pensé aux garçons, j'espérais qu'ils ne s'inquiétaient pas trop et me demandais ce qu'ils faisaient. Je le serrais dans moins de deux semaines de toute façon.

« -Tu veux une cigarette ? Me proposa la brune assise à mes côtés.
-Non merci. Bon alors Mélitine'
-Ça peut attendre la fin de ma clope s'il te plait ? Demanda-t-elle. »

J'acceptais en secouant la tête, elle me faisait céder à la plupart de ces requêtes. C'était agaçant. Je pris son réflex posé sur son genou et regardai les photos qu'elle avait prises depuis le début de son séjour. Elle était très douée, que ce soit de simples photos de paysage ou de ses parents. Je fus surpris de trouver deux photos de moi la veille. Une chaleur se dégageait de ces images qu'elle capturait. C'était incroyable de pouvoir ressentir quelque chose en regardant une photographie.

« -Tu as beaucoup de talent, décrétais-je.
-Peut être, haussa-t-elle les épaules avec sa nonchalance habituelle et en écrasant son mégot.
-Tu veux me parler directement ou je commence ?
-J'ai rien à te dire Styles.
-Arrête de m'appeler comme ça, ça devient vexant, lui dis-je.
-M'en fiche.
-Tu ne fuiras pas cette fois. Qu'est-ce que tu as fait pour être un monstre ?
-Je ... Elle se tut quelques secondes. Rien.
-Je ne te jugerais pas, je resterais de marbre, promis-je.
-Ça ne change rien, répondit-elle en soupirant.
-Tu ne peux pas continuer à avoir peur de toi Mélitine. »