Bonjour à tous !

Voici un nouveau chapitre ! Merci à ceux qui suivent cette fic.

Je vous rappelle qu'il s'agit d'une histoire avec des relations explicites entre hommes, âmes sensibles et homophobes passez votre chemin ! Je ne l'avais pas prévu au départ, mais cette fic va intégrer dès ce chapitre des relations incestueuses.

Les personnages et les lieux appartiennent à J.R.R Tolkien, je ne fais que les emprunter.

Ce chapitre n'a pas pu être corrigé mais je tenais à vous le poster avant de partir en vacances, j'espère qu'il n'y a pas trop de fautes

Bonne lecture !

Chapitre 10

Bofur et Bilbon avaient passé la nuit à se découvrir et à faire l'amour. Ils s'étaient endormis alors que les premiers rayons du soleil commençaient à percer et avaient été réveillés par quelques coups frappés à la porte. Dwalin entre-ouvrit la porte, et, sans regarder à l'intérieur prit la parole.

Je ne veux pas vous déranger mais l'armée des elfes et des hommes s'est mise en marche, il faudrait peut être que vous vous prépariez.

Merci Dwalin, répondit Bilbon encore endormi mais il se réveilla tout d'un coup en sursaut, comment Dwalin savait-il ? Est-ce que quelqu'un d'autre savait ? Cela pouvait-il mettre Bofur en danger ? Dwalin attendez ! Dit-il alors que le nain commençait à refermer la porte, j'ai quelque chose à vous demander. Il posa rapidement ses lèvres sur celles de Bofur qui avait un petit peu plus de mal à se lever en lui chuchotant quelques mots. Habilles-toi, on se retrouve dans le couloir. En moins de temps qu'il le fallait pour dire « Ecu-de-Chêne » le hobbit était habillé et avait rejoint Dwalin.

Le grand nain le regarda curieux et amusé.

Je sais que vous savez tout, lui dit Bilbon gêné. Est-ce que quelqu'un d'autre est au courant ?

Non, personne, ce sont vos affaires.

Très bien, répondit le hobbit vraiment soulagé. S'il vous plaît, pouvez-vous me promettre que quelques soient les circonstances vous le garderez pour vous ?

Bien sûr.

Bofur arriva à ce moment-là, fin prêt, les empêchant d'ajouter quoique ce soit.

Sur les remparts, Bilbon assistait démuni, à la folie de Thorin qui refusait d'écouter Thranduil et Bard malgré que ceux-ci lui aient montré l'Arckenstone. La vue de la pierre avait même accentué sa folie, le roi refusant de croire qu'il s'agissait de la vraie pierre. Bilbon, désespéré par le comportement de Thorin décida d'intervenir.

Ce n'est pas une feinte, c'est la vraie pierre. Le hobbit sentit sur lui le regard perdu et inquiet de Bofur, inquiétude qu'il sentait également chez Balin et Dwalin mais pour qui ce sentiment se mêlait à du soulagement. Il sentit surtout l'agacement chez Thorin, la déception d'avoir été trahi par celui qu'il considérait comme un ami.

Vous… souffla-t-il avec haine. Bilbon essaya tant bien que mal de justifier son geste, mais quoiqu'il dise, la colère du roi des nains ne faisait qu'amplifier jusqu'à ce qu'il ordonne de jeter Bilbon des remparts.

A ce moment-là, Bilbon s'inquiéta, il savait que leurs compagnons allaient devoir choisir entre leur loyauté pour leur roi et leur amitié pour lui, mais personne ne bougea. Son soulagement comme celui de son amant ne dura qu'une fraction de seconde et il sentit le regard désespéré de Bofur sur luilorsque Thorin empoigna Fili pour le pousser à obéir. Le prince refusa, se défaisant de son emprise.

A bout de patience, le roi attrapa lui-même Bilbon pour le jeter dans le vide en demandant Où est le magicien qui vous a imposé dans cette compagnie ? Thorin avait déjà couché le hobbit sur le rempart sans que leurs compagnons ne parviennent à l'en empêcher quand la voix de Gandalf retentit.

Si vous n'aimez pas mon cambrioleur ne l'abîmez pas, renvoyez-le moi je vous prie ! Vous donnez une bien piètre image de roi sous le Montagne, Thorin fils de Thraïn. Les mots du magicien semblèrent faire échos en lui et Thorin relâcha Bilbon en déclarant :

Je ne veux plus jamais avoir affaire au magicien et au traître de la Comté !

Bilbon profita d'être libre pour retomber au sol au milieu des nains. Bofur vint à sa hauteur et l'enjoignit à s'enfuir, l'accompagnant vers la corde qu'il avait utilisé la nuit précédente. Bilbon passa par dessus le rempart et regarda Bofur au dessus de lui.

Sauves-toi, lui ordonna le nain à voix basse.

On se retrouvera Bofur, ce n'est pas un adieu. Lui dit Bilbon, le cœur serré, la peur au ventre. Reste en vie…

Toi aussi Bilbon, mets-toi à l'abri, répondit le nain d'une voix si basse que Bilbon eut du mal à l'entendre. Là-dessus, gardant ses yeux dans ceux de celui qui avait volé son cœur, Bilbon commença sa descente. Une fois en bas, il estima que l'endroit le plus sûr pour lui était aux cotés de Gandalf et il se dépêcha de rejoindre le magicien, sentant toujours le regard de Bofur sur lui.

Il assista impuissant et désespéré à la déclaration de guerre entre les nains et les elfes, appuyée par l'arrivée du cousin de Thorin et de son armée. Sa peur de voir ses amis mourir s'accentua lorsque les orques arrivèrent et que les nains, les hommes et les elfes s'allièrent pour parer à cette menace oh combien terrifiante.

Il suivit Gandalf dans la ville de Dale où les orques allaient attaquer les femmes et enfants qui y étaient restés. Même s'il comptait survivre à cette guerre, Bilbon ne voulait pas se terrer pour survivre, il projetait d'y prendre part aux cotés de Gandalf et de lutter avec ses propres armes.

Dwalin ne supportait pas de rester enfermé dans le Montagne alors que la guerre faisait rage en dehors. Il ne reconnaissait plus son leader et aimé, rester caché face au danger ne lui ressemblait nullement. Tous voulaient se battre sauf lui et ce n'était que par allégeance qu'ils restaient tous enfermés. Mais Bofur se faisait du mouron pour Bilbon, le cherchant des yeux du haut des remparts. Fili et Kili trépignaient d'impatience en entendant Daïn appeler son cousin à venir sur le champs de bataille.

Dwalin ne tint plus et se décida à aller dire sa façon de penser à Thorin quitte à ce que cela signe la fin de leur histoire, il ne pouvait plus supporter ce qu'il était devenu. Il déboula en trombes dans la salle du trône où Thorin s'était enfermé.

Depuis quand abandonne-t-on les nôtres à leur sort, dit-il énervé en montant les marches jusqu'au trône. Thorin, ils meurent dehors ! Dit il pour le faire réagir mais il n'eut comme réponse qu'un regard absent.

Il y a d'innombrables salles sous la Montagne que nous pouvons fortifier, rendre impénétrables… Oui ! Dit-il, parlant comme dans un songe, il se leva et alla vers Dwalin mais se détourna juste avant de le toucher. Oui, c'est ça ! Il faut déplacer l'or, le mettre à l'abri dans les profondeurs ! Assura-t-il en joignant le geste à la parole et en se dirigeant vers les salles d'or.

Tu n'as pas entendu ? Cria Dwalin désespéré des réactions de son amant, celui-ci se retourna, surpris du ton employé. Daïn est encerclé, ils se font massacrés Thorin.

Beaucoup meurent lors d'une guerre, la vie a peu de valeur, mais un trésor comme celui-ci ne se mesure pas en vies perdues. Ce trésor vaut plus que tout le sang versé !

Le discours de Thorin blessa Dwalin au plus profond de lui car il eut la certitude d'avoir perdu pour toujours le nain dont il était tombé amoureux, le leader qu'il avait accepté de suivre aveuglément. Il réprima les sanglots qui lui venaient et lui répondit d'une voix peiné.

Tu es là dans cette vaste salle avec une couronne sur la tête, pourtant tu n'as jamais été aussi peu digne de respect.

Ne me parles pas comme si j'étais un petit seigneur nain, comme si j'étais toujours Thorin Ecu-de-Chêne. Lui dit-il comme un enfant perdu. Je suis ton roi ! S'énerva-t-il en dégainant son épée.

Tu as toujours été mon roi, tu le savais autrefois, contrecarra Dwalin à nouveau blessé que son amant puisse en douter, puis il ajouta d'une voix triste : Tu ne vois pas ce que tu es devenu ?

Vas-t'en, lui dit Thorin d'une voix calme. Sors d'ici, avant que je ne te tue. Dwalin le regarda perdu, ne pouvant croire à ce qu'il venait d'entendre. Il hésita à sortir mais le regard froid et déterminé du roi lui fit comprendre qu'il pouvait mettre en action ses paroles.

Dwalin sorti de la salle du trône le cœur en charpie. Il était en colère et triste mais ses yeux étaient complètement secs. Il prit la direction de la grande porte s'arrêtant en route, dans un couloir dont certaines colonnes étaient à moitié effondrées. Il se mit devant la plus dégradée et tapa dedans de toutes ses forces. Il frappa encore et encore sans discontinuer, avec toute sa rage et tout son désespoir, retirant des petits morceaux de roche à chaque fois. Il ne s'arrêta que lorsqu'il eut traversé la colonne. Sa colère était un petit peu soulagée mais pas sa peine. Il prit le temps de calmer sa respiration et alla rejoindre les autres.

Dwalin était assis aux côtés de son frère, tous attendaient devant la porte. Fili et Kili étaient assis, se fixant sombrement, Bofur regardait à travers la porte, inquiet et impatient de sortir, les autres tournaient en rond, moroses. Thorin arriva, Kili se précipita à sa rencontre, énervé.

Je ne me cacherai pas derrière un mur de pierre pendant que d'autres mènent nos batailles à notre place ! Cria-t-il, les larmes aux yeux. Ce n'est pas dans mon sang Thorin !

Non, en effet, nous sommes les descendants de Durin et le peuple de Durin ne fuit pas devant une bataille, répondit le roi avant de poser son front sur celui de son neveux qui était soulagé. Il s'éloigna de lui pour s'adresser à tous ses compagnons qui s'étaient tous levés. Rien en m'autorise à vous demander cela, mais allez vous me suivre une dernière fois.

L'enthousiasme général répondit à Thorin, Dwalin qui s'était placé aux côtés de son roi sentit son cœur se réchauffer. Il ne savait pas s'il avait retrouvé le nain dont il était tombé amoureux, mais il avait au moins retrouvé son leader. Les nains ouvrirent un passage dans la porte et chargèrent, fiers, armes à la main.

Bilbon entendit le Cor d'Erebor retentir. Il vit la grande porte exploser et se précipita sur les remparts de Dale pour voir les nains charger, la compagnie prenant la tête de l'armée des nains. Il ne sut pas s'il en était soulagé ou non. La charge des nains signifiait que Thorin était redevenu lui-même, qu'il avait recouvré la raison, le pouvoir de l'Arckenstone l'avait enfin quitté. Mais en même temps, cela signifiait que Bofur était sur le champs de bataille. Bilbon avait déjà vu son nain combattre et on ne pouvait pas dire qu'il faisait particulièrement attention à lui-même. Malgré qu'il sache qu'il devait rester concentré sur son propre combat, Bilbon ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Ses inquiétudes furent d'ailleurs confirmées lorsqu'il vit son amant chevaucher et conduire un troll. Le nain avait l'aire de bien s'amuser, ce qui l'inquiéta plus encore.

Dwalin était monté sur un chariot tiré par des béliers avec Balin, Fili et Kili. Ils suivaient Thorin, lui-même monté sur un bélier, le plan était simple : aller tuer Azog qui commandait depuis Rivenhill. Tous avaient les yeux noirs, leurs envies de meurtres pouvaient s'y lire. Mais malgré cela les princes arrivaient encore à faire de l'humour. Ils avaient déjà réussi à passer deux trolls et une garnison d'orques mais ils étaient trop lourds pour pouvoir échapper aux wargs.

Coupez les rennes ! Dit Balin résigné.

Balin, non…

Je ne chevauche plus de bélier depuis bien longtemps… Fais attention à toi.

Dwalin eut mal au cœur de devoir abandonner son frère mais il ne pouvait se résoudre à laisser Thorin alors il monta sur un bélier tout comme Fili et Kili et coupa les rennes. A vive allure, ils allèrent rejoindre leur roi, laissant derrière eux Balin affronter seul les wargs.

Arrivés à la forteresse ils attaquèrent avant même d'être descendus des béliers. Ils firent rapidement place nette mais ne trouvèrent pas Azog. Thorin envoya Fili et Kili explorer les toits alors que Dwalin et Thorin se préparèrent à affronter une centaine de gobelins qui arrivaient.

Bilbon avait vu depuis les remparts les nains se rendre à Ravenhill. Luttant de son côté pour sa propre survie, il alla rejoindre Gandalf dont il avait été séparé pour lui signaler l'action Thorin, des princes et de Dwalin.

C'est à ce moment-là que Legolas arriva, annonçant la présence d'une deuxième armée d'orques. Bilbon et Gandalf comprirent que les quatre nains étaient tombés dans un piège. Le hobbit prit la décision d'utiliser l'anneau pour aller les prévenir. Il prévint Gandalf, se cacha dans un recoin et prit le temps de prendre une grande respiration. Il se rappela qu'il devait rester en vie pour Bofur et passa l'anneau. Il courut à perdre haleine pour prévenir ses amis.

C'est tout pour aujourd'hui !

J'espère que ce chapitre vous a plu. Je suppose que vous vous en doutez, on arrive à la fin de cette fic, il ne me reste que deux chapitres à poster. Vous devrez cependant attendre mon retour de vacances, en septembre pour les avoir.

Bel été à vous,

Lyla0ï