Veto (Je m'oppose)

Chapitre Neuvième ;

Bien sûr que non, je n'allais pas restée les bras croisés. Je n'allais pas laisser quelqu'un comme lui dans les parages, et ce même si je savais très bien qu'il n'irait pas loin. La tension était toujours présente, et tout le monde avait l'air d'attendre que je réagisse, comme si cela représentait le signal. Celui qui signifiait que l'arène était ouverte.

Dans un sens, ce n'était pas plus mal. Cela voulait dire qu'il y avait tout de même une certaine forme de respect qui se créait, suivit de près par une solidarité. Faible et fragile, certes, mais ça se cimente.

' Je n'arrive pas à croire qu'il reste ici '

' Il ne va rester longtemps, croyez-moi '

' Qu'est-ce que tu fais Eyrin ? '

' Je vais de l'avant ' Je me levai, fis le tour de la table des aigles et me pointais devant celle de Poufsouffle. J'inspirai, mais après tout, le passé était le passé. J'ai toujours réussit à vite m'en remettre, aujourd'hui ne ferait pas exception non plus. Ces deux derniers jours n'avaient été que le fruit de la surprise, du choc. Mais c'était passé à présent.

Je m'assis en face de Gregory, un petit sourire aux lèvres qui signifiait tout sauf qu'il avait ma sympathie. Les gens assis plus à gauche avaient arrêté de parler, et toute l'attention sembla nous être réservée.

Je dû tout de même admettre que le voir d'aussi près n'était pas aussi facile que je le pensais lorsque j'avais pris cette soudaine décision, mais j'allais devoir faire avec les images et les sensations qui percutait contre ma mémoire.

' Alors, ces vacances ? ' Il ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt. Je ris doucement tandis qu'autour de nous le silence était de plus en plus présent.

' Tu as raison Greg, parlons d'autre chose. Je te dis un nombre, et tu me dis si je suis proche ou non, on y va ? 4 ! '

' Qu'est-ce que tu – Eyrin ? '

' Si tu ne te plie pas aux règles, le jeu est tout de suite moins amusant. Alors je dis que tu as sûrement dû détruire 4 autres vies, proche ou pas ? '

' T'es complètement tarée ! '

' Allez, me dis pas que tu l'as pas refait. C'était si amusant, si bon ! '

' Eyrin ! '

' Cette impression de domination, exquis ! '

' Qu'est-ce qui te prends ? ' Je lui souris doucement, me levant cette fois-ci. Il avait l'air totalement perdu, déboussolé, et plus encore, complètement intimidé. Chose étrange, non ?

' Très bien ' Lui murmurai-je dans l'oreille après avoir fait le tour du fin de table ' Je t'explique les vraies règles : tu ne pose ne serait-ce qu'un regard sur une fille et je te jure que tu ne paraîtra plus pitoyable comme tu l'es à présent aux yeux de tous, tu ne paraîtra même plus. Le néant, des cendres, de la poussière, la métaphore passe bien ? '

Alors que j'allais repartir sous les regard d'une bonne partie de la Grande Salle, il m'agrippa le poignet. Tout se déroula ensuite bien vite. Kyle et Griffin s'étaient si rapidement retrouvés en face de Gregory que je ne pouvais faire autre chose que les applaudir mentalement, me prenant une claque monumentale. Ils venaient de me donner une idée avec un grand 'I'.

Tout pourrait être bien plus rapide, je n'avais pas besoin de lui mettre la pression, d'être toujours derrière son dos, de l'exclure de toute vie sociale possible. Je n'avais pas besoin d'attendre qu'il soit totalement anéanti, non. Je pouvais tout de suite le cueillir. L'évidence me frappait. Pourquoi n'y avais-je pas tout de suite pensé ?

' Je n'ai touché à aucune autre fille, je te le jure '

' Lâche-la, tout de suite ! ' Le Poufsouffle n'eut pas le temps d'interpréter les paroles que déjà le poing du Gryffondor lui arrivait en pleine figure.

' Ça fait mal, hein, Greg ? Je sais, j'ai eu la même droite l'année dernière '

Apparemment l'ambiance n'était pas à la plaisanterie, pas même James qui n'était pourtant pas loin, n'avait sourit. J'haussai les épaules, peu importait. Je reposai les yeux sur le brun, il avait le nez en sang et paraissait encore plus pathétique qu'il ne le paraissait déjà. Je ne sais pas ce que j'avais à ce moment là, peut-être que ce moteur s'appelait la vengeance, mais même la part de moi qui voulait toujours aider même les plus idiots – prenez l'exemple de Griffin – se cachait loin. Très loin. Était engloutie par quelque chose sur lequel je n'avais aucune emprise, pas même un nom à mettre.

Je ne ressentais plus ces affreuses choses, je ne voyais plus ces horribles images, non. Je le voyais juste lui.

Comme il était.

Par ce qu'il avait fait.

' Je voulais juste m'expliquer, s'il te plaît ' Je lançai un regard au Gryffondor, il comprit que je lui en était reconnaissante mais qu'il pouvait se reculer de quelque pas. À présent, je ne dirai pas que le silence était total, mais il n'y avait que quelques coins de la Salle dont l'attention n'était pas sur nous. Même les Professeurs nous regardait tour à tour, se chuchotant des choses les uns aux autres. Ils n'avaient pas l'air de vouloir intervenir, tout comme personne en fait. Le Poufsouffle était sur un terrain étranger et la solidarité, cette fois-ci on pouvait le dire, s'élevait comme un mur de béton face à lui. Personne ne lui viendra en aide, c'était une certitude à présent.

' Tu crois vraiment que tu peux venir ici soulager ta conscience ? Tu ne manque pas de culot '

' C'est pas ce que - '

Je ne lui laissais pas le temps de placer plus de mots ' Je vais t'expliquer, moi, ce qu'il va se passer à partir de maintenant. Tu va rentrer chez toi '

' Je ne peux pas '

' Tu vois le blond là ? Il ne peut pas te frapper normalement, il vient de le faire, non ? '

' Je ne peux pas, je ne suis pas là parce que ça me fais plaisir Eyrin ! Si tu savais à quel point je regrette '

' STOP. Peu m'importe si tu as des regrets, des remords, si t'as essayé 20 ou 30 fois de te pendre. En revanche, la date de ton départ, ça, tu vois, ça m'intéresse '

' Tu as vraiment changée '

' La faute à qui ? '

' Je suis désolé '

Cette fois-ci, je donnai le signal. Je ne pouvais plus l'entendre se morfondre en excuses, et la discussion commençait plus à partir dans du blabla inutile que dans la direction que j'envisageais : la colère, la haine, le dépassement total de lui-même. Mon poing se ferma de lui même et parti à l'aventure, percutant de plein fouet le visage du brun.

Je retenais une exclamation, je n'aurai jamais penser que frapper quelqu'un pouvait faire aussi mal. D'ailleurs, je ne pensais même pas un jour frappé quelqu'un. Mais encore une fois, quand il s'agissait de lui, mon caractère habituel s'envolait. Je devenais rancunière, peut-être même à la limite d'haineuse. Et ça faisait peur, ça, non ?

Kyle s'était élancé sans attendre : les deux roulèrent à terre. ' Tu n'es qu'un salopard ! ' Je lançai un coup d'œil à Alice, elle avait l'air toute autant surprise que les autres tandis que les deux s'affrontaient toujours. Au bout d'une ou deux minutes, autant dire une éternité, les professeurs réagirent enfin.

' Kyle, Benson, Griffin, Jònsson, venez avec moi, immédiatement '


Étrangement, la Directrice n'avait pas fait rentrer Gregory dans son bureau, il attendait dehors alors que nous nous retrouvions face àelle.

' Je savais que vous étiez quelqu'un qui comprendrait, Miss Jònsson. Un recul et une analyse très rapide, ce n'est pas pour rien que vous étiez préfète l'année dernière '

' Vous voulez dire … C'est pour ça que vous avez changé d'avis et convaincu mon père ! ' Elle sourit doucement, les deux autres se retournèrent vers moi, ahuris ' C'était le seul moyen pour que nous puissions renvoyer Mr. Benson. Vous ne croyez tout de même pas que j'allais laisser un individu pareil au sein du château ? '

Mon esprit passa bien rapidement sur le sentiment d'instrumentalisation qui m'avait saisit, jugeant que pour l'aigle et le lion cela devait être bien pire encore.

' Ce n'avait pas été mon but premier. Mais quand j'ai vu à quel point les garçons avaient du mal à se retenir, j'ai compris qu'il fallait jouer là dessus. Vous aviez donné des mesures impossibles à mettre en place en y réfléchissant … Une bagarre c'est plus discret que des Aurors ' Elle acquiesça.

' Il appartient aux différents Directeurs de Maisons de décider du renvoie des élèves. Je ne doute pas sur le Professeur Chourave pour faire ce qui est juste et renvoyer Mr. Benson. Quant à vous deux, je serai dans l'obligation de vous donnez une retenue. Vous m'en voyez désolée, mais je ne préfère pas lever des soupçons parmi les élèves qui ne sont pas au courant '

' Combien de temps ? '

' Une semaine, je suis désolée. Vous serez dans l'obligation d'aller vers vos différents professeurs mais aucun travail ne vous sera demandé '

' Mais, ça va tout de même paraître bizarre, non ? Qu'on ne soit pas renvoyés mais que l'autre bouse de dr- euh, je veux dire, Benson le soit ' S'enquit Kyle

' Je ne pense pas. Vous n'appartenez pas à la même maison, les élèves considérerons que le Professeur Chourave est beaucoup moins tolérante – et cela s'expliquera aussi par les qualités de sa maison – envers la violence physique que le Professeur Clakdant ou Flitwick '

Nous acquiesçons tous et elle nous pria de sortir de son bureau après avoir fait promettre à Kyle de se rendre à l'infirmerie. Quand nous fûmes ressortis la tension était intense, les garçons ne semblaient pas le moins du monde calmés et même Gregory semblait bouillonner intérieurement.

' Benson, tu trembles ? ' Commençait Kyle

' Il est en manque, je crois qu'il a encore envie de sentir la douceur de ton droit '

' Tu ne veux pas essayer un autre endroit, Griffin ? J'ai quelques idées intéressantes ' Le Gryffondor, sourire aux lèvres, se rapprochait du Poufsouffle.

' Après tout, il est dangereux. Ce serait simplement préventif ' J'étais assez étonnée de voir que les deux pouvaient se parler et montrer un semblant de complicité. Du moins, qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes et qu'ils ne cherchaient pas à se détruire mutuellement.

' La testostérone elle va baisser d'un cran, les mecs ' Soupirai-je en les tirant tout les deux vers l'escalier.

' T'es pas marrante Jònsson ! '

' Ouais, pour une fois qu'on pouvait frapper quelqu'un sans être réellement punis ! '

' Ah … Une frustreuse de première celle-la ' Je ris doucement ' Vous en avez déjà fait assez, et merci. Beaucoup '

' Tu rigoles ! On a de la chance d'avoir pu le faire '


On formait un groupe plutôt compact, et l'aller/retour de Gregory, je crois, nous avait encore plus rapprochés. Clyde avait l'air de très bien s'entendre avec Peter et Emily et était en réalité sympathique – qualité que je ne lui avais pas vraiment accordé jusque là. Je m'entendais mieux avec Carter, même si ce n'était pas l'amour fou, et Alice avait l'air, de son côté, de commencer doucement à supporter Lilith. Je les avais même entendu une fois rire à quelque chose qu'elles seules avaient connaissance !

Mais, il y a toujours un mais, nous étions en février, et quelque chose m'inquiétait toujours.

Je déboulais dans le dortoir, Alice avait prétexté devoir monter chercher quelque chose.

' Dis-moi que tu ne comptes pas aller voir ton journaliste ' Elle sursauta, retenant un cri, avant de se retourner.

' On ne va pas recommencer '

' Donc, c'est ça ? Tu vas vraiment aller le voir ? '

' Eyrin, arrêtes s'il te plaît. On va encore se disputer '

' J'espère que tu rigoles ! Depuis le temps tu aurai pu au moins parler à Marc ! C'est pas un jouet ! '

' Regardez-moi ça - '

' Oui je sais, tu me l'a déjà dis. Mon couple a une date de péremption. Le message je l'ai imprimé, il fume encore ' Elle souffla avant de baisser doucement les yeux ' Je suis désolée si je t'ai blessée d'accord ? Mais je vais y aller, que ça te plaise ou non '

' Très bien ' Elle leva les yeux, surprise ' Mais parles-en à Marc, dis-lui que c'est finit ' Je la vis hésiter, prête à répliquer violemment ' Ou c'est moi qui le ferait '

' J'espère que c'est une blague ! '

' J'ai l'air de blaguer peut-être Alice ? Tu lui dois au moins ça ! '

' Mais si ça se trouve, il ne va même rien se passer ! '

' Donc c'est pas grave ? T'as rencard avec un mec, les chances que tu couches avec lui sont de … 80%, mais tant qu'elles ne sont pas totales, on s'en fout ? '

' Traite-moi de salope, vas-y : défoule-toi ! '

' Tu me dégoûtes ' Il y eut un long silence pendant lequel je regrettais quelque peu mes mots. Je savais qu'elle n'était pas comme ça, que ce n'était pas une «salope», du moins, dans le sens qu'elle l'entendait. Mais tout de même, ça me mettait hors-de-moi qu'elle puisse faire une chose pareille à Peter.

' Alors, tu vas lui dire ? '

' Je rêve '

' TOI, tu rêves ? Attends Eyrin, tu ne m'avais jamais fait un coup pareil. T'avais été la première à limite crier de joie quand j'ai rompu avec Steve ! '

' Tu ne l'avais pas trompé et par pré-méditation en plus ! Et puis il n'était pas bien pour toi. Là c'est différent, c'est Marc ! Si tu ne le supporte plus, même s'il ne se passe rien avec l'autre journaliste, tu ira chercher ailleurs. Autant lui dire tout de suite ' À nouveau elle se contenta de baisser les yeux. Je ne la comprenais pas, ça ne lui ressemblait pas. Si il y avait bien une chose qu'on pouvait accorder à Alice, c'était sa fidélité. Du moins, elle avait toujours été très sincère avec ses exs.

' Lui dire quoi, Eyrin ? ' Désolée, à chaque fois je te vois, je me vois avec un gosse mort dans les bras ' ? ' Malgré la situation qui n'était pas le moins du monde ne serait-ce que joyeuse, je ne pu réprimer un sourire qui s'élargit en un grand éclat de rire. Elle avait sortit ça avec un tel naturel !

' S'il te plaît. Tu n'as jamais fait partie de ce genre de filles complètement hypocrites et sans cœur, ne commences pas maintenant '

' Je n'ai pas l'intention … Je n'y arriverai pas, c'est tout. Je ne pourrais pas lui mentir quand il me posera la question … '

' Il serait vraiment temps que tu prennes sur toi 'Lice. Vous l'avez fait à deux … Je crois '

' Je sais … '


' Tu sais ce que tu veux faire, toi ? ' Demandais-je la tête nichée dans son cou, les yeux fermés.

' Je sais ce que je ne pourrais pas faire '

' C'est à dire ? ' Elle sourit doucement ' Ce que je veux faire … '

' Ne dis pas n'importe quoi ! Tu aura tout de même le droit de suivre - '

' Auror, Eyrin. J'aimerai devenir Auror. Quel Sang-Pur laisserait sa femme faire un tel métier ? '

' Il te laissera, je suis sûre. On ne peut pas te refuser quoique ce soit ' Elle rit franchement, avant de devenir plus sérieuse ' Tu ne sais pas ce que tu veux faire ? '

' Pas vraiment … J'aimerai bien quelque chose dans le droit magique mais je n'ai pas envie de faire partie du Magenmagot … Ça a l'air plus ennuyant encore qu'un cours avec l'autre fantôme de Binns ! Ou peut-être devenir Guérisseuse, mais ça prends beaucoup de temps et si c'est pour faire des horaires de folie … Et puis les études sont longues '

' Les études ? Ce n'est pas un problème pour – Je crois que tu devrais te lever '

' Pourquoi ? J'suis bien là '

' Je n'en doutes pas une seule seconde, je suis très confortable mais - ' Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que l'éclat de rire de James me parvins.

' Par pitié … Ne me dis pas que c'est ce que je crois Lilith '

' Je crois que si ' Répondit-elle simplement. Je la sentais se retenir de rire et me relevai doucement, les joues en feu devant la perspective de me retrouver ainsi devant les autres.

' Salut les filles, tiens Eyrin, ta peau a changé de couleur depuis ce matin ? '

' Trop drôle ' Marmonnais-je alors que je me poussais contre le mur, rabattant mes jambes contre moi pour pouvoir y cacher mon visage. Chose que je n'aurai bien évidemment pas dû faire : les éclats de rires avaient redoublés.

C'est vrai que je n'étais peut-être pas très à l'aise avec les démonstrations d'affections en publique, bon d'accord, je ne l'avais jamais été. Mais ce n'était pas de ma faute si je ne m'appelais pas Alice !

' Ouais bon sinon, c'était bien l'Arithmancie ? ' Le sujet avait dévié de l'inutilité du cours aux Gobelins – me demandez pas le rapport – en passant par les derniers résultats du Quidditch au niveau national. À présent, James nous imitait la pub pour la Bièraubeurre avec une petite voix digne de Barny la roussette – la mascotte des Chauves-Souris de Ballycastle.

' Pas de plus grand bonheur que la Bièraubeurrrrrrrrrrreeeeeeee ! ' Il agitait ses mains dans tout les sens avant de les plaquer vivement sur son corps : des élèves de cinquièmes années avaient apparemment l'air de vouloir passer par ce couloir. Le petit groupe ne se priva pas et éclatait de rire devant nous

' C'est charmant dis donc au septième étage ! '

' Pourquoi tu crois que personne ne viens jamais ici ? ' Riai-je alors que James me lançait un regard noir. Vengeance !

' Moi qui croyais qu'ils étaient juste flemmards de monter jusqu'ici ! ' Sourit la cinquième année avant de partir suivre ses amis au moment même où Clyde et Peter arrivaient.

' Vous aurez pu lui dire de rester ' S'offensa le Serpentard ' Elle était mignonne ! '


' Poudlard repart avec Terry qui esquive Aarón remonte et lâche à Jason, Souaffle intercepté par Iliána qui fuse à toute allure vers les buts anglais ! Elle passe au travers du filet anglais et charge ! Frappe puissante arrêtée par Jònsson ! Elle relance pour … Oui, c'est ça. Elle relance pour Parker ! On aura tout vu ! ' Le match était bien trop compliqué, les Grecs avaient d'excellents poursuiveurs, personne ne savait quoi faire pour arrêter ce jeu. Je te prends dix points, je m'en prends dix. Il fallait que ça s'arrête !

' L'attrapeuse semble plutôt bien géré et fuse à toute allure profitant de la surprise des joueurs adverses, elle laisse le Souaffle à Mattew devant les buts grecs, 70 à 60 pour Poudlard ! '

' Les grecs égalisent à nouveau ! 110 à 110, les deux équipes ont plus que du mal à se départager ! '

' Bordel Mattew, faites comme pour les espagnols ! ' Criait Murray alors qu'il ne se trouvait non loin du Poufsouffle ' On ne peut pas. La Gazette en a trop parlé, ils connaissent tout ! '

' Je sais ! ' Criai-je ' Échangez vos rôles ! '

' T'es folle Jònsson ? '

' Ça peut marcher ' Appuya Lorris. Les lions avaient un jeu beaucoup plus robuste, moins tactique certes mais justement. C'était peut-être ça qu'il fallait. De la puissance. ' Très bien, on y va. Mec ! ' Gueulait Mattew en direction de Terry ' Viens avec moi ! Prends la batte de Murray ! '

' Le match prends une nouvelle allure ! Lorris récupère, passe Pandhóra sans difficulté, Murray semble pouvoir démolir tout ce qui le touche ! Il fait le ménage et Lorris a presque le champ libre. Jason esquive un Cognard, Mattew essaye de le dévier … Droit sur l'attrapeur grec ! Encore un but de Poudlard ! On dirait que leur nouvelle technique est payante, 140 à 110, première fois qu'une des deux équipes mène autant sur l'autre ! ' C'était hallucinant la manière dont on pouvait toujours trouver le moyen de combattre ce qui n'allait pas. On trouvait toujours une solution. Déjà le match face aux espagnols, ils avaient réussit à s'adapter. Mais là encore, on changeait tout. ' Ça se bataille au niveau des deux attrapeurs ! Parker a déjà prouvé qu'elle avait un excellent niveau, mais cela suffira t-il face à Stéfanos ? Plus jeune, plus rapide, il devance l'anglaise de quelques mètres ! ' Le vif d'or avait l'air de vouloir tout droit foncer vers l'un des piliers du stade, le grec en était si proche que pendant un instant je nous avais imaginé perdre. Au lieu de ça, le grec était rentré dans le pilier et apparemment, à sa plus grande chance, n'avait déchiré que du tissu et n'avait pas rencontré de poutres. Mais le vif d'or n'avait pas continué tout droit, il avait tourné à droite. Lilith avait pu le remarquer, étant plus en retrait elle l'avait vu changer de direction juste à temps.

' ET OUI. POUDLARD GAGNE. Parker s'empare du vif d'or au bout de deux heures et demies de jeu ! ' Merlin était décidément plus qu'avec nous.


J'étais assise dans la salle commune, mon derrière posé dans le creux du canapé, la Gazette dans les mains pour faire semblant de m'intéresser à autre chose qu'à la discussion entre Alice, Tara et Vanessa.

' Non mais il est juste par-fait. Beau, intelligent, mature … Quand il parle, t'es juste accrochée à ses lèvres '

' J'aimerai bien rencontrer quelqu'un comme ça … ' Soupira Tara

' De mature surtout, y'en a marre des gamins du château ' S'enquit Vanessa en jetant un œil en biais à Kyle.

' Quoi ? Lui ? Y'a pire ' Enchaîna Alice

' Y'a mieux aussi … Je reprendrais bien les restes de Marc tu vois … Si il en restait quelque chose de potentiellement réparable ' Je me décidai à jeter un regard en direction de Peter à l'autre bout de la salle, c'est vrai qu'il n'avait pas vraiment bien pris la nouvelle. Au moins, elle lui avait dit. Dans une certaine mesure, ça me rassurait.

Si il lui en voulait, il ne le montrait pas vraiment. Il avait juste l'air constamment triste, de souffrir H24. Ça faisait mal au cœur.

' C'est juste une question de temps … ' Sourit Tara. Elles se jetaient réellement sur tout et n'importe quoi ces filles comme des affamées qui se retrouveraient en plein dans les Cuisines du château. Et vas y que je fais mon marché !

' Tu vas le revoir alors, le journaliste ? ' Demandait Vanessa, enfin une question intéressante ! Il fallait dire qu'Alice avait pris la bonne initiative de ne pas me parler de son rendez-vous, histoire de ne pas balancer un Incendio sur le feu.

' Je ne sais pas, mais je pense, oui ! ' À nouveau, comme elle le faisait si souvent en ce moment, elle prétexta devoir chercher quelque chose dans les dortoirs. Ses affaires de je ne sais plus quelle matière pour un soi disant devoir à terminer … J'en profitai pour monter juste après elle. Je la retrouvai assise sur son lit et soufflai doucement.

Elle était tellement transparente des fois.

' Dis-moi où il habite que je vais le transformer en tête de Scroutt à Pétards ! '

' De quoi tu parles Eyrin ? '

' Tu sais très bien ! Ça ne s'est pas bien passé, tu peux mentir aux autres, mais tu ne me mentira pas à moi ' Elle se retourna, je venais m'assoir à côté d'elle.

' Vas y, dis le '

' J'aimerai bien savoir pourquoi je dois le dire d'abord '

' Le journaliste à deux balles n'a voulut que me sauter ' Souffla t-elle en me citant, ce qui me tira tout de même un petit sourire

' Là je peux le dire, je te l'avais dis '

' Je sais ' Elle atterrit dans mes bras ' J'en ai marre Eyrin ! '

' Faut te trouver le numéro un ! '

' De quoi tu parles ? '

' Je t'expliquerai. On part en mission repérage, viens ! '