Disclamer : HARRY POTTER est à J.K. Rowling et NCIS appartient à Donald P. Bellisario et Don McGill
Bêta : AnneNguyenHuu
merci pour les com's
Le flic et le sorcier : Chapitre 9
Sirius Black avait été un enfant incompris et mal aimé de sa famille, car il n'avait jamais répondu aux attentes de sa mère. Et plus grave encore, il n'avait jamais pu se résoudre à embrasser les principes familiaux. La raison à son refus était que cette dernière avait des idées très arrêtées sur comment un héritier de la Grande et Noble famille Black devait se conduire. Mais plus que les idéaux de sa famille, c'était le caractère de sa mère que Sirius ne pouvait supporter et qui avait fini par mettre de la distance entre ce dernier et sa famille, le poussant même à quitter le toit familial et couper les ponts avec elle. Effectivement, Walburga Black, était une sorcière autoritaire, méprisante et inflexible qui n'avait qu'une idée en tête : la pureté du sang.
En effet, comme presque tous les sorciers ayant un arbre généalogique remontant au temps de Merlin, elle pensait que les sangs mêlés et les sangs de bourbes (nés-moldus), ne méritaient pas d'utiliser la magie, ce qui n'était pas le cas de Sirius. Effectivement, celui-ci était convaincu que toute personne ayant la chance de naître avec de la magie en elle, avait le droit et le devoir de l'utiliser. Toutefois, le jeune garçon qu'il avait été et qui connaissait les préjugés de sa mère, s'était bien gardé d'en parler ouvertement. Du moins, il avait attendu d'entrer à l'école pour jeunes sorciers, Poudlard, pour faire connaître son opinion. Et pour ce faire, il s'était donné pour mission de briser l'une des plus célèbres et plus vieilles traditions des Black, à savoir que tous les Black sans exception allaient à la maison de Salazar Serpentard.
De ce fait, le soir de la répartition des premières années dans l'une des quatre maisons de Poudlard, quand le Choixpeau magique avait été posé sur le sommet de son petit crâne, il avait refusé catégoriquement le choix de celui-ci de l'envoyer à Serpentard et avait bataillé bec et ongles pour le faire changer d'avis. Une dizaine de minuteslui avaient été nécessaires pour qu'il parvienne à ses fins. Et ce fut ainsi que Sirius avait atterri à la maison de Godric Gryffondor et devint ami avec James Potter, le père d'Harry Potter. La nouvelle de son entrée dans la maison de Godric n'avait bien entendu pas réjoui sa mère. De ce fait, lorsque cette dernière prit connaissance de la nouvelle, elle avait été prise d'une affreuse crise de rage qui avait coûté la vie à plusieurs elfes de maisons. Après le massacre de ses elfes de maison, Walburga Black avait envoyé une lettre au directeur de l'établissement afin d'exiger que son fils soit envoyé dans la bonne maison ; mais à son grand désespoir, celui-ci lui avait aimablement répondu qu'il ne pouvait accéder à sa requête. La sorcière en avait été encore plus énervée, et par conséquent, deux elfes de plus avaient perdu la vie.
Le jeune Black avait eu quelques difficultés pour se faire accepter des élèves de sa maison à cause de ses origines. En effet, sa famille ayant la réputation de pratiquer la magie noire, ses petits camarades de classe avaient eu du mal à lui faire confiance. En plus d'être mis de côté par sa maison, Sirius avait dû subir les percussions incessantes des élèves de la maison de Salazar Serpentard. Celle qui avait été à la tête de ses persécuteurs, était la cousine de Sirius, Bellatrix Black. Cette dernière avait pris pour habitude de le traquer dans les couloirs de l'école afin de le tourmenter. Si on lui avait posé la question, Sirius aurait répondu que la première partie de sa vie scolaire n'avait pas été des plus joyeuses ; et plus d'une fois, il avait regretté amèrement son choix de maison et versé des larmes. Mais heureusement pour le jeune Black, le cours de sa vie avait pris un autre tournant un jeudi soir après la dernière heure de cour de potion.
Ce soir-là, alors que le petit groupe de Bellatrix était venu le tourmenter pour la énième fois de la journée et qu'il se préparait mentalement à recevoir des sorts de tortures habituelles, un événement inimaginable s'était produit : un groupe de trois garçons de sa maison étaient intervenus pour le défendre. C'était la première fois qu'une chose pareille se produisait depuis la rentrée. Il avait jusqu'à ce jour-là, subi en silence sans jamais attendre une aide extérieure. Il serait noble et plaisant de dire que les trois gamins de première année étaient parvenus à mettre en fuite le groupe de Serpentard, mais cela serait mentir.
En vérité, au lieu de faire fuir les persécuteurs de leur camarade, ils avaient été à leur tour été victimes des maléfices du groupe. Néanmoins, les quatre les petits garçons ne s'étaient pas laissé faire et s'étaient défendu comme ils pouvaient en rendant maléfice pour maléfice. Ce jour-là, malgré les douleurs qu'il avait ressenti, Sirius avait abordé un sourire éblouissant. Ce ne fut qu'après le départ de sa cousine et ses larbins que Sirius avait réalisé que ses « sauveurs » étaient les trois garçons formant le petit groupe de farceurs qui s'étaient donnés pour no, Maraudeurs. Ce fut ainsi que le petit rebelle avait rejoint que formaient, James Potter, Remus Lupin et Peter Pettigrow, devant le quatrième Maraudeurs. Suite à l'intervention de ses trois petits camarades de classe, et surtout, après les blagues plus que douteuses et particulièrement humiliantes que les Maraudeurs avaient ensuite jouées au groupe de Bellatrix, Sirius n'avait plus jamais eu à faire avec eux. Les années passant, une amitié indestructible avait lié les quatre enfants ensemble.
Cette amitié s'était encore plus renforcée lorsque James, Sirius et Peter avaient pris Remus était un loup-garou. En effet, au lieu d'être effrayés par cette découverte et de rejeter leur ami, les trois autres s'étaient durement entrainés afin de devenir des Animagus afin de lui tenir compagnie les nuits de pleines lunes. Ainsi, après plusieurs mois d'efforts, James parvint à se changer en cerf qu'ils nommèrent Cornedrue. Sirius en un grand chien noir qu'ils appelèrent Patmol et Peter en un rat surnom Queudver. L'amitié qui unissait les quatre adolescents n'avait pas été très bien vue par la mère de Sirius, et elle n'avait rien trouvé de mieux à faire pour l'éloigner de ses mauvaises fréquentations, qu'en l'affamant et en le battant durant les périodes de vacances. Sirius avait supporté courageusement ce traitement, ce qui n'avait fait qu'augmenter la rage de sa mère.
Cependant un soir, alors qu'il était en cinquième année, sa mère avait été trop loin et avait manqué de le tuer. Et comme Sirius tenait à sa vie et en avait marre de se faire battre et affamer sans raison, s'était enfui puis réfugié dans le monde Moldu. Trois jours après sa fuite, il avait fait la connaissance de deux jeunes hommes un peu plus âge que lui, Alejandro et Cyrion De Luca. Les De Luca étaient des utilisateurs de la magie d'un genre très spécial et très peu connu des sorciers. Ils utilisaient la magie de l'esprit, la magie des morts. La magie de l'esprit, contrairement à celle qu'utilisent les sorciers qui provient de la nature et qui coule dans les veines de ces derniers dès leur naissance, provient des morts, de toutes les créatures mortes, homme et animal. On appelle les utilisateurs de la magie des morts, des Quimboiseurs ou encore, Chamans.
Les Quimboiseurs avaient le pouvoir de faire revenir les morts à la vie ainsi que de les contrôler, mais à une condition seulement : la mort de ce dernier ne devait pas excéder plus de six ans au moment de la résurrection, sinon une contrepartie était demandée. Et personne ne voulait payer, car le prix était bien trop cher. En plus du pouvoir de résurrection, les Quimboiseurs pouvaient manipuler les quatre éléments, le feu, l'eau, l'air et la terre ; ainsi que les corps, les sentiments et les esprits des vivants grâce à une branche de la magie noire méconnue des sorciers, mais étonnamment très connue des moldus, le vaudou. Donc, durant sa fuite côté moldu, Sirius avait fait la rencontre des frères De Luca avec qui il passa une semaine avant que les Potter qui avaient appris sa fuite grâce à sa mère, ne le trouvent et ne le prennent sous leurs ailes.
Sirius n'aurait jamais pensé regretter cette rencontre bien des années plus tard, car si sa route n'avait pas croisé celle des frères De Luca, il ne serait certainement pas trouvé dans sa situation actuelle. En fait, ce n'était pas tant sa rencontre avec les deux frères qui l'avait mené là aujourd'hui, mais plutôt la petite aventure qu'il avait eu avec le plus jeune des deux frères, Alejandro. Effectivement, durant la semaine que Sirius avait passée avec les De Luca, Alejandro et lui, après une soirée trop arrosée, avaient couché ensemble, alors que Sirius n'avait aucune attirance pour les hommes. Mais ce que le sorcier ne savait pas à cette époque, c'était qu'Alejandro l'avait soulé exprès afin de le mettre dans son lit. Et chose encore plus odieuse, durant l'acte, ce dernier avait placé un grigri sous forme d'un tatouage invisible sur le sorcier qui avait lié la magie, le corps, le cœur et l'esprit de celui-ci à Alejandro.
Le grigri était une en fait un contrat magique scellé par l'acte sexuel qui ne se déclenchait qu'à la mort de celui qui le contractait, et cela, avec ou sans le consentement de ce dernier. Ce contrat qui était en réalité un contrat d'esclavage, empêchait l'esprit du mort de trouver le repos et le forçait à exécuter les volontés de celui qui le détenait. De ce fait quand des années plus tard, Sirius, qui avait été injustement emprisonné pour les meurtres des Potter, s'était rendu au ministère de la magie pour porter secours à son filleul, Harry Potter, fut tué par sa cousine Bellatrix Lestrange qui l'avait poussé dans le voile des mystères, le contrat s'était déclenché. Dès l'actionnement du contrat, Alejandro s'était rendu discrètement au ministère de la magie anglaise pour récupérer le fantôme de Sirius. Cependant, ce qu'il n'avait pas prévu, c'était qu'en libérant l'esprit de Sirius du voile pour le placer dans un corps, il allait également libérer l'esprit d'un autre sorcier. Un esprit millénaire et malveillant qui allait être à l'origine de la série de meurtres qui avait conduit à la rencontre entre Harry et DiNozzo.
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En se rendant au bureau du NCIS le lundi matin, Harry était dans un drôle d'état. En effet, il avait encore à l'esprit son passage dans l'appartement de DiNozzo. Le sorcier qui avait passé une très mauvaise nuit, car à son grand désespoir, à chaque fois qu'il était parvenu à fermer les yeux, il s'était revu dans le salon de son obsédé de voisin. Mais contrairement à ce qui s'était passé dans la réalité, dans ses rêves, au lieu de s'en tenir aux baisers, ils allaient bien plus loin, car dans ces derniers, ils faisaient des choses interdites aux moins de dix-huit ans et même plus. Eh oui, les songes d'Harry n'avaient pas été très vertueux. Et c'est ce qui était à l'origine de son étrange état d'esprit. Et pour ne rien arranger à ses affaires, depuis qu'il avait mis les pieds hors de son lit, une pensée parasitaire ne voulait pas quitter son esprit. Cette pensée était : qu'aurait-il pu se passer s'il n'avait pas détalé comme un lièvre effrayé ? Une question qui le mettait dans une rage noire, car il s'en voulait de se la poser.
Vous devez donc vous douter que c'était le foutoir complet dans l'esprit du pauvre sorcier en ce moment. Merlin, mais qu'est-ce qui lui arrivait depuis sa rencontre avec ce pervers d'agent du NCIS ? n'arrêtait-il pas de se demander. Habituellement, il n'avait aucune difficulté à résister aux différentes avances qu'ils recevaient à longueur de journée. Et non seulement il y parvenait sans aucune difficulté, mais en plus, il s'empressait d'oublier les visages et les noms de ceux qui lui faisaient. Mais avec cet obsédé de moldu, il ne parvenait à faire ni l'un ni l'autre. Celui-ci semblait avoir autour de lui une force d'attraction irrésistible qu'il ne pouvait pas combattre. Cette force apparaissait si forte que si la vie ne l'avait pas forcé à développer une solide résistance mentale et magique, il était certain qu'il serait à cet instant en train de courir auprès du moldu pour lui proposer de reprendre là où ils s'étaient arrêtés la veille.
Harry soupira de frustration en se dirigeant vers les vestiaires pour hommes afin de poser ses affaires. Tout en parcourant les quelques mètres qui le séparaient de ces derniers, Harry se surprit à remercier Voldemort pour le cadeau qu'il lui avait fait avant de rendre son dernier souffle. En effet, ce jour-là, lors de la bataille finale qui s'était déroulée à Poudlard, le mage noir qui voulait coûte que coûte laisser une trace de lui dans ce monde, lui avait fait don de la moitié de ses pouvoirs magiques. Cet acte insensé qui avait contribué à rendre Harry encore plus puissant qu'il ne l'était déjà, lui avait aussi permis de garder sa capacité à parler aux serpents ainsi qu'à renforcer ses boucliers mentaux.
Mais même si DiNozzo et ses rêves étaient en grande partie à l'origine de l'état d'esprit maussade d'Harry, ils n'étaient pas les seules raisons à ce dernier. Effectivement, depuis son réveil, Harry avait un mauvais pressentiment, ce qui le rendait extrêmement nerveux ; car ces derniers étaient non seulement tous justes, mais lui avaient permis d'éviter plusieurs situations nuisibles pour lui et son entourage durant la guerre ainsi que pendant ses missions en tant qu'Auror. De ce fait, Harry accordait une grande importance à ces pressentiments-là. Donc, même si ce dernier avait la tête ailleurs dûe à ses songes et à DiNozzo, il restait sur ses gardes, prêt à intervenir au moindre danger. Ce fut pourquoi, quand il pénétra dans les vestiaires après s'être assuré qu'un certain pervers ne s'y trouvait pas, qu'il ouvrit son casier afin d'y poser ses affaires, il réagit immédiatement lorsqu'un serpent mécontent lui sauta au cou sans prévenir.
Etant devenu un expert en magie sans baguette depuis la fin de la guerre, ce fut un jeu d'enfant pour lui de lancer un simple Stupefix sur le reptile. Le cobra fut figé dans les airs, puis chuta en direction du sol. Harry soupira en se demandant ce que pouvait faire le serpent dans son casier. Mais alors qu'il se posait cette question, un bruit mat venant de derrière son dos le fit se retourner. Le sorcier ne s'attendait certainement pas à ce qu'il découvrit en se retournant. En effet, alors qu'il s'était presque attendu à voir l'agent DiNozzo allongé au sol pour une quelconque raison, il fut stupéfait d'y découvrir l'analyste, Abigail Sciuto, étendue de tout son long. La jeune femme était tout aussi surprise que lui à en juger l'expression de son visage et ses yeux agrandis d'horreur. Galamment, Harry alla l'aider à se remettre sur ses pieds. Tout en la relevant, son regard ne manqua pas de noter la présence de la caméra que tenait la jeune femme dans sa main droite.
Tout en s'assurant qu'Abby n'avait rien de cassé, il fouilla discrètement l'esprit de cette dernière. Comprenant les intentions de la mordue et soufflé par sa ténacité, il eut un peu de peine pour elle en songeant qu'elle avait fait tous ses efforts pour rien. Pour rien, car le sorcier allait devoir lui effacer la mémoire et effacer le contenu de la caméra afin de préserver le secret sur la magie. Alors qu'il s'apprêtait à lui lancer un Oubliette, Abby prit la parole avec précipitation.
_ Attendez ! Vous ne pouvez pas m'effacer la mémoire ! s'écria-t-elle en mettant les bras devant elle comme pour se protéger du sortilège. Je vous promets de ne dire à personne ce que vous êtes ! jura-t-elle. C'est incroyable ! enchaîna-t-elle ensuite. Je savais que les sorciers existaient, mais de le voir de mes propres yeux est vraiment autre chose. Ça fait des années que je suis à la recherche d'une preuve sur l'existence d'un autre monde où vivent des personnes capables de faire de la magie. Et là, après toutes ces années de recherches, vous êtes là devant moi en chair et en os. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis contente que toutes ces nuits sans sommeil n'aient pas été vaines. Maintenant que j'ai la preuve en image que la magie existe, je vais enfin pouvoir dormir, avoir une nuit complète, soupira Abby de contentement. Et quand j'aurais récupéré de mes nuits blanches, je vais vous inviter à dîner et vous allez tout me raconter sur la magie, hein, Potter ! Ah ! Je sens que nous allons devenir de grands amis vous et moi, ajouta-t-elle en prenant la main de Harry dans la sienne. Je veux tout savoir de votre mode de vie Potter, parce que le site qui m'a aidé à vous démasquer n'est pas très fourni. De plus, le webmaster utilise des mots étranges que je ne comprends pas, mais je suis sûr que tu vas pouvoir tout m'expliquer. En ait, je peux te tutoyer, hein ! Parce que comme nous allons de...
Harry venait de jeter un stupéfié sur la jeune femme en se massant les tempes. Merlin ! Comment une personne pouvait débiter autant de mots en si peu de temps ! Alors qu'il se massait les tempes en détaillant la jeune femme, Harry se demanda qui d'elle et de Teddy avait le débit le plus rapide. Il prit quelques secondes pour se remettre de l'avalanche de mots, puis presque involontairement, il projeta son esprit dans celui de la jeune femme. Cette fois, il sonde plus en profondeur l'esprit de l'analyste. C'est ainsi qu'il se rendit compte de l'obsession maladive de la jeune gothique pour le surnaturel. Il découvrit tout ce que la jeune femme avait fait depuis son arrivée dans l'équipe, ce qu'il n'avait pas vu lors de son premier passage, car il s'était juste contenté de survoler son esprit. Vraiment, cette jeune femme était incroyable et très persistante, s'était dit Harry en quittant son esprit.
_ Il est dommage que je doive t'effacer la mémoire, souffla tristement Harry avant de lui lancer un Oubliette qui effaça évènements des dernières minutes.
Lorsque ce fut fait, il replaça Abby dans le casier d'où elle était sortie. Avant de fermer le casier sur la moldue, Harry prit le temps d'effacer les dernières images qu'avait capturées la caméra. Ensuite, il ramassa le cobra blanc et le replaça dans son casier à lui. Cela étant fait, il quitta finalement les vestiaires après s'être changé. Tout en rejoignant son bureau, il prit contact avec l'un des sorciers qui lui avaient été affectés et lui demanda de faire disparaitre le site web de Thomas. En s'installant derrière son bureau, le sorcier prit soin d'éviter celui de DiNozzo qui lui fit un sourire charmeur et un clin d'œil quand il jeta un regard dans sa direction. Harry lui lança un regard noir avant de l'ignorer.
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Ce soir-là, Caitlin Todd, surnommée Kate par ses collègues et amis, s'était rendue seule, et sans avoir informé un seul de ses collègues à un rendez-vous avec un informateur. Ce dernier avait pris contact avec elle la veille au soir en lui disant qu'il avait des informations sur l'assassin qui s'en prenait aux familles de marins. L'informateur lui avait donné rendez-vous dans un bar miteux tenu par un groupe de motards travelos. La rencontre avait été prévue pour vingt une heure.
L'agent spécial, comme une bonne partie des agents de polices et de soldats, était un peu parano sur les bords, ce fut pourquoi elle se rendit sur les lieux avec une heure d'avance pour s'assurer qu'elle n'était pas attirée dans un piège. Et après s'être assuré que la voie était libre, elle alla s'installer à une table au fond du bar en ignorant les regards curieux des occupants de ce dernier. À l'heure dite, un homme de taille moyenne, portant des vêtements sombres qui cachaient la totalité de son corps et dégageant une odeur étrange vint s'installer auprès Kate. Sans un regard pour l'agent du NCIS ni un mot pour elle, l'homme fit signe au serveur et commanda une boisson. Quand la boisson lui fut servie, Kate qui n'avait pas dit un mot elle aussi, prit finalement la parole :
_ Donc, tu as dit que tu avais des informations pour moi, Alejandro. Je t'écoute.
En réponse, l'homme se leva, se pencha au-dessus de la table, se pencha à l'oreille de Kate et lui murmura quelque chose d'inaudible en passant ses doigts sur la nuque de l'agent avant de se rassoir un sourire satisfait. Les yeux de cette dernière se voilèrent, donnant l'impression qu'elle était sus hypnose. L'homme détailla la jeune femme en buvant sa boisson. Il prit son temps pour la déguster avant de se lever pour aller payer sa boisson au comptoir. Ensuite, il revint à leur table, murmura quelque chose d'autre à l'oreille de Kate. Cette dernière se le leva tel un automate et suivit l'homme en dehors du bar. Ils se rendirent dans une ruelle sombre où les attendait une silhouette vêtue de noire. L'homme confia la jeune femme à la silhouette et lui dit :
_ Sa disparition devrait suffisamment préoccuper Potter et les autres pour te laisser le temps d'enlever l'enfant. Mais attention Black ou qui que tu sois, je la veux vivante à la fin, car j'ai des projets pour elle.
Après avoir dit ça, Alejandro tourna le dos au fameux Black et s'en alla. Alors qu'il quittait la ruelle, un crac sonore s'éleva dans les airs. Alejandro jeta un œil par-dessus son épaule, Kate et Black avaient disparu de la ruelle. Un sourire heureux aux lèvres, Alejandro rejoignit une voiture noire qui l'attendait à quelques rues du bar et monta dedans. La voiture démarra dès qu'il ferma la portière.
_ Tu es sûr que c'est la meilleure chose à faire, petit frère ? demanda Cyrion, le frère d'Alejandro tout en conduisant. La dernière fois tu as failli y laisser ta vie. Ta vie, mais aussi celle de Tony, lui rappela-t-il.
_ C'est parce que j'étais jeune et pas suffisamment fort et expérimenté pour m'opposer à cette salope. Mais cette fois, je suis prêt, répondit Alejandro en sortant la poupée avec la photo de DiNozzo pour jouer avec. Cette fois, Tony sera à moi.
Après avoir dit cela, il embrassa la poupée avec amour et tendresse.
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Anthony DiNozzo était sur un petit nuage en ce lundi matin. La veille, il avait passé une merveilleuse nuit. En effet, suite au départ précipité de l'agent Potter, Tony, après un passage rapide à la salle de bain pour se soulager, avait rejoint son lit où le sommeil n'avait pas tardé à l'appeler. L'agent avait alors été plongé dans un fabuleux rêve dans lequel il avait fait un marathon de sexe avec le très beau et sexy en diable, Harry Potter. À son réveil, il ne fut pas très surpris en découvrant la tente que formait son membre avec le drap. À ce constat, il ne s'embarrassa pas de pensées superflues et s'empressa de se soulager. Tout naturellement, il tendit la main et s'empoigna. Puis, lentement afin de faire monter le plaisir, il entreprit de faire le long de son membre de petits mouvements réguliers.
Il caressa l'ensemble de sa colonne en faisant glisser la peau dans un mouvement de va-et-vient axquis. Les yeux fermés, il se décalotta en ayant à l'esprit une image de son beau voisin dans son plus simple appareil. L'image agit comme un électro-choc sur DiNozzo qui augmenta inconsciemment la rapidité et la cadence de ses mouvements. Dans son esprit, ce n'était pas sa main qui entourait son pieu tendu à l'extrême et visqueux, mais celle du jeune sorcier. Des soupirs de volupté s'échappèrent de ses lèvres alors que son souffle devenait de plus en plus saccadé, rompant le silence de la chambre à coucher. Il étendit ses caresses et ses manipulations à ses deux testicules sans lâcher son membre une seule seconde. Malgré tout, à un moment, il finit par lâcher prise sur ce dernier afin de caresser le reste de son corps.
Doucement, tout en imaginant les mains d'Harry parcourant son corps à la place des siennes, il se caressa le ventre, l'intérieur des cuisses et finit par les tétons. Des spasmes de plaisir parcoururent son corps en entier. Il reprit en main son bâton de chair pour y prodiguer des caresses de plus en plus rapides. L'image de Harry qu'il avait dans sa tête était si claire et réaliste, que Tony crut presque entendre la voix de celui-ci lui dire : Oh oui Tony ! Viens pour moi. Montre-moi à quel point tu me désires. Oui voilà, tu y es presque...encore un peu. Voilà viens pour moi ! C'en fut trop pour l'agent qui ne tarda pas à se déverser sur son ventre et sa main dans un cri de plaisir.
Il resta allongé sur le lit le souffle court, un sourire débile sur les lèvres. Quand sa respiration revint à la normale, Tony se leva et se rendit à la salle de bains pour se préparer pour le travail. Alors qu'il était sous le jet d'eau chaude de sa douche, l'agent du NCIS se mit à songer à un moyen d'attirer son fantasme vivant dans son lit. Parmi toutes les idées qui lui passèrent en tête, il se demanda pendant une minuscule seconde, s'il ne devait pas changer de tactique d'approche avec lui, mais l'idée s'envola aussi vite qu'elle était venue. Lorsque Tony arriva sur son lieu de travail, il avait presque une trentaine de minutes de retard dû à sa petite séance coquine du matin et à ses plans pour coucher avec Harry. Il venait tout juste de s'asseoir derrière son bureau quand l'occupant de ses pensées rejoignit son bureau. Trop occupé à fantasmer sur Harry, Tony ne se rendit compte de l'absence de Kate que lorsque Gibbs demanda où se trouvait cette dernière près d'une heure après son arrivée au bureau.
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Abby avait attendu Potter durant une bonne trentaine de minutes sans qu'il ne pointe le bout de son nez. Quand l'attente commença à avoisiner les quarante minutes, Abby se dit qu'il ne viendrait plus, ce fut pourquoi elle se décida finalement à sortir de sa cachette. Au même moment, Gibbs qui revenait d'une réunion très matinale et top secret réunissant différents membres du NCIS ainsi que d'autres organisations gouvernementales à acronyme, pénétra dans les vestiaires et se dévêtit afin de troquer son uniforme strict contre une tenue plus confortable. Ce qui fait qu'il ne portait qu'un simple boxer quand Abby qui ne s'était pas rendue compte de son entrée dans le vestiaire, surgit de sa planque tel un diable de sa boîte.
Avec un stoïcisme à toute épreuve, Gibbs posa son regard sur la jeune femme. Il le posa plus précisément sur ce que cette dernière tenait dans sa main. C'est-à-dire, une caméra avec le voyant allumé fixé sur sa personne.
_Gibbs, ce n'est absolument pas ce que tu crois ! Ce n'est pas toi que je voulais filmer, mais Potter ! s'écria Abby en agitant les mains devant elle.
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un petit com pour la route !
! PROCHAINE PUBLICATION DIMANCHE 18 NOVEMBRE !
