Avertissements : Quatre morceaux de fics sur les pouvoirs des zanpakutos. Les avertissements sont dans chaque partie (mais on peut dire d'avance angst pour tous)


Tobiume
Aizen/Momo. Hétéro, gros spoilers tome 20, mélange de vagues spoilers et de spéculation jusqu'au tome 25, angst.

Le corps de Momo est entièrement guéri. Elle s'est entraînée dur, elle a travaillé sans relâche, elle est devenue forte.

Souvent, elle imagine qu'elle rejoint Hueco Mundo, se frayant péniblement un chemin parmi les Arrankars. Elle arrive jusqu'à Aizen, au bout de son chemin de violence, de ruse et de flammes. Il l'attend, un sourire aux lèvres.

Elle ne veut pas plier devant lui. Mais même dans son imagination, c'est impossible.

Je veux juste savoir, pense-t-elle, juste lui demander ses raisons. Mais dès qu'elle le revoit, dès qu'il lui reparle, elle tombe à ses genoux, elle embrasse ses mains, elle lui offre sa vie, son bras, sa virginité, s'il veut lui faire l'honneur de les prendre. Elle voudrait pouvoir lui offrir son innocence, mais il lui a déjà prise, le jour où il lui a transpercé le ventre.

Parfois, elle arrive à rêver qu'il accepte ses dons. Il la prend dans ses bras, tendrement, il glisse ses mains sous son kimono, elle pleure de reconnaissance, et il la fait sienne pour toujours dans un nuage de plaisir, et vraiment, il ne peut pas être mauvais, elle n'a pas besoin de raisons.

Mais quand il la rejette, elle articule calmement "bankai", et le feu les entoure, son feu à elle qui calcine les corps sans infliger la moindre douleur, et ils meurent ensemble ; même s'il ne la serre pas dans ses bras cette fois, c'est une mort bien douce.

Mais Yamamoto la retient prisonnière, refuse de la laisser sortir seule ou participer au combat final ; elle essaiera jusqu'au bout de le convaincre qu'elle en est capable, et les mensonges dans sa bouche ont déjà le goût tendrement amer qu'elle imagine aux lèvres d'Aizen.


Wabisuke
Gin/Kira. Yaoi, angst, sado-masochisme et légers spoilers tome 20.

Les pouvoirs de Wabisuke peuvent faire ramper les adversaires de Kira à terre, implorer le pardon pour éviter les derniers coups, qui feront s'effondrer leur corps sous son propre poids, les os brisés, incapables même de respirer.

C'est une terrible responsabilité ; mais si Kira n'utilise son pouvoir que contre des coupables, sur les ordres du seireitei, ou du capitaine Ichimaru, ce devrait être juste, pas vrai ?

Mais Wabisuke lui fait des reproches à chaque fois qu'il commet des erreurs, qu'il se montre faible et lâche, et il se sait indigne lui aussi, bien loin de la perfection qu'il avait imaginée dans sa jeunesse, le plus coupable de tous ; c'est lui qui mériterait de ramper plus bas que terre.

Il s'est abaissé devant Gin, s'est offert à lui, depuis longtemps déjà, et parfois il lui remet son zampakuto purificateur, car il ne peut pas se punir lui-même, cela doit venir de son capitaine qui a tout pouvoir sur lui.

Gin lui permet généreusement de mettre ainsi son corps à l'unisson de son âme, de donner un sens physique à sa faiblesse et à son ignominie. Il ne peut plus bouger le moindre de ses muscles douloureusement tendus, sa respiration est pénible et il se sent au bord de l'évanouissement, des vrombissements dans la tête.

Mais il reste volontairement conscient juste encore un peu, pour continuer le supplice ; et alors le capitaine Ichimaru se penche sur lui, et le prend avec violence, jusqu'à jouir dans sa bouche ou dans son cul. Le corps de Kira écrasé à terre, écartelé par la pesanteur, ne peut ressentir le moindre plaisir, et il se sent tellement meurtri, tellement utilisé, tellement humilié qu'il pense pouvoir être pardonné pour ses fautes, un jour, peut-être.


KyôkaSuigetsu
Aizen/Momo, Aizen/Gin/Momo, Aizen/Gin (oui, je sais, j'irai en enfer). Hétéro, yaoi, et cruauté mentale. Gros spoilers tome 20.

Aizen adore quand Hinamori l'observe avec ces yeux pleins d'adoration, totalement dévouée, totalement abandonnée. Oh, il ne déteste pas non plus la prendre dans son lit et profiter de sa jeunesse offerte, mais les vraies joies sont celles de l'esprit, et ses mots de soumission lui donnent finalement plus de plaisir que la moiteur de son sexe.

Mais quand il lit dans son regard qu'elle espère ses caresses, il doit bien lui offrir quelque chose ; après tout, qui serait-il s'il ne savait rendre une petite fille heureuse, si par sa négligence il lui laissait entendre qu'elle est une enfant perverse aux désirs excessifs ?

Alors, il invoque mentalement KyôkaSuigetsu, la regarde se tordre de plaisir sous les mains d'une illusion, et savoure cette joie suprême qu'est le contrôle absolu.

Cela rappelle des souvenirs. Autrefois, Gin aimait qu'Aizen le laisse jouer avec ces sensations artificielles, et demandait avec une déférence perverse l'accès aux orgies illusoires et aux plaisirs inégalables qu'offre un tel pouvoir.

Mais Gin aussi a compris la vanité des joies des sens ; et il préfère maintenant qu'Aizen lui prête son apparence pour jouer avec sa petite Hinamori. Il sait savourer l'ironie tordue de la situation, et éprouve bien plus de plaisir à salir de ses coups de reins cette petite fille égarée, en écoutant des mots d'amour qui ne lui sont pas destinés, qu'il n'en trouverait dans les débauches purement fantasmatiques qu'Aizen pourrait lui imaginer.

Aizen est fier de le voir comprendre la beauté des jeux de l'esprit, et c'est sa douce revanche, car Gin fut le seul, avec ses mains habiles et son corps souple, à le faire s'abandonner un instant au pur plaisir de la chair autrefois.


Shinsô
Gin/Kira. Yaoi, sado-masochisme, bloodplay.

Gin a parfois du mal à comprendre à quel point Kira aime être blessé par Shinsô, à quel point il est prêt à supplier, les joues empourprées par la honte, pour voir son sang couler, et l'offrir aux lèvres ricanantes de Gin.

Oui, Kira pourrait vénérer son zanpakuto, et Gin se sentirait presque un peu jaloux de son sabre-serpent couronné de sang si Kira et lui ne savaient tous les deux que c'est une partie de lui-même.

Mais là, cela ne fait que l'amuser de regarder son petit vice-capitaine nu et meurtri, à genoux, rougir ses lèvres en embrassant la lame de Shinsô.

"Lèche-le." ordonne-t-il, et Kira docile sort sa langue rose, goûte son propre sang, frémissant. "Prends-le dans ta bouche." et Kira referme ses lèvres sur l'acier coupant, en essayant de ne pas se couper la langue sur le tranchant aigu, pas avant d'en avoir reçu l'ordre.

"Et si je lui demandais de s'étendre maintenant ?" suggère Gin. "Peux-tu l'imaginer perforer ta gorge, ton ventre, se tordre dans ton corps, te transpercer de part en part ?" Il lui caresse les cheveux. "Aimerais-tu cela ?"

Kira ne répond pas mais il gémit, les yeux fermés, et son érection se durcit.

Gin est persuadé que s'il suivait son idée, ce serait bien agréable pour eux deux.

Mais il se retient. Il y a quelque chose de vraiment spécial dans ces gémissements, dans cette soumission, dans cette façon que Kira a de se plier au plus abject de ses ordres avec enthousiasme, tout en rougissant en et baissant les yeux comme une jeune fille dès que Gin le regarde fixement.

Il sait que s'il casse son petit jouet si joliment perverti, il n'en retrouvera jamais de pareil.