Bonjour vous !
Bon... J'ai bien compris qu'il vous fallait enfin des réponses. Et vous savez quoi ? Le chapitre 10 vous donne la première partie :). Pour Regina2015, j'espère que tu reviendras avant le happy-ending ahah ;), mais pour l'instant, tout va bien ne t'en fais pas. Pour moithea, j'ai en effet développé mon amour pour le cliffhanger en écrivant cette fanfiction ;p. Pkpii : merci de ta review, et tu as raison... not gonna die est au top !
Bon allez, vous êtes prêt ? Vous m'donnez vos avis en bas ? C'est parti !
CHAPITRE 10 : RETOUR DANS LE PASSÉ
« Parle moi d'eux Regina… » avait fini par dire Emma d'une voix douce et encourageante. Peut-être que parler de l'épreuve qu'elle avait traversé lui ferait du bien.
« Daniel était quelqu'un de merveilleux. Il était… prévenant, toujours à l'écoute, prêt à tout pour moi et pour sa famille. Il a toujours su me réconforter quand je doutais, me consoler quand je pleurais et il me faisait rire quand je n'en avais plus l'envie. » Elle soupira. C'était la première fois qu'elle parlait de lui depuis sa mort.
« Dans deux jours ça fera trois ans qu'il… » elle s'arrêta. Incapable de prononcer à nouveau l'aveu qu'elle lui avait fait plus tôt dans la nuit.
« On revenait de l'échographie qui venait de nous annoncer qu'on attendait une petite fille. Daniel m'avait toujours dit qu'il voulait une fille qui me ressemblait, avec des petites boucles brunes et… » Une larme silencieuse tomba sur l'oreiller de la brune. Parler du bonheur qui lui avait été arraché était une véritable épreuve qu'elle n'avait encore jamais affrontée. Mais avec Emma à ses côtés tout semblait plus simple, plus surmontable.
« Un chauffard roulait à tout allure, il a perdu le contrôle de son véhicule et… je… » Mettre des mots sur ce passé était si difficile…
Emma posa sa main entre elles, lui faisant signe pour qu'elle en fasse de même. Après avoir laissé échapper un sanglot, Regina glissa sa main dans celle de la brune, liant leurs doigts et s'y accrochant comme si c'était le seul lien qui la maintenait en vie. De nouvelles longues secondes s'écoulèrent pendant lesquelles la blonde caressait délicatement la paume de son amie. Elle voulait lui montrer par ce geste qu'elle était là pour l'écouter et la soutenir.
« Quand je me suis réveillée à l'hôpital six jours après l'accident, les médecins m'ont annoncé qu'il était mort sur le coup et qu'il n'avait pas souffert. Et quand j'ai posé la main sur mon ventre, le Docteur Whale m'a expliqué que mon tout petit bébé n'avait pas survécu. »
« Je suis désolée Regina… » fit simplement Emma, incapable de trouver des mots plus adéquats à la situation.
« En deux phrases… deux ridicules petites phrases, ils avaient détruit tout mon bonheur… et toute ma vie. »
Le constat était sans appel. Douloureux, perfide, poignant et triste. Regina avait tout perdu.
« Je ne vis plus vraiment depuis… Je survis. Au début, même le simple fait de respirer me faisait mal. » elle fit une pause, comme si cela lui permettrait de reprendre des forces. « Je ne mangeais plus, ne dormais plus, je suis restée plus de trois mois à l'hôpital… »
Emma mesurait le poids de ces révélations. Rester enfermée n'était plus quelque chose qu'elle pouvait supporter. Elle n'avait passé qu'une petite semaine entre les murs blancs de l'hôpital et elle avait cru devenir folle. La blonde se doutait bien que la situation avait été presque insurmontable et que seul le temps avait pu amenuiser la douleur. Mais pas la peine.
« Je n'ai pas été capable de protéger ma fille… » à cette dernière révélation, Regina se mit à pleurer de plus belle, incapable de retenir davantage la douleur qui s'écoulait dans chacune de ses veines. De nombreuses larmes venaient bruler ses yeux sans qu'elle ne soit capable de les arrêter.
« Ce n'est pas de ta faute Regina. » chuchota Emma pour rassurer son amie.
« La vie m'a cruellement rappelé que je n'étais pas faite pour être mère. »
« Tu sais très bien que c'est faux. Tu aurais été une merveilleuse mère, j'en suis sûre. » La blonde caressait toujours la paume de son amie, tentant de trouver les mots justes pour que la douleur s'amenuise encore, à défaut de pouvoir totalement lui enlever.
« La seule chose qu'il me reste d'eux, c'est cette cicatrice sur ma lèvre. » dit elle en prenant sa main libre pour la désigner rapidement. « Je la vois tous les matins dans le miroir, elle me rappelle ce que j'ai perdu et ce que je n'aurai plus jamais. »
« Tu seras à nouveau heureuse… » répondit Emma avec conviction, glissant son regard sur ladite cicatrice qu'elle ne put s'empêcher de trouver belle. Regina quant à elle ferma les yeux et préféra ne pas relever cette dernière remarque. La vérité, c'est qu'elle n'y croyait plus.
« Depuis ce jour là, j'ai toujours été seule. Incapable de m'ouvrir aux autres. J'ai repris mon poste de maire à ma sortie de l'hôpital et je me suis plongée dans le travail comme si c'était ma bouée de sauvetage. » Emma comprenait mieux l'importance de son poste à la mairie à présent mais en voulait à la terre entière, parce que personne ne l'avait soutenue au moment où elle en avait le plus besoin. « Storybrooke est une petite ville, ils me voient tous comme une personne sans cœur, même s'ils savent pertinemment ce qu'il m'est arrivé. Pour eux je ne suis qu'un robot qui effectue son travail. »
« Est-ce mal si je les déteste tous ? » répondit Emma avec une pointe d'amertume dans la voix. La brune sembla esquisser un faible sourire entre ses larmes. « Tu ne seras plus seule Regina, moi je suis là… » continua-t-elle sur le ton de la confidence et de l'évidence.
« Tout le monde part un jour… »
« Pas moi. »
« Les promesses sont faites pour être brisées Emma. »
« Pas celle là. »
Regina ferma les yeux, incroyablement touchée par les mots de son amie. Elle n'aurait pas pu rêver mieux à cet instant précis. Elle constata avec tristesse que tout ce qui lui avait manqué durant ces trois dernières années, c'était une oreille attentive, une épaule sur laquelle pleurer et quelqu'un a qui confier ses craintes.
« Qu'est-ce que je peux faire pour apaiser ta douleur ? »
« Tu fais déjà beaucoup Emma ne t'en fais pas… »
« J'aimerais en faire plus » dit elle en serrant sa main dans la sienne.
« C'est la première fois que j'arrive à en parler depuis que c'est arrivé. C'est la première fois que quelqu'un est là pour m'écouter. »
« Je peux t'écouter toute la nuit s'il le faut »
« Je suis tellement fatiguée Emma… » répondit-elle dans un souffle. Ce cauchemar l'avait épuisée, et les confidences qu'elle avait pu faire cette nuit là avaient été tout aussi éprouvantes. Le manque de sommeil et les larmes qui s'échappaient de ses yeux depuis plusieurs heures semblait gagner la bataille contre son esprit. Elle avait peur de fermer les yeux à nouveau et de revivre cet accident, encore et encore.
« Alors rendors toi, je reste là… »
Regina ferma alors les yeux et murmura un merci presque inaudible à la blonde à qui cela sembla suffire. La nuit avait été longue et difficile. Cette fois une nouvelle étape avait été franchie, mais par la brune. Il était plus de quatre heures du matin, il fallait que la Mairesse reprenne des forces.
« Tu m'as tutoyée. » finit par constater une Regina presque endormie, d'une voix faiblarde.
« Toi également. »
« C'est beaucoup mieux comme ça ».
« Je trouve aussi. »
Elles avaient toujours leurs mains jointes au milieu du lit elles avaient été incapables de les délier. Et pour rien au monde elles l'auraient fait. Si Emma refusait encore tout autre contact physique, elle devait admettre que celui-ci lui était indispensable. Ça avait été leur premier moyen de communication et c'était leur façon de se témoigner leur soutien.
Le souffle de Regina se fit plus régulier, synonyme qu'elle venait enfin de s'endormir. Emma continua de veiller sur elle durant de nombreuses minutes. Et, pour la première fois depuis des années, la blonde finit par s'endormir à son tour sans qu'aucun cauchemar ne vienne la perturber...
