Moi : Salut ! ^_^

Kyoya : Yo.

Moi : Oula, ça a pas l'air d'aller toi…

Kyoya : Ryuga est ENCORE trop occupé avec ton dragon…

Moi : Oooooh, t'es triste parce qu'il fait plus attention à toi ?

Kyoya : *rougit* NON ! C'est juste que je trouve qu'il a l'air débile avec ça.

Moi : Ouais, c'est vrai qu'il devient un peu niais au contact de Cyanide n_n'

Cyanide : *amène Ryuga en le poussant avec son museau puis repart*

Ryuga : Hé mais… !

Moi : Ah bah enfin ! On a failli t'attendre !

Ryuga : Fait chier, j'étais bien moi…

Kyoya : *tourne la tête*

Moi : Alors faut te mettre en tête que déjà c'est MON dragon et que je suis très gentille de te laisser tranquille avec ! Et ensuite, c'est pas parce que Cyanide est là que tu dois te mettre à ignorer le monde autour de toi !

Ryuga : Ouais ouais…

Kyoya : *soupire*

Moi : Ryuga, tu es un crétin fini des fois ! è_é

Ryuga : Mais qu'est-ce que j'ai fait encore ?!

Kyoya : Faut que je te fasse un dessin ou tu peux comprendre tout seul ?

Ryuga : Ah…d'accord, j'ai compris…

Kyoya : *grogne*

Moi : Rattrape toi un peu, et fais-moi le disclaimer !

Ryuga : Wonderinn ne possède pas MFB. Kyo…je voulais pas…

Kyoya : *lui fait un fuck et se barre*

Moi : Je dois avouer que c'est mérité là. Bon chapitre, mes petits lecteurs d'amour ^^


Réponse aux reviews :

NekoGardenFox : Brrr, le demi-fond. J'en fais encore des cauchemars TT_TT
Le Frans, c'est trop bien ! Et le coup du haut-de-forme, c'est vrai que ça me fait toujours marrer ! Dans le jeu, c'est un truc différent à chaque fois que tu passes à cet endroit n_n
Kyoya consent à accéder à ta requête et d'être gentil avec Yu ! Il le sera dans le chapitre 3 du jeu d'une sadique, round 2. Et il te demande aussi de reposer ton katana si ça te dérange pas ^^
P.S : Chara est un perso officiel d'Undertale oui ! Il y a un perso qui est non-officiel mais très connu, c'est W.D. Gaster. Il n'apparait pas dans le jeu, les quelques infos sur lui sont cachées dans le jeu mais surtout dans les fichiers.

Marius : Il y a beaucoup de chiens, c'est vrai ! Et c'est pas fini ! XD
Le personnage que joue Ryuto, le grand Papyrus, est adoré de tous les joueurs d'Undertale ! Okay, parfois il est un peu relou, mais il est surtout hyper attachant et drôle ! n_n
Sans est aussi le plus âgé pour moi. J'veux dire, il lit quand même des histoires à Papyrus le soir pour qu'il s'endorme…
Cyanide ne peut pas avoir un régime végétarien, ça accentue le poison de son feu, au point que ça devient même juste dangereux d'être à côté de lui. Donc bon, il mange de la bonne chair fraîche d'animaux ! Mais je lui ramène toujours le strict minimum, je suis une grande amie des animaux u_u
P.S : Perso, dans One Piece j'adore Ace et Eustass Kidd (merci Garance de m'avoir initiée n_n) mais mon perso préféré c'est Trafalgar Law ! Je suis trop devenue une fangirl, je l'ai en version chibi accroché à mon téléphone et j'ai le logo des Heart Pirates accroché à mes clés *v*

Fairy Selene : Tu m'avais trop manqué ! Contente que la suite du jeu d'une sadique te plaise n_n
Je me suis pété deux fois le bassin…souffrance de l'extrême TT_TT


En ouvrant les yeux ce matin, je pousse un petit soupir de contentement. Je n'ai jamais aussi bien dormi ! Sugar et Skull l'ont mis en veilleuse et ça fait vraiment du bien. Et puis, qu'on se le dise, la première chose que j'ai vu en me réveillant c'est le visage endormi de Kyoya. Ça vaut de l'or ! Il est trop mignon comme ça. Son bras entravé par son attelle est au-dessus de mon épaule pour éviter qu'il se coince bêtement. Je n'ai pas envie de réveiller mon petit-ami, il a l'air si…paisible ! Il est insomniaque le pauvre, je n'ai pas envie d'interrompre son sommeil bien mérité. D'un autre côté, si je me lève je vais forcément le réveiller. Je vais quand même pas rester allongé à le regarder jusqu'à ce qu'il se réveille ! Et en plus, j'ai grave envie d'un café…

J'essaie quand même de me lever discrètement, histoire d'aller prendre ma dose de caféine. J'ai à peine bougé d'un petit millimètre que Kyoya resserre sa prise sur moi pour m'empêcher de partir. Bon…et bah tant pis ! Je vais devoir rester là et regarder Kyoya dormir. Son souffle est si calme, si régulier, je crois que je vais me rendormir tellement ça me berce. Ah tiens, c'est maintenant que je me rends compte que je ne sens plus mon bras gauche ! Pas très étonnant vu que je me suis endormi en enlaçant Kyoya. Mon bras droit est tranquillement posé sur sa hanche mais mon bras gauche est coincé sous lui. C'est pas désagréable vu que je ne sens plus rien. C'est juste un peu chiant quoi, ça va picoter quand mon sang va recommencer à circuler.

Kyoya commence à s'agiter, j'ai l'impression qu'il va se réveiller. Mais…le réveil ne va pas être agréable je crois. Il a perdu son expression calme et apaisée, il a l'air…effrayé. Il fait un cauchemar. J'hésite à le réveiller… Réveiller quelqu'un en plein cauchemar, parfois ça a le même effet que réveiller un somnambule : ça lui fait perdre ses repères et il panique. Kyoya a l'air de plus en plus mal, je sens ses ongles s'enfoncer dans ma peau et son visage se crispe à intervalle régulier. Je ne peux pas le laisser comme ça. Je le secoue doucement par les épaules et il finit par ouvrir les yeux brutalement. Il jette des coups d'œil dans tous les sens avant de croiser mon regard et de se calmer. Mon petit-ami se frotte les yeux et me sourit.

-Merci de m'avoir réveillé, chuchote-t-il. Saleté de cauchemar…

-Je t'en prie, réponds-je en lui caressant l'épaule. Il avait vraiment l'air terrifiant ton cauchemar.

-Ouais, je le fais assez souvent…

-Et qu'est-ce qu'il se passe dedans ?

-Toujours la même chose. Je cours tout droit dans une forêt, sans but, sans savoir ce que je fais là, mais je cours parce que je sais que quelque chose me poursuit, sans savoir quoi ou qui me court après.

-Tu avais l'air d'avoir mal aussi.

-Ah…hum, je crois que c'est à cause de mon poignet. J'ai dû serrer le bras…

Ça ne peut pas être vrai, j'ai son poignet cassé sur mon épaule et je ne l'ai pas senti contracter ses muscles. Mais peut-être que son poignet lui a vraiment fait mal après tout ? Ouais, j'aimerais croire ça…mais je n'y arrive pas. Son visage se crispait à des intervalles réguliers, comme si on le frappait. J'ai vraiment la sensation que Kyoya me cache des choses. Si c'est le cas, je vais devoir me montrer patient, je ne pourrais pas le forcer à parler s'il ne veut pas. Mais si ça se trouve, je me fais du souci pour rien. Je ne peux pas me fier à mes sens, je fais peut-être juste de la paranoïa.

-Bon, on va se faire un café ? Me propose Kyoya en s'étirant.

-Je suis pas contre, réponds-je en récupérant mon bras gauche engourdi.

-Ton frère arrive à quelle heure ? Me demande-t-il. C'est qu'il faut que je me prépare psychologiquement !

-Dans une heure, à peu près. T'inquiète pas, c'est pas une boule d'énergie comme ton frère, ricane-je. Il a juste la joie de vivre, et je dois avouer que ça fait du bien dans une vie comme la mienne.

-Et moi, je fais du bien dans une vie comme la tienne ?

-Toi ? Tu te poses vraiment la question ?

-Nan, pas vraiment, mais je veux t'entendre le dire.

-Dire quoi ? Que je ne serai pas capable de supporter ma maladie sans toi ?

-Ouais, ça me va !

Il me sourit et me tire par le bras pour me lever, puis me saute au cou pour m'embrasser. Si je pouvais me réveiller comme ça tous les matins ! Après ce baiser de réveil, il reste pendu à mon cou et me regarde dans le fond des yeux. Adieu ce qu'il restait de ma santé mentale, je t'aimais !

-Tu veux quelque chose ? Demande-je en ricanant.

-Tu peux me porter jusqu'à la cuisine ? J'ai la flemme de marcher ! Me répond-il avec amusement.

-S'il n'y a que ça pour te faire plaisir, lui dis-je en ébouriffant ses cheveux verts complètement décoiffés.

Mon petit-ami passe son bras valide autour de mes épaules et saute pour que je le porte, comme une princesse ! Un grand sourire satisfait se dessine sur son visage et il se blottit contre moi. A ce stade-là, je ne suis plus sur un petit nuage, j'ai carrément des ailes ! Je ne vois pas comment cette journée pourrait être meilleure. Mon frère va arriver dans très peu de temps et l'élu de mon cœur reste chez moi jusqu'à ce soir. Comment pourrais-je être plus heureux ?

Je porte Kyoya jusqu'à la cuisine et le pose sur le plan de travail pour mettre ma machine à café en marche. Il me regarde faire tout en remettant en place son attelle qui s'est desserré et a glissé pendant la nuit.

-Je ne t'ai pas demandé, tu as bien dormi ? Me demande-t-il. Tu sais…tes voix ?

-Oh, super bien ! Réponds-je avec sincérité. Je ne les ai toujours pas entendus d'ailleurs.

-Est-ce que c'est grâce à moi ? Demande-t-il encore en descendant du plan de travail pour s'approcher de moi.

-Qu'est-ce que tu as aujourd'hui ? Ricane-je en me retournant pour l'enlacer. Je te trouve très affectueux !

-J'suis dans un bon jour, dit-il simplement. Et puis…j'ai besoin de me rendre compte que je suis important pour toi.

-Bien sûr que tu l'es, n'en doute jamais, ajoute-je en lui caressant la joue. Un jour…peut-être que je te dirai que je ne t'aime pas…ou que je te hais. Je t'en prie, ne me crois pas si je le dis vraiment.

-Ta schizophrénie ?

-Ouais. Contradiction affective.

Kyoya se serre contre moi et on aurait pu rester comme ça très longtemps si la machine à café ne s'était pas mise à sonner d'une manière insupportable pour indiquer qu'il faut remettre de l'eau dedans. Est-ce qu'un jour on inventera des alarmes qui ne vrillent pas les tympans ? Je grogne, me retourne et remet de l'eau dans la machine pour faire le café de Kyoya. Ce dernier ricane, baille et m'embrasse la nuque.

-Je vais me doucher, j'en ai pas pour longtemps, me glisse-t-il à l'oreille.

-Tu vas t'en sortir avec ton poignet cassé ? Demande-je.

-Ouais, t'inquiète pas. Je gère !

-La salle de bain est au fond du couloir, appelle-moi si t'as besoin de quelque chose.

-Il se pourrait bien que je t'appelle, même si je n'ai besoin de rien.

Il me fait un clin d'œil et va dans ma chambre pour récupérer ses affaires de rechange. Je ne me suis jamais senti aussi bien de toute ma vie ! Il ne manque plus que mon petit frère et je serai l'homme le plus heureux de cette planète.

A peine quelques minutes plus tard, Kyoya sort déjà de la salle de bain et se jette à côté de moi dans le canapé tout en terminant de s'habiller. Il récupère son café et le descend d'une traite.

-Bon, je vais pouvoir aller me laver du coup, dis-je en me levant.

-Mais je viens de sortir ! Proteste Kyoya. Reste un peu !

-Hé, je pars pas hein ! Ricane-je. Mon frère ne va pas tarder à arriver, faut que je sois présentable quand même.

-Okay, mais prends pas trop ton temps s'il te plait, répond-il sur un ton enjôleur. Je veux pouvoir profiter un peu de toi avant que ton petit frère ne débarque.

Je me retourne et lui sourit, puis me dirige à mon tour dans la salle de bain. J'ai l'impression que tout est facile avec Kyoya. J'ai si longtemps eu peur du jour où je tomberais amoureux, peur de ne pas arriver à gérer mes émotions. Avec Kyoya, je n'ai même pas douté un quart de seconde. Je me suis laissé guider par mon cœur, qui contrairement à mon cerveau ne déconne pas ! Je n'imagine plus vivre sans Kyoya, je crois que j'en serais physiquement incapable. Je crois que c'est…comment on dit déjà ? Ah oui : mon âme sœur ! Tss, ça fait guimauve dit comme ça…

Je me douche et m'habille en un temps record et retourne dans mon canapé, auprès de mon petit-ami. Il me saute dessus à peine une seconde après que je me sois assis ! Il m'embrasse passionnément et passe sa main sous ma chemise avant de défaire les boutons. A quoi ça servait que je m'habille moi du coup ?

-Je peux savoir ce que tu fais ? Ricane-je en brisant le baiser.

-J'y peux rien, j'aime trop ton torse, me répond-il d'une voix suave. T'es trop bien gaulé.

-Je suis très flatté du compliment mais je suis dans l'obligation de te demander de reboutonner ma chemise !

-Rooooh, mais pourquoi ?

-T'imagines la gueule de mon frangin s'il débarque et qu'il voit ça ?

Kyoya grogne mais reboutonne ma chemise quand même. Moi aussi ça m'emmerde, mais je tiens à garder la face devant mon frère ! Après, il voudrait plus me lâcher. En parlant de lui, on sonne à ma porte. Je me lève comme un ressort et fonce ouvrir la porte. Ryuto me saute immédiatement au cou, manquant de me faire tomber à la renverse.

-J'suis trop content de te voir grand frère ! S'exclame-t-il.

-Moi aussi p'tit frère, lui réponds-je en le serrant dans mes bras.

Ryuto se dégage de mon étreinte après quelques secondes et observe attentivement la pièce. Il remarque évidemment Kyoya, toujours assis peinard dans le canapé. Il se précipite vers lui, s'assoit à ses côtés et le détaille des pieds à la tête. Ça laisse Kyoya plutôt…perplexe !

-C'est dingue à quel point tu ressembles à Kakeru ! Dit-il joyeusement. Ou est-ce que je dois plutôt dire que c'est Kakeru qui te ressemble vu que t'es né avant lui ?

-Euh…comme tu veux, répond Kyoya avec un petit ricanement. Ryuto donc ?

-Oui, c'est ça ! Ryuto Kishatu ! S'exclame fièrement mon frère. J'suis très content de faire ta connaissance ! J'suis sûr que t'es aussi cool que ton frère ! Enfin…vu que tu sors avec Ryuga, c'est obligé que tu le sois !

-Ryuto, calme-toi un peu, soupire-je.

-Oui, pardon grand frère, répond Ryuto en se grattant la nuque, gêné.

-Tu parles beaucoup de mon petit frère, souligne Kyoya avec un sourire en coin. Tu as l'air d'être très proche de lui.

Ryuto a l'air pris au dépourvu et rougit très légèrement, il est tout aussi mat de peau que moi alors ça ne se voit pas trop mais moi je sais voir ce genre de choses. Kyoya, sale petit joueur ! Il veut s'amuser à jouer avec les émotions de mon p'tit frère. Je sais qu'il ne fait pas ça méchamment alors je vais le laisser faire.

-B-bah ou-ouais, o-on est meilleurs amis ! Bégaye Ryuto. Il est cool Kakeru, il vient toujours au collège en skate et il sait faire des tricks de malade ! J'aimerais trop faire comme lui, mais j'ai même pas de skate…

-Pourquoi t'en demandes pas un à papa et maman pour ton anniv ? Demande-je en m'asseyant à côté de mon frère.

-Pff, c'est ce que j'ai fait mais maman veut pas, marmonne mon petit frère. Elle dit que c'est trop dangereux…

-Ça ressemble bien à maman ça, soupire-je.

-Comment ça ? Demande Kyoya avec un sourire amusé à peine dissimulé.

-Notre mère est une véritable maman poule, réponds-je avec un ricanement. Elle nous couve Ryuto et moi, surtout depuis qu'on a diagnostiqué ma schizophrénie !

-Ouais, et du coup elle veut pas que je fasse du skate, c'est nul ! Se plaint mon frère. Et toi Kyoya, ta mère elle en pense quoi que Kakeru fasse du skate ?

-Elle lui demande juste de faire bien attention, de pas oublier de mettre ses genouillères, ses coudières et tout le blabla, répond Kyoya avec son sourire malicieux.

-J'aime ma mère, mais ce serait bien si elle pouvait être un peu plus comme la tienne, soupire Ryuto.

-Tu me parles jamais de ta mère Kyoya, pas comme ton père, remarque-je.

-Ma mère est une femme très discrète, c'est pour ça que je ne parle jamais d'elle. Et puis tu auras remarqué que quand je parle de mon père, ce n'est pas franchement pour en dire du bien, réplique mon petit-ami.

-Kakeru m'en a touché deux mots à moi aussi, ajoute mon frère. Il dit qu'il n'a pas vraiment à se plaindre mais qu'à toi il mène la vie dure. Enfin…c'est pas comme si Kakeru était heureux du comportement de votre père non plus…

Kyoya se retourne vivement vers mon frère et je lis dans ses yeux une panique exacerbée. Je ne pense pas me tromper en disant que Kyoya est un grand frère protecteur. Je le suis aussi.

-Quoi ?! S'étouffe pratiquement Kyoya. Comment ça ? Qu'est-ce que Kakeru t'a dit ?

-Euh b-bah qu'il n-n'a pas à se plaindre comme toi, m-mais qu'il n'a pas l'impression d'avoir de père, bafouille mon frère, surpris par la réaction de Kyoya.

-Oh…ça. Je vois, soupire mon petit-ami en se détendant. Oui, c'est le revers de la médaille si je peux dire. Comme il est le cadet, mon père le laisse libre de ses mouvements puisqu'il n'est pas destiné à reprendre l'entreprise. Mais d'un autre côté, il ne s'intéresse pas du tout à lui du coup…

Cette fois c'est la tristesse qui se lit dans les yeux bleus de Kyoya. Je crois que son père n'aurait pas pu mieux foirer son rôle ! J'sais pas, mais pour moi un père se doit de traiter ses enfants de manière égale et surtout de les traiter bien ! Être toujours sur le dos de l'aîné et ne jamais s'occuper du cadet, c'est pas la bonne solution. Heureusement, la mère de Kyoya a l'air de bien rattraper le coup. D'un autre côté, Kyoya avait l'air un peu mal à l'aise en parlant d'elle…

-Kakeru parle beaucoup de votre mère, il en parle en long, en large et en travers ! Dit mon frère en éclatant de rire. Il dit toujours qu'elle a un tempérament aussi doux qu'un nuage de coton ! J'sais pas où il a été chercher cette comparaison, moi j'en vois pas tous les matins des nuages de coton !

La réflexion de mon frère nous fait éclater de rire tous les trois. Vous voyez pourquoi j'adore la joie de vivre de mon frère ? Quand l'ambiance se fait un peu déprimante, il dit quelque chose de drôle et tout va mieux ! Il ressemble beaucoup à Gingka sur ce point. Je suis sûr qu'ils s'entendront très bien tous les deux si je les fais se rencontrer un jour, et je sais que ça arrivera.

-Assez parlé de moi et de ma famille, dit Kyoya une fois tous les trois calmés. Ryuga m'a dit que tu voulais devenir chasseur de trésors, comment ça t'est venu ?

-Je sais pas vraiment, je me suis juste dit un matin que voyager tout autour du monde à la recherche de trésors ce serait génial ! Répond mon frère avec un grand sourire. Mon père voyageait beaucoup plus jeune et ça me fait rêver toutes ces photos qu'il m'a montré !

-Il voyageait beaucoup ? Pour son métier ? Demande mon petit-ami.

-Oui ! S'exclame Ryuto avec enthousiasme.

-Notre père est biologiste en fait. Plus jeune, il bossait sur le terrain pour étudier la faune et la flore aux quatre coins du monde, explique-je. Maintenant, il est plus souvent en laboratoire.

-Oh, c'est cool, dit Kyoya avec un petit sourire admiratif. Et votre mère ?

-Elle est fleuriste ! Lui répond Ryuto avec toute sa joie.

-Dans ma famille, on aime la nature et les grands espaces ! Rétorque-je avec un ricanement. Il y a bien que moi qui fais tâche, je suis un casanier.

-Ne dis pas ça grand frère… me dit tristement Ryuto.

Je le prends par les épaules et le serre contre moi. Il n'aime pas que je dise que je fais tâche dans la famille, même pour rire. Kyoya lève un sourcil, il ne comprend sûrement pas la réaction de mon frère.

-Je suis considéré un peu comme une « erreur » dans la famille par les amis de mes parents, et Ryuto n'aime pas que je me considère aussi comme ça, même quand je ne le pense pas vraiment, lui explique-je.

-A cause de ta schizophrénie, pas vrai ? Demande Kyoya avec un regard clairement agacé.

-Ouais, et aussi à cause de mon cynisme, réponds-je. Mes parents sont…je vais pas dire « parfaits » mais tu vois à peu près l'idée. Ils ont fait des études et s'en sont sortis brillamment, ils sont mariés depuis des années et s'aiment toujours comme au premier jour, ils ont eu deux fils qui s'entendent à merveille, la vie de rêve quoi. Mais depuis qu'on a diagnostiqué ma schizophrénie…

-Les amis de nos parents cassent du sucre sur le dos de Ryuga dès que nos parents ont le dos tourné, marmonne Ryuto. Parfois devant Ryuga, mais c'est des petits sous-entendus, mais surtout devant moi. J'ai l'impression qu'ils croient que je pense comme eux, que…

La voix de Ryuto se coupe et il détourne la tête avec dégoût. Kyoya claque sa langue avec mépris et grogne à voix basse.

-Que ma place est à l'hôpital psychiatrique, pour le restant de ma vie, dis-je, terminant la phrase que mon frère avait commencé. Mais bien sûr, ils se gardent bien de le dire devant mes parents !

-Je déteste cette attitude, cette putain de lâcheté, fulmine Kyoya. Beaucoup d'amis de mon père sont comme ça, à me mépriser parce que je ne veux pas rentrer dans les rangs bien sagement, mais ils ne le disent jamais clairement parce qu'ils n'assument pas leurs paroles devant ma mère ou moi.

-Moi je t'aime comme tu es, c'est le plus important, ricane-je en tendant la main pour caresser la joue de mon petit-ami.

-Moi aussi je t'aime comme tu es, et je me fous bien de ce que les autres peuvent penser, réplique Kyoya en mettant sa main sur la mienne.

-Vous êtes trop bien ensembles ! S'exclame mon frère. Je t'ai jamais vu aussi heureux, grand frère ! Mais au fait, tu l'as dit aux parents ?

-Non, toujours pas, soupire-je. Je veux leur dire en face, mais du coup va falloir attendre les vacances pour que je rentre à la maison. J'entends déjà ma mère paniquer…

-C'est clair, je sais déjà ce qu'elle va dire ! Elle va dire que t'es pas prêt pour ça, que tu vas jamais réussir à gérer, que ça va aggraver l'activité de Skull et Sugar, et plein d'autres trucs du même style ! Dit Ryuto en rigolant.

-Elle s'inquiète beaucoup pour toi, conclut Kyoya avec un petit sourire.

-Beaucoup trop ! Rétorque-je. Je te jure, j'ai l'impression qu'elle pense que je suis en verre !

-Roooh, exagère pas grand frère ! Réplique Ryuto.

Et on parle comme ça pendant des heures, tous les trois. Mon frère adore Kyoya, ça se voit, et mon petit-ami a l'air de beaucoup apprécier mon frère aussi. Ils accrochent bien et ça me fait vraiment plaisir. Ce qui me fait moins plaisir, c'est que le soleil commence à décliner… Mon frère ne va pas tarder à devoir rentrer et Kyoya aussi. J'ai l'impression que cette journée est passée beaucoup trop vite ! J'ai pas envie que ça se termine, je suis tellement bien avec Kyoya et mon frère. Comme pour me donner raison (et niquer mon bonheur actuel), le téléphone de Kyoya sonne. Ce n'est pas un message, c'est un appel cette fois. Kyoya grogne et s'éloigne dans le couloir pour décrocher.

-Allô ? Ouais…mais t'avais dit que je pouvais… ! Père ! Mais je… ! Non, j'invente pas ! Pourquoi tu me traites comme un menteur ?! Non mais je… ! Quoi ?! T'as pas le droit de faire ça ! Non, je me calmerai pas ! Ça n'a rien à voir avec lui ! Et en plus… ! Tu…viens…de dire quoi ?! JE T'INTERDIS DE DIRE ÇA ! Je parle sur le ton que je veux ! Je te respecterai quand toi tu respecteras mes amis ! Et je rentrerai quand j'en aurai envie ! C'est ça, je vais le regretter ! Salut, Père !

Je…crois qu'on peut appeler ça une discussion houleuse. J'ai pas tout compris, mais j'ai l'impression que, comme la dernière fois, le père de Kyoya a encore raccourci le temps que mon petit-ami était censé pouvoir passer avec moi. Et en plus, il a l'air de me le reprocher…

Kyoya revient en serrant son téléphone dans la main, au point que j'ai peur qu'il puisse le faire exploser. Ryuto a l'air peiné de constater à quel point le père de Kyoya est…difficile à vivre. Mon petit-ami se rassoit lourdement dans le canapé et se met à faire le marteau piqueur avec sa jambe.

-Ryuga…je…j'aimerais te demander quelque chose, hasarde-t-il à dire après un blanc.

-Quoi donc ? Lui demande-je avec un sourire que j'espère rassurant.

-Est-ce que…est-ce que je peux rester dormir chez toi ce soir ? Je…je ne veux pas retourner chez moi après ce que vient de dire mon père, soupire Kyoya. Je sais que je t'en demande beaucoup mais…

-Bien sûr que tu peux rester dormir mon cœur, dis-je en le coupant.

Kyoya relève la tête vers moi, un peu surpris, et son visage s'illumine. Mon frère se pousse pour laisser Kyoya se jeter dans mes bras. Mon petit-ami se serre contre moi de toutes ses forces. Il cale sa tête dans mon cou et je lui caresse les cheveux tendrement. J'ai l'impression qu'il ne voulait vraiment pas rentrer chez lui.

-C'est la première fois que tu me donnes un surnom au lieu de m'appeler Kyoya, me glisse discrètement mon petit-ami à l'oreille.

-C'est vrai, et ce ne sera pas la dernière fois, lui réponds-je.

Kyoya passe sa main gauche, celle légèrement entravée par son attelle, derrière ma tête et me la fait tourner vers lui. Il m'embrasse tendrement et je lui rends son baiser. Il libère mes lèvres après quelques secondes et me sourit. Je n'ai jamais vu un sourire comme ça sur lui…

-Ryuto, range ton téléphone tout de suite, ricane-je.

-Mais comment t'as fait pour me voir ?! S'écrie mon frère. Tu me tournes le dos !

-Je t'ai pas vu, je t'ai entendu le sortir, réponds-je avec amusement.

-Mais euh, je voulais juste prendre une toute petite photo, marmonne Ryuto. Vous êtes trop mignons comme ça…

Je me lève du canapé et ébouriffe les cheveux de mon frère. Comme toujours, ça le fait rire. Ouais, ça fait rire mon frère quand je lui ébouriffe les cheveux ! Il tourne la tête vers la fenêtre et pousse un long soupir.

-Je vais devoir rentrer moi par contre. J'ai pas envie de rentrer grand frèèèèèèère ! S'exclame Ryuto en se jetant dans mes bras.

-Chaque semaine t'as pas envie de rentrer, frérot ! Ricane-je.

-Bah oui, j't'aime trop grand frère !

-Oui, moi aussi je t'aime, mais les parents vont s'inquiéter si t'es en retard ! Et tu sais comment est maman…

Ryuto soupire encore mais ramasse ses affaires et sort de mon appartement. Je l'accompagne, Kyoya lui reste dans mon salon. Il doit envoyer un message à sa mère et son frère pour leur dire qu'il ne rentrera pas ce soir, et il a besoin de se concentrer pour choisir ses mots.

Arrivé en bas à l'arrêt de bus, mon frère traine des pieds et pousse un grognement agacé en voyant son bus arriver.

-Alors, comment tu trouves Kyoya ? Demande-je avec un petit sourire.

-Il est hyper cool ! Et il te rend heureux, c'est ce que je voulais par-dessus tout, me répond mon frère avec toute sa sincérité.

-Merci Ryuto, dis-je en le serrant dans mes bras.

Le bus s'arrête et Ryuto grimpe dedans. Je le vois s'assoir et il me fait coucou de la main quand le bus redémarre et passe devant moi. Je remonte jusqu'à mon appartement mais, en arrivant sur le palier, je croise Bao qui vient de revenir chez lui. Il se tourne et vient me dire bonjour.

-Salut Ryuga ! S'exclame-t-il avec enthousiasme. Ton petit frère vient de repartir ?

-Ouais, comme chaque dimanche soir, réponds-je. Et toi, ça va ? C'était bien chez ton pote ?

-Dashan ? Ouais, c'était cool ! J'ai réussi à un peu oublier l'absence d'Aguma…

-Il va bientôt revenir, t'en fais pas ! Bon, je dois te laisser, je…

-T'es pas tout seul, c'est ça ?

Non mais j'en ai marre de vivre entouré d'inspecteurs de police ! Pourquoi Dynamis et Bao savent toujours tout ? Sérieux, c'est flippant à force…

-Hum…oui, mais c'était pas prévu, dis-je en me grattant la nuque. C'est mon petit-ami, tu sais Kyoya…

-Oui je me souviens, je l'ai vu la semaine dernière, répond Bao. Ton mec reste dormir chez toi alors qu'il y a cours demain ?

-Il…il s'est disputé assez violemment avec son père, il ne veut pas rentrer chez lui, explique-je à mon voisin. Alors il reste dormir une nuit de plus.

-Oh je vois. Une nuit de plus ? Il a passé tout le week-end chez toi en fait ! Remarque Bao.

-Oui, c'est vrai, reconnais-je avec un sourire.

-Et alors…vous en avez profité ? Me demande Bao avec un grand sourire.

Oh non Bao…pas toi ! J'ai déjà Chris qui se préoccupe un peu trop de ma vie sexuelle, tu vas pas t'y mettre ? Laissez-moi tranquille un peu ! Ça va pas changer votre vie que je fasse ou pas l'amour avec mon mec, si ?

-Non, Kyoya a un poignet cassé alors on a décidé de remettre ça à une autre fois, réponds-je simplement.

-Oh...pas très grave après tout. C'est pas comme si c'était vital non plus, me dit Bao avec un petit rire gêné. Je te laisse alors, va le retrouver !

-Ouais, au revoir Bao. On se verra peut-être demain matin !

Mon voisin aux cheveux châtains me sourit puis rentre dans son appartement. Je fais de même et pousse un petit soupir. Je me sens un peu fatigué, la journée a encore une fois été riche en émotions ! Je cherche Kyoya du regard sur le canapé, mais il n'y est pas. Il doit être dans ma chambre alors. Je traverse le couloir et entre dans ma chambre, et Kyoya est effectivement là, sur mon lit. Il a l'air déprimé…

-Quelque chose ne va pas, mon cœur ? Demande-je en le rejoignant sur mon lit.

-J'ai peur que ça inquiète ma mère que je dorme pas à la maison, soupire-t-il en se blottissant contre moi. Sur un coup de tête comme ça…elle va se dire qu'il y a un problème.

-C'est ton père que tu veux éviter, après ce qu'il a dit…

-Ma mère sait que c'est tendu entre mon père et moi. Elle…elle comprendra. Enfin j'espère en tout cas…

-Je n'aime pas te voir dans cet état. Viens manger plutôt ! Ça te dit une pizza ?

Il fait oui de la tête et me suit jusqu'à la cuisine. Kyoya a l'air d'avoir peur de quelque chose. J'ai l'impression qu'il craint surtout la réaction de son père quand il rentrera. Personnellement, si je découchais comme ça, mon père se remettrait en question et se confondrait en excuses à mon retour. Je doute que le père de Kyoya soit comme ça…

Après avoir dîné, on retourne dans ma chambre. Kyoya a toutes ses affaires de cours pour demain, en revanche niveau vêtements… Il avait pas prévu de rester une nuit de plus en même temps !

-Je vais mettre mon uniforme demain, de ce côté-là ça va, dit-il en se déshabillant pour se coucher. Ce qui m'emmerde, c'est…c'est que j'ai pas de boxer de rechange quoi. Hors de question de mettre le même deux jours d'affilés, ça me dégoûte !

-Tu peux piquer un des miens dans ce cas, lui propose-je en me glissant sous la couette.

-Vraiment ? Me demande-t-il en se retournant, son t-shirt/pyjama à moitié enfilé.

-Oui, vraiment, réponds-je avec un petit sourire. On a la même corpulence tous les deux, tu rentres dedans sans problèmes à mon avis.

-Merci, tu me sauves la mise ! Me remercie mon petit-ami en venant se coucher. Par contre, prépare-toi à ne plus jamais revoir le boxer que tu vas me passer, je vais jamais te le rendre !

-J'sais pas pourquoi, je m'y attendais ! Ricane-je. Mais j'm'en fous, tu pourras le garder si ça te fait plaisir.

-Ça fait bien plus que simplement me faire plaisir Ryuga. Ça m'excite, murmure-t-il de sa voix la plus suave.

-Je n'en doute pas, mais commence pas avec ça. Tu te fais juste du mal, t'as toujours un poignet cassé je te rappelle !

-Putain, il m'aura fait chier jusqu'au bout ce poignet !

-T'énerve pas Kyoya, c'est l'heure de se coucher. On a cours demain.

-Ouais ouais, mais c'est pas très important à mes yeux. Je dors encore dans tes bras, ça c'est bien plus important…

Kyoya se blottit contre moi le plus possible et me regarde intensément. On s'embrasse passionnément, comme si on avait pas vraiment l'intention de dormir, et on stoppe le baiser quand on commence à sentir l'ambiance se réchauffer autour de nous. Comme la nuit précédente, je sens que je vais très bien dormir. Demain est un lundi, et ce sera sans doute un lundi plus agréable que d'habitude.


Moi : Et voilà, fin du chapitre n_n

Kyoya : C'est les montagnes russes ce chapitre ! Un coup c'est drôle, un coup ça tire vers le drama, puis ça redevient drôle, et ainsi de suite.

Moi : Ouais, pas faux ! Euh…il est où Ryuga ?

Ryuga : J'suis là…

Moi : C'est quoi ce sac énorme que t'as dans les mains ?

Ryuga : Des fruits et des légumes pour Darkos, le cerbère de Marius.

Kyoya : Quand je pense que c'est moi qui me suis cassé le cul à aller les chercher pour toi parce que tu lâchais plus Cyanide !

Ryuga : Je sais que t'es vexé Kyo…

Kyoya : Tu le serais pas à ma place ?

Ryuga : Si, bien sûr que si.

Kyoya : …Et ?

Ryuga : *soupire* Et je suis désolé.

Moi : Bah tu vois, c'était pas si dur n_n

Ryuga : *un peu rouge*

Moi : Bref, laissez les reviews de l'amour *v*

Kyoya : Ouaip, ça me fait de la lecture !

Moi : Et à mercredi ! Viens Kyo, je nous fais des chocolats chauds et on se blottit dans le plaid pour lire les reviews n_n

Kyoya : Cool !

Ryuga : Je vais apporter le sac de fruits et légumes à Darkos, et je reviens après. Gardez-moi une petit place…

Kyoya : *marmonne* Tu mériterais même pas que je te pardonne de m'avoir ignoré, mais j'arrive pas à rester fâché contre toi…

Ryuga : Hein ? T'as dit quoi Kyo ?

Kyoya : *rougit* RIEN !

Ryuga : Okay okay, calme ! *s'en va chez Marius*

Moi : Toujours le grand amour entre ces deux-là ! Allez, salut n_n