Dans la ville basse, Mr, Florentin, comparativement à Célestin, était toujours celui qui voyait la vie très simple, n'en déplaise à son nouveau chez-soi.

Avec ses 4 enfants, le perroquet trouvait constamment des idées de jeux pour passer le temps et des histoires, les faisant oublier le côté obscur de ce monde.

- C'est amusant de vous voir, répondit sarcastiquement le ramoneur à l'oiseau. On dirait que vous avez oublié votre malheureuse fortune.

- Oh Célestin, fit Mr, Florentin en roulant les yeux vers le haut, tandis que ses enfants s'envolèrent dans les airs. J'espère que vous aller changer de comportement un jour, puisque ça devient de plus en plus lassant de vous entendre. Souriez un peu, mon jeune ami et, voyez le monde différemment. Nos destins pourraient être plus pires que ça.

- Oui c'est vrai, on pourrait être les malchanceux prisonnier de la ville basse, résonna sur un ton acariâtre le charbonnier en croissant les bras. Sérieusement, Mr, Florentin, comment faites-vous pour rester aussi stable dans de tels situations ?

- Sachez Célestin, balbutia magistralement le perroquet. Que je suis quelqu'un qui n'abandonne jamais la partie et que contrairement à vous, je garde mon sang-froid. Regardez mes chères petites, reprit-il en regardant avec magnificence ses enfants qui chantèrent des mélodies, tout en tournoyant. Je les aie appris à prendre de mon exemple pour survivre et surtout, à rester positif.

- Jamais je ne les aies vues se plaindre depuis.

- Sans blague, fit Célestin. En tout cas, vous m'impressionnerez toujours, Florentin.

Soudain, l'Oiseau vit bientôt un homme amaigri et qui semblait aveugle, composer une valse très lente, dont les petits du grand oiseau venu le rejoindre. Quelques instant après, l'air de la ballade prit fin et les 4 poussins applaudirent.

- Bravo ! Mais quelle merveille ! S'exclama Mr, Florentin qui l'ovationna, tout en venant à sa rencontre.

- Euh… Qui a crié ? On a crié «bravo !» S'informa fébrilement le non-voyant en bougeant les mains.

- C'est moi, chanta théâtralement l'Oiseau.

- Qui vous ? Fit le musicien.

- L'Oiseau.

- L'Oiseau ! S'écria le malvoyant, médusé. Il y a un oiseau ici ? Oh, les deux tourtereaux l'avaient prédit ! Ça devait arriver ! Un grand oiseau ! Et avec des plumes ?

- Qui sont multicolores, répondit joyeusement en présentant son plumage mirobolant à l'homme qui les toucha.

- Que c'est doux. Vous savez voler aussi j'espère ? Interrogea t-il. Sur ce, Mr, Florentin s'esclaffa :

- En voilà une question ! Jugez-en plutôoooooot !

Le perroquet déployait ses ailes pour s'envoler phénoménalement sur les lieux, faisant réagir les autres dans la ville souterraine.

- J'entends le battement de ses ailes. C'est prodigieux ! Il vole ! Résonna sans voix l'Aveugle qui ouvrait douillettement ses bras. Et non seulement il vole, mais il parle.

- Toutes les langues, prévenu la volaille qui se déposa à côté de l'homme. Je suis interprète, polyglotte, mono glotte. Je connais le toucan, l'anglais, le latin, le lièvre aussi ; le chinois, le perroquet, naturellement, et le lion !

- Le lion ? Lâcha drôlement l'Aveugle. Dites donc, vous en savez des trucs, mieux qu'un humain. En tout cas, vous seriez à l'aise dans la cage aux lions qui se trouve à proximité. Au fait, reprit attentivement. Ça vous dirait si je vous hébergerais chez moi ? J'en suis certain que vous y seriez plus à l'aise, plutôt que de rester sans toit.

- Vraiment ? Ce que vous êtes gentil, observât l'Oiseau.

- Suivez-moi, déclara le non-voyant en dépliant sa canne blanche. Ma maison se trouve près des chutes d'eaux.

Ils se mirent alors en route et marchèrent ensembles, parmi tout ses regards que les villageois leur affichaient.

- L'Oiseau ? Est-ce que la bergère et le ramoneur sont avec vous ? Questionna l'homme.

- Il y a seulement le ramoneur qui est avec moi, alerta Mr, Florentin, triste.

- Comment ? Mais qu'est-il arrivé à la bergère ? S'inquiéta le non-voyant.

- Le roi l'a enlevée, prit parole Célestin qui serra les poings. Tout ça, pour l'épouser.

- Quel affreux malheur ! répondit lugubrement l'Aveugle. Vous étiez si gentils tous les deux. Ah ! Comme c'est triste toutes ces choses ! Je suis profondément désolé pour vous, mon cher ami.

- Ça va aller, répondit sèchement Célestin. Je vais tout faire en mon devoir pour la sauver et, flanquer une sale voler au roi.

- Calmez-vous, ramoneur. Calmez-vous, conseilla précautionneusement l'Oiseau. Je vous aie déjà prévenu à propos de cela. Vous devriez plutôt vous occuper à prendre le dessus des choses et, comprendre qui vous êtes réellement. Je commence en avoir plus qu'assez de votre crises de colère.

- Essayez donc d'être à ma place ! Vous verrez que ce n'est pas amusant de voir la personne que vous aimez le plus, ce faire enlever, manifesta Célestin.

-Taisez-vous, ordonna subitement Mr, Florentin. Nous sommes arrivés.

Justement, ils avaient aboutis près d'une cascade d'eau qui faisait déferler des petites gouttes d'eaux sur le petit groupe. À quelques mètres, il y avait une adorable petite chaumière, appartenant au non-voyant.

- Et voila, présenta l'Aveugle qui tapa avec sa canne le mur de son domicile.

La maison semblait être en pierre, protégées par de la chaux neuve, mais dont certaines zones laissaient apercevoir l'âge de l'édifice, assez simple et classique. Elle ressemblait à peu près aux dessins d'enfants représentant une maison, selon eux, une belle maison avec un toit, des fenêtres, une simple porte et une cheminé… mais elle était magnifique.

Sur les murs de chaux, de grandes décorations, mêlant peintures et gravures délicates et sculptures parfaites se dessinaient le long du mur, du sol au toit, représentant des motifs floraux s'entremêlaient, formant de longues colonnes de couleur violet-pourpre était fait en tuiles romaines, d'un rouge terre neuve, comme si quelqu'un avait terminé les rénovations la semaine même.

De longues clôtures en bois délimitaient l'espace d'un jardin de taille à la fois modeste, mais suffisant pour une petite piscine creusée.

- Vous avez une sacrée belle baraque, pour quelqu'un qui vit ici, remarqua le ramoneur. C'est vous qui avez faites la décoration ?

- Oui c'est moi, déclarait l'Aveugle qui semblait chercher quelque chose par terre. Je les accomplis, du temps où j'avais encore la vue. J'ai un peu continué, après que je devienne aveugle.

- Impressionnant quand même, lança Célestin. Que vous aies t-il arrivé ?

- Bien avant que j'habite ici, débuta l'Aveugle. Je vivais dans la ville de Takicardie, où j'étais un ménestrel qui interprétait des œuvres pour le roi Charles. Malencontreusement, ma carrière de troubadour n'a pas longtemps duré, puisque lentement, mes yeux n'eurent plus leurs forces pour me donner la vue. Alors, on a décidé de m'envoyer ici, au lieu d'ailleurs, en me donnant seulement cette grande boîte à musique.

- Malgré tout, enchaîna l'Aveugle. J'ai plus de plaisir ici, que j'en avais en haut.

- Je vous comprends, fit l'Oiseau en observant l'Aveugle qui glissa sa main sous le tapis de l'entrée, pour saisir sa clé. En tournant la serrure, c'est ainsi que l'homme ouvra la porte et rentra à l'intérieur.

Alors qu'ils s'apprêtèrent à rentrer, c'est alors que Célestin, Mr, Florentin et ainsi les petits oisillons, entendirent un «Psst» qui provenait du toit. En levant la tête, le groupe aperçut un adolescent qui portait un masque noir de voleur, avec un chandail rouge et des pantalons noirs.

- Psst ! Sifflait de nouveau l'étranger.

- Bonjour, oui. Quel est le problème ? Demanda l'Oiseau en partageant un regard étrange avec le ramoneur.

- Salut ! Répondu le mineur en accomplissant un double-saut pour atterrir sur le mur de brique. Vous devez sûrement être des nouveaux, pas vrai ? Simple question, avez-vous des paratonnerres ?

- Euh non, affirma subitement Mr, Florentin.

- Ah ! Zut alors ! S'exclama l'adolescent en claquant des doigts. Bon, tant pis. Heureux de vous avoir rencontré. Au revoir ! Celui-ci disparut prestement de leur champ de vision, à partir de ses sauts prodigieux qu'il fit, au même moment où L'Aveugle se pointa à la porte.

- Ne faites pas attention à ce garçon, avisa t-il.

- Vous le connaissez ? Questionna le charbonnier.

- Oui, soupira le non-voyant. C'est le Voleur de paratonnerre, et il a tendance à demander aux mondes les mêmes questions. Bon mais, vous venez ?

En se hâtant finalement à l'intérieur du domicile, les nouveaux compagnons furent surpris de constater que le foyer était aussi magnifique, qu'il en était de l'extérieur. La cheminer qui était allumé, laissait échapper une atmosphère de consolation, faisant enterrer leur mauvais souvenirs des autres jours précédentes.

- Je vous remercie pour votre hospitalité, souffla émotionnellement Mr, Florentin à l'Aveugle. Vous ne savez pas comment cela me rend heureux à moi, et à mes enfants.

- Ça me fait plaisir, répondit le non-voyant. Surtout, ne soyez pas timide, faites comme chez vous et demandez-moi s'il vous manque quoique ce soit. Je suis à votre disposition.

- Formidable, répondit Célestin qui fixa un portrait d'une femme, aux habits de royautés, accrochée au dessus du foyer. Qui est cette demoiselle qui se trouve dans le tableau ?

- Oh, elle ? C'était la reine Zéphyrine, déclarait l'Aveugle qui le rejoignait au salon. La défunte mère du roi Charles.

- Quoi ! S'exclama Célestin. Ce tyran de malheur, à déjà eu une mère ? Pourquoi avez-vous son portrait dans votre salon.

- En entendant le ton de votre voix, ramoneur, ça paraît immédiatement que vous ne l'avez jamais connu, déclarait l'Aveugle. Même si elle était reine de Takicardie, elle fut une personne que tout le monde admirait. Peut importe votre classe moyenne, elle vous respectait. J'ai eu la chance de la rencontrer, lorsque j'étais tout jeune et sincèrement, je ne le regrette pas.

- Dommage que Charles n'a pas suivit son exemple lorsqu'il est devenu le roi, déclarait Mr, Florentin. Il aurait rendu sa mère très fière. Puis, il se pencha sur des écrit qui se trouvait dans un autre cadre et lu :

{Nous sommes une histoire sans fin. Écrit en calligraphie indescriptible de conception hiéroglyphique, gravée dans des murs de cet univers surréaliste que nous appelons notre maison. Galvanisée par les épreuves auxquelles nous sommes confrontées nous sommes immortels contre toute opposition. Nous sommes des soldats dans la guerre pour nous-mêmes, sanglants et déchirés par l'assaut de l'humanité. Ici, nous sommes debout. C'est notre histoire.}

Aussitôt, l'Oiseau siffla étonné. Il ajouta :

- Belle phrase. C'est vous qui l'avez écrit ?

- Non, c'est la reine Zéphyrine, mentionna l'Aveugle. Elle était très reconnue pour ses poèmes inspirants qui signifiaient tant de choses.

Tout à coup, le groupe fut interrompu par un cri de détresse qui s'éleva de partout dans la ville basse.

- C'est quoi ça ! S'écria Célestin qui accouru vers l'extérieur, tout comme les autres qui le suivirent. Alertées de nouveau par ces cris, Célestin et Mr, Florentin commencèrent à patrouiller les lieux, afin de venir en aide à la demoiselle en détresse qui continuait à pousser des hurlements.

- Là-bas ! Alerta le perroquet. Justement, ça venait à l'instant où les lions étaient enfermés. Vite ! Dépêchons-nous.

Quelques instants après, ils affluèrent en face des grilles, où le ramoneur usa de toutes ses forces pour ouvrir la grille.

- À l'aide ! AIDEZ-MOI ! Cria la demoiselle en danger.

- Patience, très chère, nous arrivons ! Finalement, les barreaux furent levés et, prestement, Célestin et Mr, Florentin pressèrent le pas, pour rentrer à l'intérieur de l'immense arène.

Au coté gauche, il y a avait pleins d'animaux dangereux qui encerclèrent justement la jeune demoiselle en détresse qui hurlait toujours. Prenant son courage à deux mains, l'Oiseau s'avança vers les bêtes et, relâcha un énorme rugissement qui faisait écho partout, réagissant les fauves.

À leur tour, les animaux dangereux lui répondirent avec plus de férocité en s'approchant vers le courageux perroquet qui continuait toujours à faire répandre ses grondements.

Gagnant finalement le dessus des créatures, Mr, Florentin avait réussi à les faire fuir en ouvrant grandement ses ailes, comme un paon.

- Mademoiselle, résonna le ramoneur en accourant vers la malheureuse qui était recroquevillée sur elle-même. Vous n'avez plus rien à craindre, nous sommes là.

Soudain, la jeune femme leva la tête, où sans crier gare, le ramoneur eut un sursaut face à la beauté de celle-ci. La jeune femme avait un teint pâle, aux yeux marron clairs, à la bouche écarlate qui rayonnait sa mystérieuse sublimité.

Lorsque celle-ci se leva debout, le charbonnier remarqua qu'elle était habillée de haillons rapiécés et chaussée de charentaises avachies.

- Par pitié, paniquait-t-elle en s'agrippant au ramoneur. Emmenez-moi loin d'ici !

Malgré encore les grognements des bêtes sauvages, c'est alors que le trio sortirent de la grande cage aux lions, pour se rendre jusqu'à la maison de l'aveugle, dont le troubadour et les 4 oisillons les attendirent.

- Euh, allo ? Fit le non-voyant.

- Oui, nous somme là. Nous avons put sauver la demoiselle en détresse, déclarait l'oiseau.

- Je vous remercie tous, commença la pauvre qui se retrouvait toujours dans les bras du ramoneur. Sans vous, je serai probablement dévorée vivante !

- Il n'y a pas de quoi. Seulement, pourriez-vous-nous dires qu'est-ce que vous fessiez dans la cage aux lions ? Questionna Mr, Florentin.

- La police m'a envoyée là. Ils m'ont faites à croire que je vous y trouverez, expliquait la brunette en se reprenant sous peu.

- C'est nous que vous cherchez ? S'enquit Mr, Florentin.

- Un peu, oui, prévenu la pucelle. Pour être plus précise, disons que toutes les personnes que j'ai croisées dernièrement, n'arrêtent pas de parler de vous deux, autant positivement que négativement. Donc, c'est un peu normal que j'ai envie de vous rencontrer.

- Cela fait du sens, lança brièvement Célestin. Alors dans ce là, avec toutes les nouvelles que vous avez entendu, vous savez sûrement pourquoi moi et l'Oiseau somme ici ?

- Selon ce que j'ai entendu, vous avez essayez de kidnapper la reine Marguerite, déclarait la jeune femme, incertaine.

- Quoi ! S'exclamèrent Célestin et Mr, Florentin.

- Mais c'est absurde ! Fit le ramoneur. Maintenant, ce salopard s'amuse à faire disperser des mensonges dans tout le pays. Me voler la seule personne que j'aime, ne lui a pas suffit il doit en plus me faire subir ça.

- Que voulez-vous qu'on y fasse, mon cher ? Il est le roi, gronda Mr, Florentin, avant de se tourner vers la pucelle pour lui soutirer plus d'information :

- Puis-je savoir votre nom et les raisons pour lesquelles vous êtes ici ?

- Je m'appelle Camomille, se présenta celle-ci. Pour tout vous dires, le roi Charles a décidé de me jeter dans la ville base, car sans le vouloir, j'ai brisé l'une de ses statuettes qui le représentait.

- Wow ! Juste à cause de ça ? S'enquit le ramoneur.

- Hélas, oui. Pauvre moi, je vais rester ici à jamais, pleurait difficilement Camomille. Qu'est-ce qu'une simple domestique va pouvoir bien faire ici ?

- Beaucoup de choses, chère petite, soulagea tendrement l'aveugle. Si vous trouvez votre courage en vous, vous verrez que la ville basse est loin d'être un endroit scrupuleux. En plus, nous avons l'Oiseau avec nous, donc rien à craindre.

- Absolument, déclarait fièrement Mr, Florentin. Vous savez ce que vous avez de besoin en ce moment, ma chère, que vous veniez à l'intérieur de sa chaumière (l'aveugle) pour vous détendre.

- Je vais faire une excellente soupe aux tomates, annonça l'aveugle. En y goûtant, vous allez immédiatement oublier tout vos soucis.

- Euh… c'est bien gentil de votre part, débuta la pucelle, mais je n'ai pas faim en ce moment. Plutôt, je préférerais me trouver un lieu tranquille, où je pourrais me détendre de cette journée cauchemardesque.

- Je vous comprends, répondit le non-voyant. Pour vous relaxer, je vous suggère de vous rendre jusqu'au cascade. Dans l'une des chutes, il y aura une entrée qui mènera à un géant jacuzzi.

- Oh vraiment ! Euh… je veux dire merci, corrigea Camomille qui commença à reculer. Je crois bien que je vais me plaire ici, surtout avec vous dans les parages.

- Amusez-vous bien, s'écria Mr, Florentin, alors que ses enfants l'escortèrent jusqu'à la maison. Surtout, n'abuser pas de toute l'eau !

- Je serais prudente, ne vous inquiétez pas, prévenu la gonzesse qui afficha une large expression extrêmement joyeuse au visage, en observant ses nouveaux amis rentrer gaillardement dans le foyer.

Quelques temps après, Camomille partit à son tour des lieux, en s'assurant que le groupe ne furent pas présent lors de son départ, puisqu'en fait, celle-ci entreprit une autre route.

D'un pas déterminé, elle emprunta un chemin beaucoup plus sombre, qui ne semblait pas très rassurant pour s'y promener tout seul. Mais, la jeune femme était très vigilante et se méfiait des regards qu'on lui lançait, où qu'elle répliquait d'un regard perçant.

Puis, c'est alors qu'elle monta de plus en plus les escaliers qui menait jusqu'en haut, ne se préoccupant guère des officiers camoufler dans les murs, semblable aux caméléons.

Peu de temps, après, Camomille arriva dans la ville qui ne dispersait qu'une seule lumière d'à partir d'un réverbère. Enfin seule, c'est alors qu'elle entendit une voix derrière :

- Bonsoir, Camomille. Cherchant partout, la jeune femme finit par apercevoir un homme de grandes valeurs qui sortit de l'ombre. C'était le roi Charles.

- Tiens, tiens, en parlant du loup, ricanait la belle brunette en croissant des bras.

- As-tu accompli ta mission, Camomille ? Ou, devrais-je dire… Agatha ? S'enquit le souverain qui jonglait avec un petit sac en cuir, remplis d'argents.

- J'ai fais ce que vous m'avez demandez, déclarait directement la malicieuse traîtresse. À présent, donnez-moi mon or.

- Voila, chanta Charles en lançant le butin à sa complice qui l'attrapa pour savourer sa victoire. Si tu le constate, j'ai triplé ta somme, puisque tu m'as grandement rendu service.

- Alors c'est donc ça ? Vous m'avez recontacté, pour que je vienne m'occuper d'un ramoneur ? Interrogea Agatha, insatisfait. En plus, pour le séduire ?

- Un problème, peut-être ? Lança sournoisement le tyran.

- Un peu, oui. Sauf sous votre respect, mon seigneur, auriez-vous oubliez mon véritable domaine ? Je suis une assassine, expliquât la brunette.

- Étais, corrigea le roi Charles. Tu en étais une, la première fois que je suis devenu le roi de Takicardie, et où il y avait une liste de plusieurs personnes, à qui je t'ai demandé de radier. C'était des mercenaires, envoyées par mon père qui voulait m'empêcher de monter sur le trône.

- Ce que je m'ennuie de cette époque, soupira Agatha. Tant de dague à aiguisée, tant de frayeur dans les yeux. Hélas, ce temps est finit. Aujourd'hui, je me retrouve ici pour une seule et unique chose séduire un nettoyeur de cheminé. Honnêtement, je ne comprends pas ce que cette bergère lui trouve, à ce ramoneur.

- Moi, non plus, répondit le roi. Heureusement, je l'ai épouser et grâce à toi, elle finira par m'aimer. Pour le moment, Agatha, reprit sérieusement le dictateur. Je te suggère de continuer à travailler pour moi, même si cela ne te satisfait pas, car n'oublie pas que je vais te payer avec des lingots d'or.

- En autant que vous augmentez mon salaire, je vais continuer le boulot avec ce jeune homme, annonça avec détermination la brunette. Après tout, quoi d'amusant que de ridiculiser encore plus ce ramoneur qui semble très naïf.

- Oh, je vous en prie, Agatha, riait sarcastiquement le roi Charles. Vous êtes peut-être perfide, mais ce n'est pas la peine d'aller plus loin pour l'offusquer, le pauvre.

- À propos, reprit l'assassine, concentrée sur un autre sujet. Est-ce que vous vous souvenez du shérif que vous avez essayé de faire disparaître, le jour de votre mariage ?

- Euh… oui, fit le roi. Pourquoi cette question ?

- Lors de mon arrivée à Takicardie, je l'ai croisé au poste de police. Tout de suite en me voyant, il m'a aussitôt demandé où il pourrait voir le roi Charles. Il ne semblait pas fâcher, juste triste de la triste situation qui s'est passé à la cérémonie, expliquait Agatha.

- C'était à lui de ne pas m'humilier devant tout le monde, déclarait le souverain. Oh seigneur, ne me dis pas que je vais devoir encore le supporter de nouveau ? C'est un pur imbécile !

- Certes ! Mais, il m'a dit aussi qu'il était prêt à tout pour vous obéir, qu'importe les services que vous allez lui demander, annonçait la jeune femme. Vous n'avez rien à craindre contre lui, il est faible.

- Vous savez, il me fait penser à un slinky, railla le roi Charles.

- Comment ? Demanda la brunette.

- Il ne me sert pas à grand-chose… mais, ça me fait quand même sourire, quand on le lance en bas d'un escalier, ou d'une trappe, dit le roi.

- Voyez-en pas vous-même. Tandis que mon travail sera de manipuler un chauffagiste, vous, ça sera de narguer un prétendant shérif pour le rendre encore plus idiot, exposa insidieusement Agatha.

- Vrai, admettait le souverain. Que je suis enfin ravi que les choses reprennent, exactement comme je l'ai planifié. Toi et moi, nous allons former de nouveau, une excellente équipe. Rien ne pourra contrecarrer nos plans.


Je vous souhaite à tous un Joyeux Noël et une bonne année. Je vais reprendre du service après les vacances.