Chapitre 9

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C'est dimanche soir. Ils sont au NCIS. Abby, Ducky, Gibbs, McGee, Palmer, Tony et Ziva, ils sont tous là.

- Je suis content d'être sorti ! se réjouit Tim.

- Tu parles ! se moque Tony. Se faire chouchouter par de jolies infirmières, ça ne devait pas être trop dur à supporter !

- Tu ne peux pas le laisser tranquille cinq minutes ? soupire Ziva.

- Non !

- DiNozzo, fous lui la paix.

- Mais patron, c'était pas méchant !

- Ça t'apprendra ! sourit l'israélienne.

- OK, c'est bon, je me rends.

- Agent Gibbs ! appelle une voix.

Ils se retournent sur le lieutenant Stern sortant de l'ascenseur.

- Lieutenant !

- J'ai cru que j'allais vous rater !

- Qu'est-ce-qui vous amène ?

- Je reviens de chez le notaire. Le testament de John a été ouvert. Il l'avait mis à jour avant de mourir. Il contenait les preuves dont il m'avait parlé.

- Les mails échangés avec les cubains ?

- Oui. Je pense que c'est à vous que je dois les remettre.

Il tend une pochette à Gibbs. A l'intérieur se trouvent les fameux documents.

- C'est ce qu'il nous manquait, merci lieutenant.

- Au moins, il n'est pas mort pour rien.

- Non. Il a sauvé de nombreuses vies en interrompant ce trafic.

Il acquiesce. Soudain Tony chancelle. Les autres ayant le regard braqué sur le nouvel arrivant, seul Ducky aperçoit ce bref mouvement de faiblesse.

- Ça va ? s'inquiète-t-il.

- Oui, je n'ai pas encore mangé, c'est tout.

Les autres se retournent à ces paroles.

- Je vais y aller, décide-t-il.

Il commence à s'éloigner.

- Demain huit heures, DiNozzo !

- Je serai à l'heure, patron !

Il s'approche de l'ascenseur.

- Attends Tony !

Il s'arrête et se tourne vers Tim qu'il l'a interpellé.

- Quoi ?

- Ton ami, le docteur Pitt, m'a demandé de te transmettre un message.

- Vas-y, je t'écoute.

- Il a dit que vous n'aviez pas encore gagné le pari, mais que vous ne l'aviez pas perdu non plus. Et aussi qu'il en avait assez pour l'instant.

- D'accord, merci.

- C'est quoi le pari ? Et puis assez de quoi ? Tu peux me le dire ?

- Je ne dirai rien, j'emporterai le secret dans ma tombe !

- Très drôle !

- Je sais, je suis un comique né !

Il reprend la direction de l'ascenseur, agitant la main au dessus de sa tête en signe d'au revoir. Il disparaît à l'intérieur.

- Je déteste quand il fait ça ! maugrée Ziva.


Les portes de la cabine se referment. Tony s'adosse à la paroi. Sa tête repose contre le métal froid. Il respire vire, trop vite. Il est en sueur, très pâle. Il a besoin de prendre l'air.

Il gagne sa voiture et se laisse tomber sur le siège, côté conducteur. Il met le contact, s'essuie le visage et démarre.

Il roule, concentré sur la route, attentif aux panneaux. Il s'éloigne du centre ville. Après de longues minutes, il s'arrête. Il descend et ferme sa voiture à clé.

Le temps est glacial. La neige va bientôt se mettre à tomber, Noël approche.

Il marche, tête baissée, perdu dans ses pensées. Des flashs de ces derniers jours ne cessent de passer devant ses yeux.

Il se stoppe devant un monument. Il lève le regard. Des noms. Les noms de ceux qui sont morts pour leur pays. Qui penserait à venir le chercher là ? Personne.

Les flashs se font plus rapides, plus violents aussi. Il titube de nouveau, menace de tomber…

Une solide paire de bras le rattrape.

- Vous ne comptez pas mourir tout de suite ? questionne une voix.

- Rassurez-vous, je ne suis pas pressé.

- Tant mieux, je ne voudrais pas que notre marché tombe à l'eau.

- Je tiens toujours mes promesses, vous devriez le savoir.

- Dans notre cas, permettez que j'émette quelques doutes.

- Marchons, nous discuterons plus tranquillement.

Ils se mettent à marcher. La neige commence à tomber.

- Je ne comprends pas que vous ayez fait ce marché.

- Et moi que vous l'ayez accepté, directeur David.

- L'argument de votre mort a été décisif.