Bonjour mes louveteaux,Un peu de blabla pour bien commencé.J'ai gentillement prévenu ma page Wattpad de mon absence (de courte durée ne vous inquiétez pas) mais j'ai oublié de poster ici.Donc oui ! Je suis toujours en vie !Et donc, j'ai un mois extrêmement chargé au boulot. Et les week-end ont été aussi très compliqué.Cela ne va pas en s'arrangeant puisque je consacre les deux prochains week-end aux réunions, tournages et montages de ma nouvelle chaîne Youtube.Y a du boulot.Bref.Je vous poste ici un tout nouveau chapitre en espérant qu'il vous plaira.Je suis toujours motivée à lire vos commentaires, remarques, critiques, questions.Je vous embrasse bien fort.#Dawn_

Chapitre 10 - Parle-moi.

Arrivé au Loft, je reste planté à l'entrée, je ne sais pas trop quoi faire, je me sens mal à l'aise, carrément pas à ma place. Je crois que je n'ai plus trop l'habitude d'être avec des personnes, du moins des personnes réelles, faites en chaire et en os. Je me tortille légèrement, fait deux pas en avant pour finalement faire trois pas en arrière.

« Arrête de gigoter comme ça Stiles, on dirait un enfant qui a fait une bêtise » me dit Allison, sans la regarder je lui chuchote :

« Mais J'AI fait une bêtise. »

« Calmes-toi, comment veux-tu qu'il le sache ? »

« J'en sais rien moi, il était dans les bois. T'imagines si il a vu quelque chose ? » je lui réponds en regardant les mains toujours taché de sang.

« C'est Derek, il t'aurai déjà massacré si il avait vu quelque chose »

« Ouais… au fond c'est peut-être bien que je sois là, il m'empêchera de faire du mal à quelqu'un. Enfin j'espère… »

« Oui, et si il ne le fait pas, il faudra peut-être commencer à penser à un plan pour L'arrêté… »

« Ouais… »

Je sursaute quand je vois des pieds dans mon champs de vision. Je redresse la tête pour voir Derek me regarder, les sourcils froncés comme à son habitude. Je ne peux pas m'empêcher de un léger sourire de passer furtivement sur mes lèvres à ce constat. Il y a des choses qui ne changeront pas, je serais curieux de le voir sourire pour une fois.

« Tu vas bien ? » Me demande-t'il, je hoche la tête pour toute réponse, certain que mon cœur me trahit de tout façon.

Mais connaissant Derek il ne me questionnera pas.

« Tiens, t'as qu'à aller prendre une douche, on discutera après. » me dit-il en me tendant un pantalon de jogging avec un de ses éternels t-shirt noirs. Et bien, j'avais tord. Qu'elle excuse je vais bien pouvoir donner ?

Voilà une demi heure que je suis sous la douche, je penses que je n'ai jamais été aussi propre tellement je me suis frotter pour faire disparaître chaque trace de sang. Il ne reste plus aucune trace du combat d'aujourd'hui. Et je me doute qu'IL y est pour quelque chose. Mais bon, vais-je vraiment me plaindre d'avoir cicatrisé ? C'est bien la première fois que quelque chose de positive ressort de cette histoire.

Je me décide à sortir de la douche et évite contentieusement mon reflet. J'ai trop peur de LE voir à nouveau.

J'enfile les vêtements que Derek m'a passé. Je souris en voyant à quel point ils sont trop grand. C'est vrai que je ne suis pas petit mais il fait quand même quelques centimètres en plus que moi, puis la carrure n'en parlons même pas. De plus avec le peu que je mange depuis ses derniers mois je ne ressemble plus à rien.

J'enroule mes bras autour de moi-même comme pour me protéger du reste du monde. J'aimerais que le temps s'arrête quelques heures, je voudrais me reposer sans avoir peur de rien. Mais je sais que Derek m'attend, là, dans le salon. Je ne pourrais pas rester éternellement caché comme je le souhaite.

Je sors donc de la salle de bain, et me dirige directement là-bas. Derek regarde je ne sais quoi à travers la fenêtre. Je pars m'installer dans le canapé, le plus loin possible de lui et replis mes jambes contre mon torse, je les entours de les bras.

J'attends qu'il parle, je ne sais pas quoi dire.

Je l'entends bouger pour venir s'asseoir sur la table basse en face de moi, je ressers mes bras, me faisant le plus petit possible.

« Stiles … » je n'ose pas relevé la tête de peur d'affronter son regard.

« Stiles… » je me mors furieusement la lèvre, j'ai envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi.

« Stiles, regardes-moi » sa voix est tellement calme qu'au bout de quelques secondes je me décide à relever les yeux vers lui. Et quand je vois son regard me transpercer, je frissonne. Il n'y a pas de colère, juste beaucoup de questions, et je penses même de l'inquiétude.

« Est-ce que tu as mal quelque part ? » Je secoues la tête de manière négative. Pas très sûr de ma voix.

« Comment est-ce que tu as guéri ? » Je regarde mes mains où plus aucune trace de ses derniers jours n'est visible

« Je sais pas » je chuchote. Mon cœur un accro, bien-sûr. Je sais à cause de qui j'ai guéri.

« Tu sais que j'entends quand tu me mens, Stiles … » me réponds Derek en froncent légèrement les sourcils.

Il a l'air déçu. Et je détourne mon regard honteux.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Qu'est qu'il t'arrive ? »

Je cache ma tête contre mes genoux et je lui réponds dans un souffle « je peux pas… »

Je le sens s'asseoir à côté de moi.

« Bien-sûr que si tu peux, parles-moi »

« Non … je veux pas que tu me déteste. Je sais que tu ne me porte pas forcément dans ton cœur. Mais je ne penses pas pouvoir supporter que tu me déteste. Alors … s'il te plaît. » je commence à pleurer malgré moi. Heureusement qu'il ne voit rien.

« Je suis loin de te détester Stiles, tu te trompes. Je suis certainement pas la personne la plus expressive du monde. Mais tu fais parti de la meute et je me soucis de toi. Je voudrais juste pouvoir t'aider mais il faut que tu m'explique ce qu'il se passe… »

Je laisse un sanglot m'échapper malgré moi. Mais ne dis toujours rien. Je suis déjà tellement fatigué et mes pleurs n'arrangent vraiment rien.

Au bout de deux longues minutes de silence. Je le sens bouger à côté de moi et devine qu'il s'est installé plus profondément dans le canapé.

« D'accord, écoute, je vais te poser des questions, si tu te sens capable d'y répondre je suis là pour t'écouter, si tu ne veux pas tu as juste à me dire non. Ça te va ? »

« D'a… d'accord »

« Tu t'es battu dans la forêt, n'est-ce pas ? »

« Oui… »

« Avec qui ? »

« Je sais pas. Un Omega je penses » je le sens ce tendre près de moi.

« Comment as-tu pu survivre à un combat contre un Omega ? Stiles, y avait vraiment beaucoup de sang. Qu'est-ce que tu as fait ? »

« Tu as vu ? »

« J'ai juste vu le sang et les traces de lute. »

Je redresse ma tête vivement pour le regarder dans les yeux.

« Y avait pas de corps ? »

« Non, et que deux odeurs. La tienne et une autre, donc il est fort probable qu'il soit juste reparti. Mais il en restera sans doute pas là. Qu'est-ce qu'il te voulait ? »

« Je sais pas. Il m'a juste dit que je sentais le loup, il m'a demandé où était ma meute, je lui ai balancé une connerie, tu sais comme ma langue va parfois trop vite » je le vois esquisser un sourire « puis… puis il m'a juste balancé contre un arbre » mes yeux se repose sur mes genoux et je touche l'arrière de mon crâne en me remémorant ce qu'il s'est passé.

« Et après ? »

Je secoue la tête de nouveau.

« D'accord. Je vais prévenir la meute qu'un Omega se balade dans le coin » je tourne de nouveau mon regard vers lui complément paniqué « je ne dirai rien à ton propos tant que tu ne le voudras pas ou tant que ce ne sera pas absolument nécessaire. Mais Stiles, tu ne pourras pas garder ce que tu caches indéfiniment secret. Et il faudra que tu en parles avant qu'il ne soit trop tard. Si tu veux je suis là, peut importe quand tu te sentiras prêt. »

Nos yeux ne sont pas lâchés. Et tout la sincérité que je vois dans les siens me réchauffe un peu le cœur. Il attend sûrement que je réponde quelque chose. Heureusement la sonnerie de mon téléphone me sauve la mise.

Papa.

Cette fois-ci je suis mort. Il sait très bien que je suis sensé être en cours. Si il m'appelle c'est qu'il sait que je n'y suit pas.

Derek se lève, sûrement pour me laisser un peu d'intimité et je l'en remercie.

« Allô ? »

« Tu sais que tu es sensé être en cours et que tu n'es ni là-bas, ni à la maison ! Mais bon sang où est-ce que t'es ?! »

« Je… » je tente de me justifier mais il me coupe

« Non, tais-toi ! Je veux pas savoir au final. Je n'ai pas envie d'entendre un énième mensonge, de toute façon tu n'en fera qu'à ta tête, comme tu l'as décidé. Je ne te reconnais plus. Et puisque que tu as décidé de vivre comme ça, grand bien te fasse. Je vais arrêter de m'énerver. T'as qu'à gérer la situation comme tu l'entends. Comme d'habitude. Je te laisse. Ne m'attends pas ce soir, j'ai du travail. »

Et il raccroche sans que j'ai le temps de dire quoi que ce soit. Je reste quelques secondes, le téléphone contre mon oreille. Complément perdu.

Je me sens horriblement seul, gelé de l'intérieur. Je sens Derek derrière moi. Aucun doute qu'il a tout entendu avec sa super-ouïe de loup-garou.

Mon cœur cogne vraiment fort. Trop fort.

Je sens là crise arriver mais je penses m'être déjà assez rendu minable devant Derek aujourd'hui.

Je me lève péniblement et me dirige vers la salle de bain en vitesse avant de refermer la porte derrière moi. Je vais m'asseoir dans un coin de la pièce. Je commence à avoir du mal à respirer.

Mon cœur cogne encore plus fort si c'est possible. Je veux juste disparaître en cet instant, c'est horrible. Je commence voir flou, et des tâches apparaissent devant les yeux. Peut-être que je vais finir par m'évanouir. Ce serait bien. Mais ma crise ne semble pas vouloir me donner du repos. Et je panique de plus en plus, j'ai l'impression que je vais mourir. Des larmes traîtresses tombent malgré moi.

Est-ce qu'on peut mourir d'une crise ?

Alors que j'essaie de m'agripper à quelque chose espérant me faire reprendre pied. Je sens qu'on me colle dans une étreinte chaude.

Ce ne sont certainement pas les fins bras d'Allison. Ceux-là sont bien plus musclés. Je me sens protéger là, en boule, dans ses grands bras. Ça fait tellement longtemps que je n'avais plus ressenti ça.

Je finis par entendre des paroles qui me parviennent près de mon oreille. Calme, reposant. Des paroles rassurantes. Et l'épuisement à raison de moi. Je me laisse complètement allé dans les bras qui me tiennent. Et je ferme les yeux.

Ma respiration est redevenu peu à peu régulière. Mon cœur s'est calmé mais me demander d'ouvrir les yeux serait vraiment trop.

J'entends qu'on m'appelle à plusieurs reprises. Je finis par émettre un son pour montrer mécontentement d'être dérangé ainsi. La personne qui me tient rigole de ma réaction et elle finit par me soulevé du sol après avoir passé un bras sous mes genoux. Je m'agrippe à son t-shirt comme à une bouée de sauvetage. Je me sens pas près à ce qu'on me lâche. Je ressers mes mains espérant garder cette source de chaleur près de moi, je me sens un peu moi gelé, j'ai juste froid. Pourtant on finit par me déposé dans ce que je suppose être un lit. On me remonte la couette jusqu'en haut de mes épaules. Alors que j'allais protester, je me rends compte que je n'arrive toujours pas à ouvrir les yeux. Après avoir inspiré un grand coup l'odeur que porte les oreillers, je finis par m'endormir enfin.