Mais... Mais c'est le dixième chapitre !
WOuhou, qui l'eut cru ? Pas moi !
Je tiens à remercier tous mes lecteurs, oui, vous derrière vos ordis, de continuer à me lire et à apprécier ce que je fais (enfin je l'espère !), bien que vous restiez dans l'anonymat.
Un merci spécial à mes fidèles revieweuses : Manolina et Lady Coco Malefoy, qui à chaque fois, me laisse d'adorables reviews qui me font bondir de joie quand je les vois !
Ce chapitre vous est dédié les filles.
Bon d'accord, d'accord, à vous aussi, lecteurs fantômes ^^
Enjoy :)
Pour plus de compréhension, j'ai décidé de mettre les dernières phrases du chapitre précédent en italique, vous en pensez quoi ? Utile ou pas ?
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« J'essaye simplement de t'aider. »
« Quoi ? » éberluée Hermione observa le jeune homme, cherchant la moindre trace d'ironie sur ce visage impassible. Était-elle devenue folle ou Malefoy venait-il vraiment d'affirmer vouloir l'aider, et cela sans ciller ?
« On ne dit pas quoi, on dit comment Granger »
« Comme tu veux. Pourquoi voudrais-tu m'aider ? Ou se trouve ton intérêt ? »
« Voyons, voyons, secoua-t-il la tête, un gentleman agit par devoir, non par intérêt très chère. »
« Tu n'es pas un gentleman, tu es un Serpentard. Et par-dessus tout, un Malefoy. Tu n'agis pas par bonté, et encore moins pour quelqu'un de ma condition, quelqu'un comme moi »
« Ah tu veux dire une Sang-de-bourbe ? Oui, c'est vrai que ce n'est pas dans les mœurs familiales d'aider le petit peuple, mais dans ma grande mansuétude, je vais le faire. »
« Je ne t'ai rien demandé. Et comme je te l'ai déjà dit, je ne crois aucunement que tu veuilles m'aider, ça n'a pas de sens ! Et j'ai bien assez d'ennuis et de problèmes à gérer et régler pour en rajouter d'autres d'ordres Malfoyens. »
Il haussa un sourcil à ces derniers mots, tandis qu'en réponse, elle haussait ses épaules.
« Ecoute, je comprends ta réticence, et j'irai presque jusqu'à te féliciter de ta prudence. Or je t'assure que mes intentions sont ici honorables et que je veux t'aider à te sortir de ce guêpier. J'ai des raisons personnelles que je ne tiens pas à exposer, je t'arrête de suite, qui me motivent. Alors c'est comme tu le souhaites, mais je te propose mon aide, qui de ce que j'ai entendu, n'est pas superflue. Je pourrai t'être encore plus utile que tu ne le penses, Rogue est mon parrain. Mais pour pouvoir t'aider, si tu l'acceptes, je dois avoir toutes les cartes en main. Donc il faudrait me raconter ce qui s'est passé exactement lors de ton cours de potions avancées. »
Hermione resta silencieuse, assimilant et mesurant l'ampleur de la proposition du blond. Elle était très surprise, elle avait envie de saisir la main tendue qu'on lui proposait mais elle avait tellement de doutes sur les réelles intentions de Malefoy. Comment pouvait-elle lui faire confiance ? Impossible, pensa-t-elle. Il lui cachait forcément quelque chose, il avait un plan derrière la tête, peut-être était-il complice avec Rogue ? Après tout, c'était son parrain…
« Je te raconte ce qui s'est passé ce soir là… A la condition que tu me dises ce qui te motive réellement, où est ton intérêt, et si je juge l'explication satisfaisante, alors j'accepterai avec grand plaisir toute aide qu'elle soit, même venant de ta part. »
« Tu es insultante Granger ! »
« Hmm, pardon ? Tu parles à la Sang-de-bourbe ? dit-elle avec sarcasme, insistant sur l'insulte récurrente, presque un surnom qu'il lui affublait.
Il rigola, pas le moins du monde mal à l'aise.
« Tu marques un point. On est réciproquement insultants. On est donc quittes. Je… »
« Quoi, non ! » le coupa Hermione
« On dit comment. Et ce n'est pas le moment de chipoter et de la ramener sur qui embête l'autre le mieux. »
« Toi aussi tu marques un point ici »
« Bien, passons. Je t'assure, accepte mon aide, tu peux me croire, mes motivations sont pures et innocentes. »
« Un Malefoy innocent… N'est ce pas antinomique ? Et comprends moi bien, ce n'est pas que je doute de toi (en fait si, murmura-t-elle), mais mets toi un peu à ma place. Si je te demandais de me faire confiance aveuglement, sans explications et informations, le ferais-tu ? »
« Absolument hors de question » fit-il sur un ton catégorique.
Hermione s'étouffa d'étonnement, pas par la réponse en soi, mais par le ton persuadé et vindicatif qui la composait. Elle décida de ne pas s'en formaliser pour autant. Elle ressentait la même chose, enfin presque. Elle avait envie qu'on l'aide. Elle en avait besoin. Et ça changeait la donne.
« Bien, tu vois. Alors pourquoi devrais-je te faire confiance alors que toi tu n'en as aucune en moi ? Il me faut tes motivations. »
« Tu es pire que têtue ! » cracha le Serpentard.
« Je sais, mais surtout cohérente, prudente, logique, intelligente… »
« Je ne t'ai pas demandé la liste de tes défauts, même si c'est généreux de me les citer ! Tiens encore un, mais je l'ai trouvé seul » il ricana de sa propre blague.
« A vrai dire, c'est toi qui est généreux dans cette histoire Malefoy. Tu me proposes ton aide, tes services, tes connaissances, tes idées et ton temps, sans rien en contrepartie. C'est ton 'défaut' ! »
« Hermione, ne sois pas bête. Tu es un agréable passe-temps, mon nouveau projet ma foi. Je m'occuperai de toi quand je voudrai me détendre, tu es, oui, comme je l'ai dit, mon projet. Satisfaite ? Tu as enfin tes réponses ! »
« Non, Malefoy c'est faux. Un, ne m'appelle pas Hermione sans que je t'y autorise. Deux : je ne suis pas un passe-temps, ni un jouet pour te détendre. Trois, tu m'as juste dit ce que tu prétends gagner en m'aidant, pas ce qui t'y motives ! »
Drago soupira de lassitude. Cette fille ne s'arrêtait dont jamais. Il commençait déjà à regretter son geste, alors qu'il n'avait même pas concrètement commencé à l'aider. Sentant son agacement, Hermione intervint :
« Si c'est la tranquillité que tu veux, tu devrais me dire de suite ce que tu tais, sinon, tu peux lui dire définitivement adieu. » menaça-t-elle.
« Très bien, tu veux savoir ?! Comme tu veux. Cet été, au manoir, mon père et Rogue ont violé une jeune moldue qui était vendeuse de fruits et légumes. On se connaissait car mère me laissait mener les transactions avec elle. Quand ils l'ont attaqué, elle m'a appelé, suppliée alors que je passais dans le salon où ils se trouvaient. Comme le lâche que je suis, je n'ai rien fait. Mais j'entends encore ses cris, ses supplications et ses pleurs. Ça me hante. Mais le pire est que je la croise à chaque fois que je rentre au manoir. Elle a tout oublié par un Oubliettes puissant, elle en est devenue simplette. Sa vie est détruite. J'ai entendue dire qu'elle ne laissait plus un seul homme la toucher, sans raison apparente. Mais moi je connais cette raison. Je ne vais pas te mentir Granger, je ne t'apprécie pas. Et ce depuis le début de ton arrivée dans ce château. Mais je ne te souhaite certainement pas le même sort que cette pauvre fille. »
Malefoy s'arrêta de parler, et regarda enfin la Gryffondor. Des larmes coulaient sur ses joues. Elle était apparemment bouleversée. Il se racla la gorge, gêné. Il n'allait tout de même pas devoir la consoler ?
« Granger ? » demanda-t-il, presque craintif, attendant une réaction de sa part.
« Merci. »
Elle le regardait à présent, plantant ses yeux dans les siens.
« Quoi ? » demanda-t-il, pensant avoir mal compris.
Un fin sourire se dessina sur le visage d'Hermione.
« On ne dit pas quoi, mais comment. » répliqua-t-elle, dans un parfait retour à l'envoyeur.
Un grognement lui répondit. Elle décida que c'était à son tour de prendre la parole.
« Je ne le répéterai pas encore une fois, mais merci. Pour ta, euh, franchise, et d'avoir raconté ton histoire. D'avoir dit la vérité. J'accepte ton aide. »
Il hocha simplement la tête, un peu perdu par tout ce qui se déroulait dans cette Salle-sur-demande. Elle reprit.
« Le soir où Rogue m'a fait boire la potion, j'ai perdu la tête. Je suis devenue incontrôlable. J'ai commencé à me toucher intimement. Au beau milieu des cachots. Et je me suis mise à genoux, j'ai rampé jusqu'à Rogue. J'ai commencé à lui.. »
Rougissante et honteuse, elle n'osait continuer. Elle ferma les yeux et respira profondément, essayant de se calmer.
« J'ai commencé à lui toucher l'entrejambe, et je l'ai supplié de me prendre. Je me suis assise à califourchon sur lui. Lui ai murmuré des choses. J'étais excitée, je l'ai embrassé. Et j'ai voulu lui enlever ses robes. Son pantalon. Alors que je, Merlin j'ai tellement honte, alors que je l'empoignais, il m'a jeté à terre. M'a insulté. M'a traité de salope, de traînée, de dévergondée et autre. J'ai alors répondu que s'il le souhaitait, je pourrai accepter des insultes, contre des faveurs sexuelles. Je l'ai encore et encore supplié de me baiser, jusqu'à ce qu'il me mette à la porte. Dès le lendemain, il m'a fait savoir qu'il avait gardé ce souvenir dans une Pensine, que c'était une preuve de mon comportement indécent. Et cela était suffisant pour me faire exclure de Poudlard. Depuis, il me harcèle. Il me tient, et il le sait. Je vais devoir coucher avec lui, céder à ses avances. Parce que j'ai beau refuser, il trouve toujours l'occasion de me toucher, de me forcer. Tout à l'heure en potions, il a mit ma main sous ma jupe et il.. »
Sa voix s'était cassée, et les larmes continuaient inlassablement de couler sur ses joues.
« C'est bon Granger. J'ai compris. »
Drago l'observa. Elle le perturbait plus que de raison, elle et son minois couvert de larmes. Il soupira. Il était ce qu'on pouvait qualifier d'un Dom Juan, couchant avec plusieurs filles, sans rien leur donner en retour qu'un peu de plaisir nocturne. Mais jamais il n'aurait pu abuser d'une femme. Autant puisse-t-il la désirer. Ce genre de comportement le révulsait. Il se sentit obligé de réconforter un minimum la pauvre fille qui se tenait face à lui.
« Ecoute, je connais Rogue, comme je te le disais, c'est mon parrain. Et je vais t'aider à te défaire de son emprise. Et sans que tu doives céder à ses immondes demandes. »
« Et sans me faire exclure ? » demanda-t-elle d'une petite voix.
Il saisit l'occasion de la faire enfin sourire.
« Si tu partais, qui pourrait faire un aussi bon souffre-douleur que toi ? Tu es la seule qui est de la répartie dans cette école. Je m'ennuierai ferme sans nos habituelles joutes verbales Hermione. »
Il se mordit la langue. Il avait utilisé son prénom instinctivement, mais il avait compris que la jeune fille était loin d'apprécier ce genre de familiarité entre eux. Tout comme lui d'ailleurs. Pourtant, elle ne tiqua pas, et il se dit que dans ces circonstances, un peu de sympathie ne pouvait être refusé. Tant que cela restait occasionnel.
Elle esquissa un léger sourire et approuva d'un hochement de tête. Elle soupira encore et s'allongea une nouvelle fois sur la moquette. Ils ne parlèrent plus pendant un moment. Hermione en profita pour faire une mise au point sur tout ce que la soirée lui avait réservé. La conclusion qui s'imposait était qu'elle avait un allié face à Rogue.
« Une cigarette ? » lui proposa Malefoy.
Elle accepta et elle fut reconnaissante. Il avait sans le savoir proposé ce dont elle avait besoin. La cigarette l'aida à avancer dans ses idées, plutôt que de ressasser cette interminable journée. Elle prit la parole :
« Bien, nous avons besoin d'un plan. Je ne supporte plus de subir. Et on a potions demain. »
Malefoy fixait le mur face à lui, et bien qu'il ne montrait rien, il réfléchissait à cent à l'heure. Ainsi, Granger et lui étaient devenus un 'nous'. Il aidait vraiment cette petite peste née moldue… Sang-de-bourbe, se corrigea t-il. Il décida de remettre à plus tard les introspections personnelles et ce que ce 'nous' impliquaient pour répondre à la Gryffondor.
« En effet, tu as jusqu'à maintenant subit. Il est désormais temps d'agir. »
Elle se retourna à moitié, le regardant.
« Tu as une idée ? » lui demanda-t-elle
« Hé bien, peut-être oui. Vois-tu, les hommes comme mon père ou Rogue aiment dominer, avoir le pouvoir. Ils y puisent leurs forces. »
Elle hocha la tête en signe d'assentiment. Elle avait vu que Rogue voulait le pouvoir sur elle, et il l'avait eu. Elle lui avait donné. Comme un écho à ses pensées, Drago reprit :
« Tu as donné ce pouvoir à Rogue. Il se sait dominant. C'est ce qu'il aime, il se sent ainsi en sécurité. Mais je pense, je sais même, que s'il ne possède pas un tel pouvoir sur la victime, il en est effrayé. »
Voyant les sourcils froncés et l'air quelque peu perdue de la jeune fille, il rentra plus dans les détails.
« Ce que je cherche à t'expliquer, c'est que Rogue n'est pas confiant face à une femme, il est même intimidé. Hormis s'il a assis son emprise sur elle et son esprit. Mais sinon, je peux t'assurer, après l'avoir vu à beaucoup de réceptions, qu'il n'est pas à l'aise avec la gent féminine. Encore moins quand il s'adresse à une femme de pouvoir, décidée. »
« D'accord, concéda Hermione, je dois donc affirmer mon caractère et chercher à l'intimider. Mais je ne peux pas me le permettre. J'ai déjà essayé, et il m'a quasiment encastré dans un mur… »
Songeur, Drago réfléchit. Il sentait que la solution était proche. Évidente. Et elle l'était. Un sourire purement Malfoyen traversa son visage et ravi, il se pencha vers Hermione.
« Granger, tu vas séduire Rogue et lui faire des avances ! »
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TADAM !
Là on commence le sérieux ! Hermione prend les choses en mains grâce à Drago.
Je supplie pour des reviews s'il vous plaît, on est au basculement de l'histoire,et j'ai besoin de vos impressions, critiques et avis sur ce que je fais ! Oui je chouine, mais sincèrement des encouragements ou autres d'ailleurs seraient géniaux !
Je ne vous demande pas un roman hein, juste quelques petits mots, par ex : continue / pas mal / arrête de massacrer la langue française et les Dramione (barrez les mentions inutiles !) ;)
A lundi prochain, Hiboux et Éclairs de feu,
Cap' !
