Chapitre 10

« - BOUM BOUM BOUM »

Ce bruit n'arrête pas de retentir dans ma tête, c'est chiant ça m'empêche de dormir correctement. Mais qu'est-ce que c'est en plus ce fichu bruit ? On dirait que quelqu'un frappe sur quelque chose? J'ouvre un oeil, ne pouvant plus supporter cet immonde bruit et me réveille doucement. Reita dort encore paisiblement, la bouche légèrement entre ouverte. Quelques unes de ces mèches de cheveux tombent sur ses yeux et m'empêchent de voir son visage. Je souris légèrement à la vue de ce tendre moment puis lui replace ses cheveux derrière son oreille. Je crois que je vais encore me répéter, mais je trouve Reita d'une beauté exceptionnelle. Même endormi avec la bouche ouverte il est beau. Je lui caresse la joue du bout des doigts ne cessant de le contempler. Mais soudain, le bruit qui m'a réveillé rententit une nouvelle fois et me fait sursauter. Je cherche d'où peut venir ce bruit puis mon regard se pose sur la porte de la chambre. Quelques secondes plus tard, le bruit est accompagné d'une voix. Une voix masculine. J'essaie de déchiffrer ce qu'elle dit : Mr Suzuki. Reita ? Je reconnais la voix du domestique, décidemment il est perspicace à nous déranger dans les mauvais moments. Je laisse Reita dormir et me lève du lit. J'enfile mon caleçon qui est par-terre pour ne pas me retrouver nu devant le domestique du blond, surtout qu'il se poserait des questions. J'ouvre le verrou et ouvre au vieil homme. Il a l'air d'être un peu énervé mais son visage devient vite surpris en me voyant presque nu. Je souris légèrement et m'adosse au rebord de la porte.

« - Mr Suzuki dort encore ?

- Oui, pourquoi ?

- Il est bientôt 11h, et monsieur a cours normalement.

- HAN oui merde on a cours ! Merci ! »

Je lui ferme la porte au nez et me dirige rapidement vers le lit où Reita dort encore. Je le secoue doucement mais il ne se réveille pas. Je le secoue alors plus fort mais il dort comme une masse. Décidemment, c'est un gros dormeur celui-là ! Mais je sais ce qu'il faut faire pour le réveiller, et tout en douceur. Je me met à califourchon sur lui puis lui dépose un petit baiser sur les lèvres. Il ne réagit toujours pas. Je commence à lui lécher les lèvres et à descendre lentement en suivant une ligne invisible jusqu'à son bas-ventre. Je le sens bouger en gémissant alors qu'il n'est pas réveillé. Je continue de donner des coups de langue un peu partout sur son ventre et titille son nombril. Je vois qu'il ouvre un oeil puis l'autre et me regarde, un peu surpris.

« - Qu'est-ce que tu fais ?

- Je te réveille.

- J'adore ta façon de me réveiller. Continue ...

- Reita, on est en retard il est presque 11h.

- Je m'en fiche. S'il te plait Uruha .. »

Il commence à me faire ses yeux de chien battu. Non s'il te plait arrête, je ne peux pas résister à ces yeux là. Je soupire légèrement sans dire non davantage, sachant très bien que ça se servira à rien. Je lui souris en hochant positivement la tête et reprends où j'en étais. Reita enfoui une de ses mains dans mes cheveux pour les caresser et suivre mes mouvements. Je descends jusqu'à ses cuisses et les embrasse. Je me venge en le faisant languir comme il me l'a si gentillement fait hier et en frôlant son membre du bout des doigts. Il gémit de plus en plus fort et commence à se cambrer. Je sens qu'il n'en peux plus d'attendre, il me supplie de le faire. Je lui obéis donc et prends son membre en bouche. Après quelques petits coups de langue, je commence de long va-et-vient. Je sens Reita se cambrer encore un peu plus et l'entends gémir de plus en plus. Alors que je m'apprêtais à encore accélérer mes mouvements, j'entends la porte de la chambre s'ouvrir et voit le domestique entrer. Je retire rapidement le membre de Reita de ma bouche et lèche le contour de mes lèvres pour enlever le début de la semence du blond qui commencer à arriver dans ma gorge. Je me redresse ainsi que Reita puis nous regardons le domestique qui est en train de nous fixer, les yeux ronds d'étonnement.

« - Je crois que je dérange encore une fois ... »

Aucun de nous deux réponds ne sachant pas quoi dire et étant très gêné que le domestique nous ai vu en train de se faire plaisir. Il arrive enfin à bouger et sort de la chambre en n'arrivant pas à croire ce qu'il venait de voir et en marmonant que la prochaine fois, il nous laisserait dormir. Lorsqu'il referme la porte, je me tourne vers Reita et il fait de même en se tournant vers moi.

« - Je crois qu'il vaudrait mieux qu'on aille s'habiller ...

- Oui. Il vaut mieux pas qu'il nous revoit faire ça, il doit être traumatisé maintenant.

- Le pauvre ... Il aurait du frapper. »

Nous rions légèrement et nous nous levons pour aller prendre une douche rapide. On ne mit pas longtemps pour s'habiller et une fois prêt, nous sortons de la maison pour nous dépêcher d'aller au lycée. A peine cinq minutes plus tard, on arrive devant la porte de la classe. Je suis en train de penser que la prof va nous demander pourquoi on arrive en retard. Si on réponds que je faisais plaisir à Reita, je pense pas que ça va passé. Peut-être qu'en disant que nous avons pas réussi à nous réveiller, elle nous croira. Peut-être ... Reita toque à la porte et nous entrons lorsque la prof nous l'autorisa. Tout d'un coup, je me sens observé en voyant tous les regards se poser sur nous. Je vois Ruki et Kai en train de rire légèrement. Je sais qu'ils ont deviné pourquoi nous sommes en retard, ils ne sont pas bête. Nous nous approchons du bureau de la prof et je laisse Reita parler car il a l'air d'avoir trouvé une excuse.

« - Excusez nous professeur. Mes parents sont rentrés hier et on a fait un peu la fête donc on s'est couchés tard. Et ce matin, on a pas réussi à se réveiller ...

- Moui ... Allez vous asseoir. »

Nous nous dirigeons vers nos places mais au moment où on allait s'asseoir, la sonnerie retentit et annonce l'heure de manger. On sort donc de la salle, n'ayant pas eu cours de la matinée. On a eu de la chance que la prof ne nous colle pas pour avoir été en retard de quatre heures, ce qui est même énorme. Nous nous dirigeons tous les six vers la cafèt pendant que j'entends chuchoter Kai et Ruki derrière nous. Je les laisse raconter leurs bêtises puis je prends Reita par le bras en posant ma tête sur son épaule. Arrivés à la cafèt, nous prenons des plateaux et nous servons pour ensuite aller s'asseoir à une table. Je me mets à côté de Reita puis nous commencons à manger. Bien sûr, Kai et Ruki abordèrent le sujet de notre retard. J'avais raison, ils savaient pourquoi on était en retard. Quand on leur a dit pour le domestique, il sont tous partis dans un fou rire incontrôlable. Les pauvres, ils en pleurent tellement ils rient. Ayant finit de manger avant les autres, comme d'habitude je ne mange presque rien, je profite du fait que les autres regardent ailleurs pour faufiler ma main sur la cuisse de Reita. Celui-ci se tourne vers moi en souriant mais légèrement surpris. Je lui souris aussi en montant lentement à son entrejambe. Je continue de sourire lorsqu'il me chuchote d'arrêter. Non, je ne m'arrêterais pas. Je vais lui montrer ce que c'est que d'endurer ça devant quelqu'un. Il a bien compris que je suis en train de me venger pour hier et il se concentre pour ne pas éveiller les soupcons sur mon activité. Je pose ma main sur sur intimité et commence à faire de lents va-et-vients à travers le pantalon. Plus les minutes passent, plus je vais vite. Je sens alors son membre se durcir. Je retire alors ma main et me remets correctement sur ma chaise, fier de moi. Les autres n'y ont vu que du feu, tant mieux. Je vois Reita qui grimace légèrement, son entrejambe doit lui faire mal. Mais je suis gentil, je ne vais pas le laisser souffrir plus longtemps. Je me lève avec mon plateau en regardant les autres qui apparemment ont finis de manger.

« - Je vais poser mon plateau et je vais au toilette. Je reviens.

- Attends Uruha, je viens avec toi. »

Il a bien compris où je voulais en venir en parlant d'aller au toilette. Nous nous levons alors pour nous diriger vers la sortie de la cafèt après avoir poser nos plateaux. Avant de partir de la table, j'aurais juré entendre Kai et Ruki dirent qu'on n'allait pas faire de jolies choses ... Comment arrivent-ils à toujours tout trouver ? Une fois sortis de la cafèt, on se dépêche d'aller aux toilettes. On regarde si il y a quelqu'un mais personne tant les parages, tant mieux. Je prends le bras de Reita et l'emmène dans une cabine où je nous y enferme. Il sourit et pose ses mains sur ses hanches pendant que j'enroule mes bras autour de son cou.

« - T'abuses Uruha ...

- Tu as vu c'est pas rigolo de devoir endurer ça devant des gens ...

- T'es méchant.

- Je sais. Dis-moi, est-ce que ton entrejambe te fait mal ?

- Trop ..

- Je vais t'aider à te sentir mieux alors. »

Je presse mes lèvres contre les siennes puis je descends rapidement à son entrejambe. Je défais sa ceinture puis son pantalon. Je vois que son caleçon devient trop petit tellement son membre est gonflé. Je lui abaisse donc le dernier morceau de tissu sur lui et commence à embrasser son intimité. Je l'entends gémir pendant qu'il pose sa main sur ma tête. Quelques petits coups de lanques et je prends son membre en bouche en commençant de lent vas-et-viens. Je vais de plus en plus vite en l'entendant gémir. Il gémit librement et s'en fiche de savoir si des gens nous entendent. Ce qu'il veut c'est que j'aille encore plus vite, ce que je fais donc. Soudant, je sens le membre de Reita exploser dans ma bouche et j'avale sa semence. Il pousse un long et dernier gémissement pendant que je remonte jusqu'à ses lèvres pour un tendre baiser. Puis je me recule et l'aide à se rhabiller. Il me remercie puis nous sortons des toilettes, main dans la main. Nous nous dirigeons dehors et je vois les autres, assis plus loin dans l'herbe. Nous les rejoignons donc avec un grand sourire aux lèvres. En nous voyant arrivés, ils se mettent tous à rire légèrement. Je regarde le petit blond qui prends la parole.

« - Vous auriez pu faire ça plus rapidement.

- Ruki arrête !

- Non mais Uruha, tu vois pas qu'il est jaloux ?

- Ahhh oui ! Tu as raison Reita ! Lui ne l'a pas encore fait avec Aoi !!!

- Rohh, c'est bon vos gueules ! »

Ruki commence à bouder en se blottissant dans les bras d'Aoi qui lui caresse les cheveux pour le réconforter. C'est fou ce qu'ils peuvent être mignon tous les deux. Nous nous asseyons à leur côté puis je me place entre les jambes de Reita en m'adossant légèrement contre lui. Il pose ses mains sur mon ventre puis j'entrelace nos doigts en commencant à les caresser. J'aime être dans les bras du blond, je me sens tellement bien avec lui que j'en oublie presque tout.

Aujourd'hui, on a pas cours de l'après-midi ce qui m'arrange un peu comme ça je sais que la prof ne viendra pas nous poser des questions plus précises sur notre joli retard de ce matin. Nous partons donc tous en direction de chez Kai. Sur la route, on s'arrête dans un supermarché pour s'acheter des boissons et du pop-corn puis on loue un film. C'est Reita et Aoi qui le choisissent. Quand ils sont revenus avec un film d'horreur, il y en a plus d'un qui a boudé, dont moi. Je hais les films d'horreur, quoique je n'en ai presque pas vu puisque je n'avais pas le droit d'en regarder. Je ne suis même pas sûr de pouvoir en regarder un maintenant mais tant pis, pour une fois que je n'obéis pas si je n'ai pas le droit. Ca ne va pas me tuer ... Peut-être que ... Non. Il ne vaut mieux pas y penser. Une fois tout acheté pour notre petit après-midi visionnage de film, on arrive chez le brun et on monte directement dans sa chambre. On retire tous nos vestes et on se met à l'aise pendant que Kai met le DVD. Avec Reita, on se dépêche de prendre le lit pour avoir une place confortable et ne pas se retrouver par-terre. Bien sûr, Ruki et Aoi essaient de s'incruster mais on les jette rapidement du lit pour garder toute la place. Finalement au bout de quelques minutes de combat, ils arrivent à se trouver une petite place et s'installe en attendant que le film commence. Kai et Miyavi ne pouvant pas s'asseoir sur le lit, s'assoient par-terre au pied après que le brun ai éteinds la lumière et mis sur « Play ». Pendant tout le film, je n'ai pas arrêté de sursauter et de pousser de léger cri. Mais je n'étais pas le seul, Ruki aussi. Bien sûr, Reita et Aoi n'ont pas arrêté de se moquer de nous, les méchants. Je fus pressé que le film finisse car au bout d'un moment, je n'en pouvais plus même si Reita essayait de me calmer en me caressant les cheveux. Le film finit, Kai nous propose de nous montrer son nouveau jeu d'ordinateur. Il sait bien que maintenant j'en ai un et que j'ai le droit d'en faire. Le jeu qu'il nous montre me plait vraiment, je suis captivé. Il y a quelques passages gores mais bon, ce n'est pas grand chose. L'heure de rentrer a sonné, bien que personne le veut. Kai me demande si je veux que je lui prête son jeu. J'accepte et lui promet de lui rendre rapidement. Tous le monde se dit au revoir et s'en va.

Ce soir je rentre chezmoi, je ne vais pas laisser ma mère seule davantage. J'arrive chez moi après quelques minutes de marche. Je laisse mes affaires dans l'entrée puis je cherche ma mère. Elle est dans la cuisine et prépare à manger. Décidemment, elle est toujours aux fourneaux quand je rentre. Je m'approche d'elle sans faire de bruit puis je lui cache les yeux.

« - Devine qui c'est ?

- Mhmm ... je dirais ... Atsuaki !

- Bonne réponse !

- Ca va mon chéri ?

- Oui et toi ?

- ... ça va. »

Je trouve le ton de la voix de ma mère bizarre. Je la regarde et remarque quelque chose que sa lèvre inférieur. Elle est abîmée et a saignée. C'est la même petite blessure que quand on reçoit un coup de poing. Je fronce les sourcils pendant qu'elle continue de faire à manger.

« - Qu'est-ce qu'il t'es arrivé à la lèvre ?

- Oh rien de grave, je me suis donnée un coup de placard tout à l'heure ...

- Ah ... d'accord. »

Je ne suis pas convaincu par son excuse. Si elle s'était réellement reçu un coup de placard, ça n'aurait pas autant marqué. Elle sourit pour me rassurer mais je sais que c'est un de ses faux sourires qu'elle fait quand elle va mal. Je la connais bien ma mère depuis tout ce temps. Je ne dis rien de plus et met la table. Papa n'est toujours pas là, je me demande où il est encore. Maman a fini de préparer le dîner donc nous passons à table. Mais au moment de s'asseoir, je la vois grimacer comme si elle avait mal. Je me pose de plus en plus ques questions. Qu'est-ce qu'elle a ? Là encore, ça ne peut pas être un coup de placard.

« - Tu as mal quelque part ?

- ... Non, ne t'inquiète pas Atsuaki ...

- Maman, dit moi !

- Tu veux que je te dise quoi ?

- Où tu as mal ! Tu grimaces depuis tout à l'heure ! Et ta lèvre, je sais que ce n'est pas un placard qui a fait ça !

- ...

- Maman, dit moi ce que tu as ... »

Je la fixe dans les yeux. Pendant un moment, elle ne bougea plus me fixant elle aussi. Puis elle se mit à pleurer lentement. Je suis surpris de la voir pleurer comme ça, tout d'un coup. Elle se prends le visage entre les mains, n'arrivant plus à arrêter les larmes de couler. Je me lève donc pour la prendre dans les bras et la réconforter en lui caressant le dos, légèrement inquiet de son état. Je ne dis rien de plus et attends qu'elle m'avoue toute seule ce qui lui est arrivée. Au bout de quelques minutes, elle arrive enfin à se calmer.

« - Ton père est rentré hier soir, complètement sâoul et il ... a ...

- Non ?! Il n'a pas osé te frapper maman ?!!

- .. S ... Si ...

- Je vais le tuer ce con !

- Atsuaki arrête ! Ne dis pas n'importe quoi !! »

Elle se recule de mon étreinte et me regarde, un peu énervée par ce que je viens de lui dire. Je m'excuse puis je retourne à ma place en essayant de manger. Je suppose qu'elle est recouverte de bleus si mon père l'a battue. La pauvre ... Pendant qu'elle se faisait battre, j'étais en train de passer du bon temps avec Reita .... Je m'en veux de l'avoir laisser seule ... Je ne le laisserais pas s'en tirer comme ça, il n'a pas le droit de lever la main sur elle. Si il doit battre quelqu'un ici, c'est moi. C'est moi l'erreur de la famille, c'est moi qui leur ont causés des problèmes ... Elle, elle ne mérite pas ça alors que moi si. Je ne mange rien, n'ayant plus très faim. Ma mère non plus ne touche pas à son assiette. Ca ne sert à rien de rester plus longtemps devant. Je débarasse mon assiette et m'en vais dans ma chambre en récupérant avant mes affaires laissés dans le couloir. Je prends le jeu que Kai m'a prêté puis je décide d'y jouer un peu pour me changer les idées. J'en ai bien besoin après tout ça ...