DISCLAIMER: Comme toujours je ne revendique que l'intrigue ( si on peut appeler ça une intrigue...) Pour les pauvres persos, sont à Bellisario and CO....

Rating M, c'est plus que certain cette fois ci. _

Le sel de ma vie: Désolée pour ce manque flagrant de compassion envers vous, chères lectrices, mais je promets de moins traîner pour la suite...

Enfin un peu de limonade... Soif?

***

Nulle Certitude dans l'Intêret du Sexe

Sans quitter Tony du regard, Jethro tendit la main et ses doigts effleurèrent le torse musclé de l' homme appuyé contre le carrelage de la douche. Il en profita pour l'embrasser une fois encore, ouvrant sa bouche d'une langue impatiente. Explorant lentement le corps offert d'une main adroite.

Tony sursauta quand le jet d'eau passa du: agréablement tiède; au: insupportablement froid et le cri étranglé qui s'échappa de sa bouche n'avait rien de viril. Jethro se mit à rire et ferma l'eau. Il aida le jeune homme à sortir de la douche et ils s'enveloppèrent dans les grands draps de bain qui étaient apparus dans la salle de bain quand Tony avait commencé à passer plus de temps ici que chez lui.

Le trajet, fort court, qui menait de la salle de bain à la chambre, se fit dans un agréable mélange de corps impatients. Jethro avait la sensation que Tony avait une extension de mains baladeuses, pour sa part, il se sentait apparenté à un poulpe.

Huit pattes pour le moins.

Et autant de mains et un multiple avantageux de doigts, afin de découvrir le Tony DiNozzo qui lui était offert.

Brusquement il n'y avait plus la moindre hésitation. Ni de part ni d'autre. Jay savait ou il allait et Tony n'en était que plus impatient. Le passage à l'acte ne lui semblait plus si problématique que ça.

Les mains se firent plus précises. Jay allongea le jeune homme et se pencha sur lui. Les caresses habituelles lui semblèrent une bonne entrée en matière.

La pointe d'un sein brun qui disparaissait dans la toison brune de Tony lui faisait de l'oeil.

Il le prit délicatement et le mordilla doucement. Le faisant s'ériger. Granule sensible dans ce corps offert.

Tony glissa ses mains dans la courte chevelure grise. Pas la moindre hésitation dans ce geste.

Les deux amants ne jouaient plus à celui qui en sait plus que l'autre. Ils se perdaient dans l'autre. Comme on peut se perdre quand on aime à en perdre le souffle.

Egaux. Dans le désir et dans le plaisir.

Inexpérimentés et forts de cette expérience que se découvrent tous les amants du monde quand ils passent à l'acte. Jethro se décida à explorer le dernier endroit encore vierge du corps de Tony.

Par une coïncidence plutôt heureuse, les fournitures indispensables à cette exploration étaient à portée de main, sous son oreiller. D'une main prudente. D'un doigt hésitant. Qui, quand il vit que l'inconfort le cédait à l'envie de plus, fut rejoint par un second, nettement moins hésitant.

Le naturel lui soufflant que essayer de dilater ce sanctuaire des plus secrets afin de laisser la place à l'active mesure de sa virilité ne serait pas du temps perdu.

Lorsque les soupirs de Tony passèrent en mode non-stop, Jethro se décida à introduire un doigt de plus. Même si, à son idée, c'était trop.

Le jeune homme se tordait sous ses ministrations.

De plaisir.

Uniquement.

Il gémissait le nom de Gibbs, il murmurait des mots d'encouragement dénués de sens. Pressant uniquement l'homme à venir le rejoindre dans son état de désir incommensurable.

"Jay... Viens... Je t'en prie.. Viens.

"Patience...

"Salaud...

"Tony... Si je viens maintenant, je crains de finir avant d'avoir commencé... Marmonna Jethro en couvrant le visage de l'Italien de baisers papillons.

"D'accord...

L'ex-marine essaya de penser à autre chose afin de faire redescendre la pression, peine perdue, il se sentait au bord de l'explosion et trouvait absolument nul de passer à côté de sa première fois avec son superbe amant. Tony croisa son regard et y vit le désespoir qui l'habitait, comme toujours, il parvenait à lire en lui comme dans un livre ouvert. Avec une moue amusée, Tony se décida à alléger l'atmosphère en lançant d'une voix rauque:

"Dis moi patron, tu paries sur qui: Abby ou Cait?

Surpris, Jethro fronça les sourcils et regarda son amant d'un air perplexe.

"Abby ou Cait? Quel pari?

"Celle qui comprendra pour nous deux... Répondit Tony en attirant le visage de Jethro vers lui.

"Et pourquoi tu me dis ça maintenant? Grogna-t-il en embrassant Tony de nouveau.

"Pour que tu penses à autre chose... Ce qui est chose faite... Par contre si tu voulais bien te concentrer sur moi maintenant, ça me ferait assez plaisir... Répondit le jeune homme en se cambrant légèrement.

"Avec plaisir...

Jethro se résolut à une solution de dernière urgence, afin de pouvoir satisfaire son amant et se satisfaire lui aussi par la même occasion, ce n'était certes pas ce dont il avait envie pour leur première fois, mais ça avait l'avantage de d'être sensiblement moins affolant que le visage extatique de Tony. Très doucement, il le fit se positionner sur le ventre, caressant encore le dos musclé et fesses fermes, reprenant ses préparations prudentes.

Il écarta les globes dorés, découvrant encore cette intimité dont il avait une envie folle. Les muscles s'étaient détendus et il se décida à envahir la place.

Avec une délicatesse insoupçonnée, il commença sa pénétration.

Tony se crispa en sentant l'intrusion, il avait beau s'y attendre, et avec impatience encore, ce n'en était pas moins un peu douloureux.

Très douloureux même.

Il essaya de se détendre au maximum, quelques inspirations profondes lui firent du bien, et il enfonça ses doigts dans les draps, sentant le lin se froisser, il détacha son esprit de son corps. Essayant de visualiser le visage que pouvait avoir Jethro à cet instant précis., Et n'arrivant pas à la hauteur de l'amour qui habitait ce visage à ce moment là.

La confiance que mettait Tony en lui touchait profondément l'ex marine. Il gronda en sentant que l'explosion devenait imminente. Il n'avait même pas encore fait le moindre mouvement que déjà la fin de l'acte se profilait et se mordant les lèvres de dépit, il laissa son corps succomber aux charmes de Tony et se tendit en déversant sa semence en lui.

Le coeur de Gibbs battait la chamade, l'homme avait la sensation d'avoir couru un marathon bien plus qu'avoir tenté de faire l'amour avec son jeune amant. Un peu embarrassé, il caressa le dos musclé de Tony et se pencha légèrement pour embrasser la nuque bronzée, il se dégagea lentement, attendant la réaction que ne manquerait pas d'avoir le jeune homme.

"Hummm, marmonna Tony en enfonçant sa tête dans les draps.

Il desserra ses doigts et relâcha le tissu désormais très froissé, et très doucement, termina de s'écrouler dans le lit, comme si l'effort qu'avait fourni Jay avait déteint sur lui.

Il sentait ses joues brûler mais n'arrivait pas à se décider à se tourner vers Jethro, il expirait doucement dans les draps, essayant de reprendre son souffle, la douleur était encore plus que vive et il avait honte de se sentir soulagé que l'acte n'ait duré que si peu de temps.

Il aimait Jethro de tout son coeur. De toute son âme. Mais pas encore de tout son corps visiblement.

L'acte en lui même ne le dérangeait pas.

...

Enfin.

Il ne le croyait pas tout au moins.

Puisqu'il en rêvait depuis bien longtemps, de se soumettre aux désirs de l'ex-marine.

C'était un fantasme qui le tenait éveillé si souvent...

Et là.

Cet acte quasiment manqué le soulageait. Il avait eut tellement mal qu'il avait haï son homme à ce moment là. Il avait eu envie de hurler, ses doigts avaient tentés de s'incruster dans le lit. Son coeur battait encore à tout rompre.

Les quelques secondes de sa réflexion ne passèrent pas inaperçues de Jethro, la tension dans le corps de Tony lui fit comprendre que quelque chose s'était mal passé.

Au delà de la frustration d'avoir gâché leur "première fois".

Il se pencha sur le jeune homme et l'enlaça doucement.

"Hey, toi... Désolé de n'avoir pas réussi à te faire grimper au septième ciel... Lui murmura Jay au creux de l'oreille.

"Hon Hon" Marmonna Tony en se blotissant contre Jethro.

"Tony? Ca va?

"Mmm, mmm.

Le laconisme de la réponse fit se serrer le coeur de l'ancien marine, Tony était-il tellement déçu de cette première fois loupé qu'il n'arrivait pas à lui en parler?

Un bref éclair de jalousie le poignarda.

Avait-il été complètement honnête avec lui? Y avait-il eu un autre homme avant lui?

Tony était tellement mal à l'aise qu'il n'arrivait pas à se détendre dans l'étreinte pourtant tendre de Gibbs. Et Jethro se sentait tenu à l'écart.

Ils étaient dans le même lit, dans les bras l'un de l'autre et pourtant à une distance infinie brusquement.

Le silence qui les enveloppa était tout sauf confortable. Et c'est dans ce silence qu'ils glissèrent dans le sommeil, Tony d'abord, puis après des heures passées à fixer le plafond, Jethro s'endormit lui aussi.

********

Tony se réveilla le premier, et se glissa hors du lit très doucement, il étouffa un grognement en sentant certaine partie de son anatomie lui remémorer les événements de la nuit.

Pas vraiment question de partir faire le moindre jogging ce matin, il parvenait tout juste à poser un pied devant l'autre.

Une brusque bouffé de rogne contre Jack et Daniel montât soudain, rien n'était rationnel dans cet accès de colère, sauf que...

"Il aurait pu me prévenir le con! Pensa Tony en descendant lentement l'escalier, C'est nettement plus douloureux que ce que je croyais et du coup ça me coupe un peu mes envies de Marine au petit dej. Et au dej et au dîner aussi à vrai dire... J'sais pas si j'ai envie de remettre ça moi...

L'italien se chargea de faire du café et de préparer un petit déjeuner correct. Tout pour essayer de s'occuper l'esprit, plutôt que de penser à cet acte manqué.

Une vague notion de péché venait en plus s'y mettre et le Tony DiNozzo de base commençait à avoir honte.

Rien que de penser un quart de seconde à Jethro, le fit rougir comme un collégien et se remémorer la veille intensifia le rougissement qui passa au pivoine soutenu.

Une main se posa sur sa hanche, le faisant sursauter et Gibbs se colla contre lui.

"Salut. Murmura-t-il en déposant un baiser sur la nuque de Tony.

Lequel se figea instantanément. Hésitant encore entre envie et dégoût.

Jethro, lui, n'hésita pas et fit marche arrière. Sa main quitta la dernière la zone de sécurité de DiNozzo. Et sans un mot, il pivota et partit de la cuisine. Le bruit de ses pas nus sur le plancher indiqua à Tony que l'ex marine montait dans la chambre.

"T'es con DiNozzo! Marmonna le jeune agent entre ses dents.

Il vérifia que rien ne risquer de brûler et s'élança dans les escaliers à son tour. Il atteignait à peine le palier qu'il vit Gibbs sortir de la chambre, habillé pour sortir.

L'ex marine hésita un instant, laissant à Tony une chance de s'expliquer.

Le silence était pesant et Tony se trouvait pour une fois à court de mots.

"Je.. Je suis dé...

"Ecoute Tony, je cr...

Ils commencèrent à parler en même temps et s'arrêtèrent aussitôt. Gibbs fit signe au jeune homme de parler le premier.

"Je... Jethro, je suis désolé, mais... je... Je crois pas que ça ... Tony bafouillait et les mots résonnaient faux à son oreille.

Il vit le visage de Jethro se fermer un peu plus et sans lui laisser le temps de terminer ce qu'il avait eu l'intention de dire, l'homme passa devant lui, évitant de le toucher et descendit les escaliers.

Dans le silence, les pas de Jethro résonnèrent dans la maison. La porte d'entrée claqua et Tony sursauta.

Il ferma les yeux et se laissa glisser le long du mur. Egoïstement il se sentait soulagé du départ de Gibbs, d'un autre côté il lui en voulait de ne l'avoir pas laissé parler et d'être parti sans un mot.

Il resta assis un long moment, essayant de faire la part des chose.

Pour le moment une seule certitude : il avait mal au... enfin... bref et pas envie de re-éssayer. Solution?

Rentrer chez lui et laisser Jethro se calmer. Il était tout aussi évident que l'ex-marine était furax. Chose compréhensible, malgré tout.

Sauf que le chez-lui manquait de tout ce qui pouvait lui donner la moindre envie de s'y réfugier. Fuite, manque certain de tout confort habituel, plus de dvd et de grand écran. Sans compter sa garde robe qui avait émigré chez Gibbs.

C'était pas important de toutes façons. Il devait se tirer d'ici. Vite.

*****

Je sais, j'ai mis un temps fou pour reposter et cette suite est pour le moins frustrante.

Désolée.

Bisoumouchous

San