Titre : Nocturne
Auteur : Meish Kaos
Rating : R
Genre : Fluff ! Romance ! Si vous n'aimez pas la guimauve, vous n'avez rien à faire ici !
Pairing : Albus/Gellert
Disclaimer : Tout à JKR, je me contente de lui emprunter ses personnages pour réécrire l'histoire.
Commentaires : Série dédiée à Archea et Taraxacum Officinalis, après un mois de tatannage pour que je leur écrive un Grindeldore heureux.
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Que vois-tu ?
- Je me suis inquiété, Schatz, lui reproche doucement Albus lorsqu'il rentre.
Gellert ne répond pas. Une fois de plus, il est saisi par le regard fiévreux qu'il lui lance, par le contraste fascinant entre ses cheveux parfaitement blancs et ses yeux si verts, si vivants.
Il est si pris dans sa vision qu'il remarque à peine son approche. Il sursaute lorsque Gellert lui prend les mains.
- J'aimerais que tu viennes avec moi, murmure-t-il d'une voix chargée d'émotion.
- À cette heure ? rechigne Albus.
Le visage de Gellert est grave lorsqu'il hoche la tête.
- Je t'en prie.
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Devant eux, le miroir sur pied reflète calmement la pièce, comme s'il n'y avait pas là deux vieillards au souffle court, comme si tout était normal.
- Que vois-tu ? demande la voix empressée de Gellert.
La fièvre dans ses yeux ne camoufle pas tout à fait son trouble.
Dans la glace, leurs corps s'enflamment autant que le feu devant lequel ils sont allongés.
Albus rougit.
- C'est le miroir du Riséd, murmure Gellert à son oreille. Il te révèle ton vœu le plus cher. Alors dis-moi… que vois-tu ?
Albus le lui dit, ses joues délicatement colorées.
Gellert sourit.
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Il murmure des mots sans signification, tout bas, passe de l'anglais à l'allemand dans la même phrase, et Albus sait bien que les mots n'ont aucune importance, que seul compte le rythme, le rythme qui guide ses mains sur son corps, alors il soupire et se laisse aller, sa tête repose sur l'épaule de son amant, son souffle se fait erratique et la chaleur, la fièvre, la passion s'emparent de lui comme elles ne l'ont plus fait depuis longtemps, si longtemps, mais Gellert a toujours su tirer de lui ce qu'il voulait, la surprise n'est plus de mise, et oh…
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La fièvre a déserté leurs corps. Albus, yeux clos, offre au monde un sourire repus.
- C'était…? demande Gellert, hésitant.
- … mieux que jamais, répond-il dans un rire. Il y avait longtemps que tu ne m'avais plus posé cette question, Schatz.
- Je voulais…
- … je sais.
Sa tête retrouve simplement, naturellement, le creux de son épaule.
- Tu ne m'as pas dit…?
- … je n'ai vu que mon reflet, comme s'il s'agissait d'un miroir normal, Kedvesem, viennent les paroles chuchotées, à peine audible.
- Liebster, murmure Albus à son tour, et c'est l'unique réponse qui convient.
Fin
