Bonsoir, bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau chapitre, déjà publié!

(oui, j'ai du mal à attendre quand j'ai un truc à publier)

Je vous laisse avec Minie et Harry, en vous remerciant pour vos reviews, follows et mises en fav,

Enjoy!


Les vacances d'Avril, tant attendues, arrivèrent enfin, et je prévins mon oncle et ma tante que je serai absent une semaine entière ; ce qui les réjouit, bien qu'ils tentèrent de me le cacher. Je pense qu'ils avaient besoin d'un moment loin de moi de toute façon, et de tout ce que je représentais.

Je m'assis sur le perron le jour dit, aux premières lueurs de l'aube, j'avais un mal fou à contenir mon impatience. Je ne doutais pas que Minie viendrait me chercher, je lui faisais confiance. L'air matinal était vif, et le ciel était rayé de longs nuages blancs, comme des coups de pinceau hâtifs. J'avais rarement le temps de m'asseoir quelque part sans rien faire, et bien que pour la plupart des enfants de mon âge la situation eut été ennuyeuse, pour moi il n'en était rien. Bon, tant que ça ne durait pas trop longtemps, je suppose. Mais quoi qu'il en soit j'étais absorbé dans la contemplation du ciel, fasciné par son immensité, lorsqu'une ombre vint me le cacher.

Je levai les yeux et vis le visage austère de Minie au-dessus de moi, éclairé d'un large sourire.

« Minie ! » fis-je, en me jetant dans ses bras. Elle fut un instant déstabilisée par la vigueur de mon étreinte, mais y répondit sans hésitation.

« Bonjour, Harry. Je suppose que tes tuteurs ne m'en voudront pas si je nous épargne les salutations d'usage ?

-Je ne pense pas ! »

Elle me tendit la main sans rien ajouter et je la saisis. Une sensation d'étouffement me prit ; je fermai les yeux, puis nous nous retrouvâmes ailleurs.

Nous étions au sommet d'une petite colline, couverte d'herbe séchée par le froid, de bruyères et de quelques plaques de neige. Le ciel était le même qu'à Privet Drive, tout en présentant quelques différences, subtiles mais indéniables. Il semblait plus haut, plus grand, ses couleurs paraissaient plus intenses.

En contrebas, tel un joyau de glace, scintillait un loch de taille moyenne, qui semblait s'étirer sur presque un kilomètre dans sa longueur. Vers son extrémité Est se dressait un manoir, ou du moins quelque chose qui y ressemblait beaucoup, pour ce que j'en voyais. Un vent froid soufflait et j'eus un bref frisson. Minie rajusta mon écharpe, et me sourit.

« Bienvenue chez moi, Harry. »

Je lui souris en retour, et elle désigna du doigt la bâtisse, au loin, sur les rives du lac : « Je me suis dit qu'il serait plus agréable de ne pas arriver directement à l'intérieur, j'aime bien marcher dans la lande, et, comme ça tu peux déjà te familiariser avec les alentours.

-C'est très bien, fis-je, toujours souriant. »

Elle n'avait pas lâché ma main depuis que nous avions transplané, alors je la serrai un peu pour ne pas qu'elle le fasse, puis nous commençâmes à marcher en direction du manoir. Mon sac sur mon épaule était léger, le soleil brillait sans être chaud, et parfois son éclat, reflété par la neige, renvoyait des étincelles de lumière sur le loch, me forçant à détourner les yeux. Minie marchait d'un pas droit et raide, mais au fur et à mesure qu'elle paraissait se détendre, il gagnait en souplesse. Je la regardai du coin de l'œil et j'eus l'impression qu'elle avait gagné quelque chose sur ces terres, quelque chose qui clamait qu'elle était chez elle ici, en Écosse. Car de toute évidence, nous ne pouvions être que là. C'était la première fois que je m'éloignais autant de Londres, et la seconde fois que je me retrouvais dans un lieu si sauvage, la première étant un pique-nique avec l'école que je n'aime pas me rappeler.

Après un petit quart d'heure de marche silencieuse, nous arrivâmes devant le manoir. Ma vue ne m'avait pas trompée, c'en était bien un, haut d'environ trois étages, doté de hautes fenêtres et bâti en lourdes pierres grises. Je regardai Minie avec curiosité, un peu impressionné.

« Minie, comment ça se fait que tu aies une maison comme ça ?

-La famille dans laquelle je suis née est une ancienne famille écossaise. Des sorciers plutôt mineurs, mais des propriétaires terriens, descendants de petits nobles, vassaux de lords du moyen-âge. Ce manoir est le manoir familial. Il m'est revenu en tant que dernier membre de la famille Mc Gonagall. Je n'y étais pas revenue depuis des années à vrai dire ; il y a beaucoup à faire à Poudlard et cet endroit est bien trop grand pour une personne seule. Mais peu importe, je pense que nous y serons bien. Je suis passée faire le ménage et garnir le garde-manger hier, donc nous ne manquerons de rien. »

Je hochai la tête en souriant. Minie sortit sa baguette et murmura quelque sorts. Un déclic se fit clairement entendre, en provenance de la serrure, et Minie se tourna vers moi : « C'est ouvert ». Elle appuya sur la poignée, entra, et je la suivis.

Le vestibule était plongé dans les ténèbres, et Minie lança un nouveau sort. Dans un claquement sec tous les rideaux s'ouvrirent, et je pus contempler l'intérieur. Le vestibule était une pièce carrée d'environ trois mètres sur trois, doté d'un confortable sofa au tissu pourpre légèrement défraîchi et de nombreux porte-manteaux. Le sol était recouvert d'un tapis aux teintes orangées, et en le regardant quelques instants je constatai que des motifs tissés représentaient des flammes et que celles-ci s'agitaient à la surface du tissu. Si je n'avais pas été debout dessus j'aurai presque pu les penser réelles. Je cessai mon observation pour contempler le reste de la pièce. Murs de pierre dotés de renfoncements pour chandelles.

Nous nous débarrassâmes de nos manteaux avant de pénétrer dans la pièce suivante : Un salon assez grand, meublé de larges canapés drapés de soies vertes rangés autour d'une large cheminée de pierre, sur la gauche, et doté de hautes fenêtres. Minie ne s'y attarda pas et je la suivis.

Nous traversâmes une grande pièce dallée où trônait une longue table de banquet en bois massif. Il y avait là une bonne douzaine de chaises en bois à haut dossier, et une nouvelle cheminée. Les murs étaient égayés par de grandes tapisseries vertes émeraude et je fis rapidement le lien avec les robes de mon amie.

Elle m'indiqua les cuisines, puis nous gravîmes un escalier en colimaçon assez large pour accéder au deuxième étage. Celui-ci était consacré au couchage tout autant que le rez-de-chaussée était dédié à la vie en société.

Il était constitué d'un large couloir d'environ un mètre de large percé d'une dizaine de portes à droite et à gauche.

Minie ouvrit la deuxième porte à gauche. Il y avait derrière une chambre assez petite comparée aux pièces que nous avions vues jusqu'à présent. L'ameublement était assez sobre. Un bureau de bois sous la fenêtre qui donnait sur le loch, un lit simple en bois sculpté avec une chaude couverture à carreaux, et une porte entrouverte qui donnait sur une salle de bain.

« Je dormirai ici. Pour toi Harry, je pense que je sais quelle chambre conviendra »

Nous ressortîmes et nous dirigeâmes vers la dernière porte du couloir, droit devant. Elle s'ouvrait sur une chambre qui faisait environ deux fois la taille de celle de Minie. Les murs étaient de pierre comme dans le reste du manoir, et le sol était de bois lisse et clair. Pas moins de trois fenêtres perçaient le mur, donnant sur différentes façades du manoir. La vue était magnifique. Il y avait une cheminée près du lit à baldaquin aux rideaux pourpres. Il y avait aussi un bureau et une table, ainsi que deux chaises dans la pièce. Un jeu d'échecs en verre était posé sur le bureau.

« Ça te plaît ? Demanda Minie en souriant.

- C'est parfait ! Merci beaucoup ! C'est la première fois que je vois une chambre aussi grande, même Dudley en a une toute petite ! »

Suite à une suggestion de sa part, je posai mes affaires sans attendre et la suivis dans la cuisine. Je l'aidai spontanément à préparer le repas, et nous nous prîmes rapidement au jeu, finissant avec un repas plus élaboré qu'elle ne l'avait prévu, je pense, et avec de la farine dans les cheveux témoignant d'une bataille spontanée causée par un malheureux accident. Elle nettoya les dégâts d'un coup de baguette et nous nous attablâmes à la cuisine, hilares, à une petite table bancale. La table de banquet aurait été un peu de trop.

Pendant l'après-midi, Minie finit de me faire visiter le manoir, sans omettre la cave (humide) et l'observatoire (une tour accolée à la vieille bâtisse où elle me promit que nous pourrions revenir de nuit). Nous nous rendîmes aussi à la bibliothèque, une pièce magnifique remplie d'écrits jusqu'au plafond, puis nous sortîmes. Je découvrais un placard à balais appuyé derrière le manoir, près de la porte de derrière (mon chat préféré me garantit qu'elle me montrerait l'usage qu'en faisaient les sorciers) et un petit embarcadère sur le loch. Nous envisagions de nous promener un peu aux alentours, mais une pluie soudaine nous contraint à nous réfugier dans le salon. Minie devait corriger des copies pour Poudlard, mais avant de s'installer, elle alla me chercher quelques livres pour enfants dans la bibliothèque. Je me plongeai dans les contes de Beedle le barde et pendant quelques heures on n'entendit que le bruit du papier dans la pièce. Quand nous eûmes faim nous retournâmes en cuisine et nous régalâmes d'un plat simple et de jus de citrouille.

Nous parlâmes ensuite une bonne heure de Poudlard, éclairés par des bougies dans le salon, puis montâmes nous coucher. Minie prit soin de me border et nous discutâmes encore un peu tandis que le sommeil me gagnait doucement. Je me sentais bien et heureux. J'adorais le manoir, j'adorais ne plus être à Londres, même si tout était nouveau, et je me sentais bien avec Minie.

Elle voulut se lever pour partir, mais je lui demandai timidement si elle pouvait rester un peu plus. Alors elle me sourit, se métamorphosa et s'assit au bord de mon lit en attendant que je m'endorme. J'emportai sa rassurante forme féline dans mon sommeil.


Voilà pour ce chapitre, en espérant qu'il vous aie plu!

N'hésitez pas à me le faire savoir, j'aime beaucoup les reviews de façon générale car elles me permettent de mieux savoir ce que pensent mes lecteurs, c'est davantage parlant que des statistiques^^

(de même les critiques sont intéressantes et encouragées)

J'ai une question pour vous: Préférez vous que je fasse comme jusqu'à présent, que je publie mes chapitres dès que je les écris, ou plutôt que j'attende d'en avoir quelques un en réserve de sorte d'éviter les interruptions de 6 mois (une fois bien sur que les premiers sont écrits (parenthèse))

Merci pour votre attention et la prochaine,

Kuro/Une limace bionique qui change de couleur