Titre de la fiction : Crois-moi.

Titre du chapitre : Commencement

Auteur : Dealo

Disclaimer : Akihito et Asami appartiennent à Yamane Ayano.

Genre : Romance/Drama/Policier

Couple : AsamiXAkihito

Note : Avec un retard de 2 semaines, me voilà Bonne lecture à vous tous !

Commencement

Akihito dormait tranquillement lorsqu'un son incongru le fit sursauter. Il ouvrit les yeux en grand, le cœur battant la chamade. Il lui avait semblé entendre un bruit de verre brisé. Se concentrant sur son ouïe, il entendit un léger gémissement et se redressa. Se lever lui demanda un effort à cause de la douleur dans le bas de son dos alors, lentement, il se dirigea vers le salon. Mais ce qu'il vit le figea sur place. Asami gisait au sol, inconscient. Son cœur s'emballant, Akihito se précipita vers son amant, oubliant la douleur instantanément. Il se jeta au sol près du yakuza, criant son nom malgré lui. Il prit la tête du plus vieux sur ses genoux, tapant ses joues pour le réveiller.

Peine perdu.

Son cœur battant la chamade, il cria encore une fois son nom avant d'hurler pour recevoir de l'aide. Son esprit lui semblait comme vide. Ce n'était pas normal. Asami ne pouvait pas s'évanouir ainsi… Ca ne lui ressemblait pas. Il devait... il devait… Appeler de l'aide. Oui et aussi… Respirait-il encore ?

Les mains moites, il tenta de prendre le pouls du yakuza mais ne sentit rien. Non non non…

« A… ASAMI ! A L'AIDE ! »

Il lui criait de se réveiller, de lui dire que ce n'était pas grave… Mais en vain. Finalement, il se sentit partir en arrière et croisa le regard colérique de Kirishima. Celui-ci inspecta aussitôt son patron, cherchant le pouls avec précision et se détendant finalement en sentant battre le cœur du yakuza. Il fit signe à un autre homme de main d'appeler une ambulance et positionna Asami sur le côté, dans une position de sécurité. Une fois cela fait, il redressa violement le photographe et lui demanda en hurlant :

- Qu'est ce qui s'est passé !

Mais le plus jeune restait incapable de parler, son regard figé sur le corps inerte de son amant. Le repoussant brutalement, Kirishima se concentra sur les premiers soins à administrer à son supérieur et ami. L'ambulance arriva rapidement et Asami fut transporté dans le véhicule. Voyant Kirishima prendre place dans celui-ci, Akihito tressaillit. C'était à lui de monter avec son amant ! Reprenant finalement ses esprits, il s'approcha de l'homme de main et le défia du regard.

« N'espère pas que je reste loin de lui. », hurlait tout son être. Kirishima hésita une demi-seconde avant de soupirer. Le photographe serait capable de faire un esclandre et retarder le départ de l'ambulance. Il serra les dents et laissa sa place au plus jeune. Akihito s'installa aussitôt dans l'ambulance et saisit la main froide du yakuza. Asami respirait doucement, sa poitrine se soulevant lentement. Akihito le fixa avec tendresse et Kirishima ne put que soupirer encore une fois en voyant la scène. Le gosse était définitivement amoureux de son boss. Et Asami… Il ressentait probablement des sentiments aussi pour le morveux.

Dans l'ambulance qui s'éloignait rapidement en ville, Akihito murmurait des mots « doux » au yakuza :

- N'espère pas partir comme ça, abruti de pervers… Même pas en rêve je te laisserais mourir… n'y pense pas…

L'ambulancier assis à côté de lui le fixait avec insistance mais Akihito n'y fit pas attention. Il aurait pourtant dû. D'un mouvement rapide et précis, l'homme le frappa sur la nuque. Akihito s'écroula sur son amant, inconscient. L'ambulance s'enfonça profondément dans la ville, en silence.

La première chose qu'il sentit en revenant à lui, ce fut un mal de tête horrible. Tout son corps était lourd et sa tête lui semblait sur le point d'exploser. Ouvrant difficilement les yeux, Asami ne distingua en tout premier lieu que des ombres floues. Peu à peu sa vue s'éclaircie et il comprit que la forme à ses pieds n'était autre que son amant, attaché. Son cœur rata un battement. Akihito semblait comme mort. Le photographe ne bougeait pas et il ne l'entendait pas respirer. Serait-il… ? Non, c'était impossible. Il était ligoté. Personne ne ligoterait un cadavre. Rassuré sur le sort de son amant, il prit le temps d'analyser sa situation. Et il se crispa.

Il se trouvait dans une salle carrée, éclairée par quelques ampoules qui pendaient au plafond. L'air sentait l'embrun et Asami en déduisit qu'il se trouvait près du port. Mais comment était-il arrivé là et surtout pourquoi était-il attaché au mur par des fers en acier ? Et pourquoi était-il prisonnier avec son amant… ?

Malgré son mal de tête, il se concentra pour retrouver ses souvenirs. Il se trouvait à son bureau… il avait bu et…avait été drogué.

Il ferma douloureusement les yeux, la bouche pâteuse. Quelqu'un avait drogué sa boisson. Le coupable avait put faire cela à n'importe quel moment… Lors de la livraison peut-être. Mais qui… ? Il mettait toujours un point d'honneur à éliminer ses ennemis. De plus, la nourriture et la boisson étaient sous étroite surveillance pour éviter tout type d'empoisonnement. Mais injecter une drogue à l'aide d'une seringue, à travers le bouchon, peut être très discret. Ses hommes auraient-ils pu passer à côté d'une si petite marque ? Son mal de tête augmentant, Asami retint un léger gémissement. La drogue était puissante et il s'était fait avoir comme un débutant. Serrant la mâchoire, il se concentra pour retrouver ses esprits. Il ne comprenait pas non plus comment il était arrivé ici avec son amant. Ses hommes n'auraient pas dû permettre son enlèvement…

Ah moins que… Son instinct lui soufflait que la jeune infirmière n'était pas innocente dans toute cette affaire. Une traînée qui se jetait sur Akihito à la moindre occasion… Rien que de repenser à la scène qu'il avait surpris, ses yeux brûlèrent de haine. Si c'était bien ce qu'il pensait, il lui ferait regretter de s'en être pris à lui, et à son jeune amant aussi par la même occasion.

Les fers tirant douloureusement sur ses épaules et les muscles de ses bras, il se redressa tant bien que mal le long du mur. Akihito se trouvait au sol devant lui, inconscient. Il avait probablement dû être assommé, enfin il l'espérait. Soupirant doucement, Asami se morigéna. Il avait été imprudent. En ayant le moindre doute sur la jeune femme, il aurait dû la virer immédiatement et ne pas se laisser attendrir. Tout ça à cause de son jeune amant…

Un bruit le fit redresser la tête et il distingua la jeune infirmière, accompagnée de plusieurs hommes. Probablement les hommes de mains de son défunt père. Elle ne parut pas surprise de le voir réveiller et elle s'avança lentement jusqu'à lui. Une fois à un mètre en face du brun, elle soupira doucement. Elle prit finalement la parole, un petit sourire triste aux lèvres :

- Je suis vraiment désolée pour l'inconfort de votre position actuelle… Mais je ne dois pas prendre le moindre risque. Vous avez une réputation dans le milieu et je ne voulais vraiment pas vous avoir comme ennemi. Mais les choses étant ce qu'elles sont, je n'ai pas le choix. Veuillez me pardonner.

La défiant du regard, il ne lui répondit rien. Qu'elle aille crever.

Elle se crispa face à son regard de pure colère avant de dire :

- Je ne vais pas vous tuer. Vous souffrirez peut-être un peu mais ce n'est pas vous ma proie.

Asami se figea. Pas lui… Alors Akihito ? Il fixa le corps au sol avec inquiétude. Pourquoi… ?

La jeune femme due voir son incompréhension car elle s'accroupit et saisit le menton du plus jeune. Avec délicatesse, elle caressa la joue pâle, avant de violement frapper le crâne du photographe au sol. Asami écarquilla les yeux devant la brusque violence de la jeune fille.

Akihito poussa un gémissement de douleur, du sang coulant le long de sa joue.

- Ah il semble se réveiller. Parfait, nous allons pouvoir commencer.

Elle observa le plus jeune papillonner des paupières avant de se redresser et d'expliquer :

- J'ai longtemps hésité avant de choisir cette méthode… Tout ce que je veux, c'est me venger de ce photographe de malheur. Evidemment il a fallut que ce soit l'amant d'un mafieux et pas n'importe lequel… Asami Ryuichi. Pour vous capturer j'ai du prendre énormément de précautions. Déjà pénétrer dans votre vie privé, ensuite me faire accepter… « Aider » cet assassin… cracha-t-elle en lançant un regard de mépris au plus jeune. Les méthodes les plus simples ne fonctionnent pas sur lui et il a fallut que vous interveniez lors de l'incendie… Vraiment, je n'ai pas eu de chance.

Akihito ouvrit difficilement les yeux, l'esprit embrumé. Rapidement, il se rendit compte de sa situation actuelle. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que la jeune fille qui le fixait avec haine était Noriko. Il grimaça en sentant le liquide chaud couler dans son coup. Il s'était fait tabasser… ? Voyant trouble, il murmura :

- Noriko… ? Qu'est ce qui s'est passé… ?

Elle se mordit violement la lèvre avant de le gifler brusquement. Sonné, Akihito laissa retomber sa tête sur le sol. Bordel que… ? Et là il se rendit compte qu'il n'était pas le seul emprisonné. Un homme était pendu au mur, il portait une chemise blanche entrouverte, dévoilant un torse puissant et musclé. Ses cheveux bruns lui tombaient légèrement devant les yeux, et il le fixait avec une étincelle dans le regard.

Il n'était pas étonné d'être prisonnier, c'était chose courante dans sa vie depuis qu'il connaissait le yakuza mais cette fois-ci, il y avait quelque chose de différent : Asami était avec lui.

Il murmura doucement :

- Asami… ? Que… ?

Le brun se contenta de lui lancer un regard inquiet. Pourquoi inquiet… ? Sentant un liquide chaud couler le long de sa joue il tenta un maigre sourire pour rassurer le yakuza. Il avait déjà vu bien pire !

De ce qu'il pouvait constater, et ce malgré son mal de crâne, il ne pouvait pas bouger, Asami non plus, et ils étaient à la merci de la jeune femme et de ses hommes.

Le cœur battant la chamade, il croisa le regard de pure haine de Noriko à son égard. Hey ! Il n'avait rien fait ! C'était encore la faute de ce yakuza de malheur, il en était sûr !

Gigotant dans tous les sens, il demanda :

- Noriko ? Pourquoi tu fais ça… ?

Elle haussa un sourcil avant de dire :

- Pour la vengeance tout simplement.

Elle se redressa et recula lentement, leur tournant le dos.

- Pour me venger de la mort de mon père… Car le fautif est ici, dans cette salle. Celui qui a livré les photos au publique… Celui qui a ruiné la réputation de mon père… Qui l'a mené jusqu'au suicide. Toi, Takaba Akihito… finit-elle par murmurer.

Elle fit un signe de tête à ses hommes de mains qui redressèrent violement le jeune homme, l'attirant au fond de la salle. Ils le jetèrent sans ménagement au sol où il s'écroula en gémissant. Bordel sa cicatrice n'était pas encore totalement guérie ! Noriko s'approcha alors et se baissa jusqu'à son oreille. Ses douces lèvres bougèrent lentement, articulant tranquillement la sentence. Akihito écarquilla les yeux, son regard se posant sur son amant. Elle ne pouvait pas… ! Il se débattit mais elle murmura encore quelques mots avant de se redresser.

Il blêmit et ses lèvres tremblèrent. C'était impossible ! Elle ne pouvait pas faire ça !

- Commençons.