Vendredi
Par Saeshmea
Traduction Calidora Black
Warning : Ce chapitre contient des scènes explicites, avec du vocabulaire en conséquence. Le rating M est justifié, et ne lisez pas si vous n'êtes pas un public averti. Vraiment.
Pour ceux qui restent, je vous souhaite une bonne lecture
…
« A quoi penses-tu ? » Dit Alastor, juste après que son cavalier ait mis en pièce ma tour sur l'échiquier qui est placé entre nous, sur la petite table de chez lui.
Il est revenu chez lui depuis lundi et je lui rends visite pour la première fois, mais je sais que je ne suis pas de bonne compagnie. Mon esprit n'est clairement pas avec lui, et son commentaire me le fait réaliser.
« Je suis désolée » Je murmure.
La vérité est que depuis mercredi, je n'ai pas été capable de penser à autre chose que ma soirée.
« C'est bon, mais j'aimerais savoir ce qui te préoccupe ainsi. Nous sommes amis, tu peux me parler. »
Non. Je ne peux définitivement pas dire à Alastor que je suis distraite car dans deux trente, je suis attendue dans la chambre de mon Maitre. Précisément parce que nous sommes amis, il serait la dernière personne au monde que je voudrais voir au courant de cela. Il est toujours si protecteur avec moi que je ne pense pas qu'il aimerait savoir que je suis devenue l'amante soumise d'un homme qu'il a qualifié de 'fou ou courageux'.
« Je pensais à cette pauvre Augusta » Je mens, plutôt bien, je dois dire.
« Augusta Longdubat ? »
Fol-Œil connait aussi Augusta, pas seulement car il a été l'instructeur de son fils Frank, mais parce que nous étions tous les trois amis à Poudlard. Penser à cette époque me rends nostalgique. Les choses étaient si différentes à cette époque… Augusta et moi nous manions en train de voyager tous les trois à travers le monde, ayant des aventures ensembles. Bien sûr, tout cela n'est jamais arrivé, en particulier car elle a été la première à se marier. En fait, la première et la seule, car Alastor et moi sommes toujours célibataires. C'est vrai que parfois, il semblait possible que nous finissions ensemble, et je ne peux pas nier que nous ayons quelques nuits ensemble au cours des années, mais malgré les efforts d'Alastor, je n'ai jamais laissé les choses devenir autres qu'amicales.
« Oui, je l'ai vue la semaine dernière après t'avoir quitté » Je lui explique en faisant bouger mon fou vers sa reine. « Elle a du mal à accepter la condition de Frank. »
« Pauvre garçon, il aurait été un excellent auror. Et sa femme aussi, tu sais. J'ai hâte de voir ce dont leur fils sera capable de faire quand il grandira. » Il se tait un instant pour faire son mouvement suivant, puis reprend « Si seulement ces bavards de Lestranges avaient reçus le Baiser. »
« Bien, nous savions tous que ça avait peu de chances d'arriver avec Mrs Malfoy qui est la sœur de Mrs Lestranges, bien que je n'ai jamais pensé que Malfoy bougerait le petit doigt pour le mari et beau-frère. »
« Je parie que sa jolie femme connait certains moyens de soumettre son mari à ses volontés. » Blague-t-il.
Son choix de mots me rappelle ce à quoi je pensais plutôt, dans deux heures et onze minutes, je vais frapper à la porte de Mr Snape pour un week-end entier de soumission. Je ne sais pas vraiment ce que cela signifie, à quoi je dois m'attendre. Nous avons déjà eu trois rencontres – quatre si on compte la baise sauvage de mercredi, avant qu'il ne quitte mon bureau – mais aucune d'entre elles, aussi excitantes soient-elles, n'a duré plus de quelques heures. Il est donc difficile pour moi d'imaginer ce que nous allons faire pendant un week-end entier.
Le personnage principal du roman que j'ai lu à Noël me revient immédiatement en tête. C'était une jeune sorcière amoureuse d'un sorcier très riche, et qui la traitait comme un esclave sexuel. L'histoire et les scènes sexuelles étaient RES intenses, mais rien ne semblait réalisable dans la vraie vie en particulier pour moi. Ce n'est pas possible, non pas parce que je ne suis plus jeune, que M. Snape n'est pas riche, et que nous ne sommes pas amoureux. C'est évident, mais c'est plutôt parce que si je devais devenir l'esclave de quelqu'un, je passerais probablement une bonne partie de mon temps à être punie, à cause de mon caractère borné ou pour mes commentaires sarcastiques. Ce qui me fait me demander pourquoi je veux devenir une soumise ? Oui, il y a cette sensation de liberté que je ressens lorsque mon esprit est vide, hormis un mélange de douleur et de plaisir provenant d'une bonne fessée et de l'orgasme qui suit. Mais si c'était la seule chose que je recherchais, je suis sure que j'aurais pu trouver un moyen moins autodestructeur et dégradant que de devenir la soumise d'un homme –soyons honnêtes- que je connais à peine.
…
Il me reçoit dans son bureau, vêtu de ses habituelles robes noires. J'ai, après avoir longuement hésité devant mon armoire, décidé de ne pas m'habiller de façon trop spéciale. J'ai tout de même amené ma chemise de nuit en soie, bien que j'imagine que je ne vais pas porter mes vêtements très longtemps.
« Tu n'auras pas besoin de ta baguette, Miss McGonagall » Dit-il en tendant la main pour que je la lui donne.
A contre cœur, je sors ma baguette et je le regarde la placer dans le premier tiroir de son bureau. Je n'aime pas être sans ma baguette, et Merlin sait ce qu'Alastor penserait du fait de confier sa baguette à quelqu'un, mais je ne veux pas de confrontation aussi vite. Si j'ai besoin de me défendre, je suis suffisamment confiante dans ma magie sans baguette et je peux toujours me métamorphoser dans ma forme Animagus pour m'enfuir.
Il revient vers moi, et se tient à quelques dizaines de centimètres de moi. Son expression me perturbe.
« A genoux » Ordonne-t-il et j'obéis sans la moindre hésitation, appuyant mes fesses contre mes pieds et mes mains sur mes cuisses comme il me l'a dit à La Maison. Mais bien que je sois sure ma posture est correcte, il s'approche et me saisit les cheveux, défaisant complètement mon chignon. Il tire vers le haut jusqu'à ce que je me tienne à genoux.
Quand je vois sa main se diriger vers la fermeture de son pantalon, je comprends.
« Suce. » C'est tout ce qu'il dit, pas que j'ai besoin d'en entendre plus pour savoir ce qu'il va se passer quand il place son sexe devant mes yeux.
…
J'ai déjà fait des fellations avant, pour remercier un amant pour un orgasme, pour l'aider à venir après moi, ou quand il me faisait la même chose. Comme je l'ai déjà dit, je ne suis plus jeune, j'ai déjà vécu de nombreuses années, et alors que mon Maitre, qui se tient devant moi, a de l'expérience dans la fessée ou le pouvoir, j'en ai aussi dans certains domaines.
J'approche ma main de mes lèvres, et en le regardant, je lèche ma paume avant de la positionner à la base de son sexe. Je le sers légèrement, et commence des mouvements de bas en haut. J'approche alors ma bouche et embrasse le bout. Pas un baiser rapide, mais un French Kriss, je le goute complétement avec mes lèvres et ma langue, pendant que ma main continue son va et vient.
Je deviens humide. Je peux le sentir dans ma culotte, et si je n'étais pas habillée, je passerais une main entre mes jambes. Rapidement, son sexe grandit dans ma bouche et je relâche ma main, en continuant ma fellation.
Quand je sens que son orgasme arrive, je tente de reculer ma tête, mais je le sens soudain saisir à nouveau mes cheveux. Pendant tout ce temps, il a gardé ses bras sur les côtés de son corps, mais ils me maintiennent maintenant en place, donc je ne peux plus bouger s'il ne s'enlevé pas lui-même de ma gorge.
Il retire son sexe de ma bouche très lentement, pour me permettre de le lécher pour le nettoyer. Je reste là alors qu'il referme son pantalon et me jeté un regard.
« Debout » Ordonne-t-il, et nous allons dans ses appartements privés.
…
« Je t'en prie, assieds-toi » Dit-il en approchant une chaise de la table.
Son salon est assez semblable au mien : de quoi s'assoir près du feu, une table pour les jours où nous (les professeurs) ne voulons pas aller dans la Grande Salle pour manger, et une petite cuisine (très américain pour un château anglais, vraiment) pour ceux qui aiment cuisiner (ce n'est pas mon cas).
Il se dirige vers la cuisine et revient avec deux assiettes (salade verte et omelette). La table est dressée en un mouvement de baguette, et il s'assoit face à moi.
« Dinons, Miss McGonagall » Dit-il en commençant à manger.
« Je n'ai pas faim, Monsieur » Je murmure. C'est un mensonge, j'ai faim, je n'ai pas mangé depuis le thé avec Alastor, mais je n'arrive pas à m'imaginer mettre de la nourriture dans mon estomac maintenant, alors que j'ai encore le gout de son sexe dans la bouche et la chaleur de son sperme dans ma gorge.
« Ce n'est pas une question, Miss McGonagall » Dit-il d'un ton qui m'indique que je ne devrais pas lui faire perdre patience. « Mange ».
J'obéis, et pendant un long moment, nous ne parlons pas, ce que je trouve à la fois agréable et stressant. J'aime le silence, mais pas le silence avec Severus.
« Veux-tu du vin ? » Me demande-t-il en se servant de l'élixir carmin.
« Oui, Monsieur »
« Tu n'as pas besoin de m'appeler Monsieur tout le temps, Miss McGonagall. Le jeu auquel nous jouons est fun mais intense. A certains moments, nous pouvons nous détendre, à partir du moment où tu n'oublies pas tes manières et tes devoirs. »
« Ma la première règle dit… » Je commence, ne voulant pas ombre dans un piège qui pourrait lui donner une excuse pour me punir, même si ça ne me dérangerait pas.
« Nous avons notre propre accord maintenant, Miss McGonagall. Nous pouvons adapter nos règles »
« Ça me va » dis-je en comprenant mieux. « Severus ? »
« C'est bon » Il accepte que j'utilise son prénom, et le silence s'établis à nouveau autour de nous, mais cette fois, c'est confortable.
Quand nous avons finis, il me demande de l'attendre dans sa chambre, complétement nue, debout près de son lit à baldaquin et faisant face au mur. Alors que je quitte le salon, je le vois porter la vaisselle jusqu'à l'évier.
…
Encore humide de ce qu'il s'est passé avant, l'attente augmente encore mon excitation. Finalement, j'entends ses pas qui s'approchent, et la porte qui s'ouvre. Il marche jusqu'à moi, et corrige ma position j'ai l'impression que c'est quelque chose qu'il aime faire, et je me demande si ce n'est pas un autre moyen de marquer son pouvoir sur moi. Ses mains sont froides à cause de la vaisselle qu'il vient de faire, et son toucher me fait frissonner quand il écarte légèrement mes jambes. Il m'indique ensuite de placer mes mains dans mon dos.
« Miss McGonagall. C'est l'heure de votre punition. » Dit-il d'une voix calme et forte.
« Punition, Monsieur ? » Je demande, sans bouger.
« Oui, c'est ce que je viens de dire. »
« Puis-je demander la raison de cette punition, Monsieur ? »
« Tu peux. » Dit-il en s'éloignant. J'entends la porte de l'armoire s'ouvrir, puis se refermer. Je suppose qu'il est allé chercher sa cravache.
Je m'efforce de penser au fait que c'était supportable, alors que je l'entends se rapprocher de moi. Je ne peux pas le voir derrière moi, mais je peux entendre ses pas. Ma première expérience avec la cravache était vraiment bonne, très sensuelle, elle produit une douleur soudaine, mais qui disparait rapidement. Et sentir la langue de Severus qui retrace chaque marque était une sensation très agréable. J'ai hâte de recommencer cela.
« Tu es punie pour être une salope. » dit-il.
« Mes yeux s'écarquillent. Ce n'est pas une façon dont les femmes aiment être traitées, même pendant des actes sexuels…rudes.
Je me retourne, la réponse est sur le bout de ma langue prête à lui être lancée à la figure, quand un bruit sec, suivi d'une douleur sur mes fesses me réduit au silence.
Avant de revenir en position, je jette un coup d'œil rapide à Severus, qui tient une canne.
« Allais-tu dire quelque chose, salope ? »
« Non, Monsieur. »
« Bien. » Il bouge pour avoir un angle diffèrent, et commence à frapper rythmiquement avec la canne, de haut en bas de mes cuisses. Le bâton me touche les deux en même temps, suffisamment doucement pour que ce soit supportable et que ça ne me fasse pas plier les genoux, mais assez fort pour sentir une infernale douleur très rapidement.
« Veux-tu savoir pourquoi tu es une sape ? »
« Oui, Monsieur. »
« Parce que seule une salope est capable de sucer comme ça.
« Ce n'était pas bien, Monsieur ? » Je continue à le questionner en faisant un gros effort pour retenir mes larmes, quand il commence à frapper de plus en plus fort sur mes fesses.
« C'était excellent. C'est pour cela que je pense que tu es une petite salope qui adore sucer des queues. »
« Ce n'est pas vrai. » je dis sèchement, et je reçois en réponse, pas une ni deux, mais quatre coups supplémentaires, avec un angle qui me donne l'impression que ma peau se déchire quand la canne touche mes fesses.
« Tu n'as pas aimé sucer ma queue, salope ? »
« Si » Dis-je alors que je commence à éprouver des difficultés à rester debout. Mon jus coule le long de mes cuisses, rendant impossible de dire que je n'ai pas aimé ça.
Comment ? Comment puis-je aimé être torturée et humiliée comme ça ? Quand suis-je devenue la masochiste que je suis aujourd'hui.
« Donc, tu es une salope. Ma sale petite salope. » Je commence à croire qu'il a raison, que je suis une salope, ce qui signifie que j'ai aimé le sucé autant que j'ai aimé être fessée il y a quatre soirs, ou que j'ai aimé être baisée brutalement dans mon bureau, même si ces expériences n'étaient pas destinées à me procurer du plaisir, je les ai aimées. Je veux recommencer, et donc je dois être une salope. Sa sale petite salope.
Pfiou, ça commence à devenir sérieux cette histoire. J'espère que cette première vraie scène ne vous aura pas fait peur, et que vous l'aurez appréciée.
Les deux prochains chapitres concernent les deux jours suivants, je vais donc essayer de ne pas mettre trop de temps à les traduire.
Merci pour votre lecture, dites-moi ce que vous avez pensé de ce chapitre, et à bientôt !
