MP :
Pour que Jarod oublit quelques temps ses soucis, je lui avais proposé de lui faire voir ce que j'avais acheté. J'avais proposé ça spontanément, sans réfléchir, et maintenant que je me changeais dans ma chambre, je me demandais si c'était une si bonne idée que ça. Décidée à aller jusqu'au bout de mon idée, j'enfilai une de mes nouvelles vestes et j'ouvris la porte. En face de moi, Jarod était assis dans le fauteuil et m'attendait. Quand je fis mon entrée, sûre de moi comme d'habitude, je vis un sourire éclairer son visage et une étincelle briller dans ses yeux. J'étais contente d'avoir proposé ça finalement ! Je me rendais compte aussi à quel point Jarod pouvait me mettre de bonne humeur. A peine une journée passée avec lui et je me sentais déjà mieux. J'avais surtout l'impression que la sensation de liberté, que j'avais depuis hier soir, grandissait en moi.
J'avançai tel un mannequin sur un podium lors d'un défilé de mode et Jarod éclata de rire.
J: Parker, tu es beaucoup plus classe que ça. Sois comme tu es tous les jours !
Je souris franchement à sa remarque. Je savais que je pouvais être moi-même avec lui. Je ne savais pas où tout ça nous mènerait tous les deux. J'avais encore peur de l'inconnu mais j'avais confiance en lui et mes voix me disaient que cette confiance me rendrait libre.
Je lui montrai ma dernière tenue : une mini jupe noire, une paire de bottes noires à talons hauts, un chemisier bleu et noir qui faisait ressortir mes yeux d'après la vendeuse, et une veste noire qui allait parfaitement avec le jupe. Je me sentais vraiment bien dans cette tenue ! Apparemment, Jarod appréciait aussi. Il avait la bouche grande ouverte et ne bougeait plus. S'il avait vu sa tête !
MP: Je m'habille comme ça très souvent alors ferme la bouche.
Il parut un peu gêné d'avoir été vu comme ça. Il se leva et me dit :
J: Je sais, mais je ne te vois pas très souvent.
MP: Et tu aimerais que ça change ?
Il me regarda dans les yeux comme pour chercher à savoir s'il avait bien compris.
J: Oui, mais ça tu le sais. La question est : est-ce que toi tu veux que ça change ?
MP: Je crois que si je ne le voulais pas, je serais partie depuis longtemps.
J'avais vraiment envie que les choses changent. Je voulais goûter au bonheur même si cela me faisait peur.
J: Pourquoi un tel changement ? La dernière fois qu'on en a parlé, dans la limousine qui nous amenait à l'aéroport de Glasgow, tu n'avais pas l'air d'être d'accord.
MP: Je te l'ai dit, Jarod. J'y ai longuement réfléchi.
Il posa son index sur mes lèvres puis me sourit. Il s'approcha de plus en plus de moi. Nos lèvres se touchèrent avec une douceur que je ne connaissais pas. J'aurais aimé que cet instant ne s'arrête jamais. J'aurais voulu sentir pour toujours les lèvres de Jarod sur les miennes, ses mains sur mes hanches et sa chaleur m'envelopper. Je lui rendis son baiser avec autant de douceur. Puis, il s'intensifia et seul le manque d'air arriva à nous séparer.
Lyle :
Ma secrétaire m'annonça l'arrivée d'un des "assistants" que j'avais chargé de surveiller Sydney et Broots.
: Mr Lyle, j'ai surpris un conversation entre Broots et Sydney. Ils parlaient de Jarod et de Mlle Parker. J'ai toutes les raisons de penser que se sont eux qui ont eu accès aux informations sur Calie.
J: Je partage votre avis mais avez-vous des preuves ?
: Non, mais, avec tout le respect que je vous dois, nous n'avons pas besoin de preuves. Vous êtes le directeur, vous avez le pouvoir.
Où avais-je la tête ? Décidément, aujourd'hui j'étais de trop bonne humeur pour faire du mal à quelqu'un. Vivement demain !
C'est pour ça que j'avais engagé ce nettoyeur, il avait un esprit presque aussi "assassin" que le mien. Cet homme avait de l'avenir à mes côtés s'il continuait sur cette voie. Mais, il fallait d'abord qu'il prouve qu'il était capable de mettre ses idées à exécution.
L: Très bien, alors tuez-les.
Il sortit sans ajouter un mot. J'entendis un bruit provenant de la bouche d'aération. Je m'approchai et regardai à travers la grille mais je ne vis rien. Je retournai travailler à mon bureau.
