Chapitre 10 : premier baiser

Nos visages étaient tellement proches maintenant que je sentis son souffle sur ma joue et la tiédeur de sa peau. Je restai quelques secondes immobiles, mes lèvres à quelques millimètres des siennes. J'attendis qu'il me repousse, qu'il se moque de moi, n'importe quoi qui puisse justifier la panique qui me broyait les entrailles. Mais il ne bougeait pas, il semblait attendre lui aussi, les lèvres légèrement entrouvertes. Et l'espace d'un instant, j'eus l'impression qu'il était aussi ému que moi.

Alors je fermai les yeux et frôlai sa bouche, sa peau tiède, contre la mienne. Elle était douce, lisse, comme du marbre et irrésistible.

Le frôlement devint insistant. Edwards s'avança vers moi, me rendant mon baiser, ses bras entourant ma taille.

Ma panique s'évanouit alors et une chaleur intense envahit l'ensemble de mon corps. Le désir me brûlait chaque cellule. Je mis mes mains dans ses cheveux, serrant son visage contre le mien.

Mon rêve n'était rien à côté de ce que je vivais à cet instant là. Il n'était qu'une pâle copie des sentiments qui m'animaient à cet instant précis. Mon baiser devint fougueux. J'entrouvris mes lèvres, cherchant sa langue, mon corps étroitement collé au sien.

Il se pencha vers moi, me poussant contre le tronc de l'arbre, ses doigts se crispant sur ma peau.

Je ne voulais faire qu'un avec lui, un ouragan électrique secouait mon cerveau, une sorte de feu d'artifice d'extase. Je n'arrivai plus à penser, mon esprit uniquement absorbé par ce plaisir nouveau, inconnu jusqu'ici, excitant, fascinant, envahissant.

Edwards me relâcha alors et se recula.

- Waouh, s'exclama-t-il. Deux secondes !

Je restai interdite par son comportement. Je l'observai, inquiète.

- Tu as en effet du mal à te contrôler, continua-t-il.

- J'ai fait quelque chose de mal, lui demandai-je apeurée de m'être ainsi dévoilée alors qu'il ne désirait peut-être pas aller jusque là.

Il sourit et s'approcha à nouveau de moi pour me prendre à nouveau dans ses bras.

- Non ! Mais tu me laisses l'accès à ton esprit, Bella.

- Oh ! répondis-je avant de me rendre compte de ce que cela voulait dire.

Il avait lu mon désir, mon plaisir, cette chaleur sensuelle qui m'avait submergée. Je rougis d'un coup et mon cœur s'emballa.

- OH ! répétai-je, effrayée.

Edwards sourit de plus belle. Il prit ma joue dans sa main.

- C'était magnifique, me murmura-t-il.

Et il m'embrassa à nouveau. La même sensation m'envahit, m'absorbant, annihilant tout mon contrôle. J'étais possédée par mes émotions, elles me submergeaient. Mes mains descendirent le long de son dos, cherchant sous sa chemise. Je poussai un soupir de plaisir en caressant sa peau, douce et parfaite.

Il arrêta à nouveau son baiser mais resta collé à moi, son front appuyé contre le mien, sa main emprisonnant ma joue, ses yeux rivés sur mes lèvres.

- Je crois qu'on devrait s'arrêter là, chuchota-t-il, sa voix trahissant une vive émotion.

- Pourquoi ? demandai-je sur un ton de supplique.

- Bientôt, c'est moi que ne vais plus pouvoir me contrôler.

- Je m'en fiche, lâchai-je en collant mes lèvres contre les siennes.

Il sourit, répondant à mon baiser puis me repoussa délicatement.

- Un temps pour chaque chose, me dit-il. Je ne veux pas que tu regrettes d'être aller trop vite.

- Je n'ai plus dix sept ans, soufflai-je, essayant de trouver un argument pour recommencer à l'embrasser et retrouver cet état d'extase.

- Pour beaucoup de choses certainement mais pas pour ce genre de sentiment, j'ai l'impression. Tes émotions t'envahissent et ton esprit ne réagit plus. Je veux être sur que ta raison soit d'accord avant d'aller plus loin.

Je ne répondis pas, incapable de réfléchir.

- Bella, me dit-il un peu plus fort pour me faire réagir.

- Quoi ? soufflai-je, toujours absorbée par ses lèvres.

- Respire !

Je réalisai que j'étais en apnée depuis plusieurs minutes et je pris une profonde respiration. Je devins cramoisie. Je m'enfouis ma tête dans son épaule.

- Je suis désolée, m'indignai je. Je me comporte comme une gamine.

- Ne t'excuse pas, ria-t-il. J'ai adoré ça.

Je soupirai de gène.

- Ecarte-toi un peu, lui demandai-je. J'ai besoin de reprendre mes esprits.

Il se recula à peine et je pus décoller mon dos de l'arbre. Je cachai mon visage dans ma main, tenant de recouvrir mes pensées. Il m'observai, un sourire en coin.

- C'est extrêmement gênant. Je suis stupide.

- Je t'interdis de dire ça, me coupa-t-il d'une voix douce mais qui refusait tout compromis. Pour moi aussi, ça a été une instant magique, Bella.

Je le regardai à nouveau. Ses yeux me dévoraient d'envie. Mon corps s'empourpra à nouveau. Je le lâchai du regard.

- Mouais, acquiesçai-je. Je crois que nous ferons mieux de retourner là-bas.

- Sans doute, confirma-t-il. Surtout que les invités commencent à partir.

Il me frôla la main et tira mon index avec le sien. Nous commençâmes à marcher vers la maison. Lorsque je l'aperçus la grande verrière, une idée me traversa soudain l'esprit. Je stoppai et blêmis d'effroi.

- Qu'est ce qu'il y a? , s'inquiéta Edwards.

- Tu as lu dans mon esprit, murmurai-je.

- Oui.

- Alors Alice a tout vu ! ET MERDE !

Edwards rit. Il me prit dans ses bras et m'étreignit un instant.

- De toute façon, ils se seraient bien rendu compte de quelque chose. Allez viens ! C'est un mauvais moment à passer, c'est tout !

Tulsa était en train de partir quand nous arrivâmes, les bras chargés de cadeaux. Elle m'adressa un grand sourire et s'engouffra dans la voiture.

Alice arriva en courant vers moi et me prit dans ses bras.

- Bella, comme je suis contente, s'exclama-t-elle. J'étais sure que ça arriverai. Vous êtes faits l'un pour l'autre. C'est formidable !

- Alice, du calme, maugréa Edward.

- Tu veux plaisanter. J'ai gagné mon pari.

- Ton pari ? m'exclamai-je en ouvrant de grands yeux.

- Ben oui ! Emmett était persuadé que tu t'enfuirais à la première tentative d'Edward. Mais tu es la plus forte, c'est toi qui as pris l'initiative.

- Vous avez fait un pari sur mon premier baiser, insistai-je pour vérifier que j'avais bien compris. Formidable !

Le ton de ma voix s'était voulu cynique mais j'étais bien plus affectée que je ne voulais le montrer. Je fermai les yeux pour vérifier à l'énormité qu'elle venait de sortir. Quand je les rouvris, Alice était toujours aussi rayonnante.

- Allez maintenant, montez tous les deux là-haut, les tourtereaux. Je m'occupe de tout ranger. Cette journée a été fantastique !

Edward m'entraîna à l'étage. Il me fit entrer dans sa chambre et referma la porte derrière nous. La vue du lit me fit un peu paniquer. Je me retournai pour ne plus y penser et l'affronter. Il me regardait avec un petit sourire.

- Vous avez fait un pari sur mon premier baiser.

- Je n'y suis pour rien, s'indigna-t-il. C'est entre mes frères et sœurs. Et je n'ai pas la capacité de les contrôler.

- Tu n'as pas parié.

- Je n'aurais jamais fait cela Bella.

Je passai ma langue sur les lèvres, satisfaite de sa réponse.

- Et que pensaient-ils de moi ?

- Emmett et Jasper étaient surs que tu allais t'enfuir. Alice pensait que ce serait le soir où nous sommes allés à l'hôpital et Rosalie que cela n'arriverait jamais.

Je secouais la tête, troublée. Cela me donnait la vision qu'ils avaient de moi, incapable de contrôler ma timidité excessive. D'un certain point de vue, je ne pouvais pas leur donner entièrement tord.

- Et ils ont parié quoi ?

- Différentes choses suivant le gagnant ? dit-il de manière évasive.

Il s'approcha de moi et fit jouer sa main sur mon bras. Je tentai de ne pas me rendre compte de l'effet que cela produisait sur moi et continuai mes questions :

- Et Alice a gagné quoi ?

- Emmett doit lui installer un nouvel auto-radio dans sa voiture. Rosalie va lui offrir un tee-shirt de grande marque et pour Jasper, c'est plus…intime.

Le dernier mot me fit frémir.

- Tu as cru que j'allai m'enfuir comme Emmett et Jasper, lui demandai-je.

Il se rapprocha un peu plus, sa main caressant mon dos le long de la colonne vertébrale. Je frissonnai de plaisir.

- Je ne savais pas ce que tu allais faire.

- Mais avais-tu envie de m'embrasser ?

- J'en crève d'envie depuis des semaines Bella.

- Et pourquoi ne l'as-tu pas fait ?

- Parce que tu n'étais pas prête. Tu avais besoin de temps, tu me l'as dit toi-même. Je ne voulais pas te faire peur.

- Tu m'aurais laissé partir ?

- Le cœur brisé mais oui ! Je t'aurais laissé partir. Je ne peux pas t'obliger à m'aimer si tu ne le désires pas, Bella !

Je me collai à lui, mes mains encerclant ses épaules. Edwards m'embrassa furieusement, me serrant dans ses bras comme s'il voulait que nos corps ne fassent qu'un.

Je sentis qu'il me penchait en arrière et m'allongeai sur le lit. Son corps pesait sur le mien, ses lèvres plaquées contre les miennes, nos langues se cherchant violemment.

J'enroulai ma jambe autour de la sienne, mes mains fouillant dans ses cheveux.

Edward bascula sur le côté et recula :

- Ok, soupira-t-il en reprenant son souffle. On se calme.

Mes yeux étaient scotchés sur ses lèvres et je pesai de tout mon poids sur ses bras qui me retenaient de l'approcher.

- Bella! Calme ton cœur. Il va explosa, me souffla-t-il.

- Il résistera, affirmai-je.

Edward rit mais il continua à m'empêcher de l'approcher.

- Je préfère ne pas vérifier, m'assura-t-il.

J'aspirai profondément, et me recula doucement. Ses mains se relâchèrent et je m'assis. Je relevai mes cheveux en bataille et les lissai vers l'arrière.

- Il va falloir que j'apprenne à me calmer, avouai-je.

Il se colla contre mon dos, ses jambes entourant ma taille, ses mains emprisonnant les miennes.

- Personnellement, je préfère que tu restes comme ça mais les autres habitants de la maison vont finir par se plaindre du tapage.

Je regardai autour de moi. Les couvertures étaient jetés en tas contre le mur, les oreillers à leurs côtés.

- Ils ont entendu, paniquai-je.

- Pas cette fois, me calma-t-il. Mais Alice est extrêmement satisfaite de nous.

- Oh ! non, c'est encore arrivé, me plaignis-je, honteuse.

Edward ria et m'embrassa sur l'omoplate. Mon cœur réagit au quart de tour.

- Arrête de faire ça, chuchotai-je. Je croyais que tu voulais que je me calme.

- J'ai dit que tu devais te calmer, pas que je le voulais. J'adore lire dans les pensées quand je t'embrasse. Je n'avais jamais rien ressenti de tel auparavant.

- Moi non plus, confirmai-je.

- Et personnellement, j'en ai rien à fiche qu'Alice puisse voir ton avenir si ça me permet à moi de goûter à tes émotions.

Je mis ses bras autour de mes épaules et me laissai aller contre lui. J'étais bien, heureuse.

Nous nous mîmes à parler le reste de la nuit, de tout et de rien . Je me fichai du sujet du moment que je pouvais entendre sa voix, sentir ses mains me caresser, ses lèvres dans mon cou, son souffle sur ma peau, son odeur qui m'enivrait.

Le lendemain matin, Edward se prépara pour aller au collège. Il avait été absent depuis plus de trois semaines et la famille Cullen avait de plus en plus de mal à le justifier auprès de l'administration. Cette séparation me déchirait, j'avais une boule au fond de mon estomac. Mais je ne voulais surtout pas qu'il s'en aperçoive. Je me trouvai ridicule, incapable et de le laisser seul durant quelques heures.

- Tu pourrais venir manger à la cafétéria avec nous ce midi, suggéra-t-il.

- Je ne veux pas vous déranger, murmurai-je.

Il m'attira à lui et colla sa bouche contre la mienne.

- Je vais donc te le dire différemment. J'ai très envie que tu viennes manger avec nous à la cafétéria du lycée aujourd'hui, demain et tous les autres jours de la semaine. Et j'ai très envie d'être à nouveau ce soir pour être seul avec toi et te serrer contre moi. Et j'ai très envie de t'embrasser.

Je rougis instantanément. Son baiser fut plus doux, un frôlement.

- Mais si je commence, je ne suis pas sûr de partir en cours.

Nous descendîmes dans le salon. Les enfants Cullen étaient assis sur le canapé, lisant le journal. En gros titre, un assassinat abominable à Seattle. Ils nous adressèrent un salut bref, mais il était évident que ce n'était qu'une façade. Je m'assis à côté d'Emmet, lisant par dessus de son épaule un article dont je me fichai complètement.

- Alors, me demanda-t-il d'un ton neutre, Tu as bien dormi.

Un sourire fusa sur son visage et je poussai un petit râle.

- Emmet, je croyais que tu devais installer un auto-radio sur la voiture d'Alice. Qu'est ce que tu fous là ?

A son tour, il grogna. Les autres pouffèrent.

- Quelle idée aussi de parier contre quelqu'un qui sait lire l'avenir ! m'exclamai-je.

- Je croyais qu'elle ne pouvait pas le faire avec toi.

Je grimaçai.

- Ouais, maugréai-je. Et bien, je crois que là dessus, on s'est un peu trompé tous les deux.

Nous nous regardâmes et nous partîmes à rire. Il mit son bras autour de mon épaule et m'embrassa sur la joue.

- Bienvenue dans la famille, sœurette.

Je lui souris, un peu gêné par sa réaction.

Il se levèrent tous pour partir. Edwards s'approcha de moi et joua quelques secondes avec une de mes mèches de cheveux, me fixant intensément jusqu'à ce que mon cœur batte la chamade.

- A midi, rappelle toi, me chuchota-t-il avec satisfaction.

- Promis.

Je les vis partir en voiture par la grande verrière, jalouse de ne pas être avec eux. Je traînai dans la maison ,avec l'envie de ne rien faire. Je m'ennuyai terriblement d'Edwards. Je me décidai finalement à marcher tranquillement le long du chemin jusqu'à la ville. Il m'avait donné les clefs de sa voiture. Mais d'une part, je n'avais pas osé lui avouer que je ne savais pas conduire et de deux j'avais besoin de prendre l'air.

Je marchai tranquillement, une fine pluie me rafraîchissait le visage. J'étais bien. J'arrivai en ville. Je retrouvai aisément la route qui mène au collège et j'arrivai sur le parking lorsque la sonnerie retentit.

La cantine était juste en face. Edward m'attendait à l'extérieur. Il enroula ses bras autour de ma taille et enfouit son visage dans mes cheveux.

- Tu m'as manqué, me souffla-t-il.

- Toi aussi, dis-je, la voix coupée par l'émotion.

Nous restâmes ainsi un instant. Et petit à petit, je me rendis compte que les regards se tournaient vers nous. Tous les élèves de la cafétéria nous observaient, exceptés la famille Cullen qui semblait sourire de la situation.

Je blêmis un peu et me raclai la gorge.

- J'ai l'impression d'être épiée, lui expliquai-je.

- Je m'en fiche, déclara-t-il aussi sec.

Il m'ouvrit la porte et me mit le bras autour des épaules pour m'entraîner avec lui. Nous traversâmes la pièce, sous les coups d'œils prononcés des élèves et les murmures à notre passage. Nous croisâmes Mike, assis avec des amis. Je lui adressai un sourire, mais Edward ne me laissa pas lui parler et me tira vers les Cullen. Ils m'accueillirent avec un grand sourire. Sur la table trônait deux morceaux de pizza et un soda.

- Bon appétit, lançai-je.

- C'est pour toi, idiote, répondit aussi sec Emmett.

- Je vous ai dit que j'étais capable de me nourrir toute seule.

- Explique cela à ton vampire de petit ami, ajouta Jasper. Il te prend pour une humaine.

- Mange, m'ordonna gentiment Edward.

Je croquai dans un petit morceau pour lui faire plaisir et mâchai lentement.

Nous discutâmes de tout et de rien. L'heure avança à toute vitesse et déjà, ils durent repartir en cours. Je promis à nouveau d'être là le soir.

Je flânai entre les bâtiments. Personne ne vint me dire quoi que ce soit. J'entendis, dans un petit carré de la musique. Je m'avançai et découvris à travers la fenêtre une petite pièce où se tenait quatre adolescents, deux filles et deux garçons. Un des garçons tapait sauvagement sur un batterie tandis que l'autre faisait agonisé une guitare électrique. Les deux filles chantaient, le tout dans une cacophonie générale.

Je trouvai cela très laid et pourtant avec un peu d'entraînement et une autre rythmique, je pensai qu'on pouvait y faire quelque chose. Je les écoutai un long moment et quand mes oreilles furent à saturation, je m'éloignai marcher dans le parc avoisinant. J'essayai de penser à me trouver une occupation les jours où Edwards serait absent. Je ne pouvais pas passer mes journées à l'attendre. Mais rien ne me venait. Je ne pensai qu'à lui, à ses yeux, à ses lèvres.

A seize heures, j'étais accolée à nouveau à la voiture des Cullen. Et cette fois-ci, personne ne vint m'avertir du danger que j'encourrai. L'information avait circulé à vitesse grand V dans l'établissement. Edwards Cullen avait désormais une petite amie attitrée. Interdiction de l'approcher !

Il fut dans les premiers à arriver et un grand sourire s'afficha sur son visage. Je lui rendis.

- Pourquoi n'es tu pas venue avec la voiture ?, me demanda-t-il.

Je fronçai les sourcils, un peu gênée. Il ouvrit alors de grands yeux.

- Tu ne sais pas conduire, s'exclama-t-il. Quel idiot je suis ! Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ?

- J'ai l'impression que vous me voyez tous comme une bête des cavernes. Je n'avais pas envie de le confirmer une fois de plus.

Il prit mon visage dans ses mains et m'embrassa passionnément.

- Je suis désolé, me dit-il

- J'aime quand tu es désolé, ris-je, un peu déboussolée.

Il m'embrassa de nouveau. Alice arriva derrière nous et se mit à toussoter.

- Ce n'est pas qu'on voudrait vous déranger mais nous aimerions rentrer chez nous. Alors on se pousse les amoureux.

Edwards me prit par la main et m'installa à l'arrière. Il se pencha vers moi et me chuchota à l'oreille.

- Je t'apprendrai à conduire.

- J'espère que vous avez suffisamment de voiture en stock, lui réponds-je, un peu inquiète.