Quand Hermione et Tom aboutirent devant la maison d'Hepzibah, ils purent voir que William attendait devant la porte. Il devait déjà avoir sonné et attendait que l'elfe de maison ouvre la porte. Hermione remarqua qu'il les avait vu et les observait ; que devait-il penser en la voyant au bras de Voldemort, rien sûrement.
William avait passé une mauvaise nuit, il n'avait pas arrêté de penser à l'inconnue qu'il avait laissée chez Hepzibah. Peut-être aurait-il dû s'inquiéter de ce que sa tante comptait faire. Il savait que jamais elle ne l'aurait mise à la porte mais il se sentait impliqué dans cette histoire. Après tout, c'est lui qui l'avait trouvée évanouie, peut-être aurait-il dû la ramener chez lui mais il ne savait pas comment elle aurait pris la chose. Elle était en sûreté avec sa tante, c'est tout ce qu'il avait besoin de savoir : pourtant, il avait fallu qu'il vienne lui-même s'acquérir de son état. Toute la journée, au Ministère, il n'avait pas, ou presque, réussi à se concentrer. Ainsi, dès qu'il avait eu fini sa journée, il était venu et attendait désormais devant la porte de sa tante, patientant que l'elfe daigne venir lui ouvrir. Quand il avait entendu des bruits de pas derrière lui, il s'était retourné et avait vu un couple s'approcher. Il avait hésité une seconde puis s'était rendu compte qu'il s'agissait de la jeune femme et de Jedusor ; que faisaient-ils dans la rue ensembles. Quand ils furent à sa hauteur, il remarqua qu'elle était très jolie et élégante. Lorsque son regard se posa sur elle, elle lui fit un sourire qu'il ne réussit pas à lui rendre. Pour une raison qu'il ignorait, il était soudainement agacé par tout ceci. Peut-être éprouvait-il une sorte d'envie inconsciente de la protéger, de l'aider dans son malheur. C'est lui qui l'avait trouvée – cette phrase revenait souvent dans son esprit. Ressentait-il le besoin de continuer à être là pour elle ? Pourtant, on aurait dit que Jedusor s'était déjà approprié ce rôle. Depuis la première fois où il l'avait vu, il avait le sentiment qu'il n'était pas fréquentable et cette impression demeurait fort présente.
Hermione se trouvait en face de William, il semblait fatigué et aussi énervé – qu'avait-il ? La jeune femme lui sourit quand leurs regards se croisèrent mais son visage resta de marbre. Hermione se demanda soudain si elle avait fait quelque chose qui l'avait mis en colère mais rien ne lui vint à l'esprit. Debout entre Jedusor et William, Hermione se sentait plus que petite. Tous deux étaient grands, William peut-être un peu plus que Tom mais de peu. Elle avait l'habitude avec Harry et Ron mais jamais ça ne l'avait à ce point impressionnée. Peut-être était-ce parce qu'ils avaient grandis ensembles ? Non, la jeune femme sentait que ce n'était pas la bonne réponse. En faisant abstraction du fait qu'il s'agisse de Voldemort – ce qui était quasiment impossible – Hermione trouva qu'ils avaient quelque chose en plus. Peut-être était-ce parce qu'ils étaient plus vieux, elle n'aurait su le dire. Sentant qu'il fallait qu'elle prenne la parole pour rompre la glace, Hermione ouvrit la bouche mais fut interrompue par la porte d'entrée qui fit apparaître Hokey. Sans dire un mot, William entra le premier sans un regard pour les deux autres. Tom sourit et invita Hermione à passer devant lui – ce qu'elle fit en se souvenant de ses résolutions le concernant. Quand elle arriva dans le hall, elle ôta sa veste et se rendit directement dans le salon où elle entendait Hepzibah s'adresser à William. Quand elle entra dans la pièce, elle remarqua que la vieille n'avait pas changé de place depuis son départ et que son neveu était assis dans le fauteuil qu'elle occupait précédemment avec Voldemort. La Gryffondor tendit le livre à Hepzibah et alla s'assoir timidement à côté de William sans que celui-ci ne pose, même une seconde, ses yeux sur elle. C'était assez étrange, lui qui n'avait pas cessé de lui envoyer des regards rassurants et apaisants la veille, ne daigna même pas la regarder aujourd'hui. Timidement assise à côté de cet homme, Hermione vit Voldemort entrer dans la pièce sans pour autant s'assoir – il semblait dire au revoir à la vieille dame qui le remerciait pour son amabilité. Perdue dans ses pensées, cherchant à comprendre le comportement de William, elle ne vit pas Voldemort lui lancer un regard qui aurait fait fondre la plus rigide avant de s'en aller.
Marchant en direction de l'Allée des Embrumes, Tom ne put empêcher un petit sourire de se former sur ses lèvres. L'imbécile de neveu était jaloux, il lui en fallait vraiment peu, il connaissait à peine la fille. C'était extrêmement grisant de le voir ruminer tandis qu'elle était à son bras à lui. Cet idiot avait été assez faible pour s'attacher à elle – comme on s'attache vite à un chien trouvé – il s'en mordrait les doigts. Cependant, Tom avait la certitude que l'imbécile allait essayer d'éloigner la fille de lui et pour ce faire, il allait sans aucun doute noircir son image aux yeux de la vieille ; il fallait qu'il agisse. Il croyait – ou du moins espérait – que, parce qu'il l'avait trouvée, la fille était à lui. Etonnement, ce comportement avait réveillé en lui une sorte de sentiment de compétition et si cet idiot éprouvait la même chose, l'émulation le perdrait car Voldemort gagnait toujours.
Assis à côté de la jeune femme, William n'avait qu'une envie : avoir une conversation avec sa tante en privé. Que c'était-t-il passé dans la tête de sa tante en laissant la jeune femme se promener avec cet homme. Cependant, ne sachant pas comment avancer la chose sans demander à la dite jeune femme de partir, il écouta patiemment sa tante. Elle semblait heureuse, son nouveau livre à la main, lui parlant comme si de rien n'était.
- Ne te l'ai-je pas dit ? Oh, non, c'était à Tom !
Voilà qu'elle le confondait avec ce scélérat, que lui fallait-il de plus !
- J'ai demandé à Victoria si elle voulait bien être ma demoiselle de compagnie, tu sais à qu'elle point je m'ennuie tout seule ici. Je lui ai acheté des vêtements, regarde qu'elle belle robe elle porte.
Hermione observait discrètement l'homme à côté d'elle, il semblait écouter la vieille sans vraiment le faire. Plus d'une fois, elle aussi s'était surprise à remarquer qu'elle ne portait plus d'attention aux dires infinis d'Hepzibah – sans que celle-ci ne semble rien remarquer. La jeune femme nota qu'il semblait s'être réveillé quand elle avait prononcé le prénom de Voldemort. Ses sourcils s'étaient froncés, ce pouvait-il qu'il ne l'apprécie pas ? Dans ce cas, elle avait trouvé un allié. La jeune femme avait été un peu déçue qu'il ne se tourne pas vers elle pour admirer sa robe, comme le lui demandait sa tante. Non qu'elle voulait être admirée mais il se sentait assez mise de côté par William aujourd'hui. Paradoxalement, un instant, elle le trouva moins agréable que Voldemort.
William n'avait pas entendu le reste de la phrase de sa tante, ainsi la jeune femme allait lui tenir compagnie. Ne doutant pas un instant que la pauvre allait s'ennuyer, il trouva cependant que l'idée était plutôt bonne. Mais sa tante savait-elle d'où venait cette fille, n'avait-elle pas une famille qui la cherchait ? Si des gens l'attendaient quelque part, n'était-ce pas égoïste de la part de sa tante de la garder mais aussi de sa part à lui qui se réjouissait de cette nouvelle. Mais si cette jeune femme ne voulait rien dire, c'est qu'elle avait une raison. Pourtant, si ça Katherine s'était enfuie, il aurait aimé qu'on prenne soin d'elle mais aussi qu'on la revoie vers lui. Cependant, jamais Kathy ne se serait enfuie, elle n'avait aucune raison de le faire. Cette jeune femme était-elle mariée ? – il ne se souvenait pas lui avoir vu une alliance. Pourtant, si elle était partie, c'est qu'elle en avait ressenti le besoin et si elle souhaitait rester, ils ne pouvaient décidemment pas lui demander de retourner parmi les siens. N'en pouvant plus, ayant l'indéfectible envie d'avoir une conversation avec sa tante, il prit soudainement la parole.
- Ma tante, il faudrait que je vous parle en privé.
Hepzibah sembla surprise par cette demande si soudaine ; que voulait tant lui dire son neveu, si c'était à propos de Victoria, elle ne changerait pas d'avis.
Hermione eut soudain l'impression de ne plus être à sa place et William lui sembla de plus en plus antipathique. Ne sachant pas trop quoi faire, elle hésita quelques secondes avant de se lever.
- Ma chère, pouvez-vous nous laisser quelques temps, faites ce que vous voulez, visitez la maison à votre aise.
Hermione ne se le fit pas dire deux fois et sans un regard pour William, elle quitta la pièce. Ayant décidé, sans vraiment réfléchir, d'aller dans la bibliothèque – qu'elle avait découverte le matin même – elle rentra dans la pièce, contrariée. La jeune femme avait l'étrange sentiment que William ne l'aimait pas, que lui avait-elle fait pour ça ? Ce pouvait-il qu'il désapprouve sa présence au côté de sa tante, pensait-il qu'elle était capable de lui faire du mal ? Serrant la mâchoire, elle posa son regard brillant de larmes sur les reliures poussiéreuses ornant les murs mais n'arriva pas à se concentrer assez que pour en lire le titre.
William regardait sa tante l'observer avec curiosité, il ne savait pas comment formuler sa phrase afin qu'elle comprenne ce qu'il essayait de lui dire.
- Ma tante, pensez-vous que Tom Jedusor soit vraiment quelqu'un de bien ?
Hepzibah regarda son neveu avec étonnement puis soudainement, elle se mit à rire. Arquant un sourcil, William regretta d'avoir posé cette question. Sa tante ne voyait que ce qu'elle voulait, cela ne servait à rien qu'il essaye de la mettre en garde.
- J'ai compris, ce n'est pas faute d'avoir essayé.
La vieille dame s'arrêta presqu'instantanément et essaya une larme – due à ce fou rire – qui menaçait de couler au coin de son œil.
- Voyons Will, que vas-tu imaginer là ? Je suis certaine que Tom est quelqu'un de bien.
Le dénommé Will ne répondit rien, il n'en passait cependant pas un mot.
- Il travaille pourtant chez Barjow et Beurk, cet établissement a une très mauvaise réputation. Qui, mise à part quelqu'un de peu fréquentable, déciderait de fréquenter ce lieu ?
- Tu penses alors que je ne suis pas quelqu'un de fréquentable parce que j'y achète des choses ?
- Non, mais ce n'est pas pareil.
William regretta tout de suite cette critique concernant le travail de Jedusor ; ce n'était pas le bon point d'approche. Cependant, sa tante n'avait pas du tout l'air fâchée. En même temps, il ne l'avait que très rarement vue en colère.
- Je suis soulagée que ce ne soit que ça et je suis certaine que dès que tu connaîtras mieux Tom, tu changeras d'avis. Figures-toi que j'ai cru un instant que tu étais contre le fait que Victoria soit ma demoiselle de compagnie.
Hepzibah aimait ce mot, elle avait toujours rêvé d'en avoir une ; comme ces dames qu'elle rencontrait dans ses livres. William fut surpris par les dires de sa tante, pourquoi serait-il fâché, cette nouvelle lui faisait au contraire plutôt plaisir.
- Non, qu'elle drôle d'idée ! Je trouve justement que c'était imprudent de votre part de la laisser se promener avec ce type.
- Tu n'as pas à t'en faire, Tom ne ferait pas de mal à une mouche.
Non certain de ce qu'elle avançait, William se résolu ; sa tante était plus têtue qu'une mule. S'il lui arrivait quelque chose, ce qu'il ne souhaitait bien sûr pas, il aurait au moins la consolation de se dire qu'il l'avait mise en garde. Cependant, il se sentait responsable de la jeune femme qui venait de quitter la pièce et il ne voulait pas que Jedusor lui fasse du mal.
- Faites comme vous voulez, je vous demande juste de ne pas le laisser tourner autour de Victoria. On ne sait pas ce qu'elle a vécu et ce qu'il peut lui faire subir.
Soudain, Hepzibah sembla plus que choquée par la déclaration de son neveu. Elle comptait tout faire pour les mettre ensemble, ce n'est justement pas pour empêcher Tom de s'en approcher. De plus, elle avait bien remarqué que la jeune femme ne le laissait pas indifférente, quel gâchis de les séparer !
- Ah non, j'essaye justement de les rapprocher ! Ne t'en mêle pas mon chéri, je sais ce que je fais, j'ai de l'expérience en la matière tu peux me croire.
William tiqua à l'entende du projet de la vieille, quelle d'idée saugrenue. Cependant, il décida de ne pas aller plus loin dans cette conversation et quitta la pièce sans rien dire. Avant de laisser sa tante mettre son plan ridicule à exécution, il devait s'assurer que c'était bien ce que souhaitait la jeune femme en question.
Hermione avait réussi à se ressaisir, elle se sentait plus calme à présent. Le comportement de William l'avait blessée plus qu'elle n'aurait dû, après tout elle ne le connaissait quasiment pas. Peut-être, vue les circonstances, s'était-elle attachée à la première personne qui semblait s'inquiéter pour elle ? Elle était à la recherche d'un potentiel livre à lire quand elle entendit la porte derrière elle s'ouvrir en grinçant. Se doutant de qui il devait s'agir, la jeune femme ne se retourna pas, continuant à analyser les tranches de livres comme si de rien n'était.
- Je peux vous déranger ?
La jeune femme remarqua que le ton de sa voix était amical ; ce n'est pas l'intonation qu'elle s'attendait à entendre, aussi se retourna-t-elle. William était dans l'embrasure de la porte, toujours aussi grand, sa condescendance ne l'avait pas diminué.
- Oui.
Comme toujours, le ton qu'elle employa n'était pas celui qu'elle désirait et, tandis que sa gorge traitresse se contractait comme il avança, Hermione ne bougea pas d'un pouce.
- Tout d'abord, comment allez-vous ?
Il s'inquiétait de son état, quelle mouche l'avait piquée pour qu'il adopte un comportement désormais si convenable.
- Je vais bien, je vous remercie.
On sentait qu'il y avait, cette fois, un peu plus d'amertume dans la voix de la jeune femme mais William ne sembla pas le remarquer quand il reprit la parole.
- Vous m'en voyez ravi. Tout d'abord, je tiens à vous dire que je vous suis très reconnaissant pour accepter de tenir compagnie à ma tante ; Merlin seul sait à quel point elle peut être exaspérante quand elle le souhaite.
En disant ces mots, il ne put que repenser à l'entêtement de sa tante quant à la situation avec Jedusor qu'il désapprouvait. Il avait grandi aux côtés de cette femme et l'appréciait plus que tout mais elle pouvait parfois l'énerver atrocement.
Hermione ne sut plus quoi penser quand elle entendit ces mots. Ainsi, il ne désapprouvait pas sa présence ici, pourquoi était-il si énervé tout à l'heure dans ce cas ?
- Je ne sais toujours rien de vous mais vous me semblez être quelqu'un de confiance. Vous savez que quand vous aurez envie de parler, vous pourrez toujours venir me voir – vous le savez, n'est-ce pas ?
Hermione se sentit rougir, comme à chaque fois qu'il prenait cet air en face d'elle, un air qui était intimidant sans le vouloir.
- Oui.
Se rendant compte que ce mot n'avait été que le sien depuis l'arrivée de l'homme, Hermione réfléchit à ce qu'elle pourrait dire mais rien ne vint. Tout restait coincé dans sa gorge, ce qui ne lui ressemblait pas. Cependant, William ne semblait pas espérer plus de sa part car il reprit la parole.
- Avant de vous laisser à vos lectures, j'aimerais vous poser une question. Je souhaiterais juste être certain d'une chose avant de laisser faire ma tante. Si vous me dite oui, je vous laisserai tranquille et j'aiderai à ce que les choses se passent mais s'il s'avérait que vous êtes contre, j'essayerai de vous venir en aide comme je le pourrai.
Hermione sentit la curiosité monter au fur et à mesure qu'il déballait sa phrase, de quoi parlait-il ? Devant l'air interrogatif de la jeune femme, William se força à adopter un air détaché comme il en venait au fait.
- Il semble que ma tante ait dans l'envie de vous caser avec Tom Jedusor – elle vient de m'en faire la révélation. Je sais à quel point elle peut être persistante, aussi voulais-je m'assurer que vous en aviez aussi envie.
Hermione grimaça intérieurement, elle sentait bien qu'Hepzibah avant une idée de la sorte en tête. Jamais elle ne pourrait s'imaginer à quel point cette perspective la révulsait. Observant l'homme en face d'elle qui attendait sa réponse, la jeune femme se sentit tout à coup beaucoup mieux dans sa peau. Elle avait été vexée du manque d'attention qu'il lui avait porté aujourd'hui. Il fallait croire qu'on y prenait vite goût car jamais elle n'avait eu l'habitude qu'on la remarque.
- Vous ne pouvez pas savoir à quel point votre question me soulage. Je sentais bien que votre tante avait quelque chose derrière la tête. Ce Jedusor est plus ennuyeux qu'un ver à crasse endormi.
Cette réplique eu le don de faire rire William qui sembla apprécier l'aveu de la jeune femme.
- Ma tante va bien vite s'en lasser. Par contre, je ne crois pas que ce soit le cas de Jedusor.
Hermione n'aimait guère cette idée, pourquoi Voldemort souhaiterait-il se rapprocher d'elle. Il voulait quelque chose, elle en était sûre mais jamais elle ne le laisserait se servir d'elle.
- Je n'en suis pas aussi certaine, j'ai été quelque peu désagréable avec lui quand votre tante nous a forcés à aller chercher son livre ensemble.
- Ça ne m'étonne pas d'elle, il faut essayer de lui faire comprendre qu'il ne vous plaît pas. Sinon, comment a-t-il réagi face à votre attitude ?
Hermione revit soudain le visage pourtant si neutre de Voldemort la regarder dans la rue et ce flash quelle avait eu concernant la chose de la salle sur demande.
William vit un soupçon de panique éclairer les yeux de la jeune femme face à sa question, il savait que Jedusor n'était pas fréquentable et il ne le laisserait pas lui faire du mal. Décidant de changer de conversation, William la regarda droit dans les yeux comme il reprenait la parole.
- A part ça, tout s'est bien passé avec ma tante? Je me suis inquiété pour vous, je n'ai presque pas réussi à me concentrer au Ministère.
Hermione prit cette remarque comme un compliment, cela lui faisait plaisir qu'il s'inquiète pour elle. Ainsi, il travaillait au Ministère, enfin quelque chose de connu.
- Dans quel département travaillez-vous ?
Cette question fit sourire William, ainsi elle semblait s'intéresser à son travail. C'était sûrement par politesse mais il apprécia tout de même.
- Au département de Justice magique.
Hermione aurait voulu qu'il lui en dise plus afin de lui changer les idées. Il saurait – elle en était sûre – la distraire afin de lui permettre d'occulter, un brève instant, tous ses malheurs. Avec une audace qu'elle ne se savait pas avoir devant cet homme qui l'a faisait sans cesse rougir, Hermione alla s'assoir sur un fauteuil – invitant William à en faire de même.
