Mercimercimerci ! Vous êtes des anges. Vous n'avez pas reçu trop de fourmis chatouilleuses j'espère (Emma tu as bien dormi? mdr). Euh … VLU, te fâches pas, j'attendrai le temps qu'il faudra … mais pas trop longtemps, hein ? Steplaitttttt! Bayas j'ai adoré ton poisson d'avril, mdr. Alpheratz, je veux la suite de « crise ». Okayyyy, j'arrête!

Note : je reste positive, je garde le moral et je reste cooooooooool :) Voilà la suitede la discussion. Bonne lecture et bonne soirée !

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Chapitre 10

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Oups. Oups, oups et re-oups. Et voilà ! Encore une boulette.

John se mordit les lèvres et reprit précipitamment la parole. Histoire de ne pas laisser à Rodney le loisir de hurler. C'était fortement déconseillé pour ses tympans. Il lui relata brièvement le soutien que lui avait apporté Carson, insistant sur les explications que le médecin avait avancé sur son seul comportement. Passant sous silence les allusions que l'écossais avait disséminées ci et là durant leur longue conversation. Concernant le passé de Rodney.

Celui-ci écoutait, muet, dans l'incapacité d'analyser les tenants et les aboutissants de cette nouvelle. John avait annoncé leur liaison à Carson. Carson était au courant ? L'écossais était ouvert et tolérant, Rodney le considérait comme son meilleur ami, mais quand même …

John vit le visage de son amant s'apaiser un peu. Tant mieux, il avait déjà suffisamment de torts à se faire pardonner.

« Je n'étais plus moi-même, Rodney. J'étais dans un état second ces deux derniers jours. Et hier matin, je déambulais dans les couloirs comme une âme en peine, incapable d'oublier ce que je t'avais infligé. Ca me hantait. L'expression « bourrelé de remords » ne m'a jamais semblée à ce point appropriée. Il me semblait que chaque battement de mon cœur me frappait, que ma violence se retournait contre moi. Comme si … comme si ce que j'avais fait me revenait en pleine face. Avec autant de brutalité. J'ai atterri à l'infirmerie, sans même m'en rendre compte, inconsciemment. Et Carson m'a aidé. A voir plus clair en moi, à comprendre ce qui n'allait pas. A évacuer toute cette tension, toute cette angoisse qui m'habitait ».

Rodney conservait un silence songeur. Donc, Carson savait. Soit. Ce n'était catastrophique, le médecin saurait rester discret, Rodney n'en doutait pas une seule seconde. Et si c'était lui qui avait persuadé John de revenir vers lui … il faudrait qu'il songe à l'en remercier. D'une manière ou d'une autre. Bahhh, il le laisserait gagner une partie d'échecs, voilà tout ! (16).

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John l'observa un instant, silencieux et lui assena le coup de grâce.

« Je vais consulter le Dr Heighmeyer ».

Rodney ouvrit la bouche, suffoqué, les yeux exorbités.

« Mais … mais tu es cinglé ! ». John sourit, amusé. Et amer.

« En effet, je suis cinglé. On ne frappe pas les gens qu'on aime sans avoir un sérieux problème ».

Silence. Rodney baissa la tête, fuyant le regard de son amant. Il ne pourrait pas éviter cette conversation. Evidemment. Il soupira tristement.

« Tu ne m'as pas frappé John, tu as seulement … enfin tu m'as embrassé un peu … rudement, c'est tout ».

Une lueur de colère enflamma les yeux de John, qui s'était également remis sur son séant.

« Je ne t'ai pas frappé, c'était pire. Je t'ai embrassé, okay. Mais ce n'était pas un simple baiser. C'était mal, cruel. Tu le sais parfaitement. Tu as eu peur. De moi. Et ça je ne peux pas l'oublier ».

Rodney releva vivement la tête, sur la défensive.

« Je n'ai pas eu peur de toi ! ».

John se mordit les lèvres pour ne pas hausser le ton, se méfiant dorénavant de lui même. Rodney contestait farouchement la réalité, John aurait du s'en douter, mais il ne devait pas s'emporter. Il se força à continuer. D'une voix mesurée. Ils y arrivaient enfin, impossible de reculer maintenant, ils devaient crever l'abcès. Calmement. Mais tout de suite.

« Admettons. Tu n'as peut être pas eu peur de moi mais d'autre chose, oui. Des choses que tu ne me dis pas. Des secrets que tu dissimules … ».

Rodney l'interrompit, furieux.

« Je ne vois pas de quoi tu parles !».

« Carson m'a conseillé de t'en parler et … ».

A la mention du médecin, Rodney se tendit aussi violemment qu'un arc. Et une immense angoisse lui noua la gorge. Carson. Lui seul connaissait les horreurs de son passé. Et tout ce qui avait suivit. Les actes, les causes. Ce qu'il avait fait.

Les conséquences.

« Tu ne sais rien de ma vie et de toutes les manières il n'y a pas grand-chose à dire ».

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Rodney avait parlé d'une voix blanche, à peine audible, chargée d'une sorte de violence contenue. Et si douloureuse. Le cœur de John accéléra légèrement la cadence, le moment le plus difficile approchait. Derrière le ton de Rodney se dissimulait une souffrance incommensurable. « Tu ne sais rien de ma vie ». En effet il ne savait rien de sa vie, et c'était anormal. Ils étaient amants, il l'aimait tellement et … Et il ignorait tout de son passé. Un passé visiblement très sombre. Mais il était toujours temps de réparer cela.

John s'appliqua à prendre une voix douce. Apaisante.

« Racontes moi, quand même ».

Il vit l'hésitation transparaître dans les yeux bleus qui le faisaient chavirer. Une incertitude bientôt supplantée par la peur.

Rodney se leva brusquement et s'assit sur le rebord du lit, lui tournant le dos. Tâtonnant et soulevant fébrilement les draps à la recherche de son tee-shirt. John se retint de lui rappeler que son tee-shirt était à ses cotés. Tee-shirt qu'il fit discrètement glisser sur le sol.

Puis, comprenant que Rodney ne lui fournirait pas de réponse sans y être fortement incité, il le rejoignit, s'installant à genoux tout contre son dos. Sans toutefois le toucher.

« Je t'en prie Rodney, parles moi ».

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Rodney sentit le souffle chaud de John contre sa nuque, entendit son murmure, presque suppliant. Persuasif. Qui lui ôtait tout désir de lutter. Il se figea, envahit par une soudaine envie de pleurer. Il voulait juste s'abandonner contre John, se laisser aller dans ses bras. Il s'y sentait tellement bien, au chaud. A l'abri. Ce serait si facile, si simple. C'était tellement tentant … Mais il faudrait alors parler, révéler son passé. Répondre aux questions. Et ça … c'était au dessus de ses forces. Il ne voulait pas revenir en arrière, il n'avait pas besoin de ça en ce moment.

Et Rodney répondit, lassé de chercher vainement un tee-shirt qui lui aussi se mettait contre lui. Utilisant le ton sec qu'il réservait aux « fins de non recevoir ». Celui qu'il employait quand il souhaitait clore une conversation, comme pour reprendre le contrôle de cette discussion qui lui échappait. Qui lui glissait entre les doigts et l'empêchait d'ordonner ses pensées.

« Il n'y rien à dire ».

John posa le front contre sa nuque et soupira doucement, apparemment déçu. Rodney n'y pouvait rien, il ne souhaitait pas parler de son passé et il ne le ferait pas, que cela plaise ou non à John, il devrait l'accepter. Il voulu se lever, mais John le retint fermement. En l'enlaçant. Rodney se fit violence pour ne pas répondre à son étreinte, poser ses mains sur les siennes, s'adosser au torse musclé, puissant de John. Se blottir, se réchauffer contre lui. Encore un murmure. Tout contre son oreille, cette fois.

« Je sais que je le mérite pas, mais fais moi confiance ».

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Silence. Le murmure continua contre son oreille.

« Cette nuit tu m'as laissé te faire l'amour, tu m'as pardonné ma violence, tu t'es abandonné dans mes bras, tu as tout accepté de moi, sans rien réclamer en retour. Comme si … comme si tu avais quelque chose à te faire pardonner. A croire que tu craignais de … de me perdre. Que je ne revienne pas vers toi. Alors que c'était à moi de m'excuser, d'espérer que tu acceptes de me revenir. Alors que tu m'as jeté hors de ton laboratoire il y a deux jours, si plein de colère. De mépris … Et hier soir … ».

Rodney se raidit à cette évocation. Parce qu'il savait où cela les menait. Parce que les paroles de John réveillaient en lui des interrogations extrêmement désagréables. Des réflexions sur lesquelles il s'était lui-même déjà penché. Et qu'il avait repoussé, écarté. Avec force. Parce qu'elles le troublaient, lui révélaient une facette affligeante de son caractère. Un coté pathétique, pitoyable. Intolérable. Une irrépressible bouffée de colère monta en lui et il s'arracha aux bras de John, se dressant debout face à lui.

« Et alors ? Tu as eu ce que tu voulais, non ? Tu l'as eu ta nuit de sexe ! ».

Le cynisme de Rodney atteignit John en plein cœur. Lui coupant le souffle. Il eut envie de hurler, de laisser éclater sa frustration. Mais il s'efforça encore une fois de la maîtriser, il contrôlerait désormais toutes ses réactions. Il se l'était juré. Plus de violence, plus de colère. Il parviendrait à dominer ses émotions.

« Il ne s'agissait pas uniquement de sexe, tu le sais. N'essaies pas de réduire une nuit merveilleuse à une simple relation physique. C'était beaucoup plus que ça. Tu as ressenti la même chose que moi, ne dis pas le contraire. Ne rabaisse pas notre amour à cela ».

Rodney entendait la voix calme, raisonnable, de John, mais il n'écoutait pas. Les paroles ne perçaient pas le brouillard qui obscurcissait son cœur et son esprit.

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Il y eut de nouveau un long silence, durant lequel les battements de son cœur résonnèrent sourdement aux oreilles d'un John plein d'attente. Anxieux. Qui dévisagea intensément Rodney et ferma ensuite les yeux, découragé, pour ne plus voir le visage froid de son amant. Qui entendit sa réponse, en complète adéquation avec son air glacial.

« Tu devrais t'en aller John, tout le monde va se réveiller. Il ne faudrait pas que quelqu'un te surprenne alors que tu sors de mes quartiers ».

Sans attendre de réponse, Rodney se dirigea vers la salle de bain et s'y enferma. John ne protesta pas, ni mots, ni cris. Rien. Lorsque la porte lui masqua la vue de Rodney, il se rallongea sur le lit, désenchanté. Il soupira longuement et passa ses mains sur son visage, démoralisé. Il se frotta les yeux puis glissa ses mains dans ses cheveux, en cognant doucement sa tête contre le matelas. Rien à faire, Rodney n'avait pas parlé. Il en était au même point que quelques minutes plus tôt.

Retour à la case départ.

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Ben, ne faîtes pas ces têtes, vous me connaissez, non ? Et maintenant, comment vont-ils s'en sortir ?

Bon ben moi je vais dîner, on est samedi soir, c'est détente, c'est coooooooool ! Giziiiiiiiiiiiiiiii :D … oh, j'oubliais :

A suivre …

(16) Petit clin d'œil à « Tous des anges », la fic génialissime de VLU