C'est avec une certain émotion (oui oui, faisons dans le dramatique) que je vous poste cette deuxième et dernière partie du dernier chapitre de cette superbe fiction. Je mets enfin un point final à 4 mois de boulot, une soixantaine de pages words, et des soirées traduction. Merci à tous de m'avoir suivie, merci pour vos reviews qui ont fait très plaisir à l'auteur et qui m'ont toujours encouragée à continuer. J'espère que ce dernier chapitre vous plaira tout autant.
A un moment, il vous faudra écouter une musique, mais ce sera indiqué au cours du chapitre ^^
A bientôt pour une nouvelle traduction =)
Bonne Lecture !
Chapitre 10
House tentait encore de se remettre du fait que Cuddy avait préféré rentrer avec Wilson plutôt qu'avec lui alors qu'il était dans l'ascenseur, se dirigeant vers la chambre de Jacob. Il avait l'impression d'entendre Nolan lui expliquer d'une voix calme toutes les raisons logiques ayant poussé Cuddy à faire ce choix, mais il la sentait encore se crisper lorsque Harani s'était approché de la table et il avait lu la peur sur son visage lorsqu'elle avait cru que leur secret allait être révélé. L'esprit de House lui soufflait que ce qui avait commencé comme un secret entre deux amants c'était transformé en une honte d'être vue avec lui. Mis à part son muscle en moins ou une quelconque addiction, le caractère de House était son plus gros problème. Lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur Foreman, l'air de House était si sombre que même Foreman en fut alerté.
"Vous vous êtes fait virer du club ?" demanda Foreman alors que House sortait de l'ascenseur et se dirigeait vers la chambre du patient. Foreman devina que l'humeur de House devait avoir un rapport avec Cuddy. Il connaissait trop bien cet air. Il l'avait vu tous les jours dans le miroir lorsqu'il était devenu provisoirement chef du département et qu'il avait fait foirer sa relation avec 13. C'était l'air stupidement amoureux du « qu'est-ce que je vais faire maintenant ? ».
House s'arrêta un moment pour le dévisager puis continua.
"Chase et Taub sont avec Jacob et ses parents," repris Foreman.
House ne disait toujours rien.
Foreman sourit. "Ecoutez, ça n'est jamais simple d'être dans une relation. »
Cette phrase figea House sur place. Il se tourna lentement vers Foreman qui se tenait toujours à côté des ascenseurs. House le dévisagea et observa le sourire stupide qu'il affichait sur son visage stupide. Et il comprit. Foreman savait pour Cuddy et lui. Il se remémora les deux jours précédents pour tenter de comprendre ce qui les avait mis à découvert. Il avait pourtant été discret. Il avait fait ce que Cuddy lui avait demandé et avait agit comme d'ordinaire. « Et merde », pensa-t-il. La salle d'opération. House ferma les yeux et visualisa la scène. Il se souvenait du moment où Cuddy avait quitté la salle d'observation et qu'il avait regardé à travers la vitre, Foreman se tenait à l'écart, examinant la biopsie du rein. Il avait pu tout voir. Merde.
"Qui d'autre est au courant ?" demanda House, résigné. Il n'allait rien nier alors que Foreman avait apparemment des preuves, peut-être pas physiques mais au moins visuelles.
Le sourire de Foreman passa de la malice à de la joie sincère. House était surpris.
"Personne d'autre. Félicitations, House," dit Foreman avec sincérité. « Je pense qu'il était temps. Et c'est meilleur que la Vicodin, n'est-ce pas? »
House ne savait pas comment réagir à ce nouveau genre d'interaction. Il avait en quelque sorte ressenti de l'amitié envers Foreman lorsque lui et Chase l'avaient emmené boire un verre et faire du karaoké. A l'époque, House pensait qu'il pourrait éventuellement se rapprocher, mais, comme d'habitude, l'effort et la peur de l'échec l'avaient submergé et il n'avait pas insisté. Il se demandait quoi faire maintenant. Il était trop fatigué pour jouer alors il répondit honnêtement.
"Carrément mieux !" dit House en exagérant et en souriant. Les deux se tenaient face à face et se disaient que peut-être, juste peut-être, ils pourraient être amis. Un jour. House baissa la tête, regardant le sol à ses pieds. Il ne releva les yeux que pour demander une chose : "Est-ce que vous pouvez garder ça pour vous ? Pour le moment. Cuddy ne veux pas…" Il rebaissa aussitôt la tête et Foreman su instantanément ce qui dérangeait House.
« Bien sûr, » dit Foreman. « Je n'avais pas l'intention de le répéter. »
House le regarda. "Merci."
"Ce n'est pas de votre faute, vous savez," dit Foreman, en plein dans le mille.
Parfois, ses capacités de déduction étaient aussi bonnes que celles de House. Le regard de House montrait qu'il pensait différemment et Foreman n'était pas vraiment sûr de lui. « Laissez-lui du temps. »
House acquiesça mais ne dit rien. Les deux hommes se sentaient mal à l'aise avec cette nouvelle complicité entre eux et se tournèrent simultanément vers la chambre de Jacob.
La mère de Jacob se plaça à côté de son lit. Ses yeux étaient rouges d'avoir trop pleuré et les larmes s'accumulaient au bord de ses paupières, menaçant de se remettre à couler d'un moment à l'autre. Elle tenait la main de Jacob et en caressait le dos. Elle réagit à peine quand House entra dans la chambre. Elle se tourna un moment, distraite par son entrée, mais ne le reconnaissant pas et ne sachant pas qu'il était médecin, elle redirigea son attention vers son fils.
Le père de Jacob était assis sur un canapé dans la chambre. Il avait l'air aussi dévasté que sa femme. Il n'avait pas quitté la chambre depuis qu'il était arrivé ce matin-là. Un plateau de nourriture à moitié mangée était visible sur la table près du canapé. De temps en temps, il jetait un œil vers son ex-femme mais revenait rapidement vers son fils.
House se tenait sur le pas de la porte, observant la scène. Taub vérifiait l'écoulement de la perfusion et Chase lisait le dossier de Jacob. Comme il espérait que celui-ci contienne les derniers résultats sanguins de Jacob, House se dirigea d'abord vers Chase. Chase et Taub se retournèrent au bruit reconnaissable de la canne. Chase tendit aussitôt le dossier à House.
"On attend toujours les résultats du test sanguin House," dit Chase. « Ils ont réussi à réparer le logiciel informatique. »
"C'est quoi le problème avec cet hôpital et son matériel vieux et inutile ? » S'exclama House. « Si Cuddy a besoin de plus d'argent pour tout financer, il lui suffit de demander. » Il parcourut les feuilles qu'il avait. D'avantage de kystes avaient été trouvés sur le foie de Jacob, mais celui sur lequel avait été pratiqué la biopsie était inoffensif. Les mesures qu'ils avaient prises avaient prouvé que Jacob souffrait d'Hémihyperplasie. Son côté gauche était plus grand de deux centimètres que son côté droit. Ses organes internes semblaient, en général, anormalement gros.
"Bien, bien, bien," dit House en terminant de lire le dossier. Les parents de Jacob sortirent finalement de leur torpeur et se rendirent compte que House n'était pas un simple visiteur. Ils regardèrent Taub, interrogateurs.
"Je vous présente le Dr House," annonça Taub. « Il est à la tête de notre département et c'est notre patron. »
Annie lâcha la main de Jacob et se dirigea vers House. C'était une jolie femme, avec des cheveux blonds foncés et des yeux bleu clairs. Elle leva les yeux vers lui et le supplia par un regard de répondre à toutes ses questions. House se détourna. En général, il n'aimait pas ne pas avoir de réponses, mais cela empirait quand la famille du patient le regardait de cette manière.
Nathan se leva à son tour, rejoignant sa femme devant House. Il parla le premier. « Est-ce que vous avez des informations à propos de notre fils ? Il a eu une attaque il y a 20 minutes, mais cela arrive si souvent ces derniers temps. »
"Je n'ai pas besoin de voir ses attaques pour vous croire," répondit House. Il se tourna vers Taub qui se tenait à côté de la perfusion de Jacob. « Quand lui avait vous injecté la dernière dose de Depakote ? »
"Il y a une heure. Les attaques ne s'aggravent pas, mais elles sont de plus en plus nombreuse, » dit Taub.
House acquiesça. "Donnez lui une dose de Tegretol après la prochaine attaque et voyez si ça les arrête. »
Taub acquiesça et sortit pour aller chercher le médicament à la pharmacie. House regarda les parents à nouveau. « Je suis sûr que les gentils docteurs vous ont dit que nous attendons les résultats sanguins avant de continuer donc je crains que contrôler les attaques est la seule chose que nous puissions faire pour le moment. »
"On doit attendre alors ?" dit Annie.
"Ouais," répondit House.
Annie se détourna de lui. "Je n'arrive pas à croire que c'est en train d'arriver," murmura-t-elle. « Pourquoi Jacob à mangé cette barre de céréales ? » dit-elle en ne s'adressant à personne, assimilant simplement les informations qui lui avaient été données. « Il est pourtant au courant. » Elle se tourna vers son mari pour lui cracher sa colère. « Il n'aurait jamais dû être emmené au poste de police ! » Nathan se tourna vers elle. Les regrets et la culpabilité le rongeaient, mais sa propre colère fit surface lorsqu'Annie l'accusa. "Ecoute, je t'ai dis que j'étais désolé." Dit-il. "Tu m'as dis que ton entretien était le 25, alors je l'ai noté au 25. Je ne l'aurais jamais laissé ton seul si je n'avais pas cru que tu étais sur le point d'arriver. » Sa voix était de plus en plus forte au fur et à mesure de ses paroles.
Annie se retourna vers lui. « Je t'ai dit que ça avait été avancé au 19. Je te l'ai dit ! » Elle s'avança et n'était plus qu'à quelques centimètres de son visage. « Si tu n'avais pas fait des heures supplémentaires, Jacob ne se serait pas retrouvé tout seul ! »
"Si tu n'avais pas décidé de rester dans la grande maison, je n'aurais pas à faire des heures supplémentaires !"
"On s'était tous les deux mis d'accords pour garder la grande maison parce que c'est plus sain pour Jacob. Aucun enfant ne devrait être élevé dans un appartement d'une seule pièce ! »
House était dans un coin et regardait la dispute gagner en intensité. Il ne fit aucun effort pour les arrêter ou les séparer. Il était fasciné par la progression de leur dispute. Il fallut encore quelques accusations entre les deux pour que Foreman ne s'en mêle. Il posa une main rassurante sur les épaules d'Annie et de Nathan en les emmenant vers le canapé. Il les fit s'asseoir.
"Ecoutez, vous êtes tous les deux inquiets pour votre fils, » leur dit-il doucement. « Je sais que vous vous entendez bien d'habitude. J'ai vu à quel point vous vous souciez de votre fils. »
Annie lança un regard noir à son ex-mari qui était trop occupé à observer ses mains.
"Vous devez vous ressaisir," continua Foreman.
"Ouais," dit House. "Honnêtement, les kystes du gamin étaient sur le point d'éclater de toute façon. Le choc anaphylactique a simplement accéléré le processus. Il a eu de la chance que les flics aient leur poste juste à côté de notre cher hôpital. »
Ses paroles n'aidèrent pas à apaiser la tension. Il haussa les épaules.
"Ok, je vais aller faire un tour sur ce bon vieux fauteuil de la réflexion", dit-il. Il commença à sortir de la pièce lorsque Jacob haleta. Il s'arrêta et regarda le petit garçon. Les parents étaient toujours pris par leur dispute et ne l'avaient pas remarqué. House l'observa. Sa respiration était revenue, mais deux secondes plus tard, il haleta encore. Chase le remarqua cette fois. House se dirigea vers le lit de Jacob. « Apportez-moi un tube de 6 mm, » cria-t-il alors qu'il éloignait le lit de Jacob du mur. Au même moment, le corps de Jacob de souleva, ses poumons cherchant de l'air. L'alarme reliée à son niveau d'oxygène se mit en route, emplissant la pièce de bruit et de panique. Chase attrapa le matériel d'intubation et l'apporta à House, qui se tenait maintenant à la tête du lit de Jacob. Il tourna délicatement le menton de Jacob vers lui, lui ouvrit la bouche et glissa doucement le laryngoscope à l'intérieur, jusqu'à ce qu'il ait une vue précise de ses cordes vocales. Chase avait préparé le tube pour House et il le lui prit, puis l'inséra dans la gorge du garçon, jusqu'à ses cordes vocales. Il sortit le laryngoscope. Chase était à côté avec un sac et prit le relai, vissant le sac au tube qui était dans la bouche de Jacob, et le pressant régulièrement.
Les infirmières envahirent rapidement la pièce, apportant un respirateur pour Chase ne doive pas faire respirer Jacob toute la nuit. Les parents étaient choqués. A peine 30 secondes s'étaient écoulées. Ils se tournèrent vers House, qui fit le tour du lit pour aller récupérer sa canne accrochée sur le bord.
"Eh bien," dit-il tranquillement, "On ne devrait plus avoir besoin de ces tests sanguins à présent. Je pense que le niveau d'alpha-fétoprotéine est élevé." Il regarda Foreman.
"Un syndrome paranéoplasique ?" demanda Foreman.
House acquiesça. Il regarda les parents. "Votre fils était en détresse respiratoire. Combinée avec les attaques, on peut en déduire que c'est un problème neurologique. Le syndrome paranéoplasique arrive quand des cellules cancéreuses quelque part dans le corps déclenchent des mauvaises réactions dans le système immunitaire. Le cerveau, lorsqu'il essaie de se débarrasser de l'invasion, s'active de manière erronée, ou dans ce cas, désactive d'autres systèmes. »
Les visages d'Annie et Nathan devinrent livides. « Donc Jacob… » Commença Annie avant que sa voix ne s'éteigne.
"A probablement un cancer," dit House de but en blanc, sans prendre de pincettes ou exagérer les faits. A ce moment, il s'agissait simplement d'une pièce supplémentaire au puzzle, rien de plus.
Il avait besoin de réfléchir. « Vous m'apporterez les résultats du test sanguin ainsi que les radios dans mon bureau. Mon fauteuil m'attend. » Il se tourna et sortit, laissant les parents debout au milieu de la pièce, et Foreman marchant vers eux pour les rassurer et leur dire que les choses n'étaient pas aussi horribles que House le laissait paraître.
House avait étalé toutes les radios sur le tableau lumineux qui recouvrait le mur de son bureau. Les résultats sanguins étaient arrivés et avaient montré un niveau légèrement élevé d'AFP, ce qui pouvait indiquer le début d'un cancer. Ils avaient du temps pour le chercher. Tous les kystes dans l'abdomen de l'enfant compliquaient cependant la tâche. Etait-ce un kyste ou un début de tumeur ? House avait observé les clichés une bonne centaine de fois. Il n'arrivait à rien de concluant. Autant d'indices menaient à une tonne de possibilités différentes. Essayer de trouver quelle serait la prochaine chose à aller de travers frustrait House au plus haut point. Il était très énervé contre lui-même. A chaque fois que son cerveau trouvait un chemin logique à suivre, les doutes soulevés un peu plus tôt par le dîner avec Cuddy se mettaient en travers de ce chemin, le rendant plus difficile à suivre. Il avait passé sa vie à douter de lui-même, à se dire qu'il ne valait rien et cela avait toujours affecté sa vie personnelle. Il en avait l'habitude. Mais maintenant, sa vie professionnelle aussi semblée en être affectée. Il avait toujours été insolent dès que des problèmes médicaux étaient en jeu, mais ces derniers temps, de plus en plus de doutes occupaient son esprit. Si une relation avec Cuddy, ou avec qui que ce soit, venait à gâcher ça, peut-être que ça ne valait pas le coup.
Il s'assit dans son fauteuil beige et posa ses pieds à l'endroit prévu à cet effet. Il s'allongea et ferma les yeux. Des images de Cuddy lui vinrent en mémoire. Au début, il essaya de les repousser afin de rester concentré sur le cas, sur le petit garçon dont le corps était en train de lâcher. Pourtant, les images de Cuddy était puissantes et beaucoup plus agréables. Il décida de se laisser aller un petit moment avec les souvenirs de ces derniers jours.
"Alors, est-ce que tu est en train de chercher comment sauver le garçon, ou comment t'échapper d'ici pour aller chez Cuddy ?" Dit la voix de Wilson près de son bureau.
House ouvrit ses yeux et aperçut son ami se tenir en face de lui. En regardant sa montre, il se rendit compte qu'il s'était endormi pendant presque deux heure. « Je suis en train de me demander quand est-ce que tu vas finir par déplacer toutes tes affaires dans la chambre supplémentaire parce que c'est plus pratique pour ta nouvelle colocataire. Je ne vous donne pas plus d'un mois de cohabitation pacifique. » Répondit-il.
Il ne vit pas Wilson lever les yeux au ciel. « Ecoute, je m'en fiche. Sérieusement. Donc j'ai bougé mes affaires parce que c'était important pour Sam." Il fit une pause. « Tu vois, dans une relation, on fait des compromis pour le partenaire, surtout quand ça ne nous dérange vraiment pas. »
"Oh, et bien, j'espère que tu ne te fiches pas de ton foie, parce que qu'il ne t'en reste pas assez pour faire des compromis." House ouvrit les yeux pour voir la réaction de Wilson. Les réactions qu'il avait rendaient toujours la conversation plus intéressante.
"La ferme."
"C'est sympa de discuter avec toi Wilson," dit House, se levant pour se diriger vers son bureau où le dossier était ouvert. » Il s'assit. « Mais je pari 100 dollars que Sam ne range toujours pas le lait dans le bas du réfrigérateur et qu'elle n'utilise pas de sous-verres à chaque fois. »
Le regard que lui lança Wilson lui montra qu'il ne prendrait pas ce pari. "Non, pas tout le temps, mais ce n'est pas important. » Se dégonfla-t-il.
"Ça l'est pour toi," fit remarquer House.
Le silence emplit la pièce. House parcourut les différentes feuilles du dossier.
"Qu'est-ce que tu fais ici ? » Demanda finalement House.
Wilson s'installa sur une chaise de l'autre côté du bureau de House. « Foreman m'a bipé pour une consultation. Il a dit que le petit pourrait avoir un cancer. » House acquiesça. « Est-ce que tu as trouvé où ? »
House secoua la tête. "Non."
"Ok. Laisse-moi regarder les radios et faisons la biopsie d'un ou deux kystes. Peut-être qu'on aura de la chance et que l'on trouvera la tumeur dès le premier coup. »
House acquiesça et recula sa chaise. « Est-ce que Cuddy est rentrée à 7 heures ? » demanda-t-il avant que Wilson ne parte. « Elle devait être rentrée pour 7 heures. »
Wilson observa House. "Oui, elle est arrivée à l'heure. Rachel ne dormait pas encore donc elle a pu lui donner son bain et passer un peu de temps avec elle. »
House acquiesça rapidement et Wilson se prépara à partir.
"Elle voulait que ce soit toi qui la raccompagne," dit doucement Wilson.
House fuit son regard : "Apparemment pas au point de faire savoir à Harani que l'on est ensemble."
"Elle n'est pas très ouverte en ce qui concerne sa vie personnelle. Elle aime garder ce genre de choses pour elle. Tu le sais," dit Wilson.
"Alors elle s'est trompé de petit ami."
Wilson mit les mains sur ses hanches. « Je ne crois pas. Ça va marcher. Vous trouverez un moyen. Je ne sais pas exactement pourquoi elle veut garder ça secret mais je ne pense pas que cela soit à cause de toi, ou a cause de ce que tu es."
House ne répondit pas donc Wilson commença à sortir de la pièce. Il se retourna sur le seuil de la porte. « Et puis, sérieusement, je ne sais pas pourquoi tu n'as pas encore crié la nouvelle à tout le monde. Si tu veux que les gens le sachent, dis-leur. » dit Wilson. « Ce n'est pas dans ta nature d'être subtil. »
House se tourna vers Wilson et ne le lâcha pas du regard alors qu'il répondit : « Parce que c'est important pour elle de garder cela secret. »
Wilson fit une pause et acquiesça finalement. Il se retourna pour partir sous le regard de House.
Quarante cinq minutes plus tard, Chase arriva dans le bureau pour dire à House que Jacob n'avait plus aucune sensation au niveau de son appendice. Il n'y avait plus aucun doute, un cancer était présent quelque part. Et désormais, il n'y avait aucun doute, le temps leur était compté. Chase et Taub préparèrent Jacob pour la biopsie.
House avait faim. Son dîner datait de plusieurs heures déjà. Malheureusement, on était au milieu de la nuit, et les options pour manger à l'hôpital étaient réduites. Les distributeurs ou le réfrigérateur dans la salle de repos. Il se dirigea vers cette dernière.
Il examina le contenu du réfrigérateur et regretta le fait qu'il n'ait plus accès à la nourriture de Wilson. En plus de son rejet, le manque des talents culinaires de son meilleur ami était la chose la plus dure à vivre depuis qu'il avait quitté son appartement. Foreman le trouva dans la salle de repos des médecins, où lui aussi était venu chercher quelque chose à manger.
"Quoi de bon ?" Demanda Foreman en voyant House fermer la porte du réfrigérateur.
"Rien du tout," répondit tristement House. Il se tourna vers Foreman et le regarda, un sourire diabolique au coin des lèvres. « Venez avec moi, ce soir, nous devons manger comme des rois ! »
Foreman suivit House avec obéissance en dehors de la salle et jusqu'à l'ascenseur, en direction de la cafétéria.
La porte d'entrée était verrouillée. House la secoua a plusieurs reprise. « Pourquoi la cafétéria serait-elle fermée à 23 heures ? » se plaignit-il.
"Les visites ne sont autorisées que jusqu'à à 21 heures," rappela Foreman à House, ce qui impliquait que l'hôpital était en général vide après cette heure.
"Et l'équipe de nuit? Ces pauvres gens qui travaillent aux urgences ?" Continua House. « Je comprends pourquoi Cameron était si mince. »
"Ecoutez, je peux aller chercher des sandwiches de l'autre côté de la rue ! » Proposa Foreman. Il avait vraiment faim.
House se tourna vers Foreman et lui lança un sourire signifiant qu'il avait une idée derrière la tête. « Jamais ! Des hommes de médecine méritent mieux qu'un cheeseburger à 99 centimes! » Il mit la main dans sa poche et en sortit un trousseau avec deux clefs. Il les brandit vers Foreman. « Et voilà ! »
Il suffit d'une seconde à Foreman pour comprendre d'où venaient ces clefs. « House… »
"Vous voyez, coucher avec la patronne a encore plus d'avantages que je ne l'aurais cru !" dit-il en glissant une des clefs dans la serrure. Ils entendirent le loquet se déverrouiller. House ouvrit la porte et la garda galamment ouverte pour que Foreman puisse passer. Il lui fit signe d'entrer.
« Ce n'est pas une bonne idée, House, » dit Foreman en restant où il était.
"Bien, allez chercher votre cheeseburger pourri, mais j'ai aussi une clef de la réserve, où, aux dernières nouvelles, un stock de côtes de bœufs viennent d'être livrées pour le repas des donneurs de lundi prochain. » House leva les sourcils et attendit la réponse de Foreman. « Vous vous souvenez que j'ai participé à la majorité des cours servant à obtenir le diplôme de la Cordon Blue Cooking School ? »
"A quel cours n'avez vous pas participé ? »
"Je n'ai été à tous les cours sur les flambés dans la section "Cuisiner avec du vin". Je m'amusais trop avec la partie flambée. Et avec le vin aussi. » Un haussement d'épaule indiqua qu'il n'allait pas s'attarder sur le sujet. Il fit signe à Foreman de le rejoindre et celui-ci soupira bruyamment avec d'entrer à l'intérieur de la cafétéria. "Sage decision, jeune homme," dit House.
En quelques minutes, House avait ouvert les placards et rassemblé poêles et casseroles. Foreman l'observa émincer les oignons, les champignons et l'ail avec rapidité et précision. Le beurre était en train de fondre dans la poêle et des quartiers de pommes de terre en train de bouillir en attendant d'être cuisinés. Rapidement, la cafétéria fut parfumée de la délicieuse odeur de viande grillée et d'oignons caramélisés. Les pommes de terre furent déposées dans le poêlon chaud, parmi le beurre fondu et des épices dont House ne voulait pas divulguer le nom. L'odeur était incroyable. Il ne fallut que 30 minutes à House pour qu'il remplisse finalement les assiettes d'un faux filet et de pommes de terre à la lyonnaise parfaitement préparés. Il tendit des couverts à Foreman alors qu'il déposait la deuxième assiette sur le comptoir. Foreman avait apporté deux tabourets et House s'installa à côté de lui. Les deux hommes tranchèrent leur steak, en ayant à peine besoin d'appuyer pour découper la viande tendre et juteuse. Foreman se dit qu'il n'avait jamais mangé de meilleur steak de toute sa vie. Il remplit sa fourchette de pommes de terre et déclara qu'il savait maintenant que House pouvait vraiment tout faire.
Foreman continua de manger alors que House souriait. « Eh oui mon enfant, votre vie aurait été beaucoup plus simple si vous aviez appris cela plus tôt. » Il regarda Foreman mordre dans son steak. « Pour être honnête, je sais pas toute faire. Je ne suis pas très bon avec cette histoire de menstruations."
"Non, ça, ça relève plutôt de mon domaine," dit une voix derrière lui. Foreman lâcha sa fourchette dans un élan de panique lorsqu'il reconnut la voix. Il se tortilla sur sa chaise comme un petit garçon prit en faute. House, de son côté, se tourna lentement et sourit à la vue de sa compagne, debout à l'entrée de la cuisine.
"Salut Cuddles," dit House. Cuddy lui lança un regard noir, lui intimant de ne pas user de surnoms affectifs. House secoua la tête. "Pas besoin de se cacher," dit-il. "Foreman nous a démasqués."
Cette fois, ce fut au tour de Cuddy de se tourner brusquement vers Foreman qui lui sourit gentiment. Cuddy leva les yeux au ciel. « D'accord. Je me fiche de savoir comment. S'il vous plait, ne…" elle commençait à lui demander de ne rien dire, mais s'arrêta.
Foreman crut qu'elle n'arrivait pas à lui demander une telle faveur, alors il dit : "Je ne dirais rien à personne. Je n'avais pas prévu de le faire. »
Cuddy regarda House qui acquiesça. Elle se tourna vers Foreman. « Merci," dit-elle doucement. Elle aperçut finalement les assiettes en face d'eux. La colère fit son retour. "House ! Est-ce que ce sont les steaks réservés pour le déjeuner avec les donneurs ?" Elle criait presque. Le sourire innocent de House répondit à sa question. « Tu n'es pas sérieux ? »
« Nous sommes à la recherche de parasites, les souches d'E-coli peuvent être partout. »
Cuddy n'était pas dupe. Soudain, elle réalisa une deuxième chose. "Comment êtes-vous entrés ? La cafétéria est verrouillée à cette heure-ci !"
House répondit en sortant le trousseau de clefs de sa poche. Il le fit se balancer au bout de son doigt.
"Est-ce que ce sont mes clefs ?" demanda Cuddy, ne cherchant même pas à cacher l'exaspération dans sa voix.
"Pas exactement. Mais, pour ton information, ne va pas chez le serrurier à côté de chez toi. Le vendeur ne prête absolument pas attention au « copie interdite » inscrit sur la clef, » dit House en remettant le trousseau dans sa poche.
Cuddy était figée sur place. Au début, elle était choquée que House puisse violer leur intimité de cette manière, en volant ses clefs pour en faire une copie. Puis, elle réalisa que House aurait été capable de faire ça bien avant qu'ils aient une relation et un souvenir lointain lui rappela qu'il avait déjà fait ça par le passé. Elle essayait de trouver de quelle manière agir lorsque le biper de Foreman sonna. Il le regarda, heureux de la distraction.
"C'est Chase. Il dit que le deuxième "kyste" sur lequel Wilson à fait une biopsie était une petite tumeur," expliqua Foreman.
"Où ça ?" demanda House.
"Sur le foie de Jacob," répondit Foreman, mécontent.
"Hépatoblastome," dit House. D'un seul coup, il n'avait plus faim. Qu'est-ce qui n'allait pas chez Jacob ? "Des idées ?" demanda-t-il à Foreman.
Foreman haussa les épaules. "Aucune," répondit-il, l'air vaincu. "Cependant, une Hémihyperplasie arrive rarement toute seule. Il y a une tonne de troubles et de syndromes qui pourrait y être reliés.
House acquiesça. "Commencez avec ça. Faites des tests jusqu'à ce que vous trouviez quelque chose, n'importe quoi. Jusque là, on va simplement attendre que quelque chose se passe. »
Foreman acquiesça et regarda Cuddy. Elle n'avait plus l'air en colère, et si la colère revenait, elle serait de toute façon dirigée vers House. C'était le bon moment pour s'enfuir. Il se leva, prêt à partir mais s'arrêta à mi-chemin. Il se retourna et attrapa rapidement son assiette au contenu à moitié mangé, ainsi que ses couverts. Il se dépêcha de sortir, laissant la porte basculer derrière lui. Cuddy observa la porte jusqu'à ce qu'elle arrête de se balancer avant de se retourner et s'asseoir sur un tabouret.
House la dévisagea. Il attendait les conséquences de son dernier abus en tant qu'employé, ou en tant que petit ami, il ne savait pas exactement. De plus, il n'avait aucune idée des conséquences de son action. Cuddy le dévisagea à son tour. Il savait qu'elle analysait l'importance de sa bêtise en considérant différents facteurs : les dégâts de la propriété, l'impact si cela se savait, la violation de leur relation et autres répercussions. Il baissa la tête et attendit.
Cuddy l'observa. Il était vraiment sexy quand il se rebellait. Elle avait toujours eu un faible pour les mauvais garçons. Finalement, elle sourit. Par chance, elle pensait avoir trouvé sur une espèce rare : l'ex-bad boy reconverti. Enfin, plus ou moins reconverti. « Je devrait être furieuse contre toi, » dit-elle en rigolant.
"Mais tu ne l'es pas ? » Demanda House.
"Si et non." Elle regarda le bazar laissé par House. Elle pouvait voir qu'il n'avait rien gâché et qu'il avait été relativement ordonné dans sa cuisine. « Tu n'as utilisé que deux steaks ? »
House acquiesça. "Mais c'était les plus gros, et les meilleurs !"
"Personne ne le remarquera. Nettoie tout, donne moi le double de la clef et on oubliera tout."
House siffla doucement. "Waouh, coucher avec la patronne à vraiment pas mal d'avantages."
Cuddy essaya de paraître indignée mais elle était trop fatiguée. A la place, elle haussa simplement les épaules. "N'en abuse pas," dit-elle finalement. House acquiesça.
"Qu'est-ce que tu fais là ?" demanda House.
"Je n'arrivais pas à dormir." Dit-elle simplement. House avait remarqué qu'elle portait encore le même haut rose pâle et le pantalon noir qu'elle portrait pour leur rendez-vous. Il en déduit qu'elle n'avait pas été au lit du tout.
"Où est Rachel?"
Cuddy sourit. Elle évita de mentionner le fait que, pour une fois, House avait appelé sa fille par son prénom. « J'ai appelé ma baby-sitter d'urgence. C'est une étudiante qui habite dans ma rue. Elle vient dormir dans la chambre d'amis quand je dois partir au milieu de la nuit." Elle vit que House s'apprêtait à parler. « Et oui, j'ai attendu qu'elle arrive avant de laisser Rachel. Pas d'enfant vagabondant dans les rues pour moi, merci. » House sourit de voir qu'elle avait anticipé la remarque qu'il était prêt à faire pour la taquiner.
« Tu t'inquiétais pour Jacob ? » dit House. « Tu viens d'entendre les dernières nouvelles par toi-même. »
Cuddy secoua la tête. "Non," dit-elle. "Je m'inquiétais pour toi. Pour nous."
"On va bien," dit House en se levant. « On ne pourrait pas aller mieux. A moins que tu n'aies encore plus envie de moi, dans ce cas, je garderais cela secret aussi longtemps que tu le souhaites. »
Cuddy attrapa sa main pour l'empêcher de s'éloigner. Elle tira dessus pour le faire s'asseoir. Maintenant, elle savait pourquoi House avait eu l'air d'un petit chiot blessé quand elle lui avait dit qu'elle ne rentrerait pas avec lui. Elle était rentrée avec Wilson et s'était occupée de Rachel, ne pouvant oublier le regard qu'elle avait vu dans les yeux de House lorsqu'il était parti du restaurant. Même lorsqu'elle décida de s'occuper de quelques papiers qu'elle avait rapportés du bureau, le sentiment d'avoir été injuste ne la quittait pas, et elle n'arrivait pas à trouver pourquoi. Finalement, elle avait appelé la voisine pour qu'elle garde Rachel et était partie en direction de l'hôpital. Le fait qu'elle ne veuille pas être associée avec lui au niveau affectif était à l'opposée de la réalité et elle devait lui faire savoir. « Je sais que tu penses que je suis gênée d'être vue avec toi. »
"Wilson t'as appelée."
"Non, il ne l'a pas fait. Je n'ai pas honte d'être avec toi. C'est ce que je veux depuis très longtemps. C'est juste que… »
"Tu penses que je vis t'embarrasser en public, » dit-il doucement.
"Pas exactement. En fait, je m'y attends presque," hésita-t-elle, cherchant la meilleure façon d'expliquer ce qu'elle ressentait. "Je suis venue chez toi cette nuit-là pour te dire ce que je ressentais à ce moment, ce que je ressentais depuis très longtemps en fait. Je ne pensais pas aux conséquences que cela aurait. » Elle vit le visage de House se décomposer à nouveau. Il doutait de lui au point de penser qu'une femme comme Cuddy ne voudrait jamais être avec un homme comme lui. Elle posa une main apaisante sur son bras, toujours accrochée à sa main de l'autre. « J'espérais que tu répondes exactement comme tu l'as fait. On était enfin tous les deux, sans l'hôpital, sans les amis ou ton équipe. Je ne voulais pas perdre cette impression. » Elle vit la compréhension adoucir le regard de House alors qu'elle continuait. « Je voulais que nous restions dans notre petit monde et j'ai pensé que si on le disait aux autres, cela allait briser toute la magie. » House ne dit rien. Il regarda simplement leurs mains liées, puis releva les yeux vers son visage. Elle avait une dernière chose à dire. « Je te connais mieux que personne, je pense. Je sais que dans certains domaines, je suis plus forte que toi, » dit-elle.
« Comme les menstruations, » dit House, une lueur malicieuse dans les yeux.
"Tais-toi," dit-elle. "Et il y a certains domaines où tu es plus fort."
"Comme…"
"Tais-toi. On ne sera pas toujours égaux. Les deux moitiés de cette relation ne seront peut-être jamais en harmonie, mais cela ne veut pas dire que ça ne va pas marcher. Et toi, tu dois arrêter de croire que tu vas échouer. Que nous allons échouer. On doit continuer à croire que l'on va réussir."
House avait entendu chaque mot. Il avait analysé et assimilé chaque pensée et sa signification et avait senti la sincérité de chaque phrase. Cuddy avait raison. Il devait arrêter de s'attendre à ce que cela échoue parce que…
Les pensées de House se figèrent soudainement. Il regarda Cuddy alors que les pièces du puzzle se mirent en place. Il savait ce qui n'allait pas chez Jacob.
Cuddy connaissait bien cet air sur le visage de House. Il avait eu une révélation. Elle avait dit quelque chose qui l'avait aidé à trouver le dernier indice dont House avait besoin pour résoudre le mystère. Elle espérait simplement qu'il avait entendu ce qu'elle venait de lui dire avant que son cerveau ne résolve le cas. Elle l'observa tandis qu'il la regardait sans la voir. Elle ne voulait pas entrer en compétition avec ses capacités. Elle n'en avait pas besoin. Cela faisait partie de House et elle aimait cette partie autant que les autres.
Elle tapota son bras. "Vas-y. Je sais que tu as trouvé." Elle s'attendait à ce qu'il lâche sa main et sorte de la pièce sans rien dire, comme d'habitude. En revanche, elle ne s'attendait pas à ce qu'il se lève et qu'il la prenne dans ses bras. Il se pencha et recouvrit sa bouche avec la sienne. Ses lèvres caressèrent les siennes alors qu'il glissait sa langue dans sa bouche. Il resserra son étreinte et continua de l'embrasser, la soulevant à plusieurs centimètres du sol. Il continua son baiser pendant quelques secondes encore avant de relâcher son étreinte, et déposer de léger baisers tout autour de sa bouche en la reposant par terre. Il s'écarta d'elle, la stabilisant en plaçant ses mains sur sa taille pour qu'elle retrouve l'équilibre.
Enfouissant sa tête dans son cou, il chuchota : "Je garderais cela secret aussi longtemps que tu le souhaites."
Elle amena ses mains vers son visage et recula sa tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. « Je vais t'attendre à l'hôpital jusqu'à ce que tu aies fini, » dit-elle doucement. « Comme ça, tu pourras me ramener en moto. »
House sourit à nouveau et l'embrassa encore, moins fiévreusement cette fois, mais avec plus d'amour.
Enfin, il sortit rapidement de la pièce sans rien ajouter d'autre, la laissant debout au milieu de la cuisine vide de la cafétéria de l'hôpital.
House trouva Wilson et son équipe au département des diagnostiques, dans la salle adjacente à son bureau. Foreman les avait trouvés rassemblés ici donc ils le regardaient manger son repas. Il avait refusé de partager. House entra dans la pièce avec un sourire triomphant.
Tout le monde se tourna vers lui, détachant leurs regards de Foreman. Celui-ci lui sourit.
"Merci pour le dîner, c'était délicieux," dit Foreman à House. « Malheureusement, il n'y en avait pas assez pour que j'en passe aux autres donc personne ne saura à quel point vous cuisinez bien. » Il essuya doucement son assiette avec son doigt, léchant les derniers restes de sauce.
"Quelle punition vous a donné Cuddy cette fois ?" demanda Taub. « Foreman a dit qu'elle vous avait surpris dans la cuisine. »
House acquiesça. « En effet, mais j'ai résolu le cas avant qu'elle n'ait le temps de prononcer sa sentence. Je lui ai promis que je la laisserai punir plus tard le très vilain garçon que je suis."
Foreman et Wilson sourirent. Chase les aperçut avant qu'ils ne puissent redevenir impassibles. Il regarda Wilson, puis Foreman. Qu'est-ce qu'ils savaient ? Il se repassa la conversation qui avait eu lieu 5 secondes plus tôt, mais la voix de House interrompit ses pensées.
"Allo ?" cria-t-il? "Je viens de vous dire que j'avais résolu le cas ! » Il jeta un regard circulaire dans la pièce. « Venez, allons faire ça avec les parents. Ils méritent de savoir, vous ne croyez pas ? » Il se tourna et sortit de la pièce, et, comme canetons suivant leur mère, les quatre hommes s'alignèrent et suivirent House jusqu'à la chambre de Jacob.
Les parents de Jacob se tenaient à des côtés opposés de la chambre. Annie était au chevet de Jacob tandis que Nathan était sur le canapé. Apparemment, ils n'avaient pas encore réglé leurs différends. House les regarda tous les deux, attendant d'avoir leur attention.
"J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle," annonça-t-il. Il regarda son équipe pour observer leurs réactions et vit que Wilson n'était pas là. Il jeta un œil dans le couloir. Wilson était sur le point d'arriver dans la chambre. House attendit qu'il rentre dans la chambre et se place à côté de Foreman. Il acquiesça, content d'avoir enfin son public au complet.
"Comme je le disais… j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle !" Il se tourna et regarda la mère, puis le père. « En temps normal, je vous aurais laissé choisir celle que vous voulez entendre en premier, mais là j'ai déjà tout bien organisé pour maximiser l'impact dramatique de tout ça. D'accord ? Très bien. » Il prit une seconde pour s'éclaircir la gorge et commença.
"La mauvaise nouvelle, c'est que votre fils à en effet un cancer," dit-il. Il surprit tout le monde par l'air compatissant qu'il avait prit. « Il a un hépatoblastome, qui est un cancer du foie. La biopsie à montré que l'un des kystes étant en fait un début de tumeur. Mais comme le Dr Wilson va vous l'expliquer, cette mauvaise nouvelle n'est pas si mauvaise que ça. » Il se tourna vers Wilson. « Dr Wilson ? »
Wilson regardait House lorsqu'il reçu ses instructions. Il se tourna d'abord vers la mère. « Le Dr House a raison, » dit-il. « La tumeur est très petite et on ne devrait pas avoir de problème pour la retirer en opérant. » Il se tourna vers le père. « Une fois que ce sera fait, on devra faire une série de petites chimiothérapies pour être sûrs que l'on a éliminé toutes les cellules cancéreuses. » Il se tourna à nouveau vers la mère, la regardant dans les yeux. « Le pronostic vital de votre fils est très bon. Les chances sont pratiquement à 100% en votre faveur." Wilson observa la réaction d'Annie lorsqu'elle apprit que son fils allait survivre. Le soulagement sembla la clouer sur place avant qu'elle ne prenne une grande bouffée d'air et qu'elle ne commence à pleurer de joie. Wilson regarda Nathan, dont le soulagement pouvait aussi se lire sur le visage. Il regarda son fils, puis son ex-femme. Ils partagèrent un moment d'espoir commun, mais ne firent aucun geste pour aller l'un vers l'autre.
"Est-ce que le cancer sera encore là ?" demanda Nathan. « Est-ce que c'est seulement un cancer ? »
"Oh non," dit House, retournant sur le devant de la scène. « C'est la bonne nouvelle. En quelque sorte. L'hépatoblastome, qui est l'un des principaux cancers à affecter les jeunes enfants, apparaît dans la plupart des cas avec le syndrome de Beckwith-Wiedemann. » House se tourna vers son équipe et vis la compréhension éclairer leurs visages. Il adorait toujours le moment où son génie était indéniablement prouvé. Il reposa ses yeux sur les parents, passant son regard de l'un à l'autre. « Le syndrome de Beckwith-Wiedemann est un trouble de la croissance présent dès la naissance. C'est rare et difficile à diagnostiquer car toutes les caractéristiques ne sont pas visibles. Cependant, en ce qui concerne Jacob, quatre des cinq caractéristiques sont présentes : nevus flammeus, aussi appelée tâche de vin, ici sur son front l'Hémihyperplasie, les organes internes qui trop gros et je suppose une hypoglycémie ? » Il regarda la mère. « Est-ce que le pédiatre vous faisait donner de l'eau sucrée à Jacob à l'hôpital, juste après sa naissance ? » Annie acquiesça. « Ouais, mais c'est vrai que beaucoup de nouveau-nés font de l'hypoglycémie après la naissance et tous ne sont pas atteints du syndrome de Beckwith-Wiedemann. Tout le monde a prit les autres symptômes pour des problèmes génétiques ou des cadeaux des petits anges. »
"Est-ce que d'autres choses vont lui arriver dans le futur ? A cause de ce syndrome ? » Demanda Annie.
L'attention de House avait été attirée dans le hall. Du coin de l'œil, il avait vu la porte de l'ascenseur s'ouvrir, mais personne n'en était sorti. Sa curiosité était piquée à vif, mais il n'avait pas encore terminé. Il retourna son attention sur la tâche en cours. « Oh, j'aurais dû dire : 'J'ai une mauvaise nouvelle, une bonne nouvelle et une bonne nouvelle.' Comme ce syndrome apporte un trouble de la croissance, les enfants qui en sont atteints sont les plus sujets à des cancers ainsi que des kystes bénins. Mais la bonne nouvelle, c'est que les tumeurs se développent habituellement avant l'âge de quatre ans. Après cela, le risque diminue de moitié jusqu'à l'âge de 8 ans. Après cela, les risques de développer un cancer sont encore plus minimes, même s'il en a déjà eu, cela tourne en dessous de 1%. Vous devrez faire une échographie abdominale et des tests sanguins pour mesurer son taux d'AFP tous les trois mois jusqu'à ses 8 ans. Après cela, vous devez surveiller les symptômes, mais il est très peu probable que le cancer ne redevienne un problème. » House s'arrêta et jeta une nouvelle fois un œil vers l'ascenseur. Les portes étaient toujours ouvertes. Il n'y voyait personne, mais au moment où il détournait son regard, il aperçut le bout pointu d'une chaussure à talon noire. Il sourit. Il fallait qu'il aille dans cet ascenseur. Il ne profita même pas du fait qu'il avait encore une fois raison. Il termina rapidement son diagnostique. « En ce qui concerne l'Hémihyperplasie, la différence de croissance va être plus évidente pendant sa crise de croissance, avec un côté qui grandira plus rapidement que l'autre. Lorsqu'il murira, les deux côtés ressortiront peut être encore plus. Ses deux jambes ne seront probablement jamais de la même taille, mais il à l'air de bien se débrouiller de ce côté donc ça ne devrait pas être un problème. »
House jeta un œil dans la pièce pour voir si quelqu'un avait une question à poser. Tout le monde semblait avoir comprit donc il était temps pour lui de partir. Il se dirigea vers la sortie mais s'arrêta au niveau de Wilson et le regarda dans les yeux avant de dire. « On s'attendait à ce que quelque chose de pire arrive à Jacob alors que son état se dégradait, sans décider d'attendre pour voir. Tout le monde a négligé les petits détails, en essayant de trouver quelque chose de plus gros, mais les petites choses étaient tout aussi importantes. » House se tourna vers Annie. « Ses deux moitiés ne sont pas égales. Peut-être qu'elles le seront un jour, mais même si ce n'est pas le cas, elles pourront quand même bien fonctionner. » Il se détourna finalement et sortit de la chambre en direction de l'ascenseur.
La pièce devint silencieuse alors que tout le monde analysait le verdict final. Foreman s'avança vers le lit et attrapa le dossier pour noter ce que House venait de dire. Taub remarqua que la perfusion était presque vide et décida de la changer. Wilson se dirigea vers la mère pour lui parler de ce qui allait se passer tandis que Chase prit l'initiative d'aller au bureau des infirmières pour réserver la salle d'opération pour Jacob. Alors qu'il sortait de la chambre, il regarda House s'approcher des ascenseurs. Il se rendit compte que les portes étaient ouvertes bien avant que House ne les atteigne. Il observa curieusement House s'arrêter devant les portes ouvertes avant de rentrer prudemment dans l'ascenseur. Alors que les portes commençaient à se refermer, il aperçu un long bras féminin avec un bracelet en argent jaillir de l'ascenseur pour attraper par le T-shirt un House qui ricanait et le ramener à l'intérieur de l'appareil. Les portes se fermèrent derrière lui.
Chase se figea pendant deux secondes avant que son cerveau n'assimile ce qu'il venait de voir et ce que cela signifiait. Il avait déjà vu ce bracelet auparavant, au poignet de sa patronne.
"C'est pas vrai !" s'écria-t-il, son intervention attirant l'attention des médecins présents dans la pièce derrière lui. « C'est pas vrai ! » répéta-t-il. Il regarda Foreman. "Alors c'est ÇA qu'il se passe!"
Foreman avait reposé le dossier et s'apprêtait à partir lorsque House avait été happé à l'intérieur de l'ascenseur. Il avait vu la même chose que Chase. Il ne dit rien mais sourit. Foreman se tourna vers Wilson. Wilson, comprenant que Chase venait de trouver le secret de House, lui lança un regard complice. Ils se turent tout les trois, passant l'accord silencieux de ne rien dire.
Taub se détourna de la perfusion qu'il venait de changer. Il vit les trois hommes échanger des regards. « Quoi ? » demanda-t-il.
A ce moment, l'alarme de l'ascenseur se déclencha, emplissant le hall d'un vacarme assourdissant.
"Oh, génial," grogna Taub en enlevant ses gants en latex, « Les ascenseurs sont encore en panne. »
Pour des raisons qui lui étaient inconnues, sa déclaration engendra une vague d'éclats de rire chez ses collègues alors qu'ils sortaient de la pièce, le laissant confus et mécontent de devoir utiliser les escaliers.
House avait plaqué Cuddy contre le mur, juste après être entré dans l'ascenseur. Elle n'eut qu'une seconde pour lui sourire avant qu'il ne recouvre sa bouche avec la sienne. Il l'embrassa passionnément, la satisfaction d'avoir enfin réussi à résoudre son dernier cas combiné aux endorphines dégagées par le plaisir d'être près de Cuddy le firent planer plus haut que tout ce qu'il avait pu expérimenter avec la Vicodin. Il sentait les mains de Cuddy sur son torse. Il espérait qu'elle savait ce qu'elle faisait parce que leur secret n'en serait plus un pour très longtemps si les portes de l'ascenseur s'ouvraient sur eux deux en train de s'embrasser.
A ce moment-là, une des mains de Cuddy quitta son torse et atteignit le mur à côté d'eux. Elle trouva le bouton d'arrêt d'urgence et appuya dessus. L'alarme retentit et la cabine de l'ascenseur s'arrêta entre deux étages.
House s'éloigna de Cuddy et la vit lui sourire de manière séductrice, ses yeux brillants de désir. Posant la main sur son torse, elle attrapa son T-shirt et tira House vers elle. Elle chercha sa bouche, mais il la stoppa.
"Cuddy… ?" murmura House contre ses lèvres. « Tu sais que quelqu'un finira par appeler la maintenance ? »
"C'est une bonne chose que la patronne ait déjà appelé le chef de la maintenance pour le prévenir que les ascenseurs fonctionnaient mal, mais que cela attendrait demain matin. Ordres de la patronne. »
House offrit à Cuddy un sourire séducteur. « Je savais bien que coucher avec la patronne avait ses… » Commença-t-il, mais il fut coupé par Cuddy qui passait son T-shirt au dessus de sa tête et le poussa contre le mur opposé avant de l'embrasser.
Le son de l'alarme ne les dérangeait pas, et une minute plus tard, ils l'avaient déjà oublié.
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Jacob sourit à ses parents alors qu'il se réveillait doucement de son anesthésie. Son sourire était un peu tordu mais remplit d'amour. Les médecins avaient réussi à retirer toutes les tumeurs. Tout allait pour le mieux. Son père lui sourit à son tour et lui ébouriffa les cheveux. Nathan jeta un regard à son ex-femme. Elle avait l'air perdue et fatiguée, mais son sourire montrait ce qu'elle ressentait vraiment. Nathan leva la main par-dessus la couverture pour attraper celle d'Annie. Elle lui sourit et serra sa main. Peu importe les problèmes qu'ils auront à combattre, ils seront toujours là pour leur fils. Ils le savaient, sans aucun doute. Il leur faudrait un peu de temps, mais tous les trois, ils arriveront à trouver un nouveau rythme, un nouvel emploi du temps. De sa main libre, Nathan tendit à Jacob un gros sac qu'il avait ramené dans la chambre. Jacob regarda ses parents, se demandant ce qu'il contenait. Ils l'aidèrent à l'ouvrir et en sortirent un énorme dinosaure télécommandé, et un paquet de pile. Le cri de joie un peu enroué que poussa Jacob montra à Nathan que son cadeau était un succès. Annie regarda son ex-mari affectueusement et sut que tout irait bien. Elle serra sa main avec affection et ils observaient, heureux, leur fils examiner son nouveau jouet.
Wilson déverrouilla la porte d'entrée de son appartement .Cela avait été une longue journée, suivit d'une longue nuit. Le bon côté, c'était que la journée s'était bien terminée. Sam était assise sur le canapé et lisait un magazine. Elle avait remplit un verre d'eau avec des glaçons et l'avait posé sur la table basse. La condensation faisait glisser des gouttelettes le long du verre, qui s'écrasaient ensuite sur la table en bois. Wilson ne dit rien, attrapa un dessous de verre et le glissa sous le verre. Sam leva les yeux et sourit à Wilson. « Oh, désolée James, » dit-elle en retournant à son magazine, « j'avais oublié ».
« Ce n'est pas grave, » dit Wilson. Il posa son attaché-case à côté du canapé et s'assit à côté de Sam. « Est-ce que tu as appelé le propriétaire à propos de la fuite dans la douche ?
Sam leva les yeux vers James. « Oh, j'ai complètement oublié. » Elle jeta un œil à sa montre. « Je parie qu'il n'est pas encore couché. Pourquoi ne lui passerais-tu pas un coup de fil ? Tu restes là demain, tu pourras l'attendre. Je voudrais finir cet article. » Elle n'attendit pas sa réponse et retourna à son magazine.
Wilson observa sa petite amie pendant plusieurs secondes. Elle continuait à lire son magazine, sans se rendre compte qu'il la scrutait. Il voulait croire qu'elle avait changé pour lui, et était prêt à changer pour que cela fonctionne entre eux. Il pensa aux efforts monumentaux que House avait faits pour être avec Cuddy. Il avait combattu ses plus gros démons pour attirer son attention. Wilson savait que les petites manies agaçantes de Sam n'étaient pas graves, mais si mettre un dessous de verre était à sa portée, pourquoi elle ne le faisait pas, au moins pour lui ? Il avait vu les efforts qu'elle avait faits pour lui, mais toutes ces petites choses qu'elle continuait de faire égoïstement montraient son vrai visage. Peut-être que House avait aussi raison à ce sujet. A ce moment, Sam leva les yeux. Elle lui sourit, ignorant tout de ses réflexions intérieures. Elle posa doucement son magazine et se pencha vers lui. Elle caressa sa joue en se penchant et l'embrassa délicatement. Elle continua de l'embrasser en l'allongeant sur le canapé. Wilson lui rendit son baiser, remettant ses inquiétudes au lendemain.
House était assis dans un fauteuil, près de Cuddy et Rachel qui étaient installées sur le sol du salon. Il était finalement venu après avoir fait les cents pas dans son appartement. Cuddy était vraiment fatiguée lorsqu'il l'avait laissée un peu plus tôt dans la journée après une très belle matinée incluant une promenade sur la plage au lever du soleil. Cuddy avait pris un jour de congé pour passer du temps avec Rachel. Elle avait fini par appeler House pour qu'il vienne passer du temps avec elles. House avait obéit, heureux, et même si Rachel et lui n'étaient pas les meilleurs amis du monde, elle acceptait au moins sa présence.
Cuddy avait sorti une petite ferme et l'installait pour que Rachel puisse jouer un peu avec avant d'aller au lit. De son côté, Cuddy avait quelques papiers à remplir avant de pouvoir se reposer. House observa la scène domestique qui se déroulait sous ses yeux et paniqua un court instant. La panique fut rapidement suivit par de la plénitude, sentiment qui lui était jusque-là inconnu. Il n'était certainement pas prêt à jouer au père de famille parfait, mais à certains moments, il appréciait le calme qui allait avec.
Il essayait de faire fonctionner une nouvelle application sur son Iphone, et murmurait dans sa barbe, frustré. Cuddy s'assit sur le canapé, farfouillant dans ses papiers. Rachel rangea le cheval et la vache dans la grange et attrapa le tracteur. Se levant, elle regarda House qui était occupé avec son téléphone. Cuddy, ayant ressentit les mouvements de sa fille, leva les yeux de ses papiers et observa sa petite fille s'approcher de l'endroit où House était assit. Rachel se posta devant le fauteuil et House mit quelques secondes avant de l'apercevoir. Il l'observa. Tout était silencieux.
"Salut," dit House.
"Salut," répondit Rachel. Elle ne dit rien d'autre mais lui tendit sa main dans laquelle se trouvait le tracteur qu'elle venait de ramasser. Il regarda le tracteur et croisa en suite les grands yeux marron de la petite fille. Délicatement, il lui prit le jouet des mains.
"Merci," dit-il doucement.
Rachel acquiesça et partit, retournant à sa ferme pour recommencer à jouer avec ses animaux. House observa avec un certain émerveillement le tracteur dans sa main. Il jeta un regard vers Cuddy qui avait été témoin de toute la scène. Elle avait le sourire jusqu'aux oreilles, et l'amour et le bonheur se lisaient dans ses yeux. House continua de la regarder, encore choqué par la force des émotions qu'un si petit geste lui avait fait ressentir. Doucement, il lui sourit à son tour avant de regarder encore une fois le tracteur dans ses mains tandis que Cuddy retournait à ses papiers.
Plus tard cette nuit là, House était allongé au lit à côté de Cuddy. Il roula sur la côté pour avoir une meilleure vue. Il caressa délicatement l'épaule nue de Cuddy d'un doigt et le glissa ensuite vers son visage pour retracer le contour de sa lèvre inférieure. Elle s'étira et se tourna vers lui en lui souriant, puis se blottit un peu plus contre lui alors qu'elle s'endormait. Il pensa à Jacob et à son diagnostique. Il savait que les deux parties d'une relation n'était pas non plus égales mais le traitement était le même. Avec un peu de temps, les deux côtés pourraient devenir égaux et, finalement, il n'y aurait plus aucune raison d'avoir des problèmes. House embrassa l'épaule de Cuddy et l'entoura de ses bras. Il s'endormit rapidement et profondément jusqu'au lendemain matin.
FONDU AU NOIR
