Et voici le fameux épilogue qui est parvenu à me faire verser ma petite larme ...!
Je tenais à remercier tout d'abord LauGS de m'avoir généreusement laissé traduire cette magnifique histoire. C'est assez une grande fierté que j'ai pu vous transmettre ses écrits, et comme vous avez pu le constater, elle est vraiment très douée. Elle vous remercie infiniment pour vos compliments et votre soutien.
Je voulais aussi remercié Mizugachi pour m'avoir inspiré. Si vous avez aimé cette histoire, je vous conseille de lire A Break In The Clouds, de la même auteure que Mizugachi a traduit également.
Et je tenais à tous vous remercier pour tous vos messages d'encouragement. c'est grêce à vous que je suis allé au bout de cette traduction et j'en suis vraiment heureux. (Et je m'excuse car je me suis un peu mis en retard pour Let Me Love You, pour finir cette histoire un peu plus vite).
RAPPEL : Vous pouvez retrouver la fic originale ici : www .fanfiction s/ 8795588/ 1/ Heart-Without-a-Home# (n'oubliez pas d'enlever les espaces) ainsi que les oeuvres de l'auteure sur son twitter : ConstantKlainer et sur son Tumblr : heartsmadeofbooks. N'hésitez pas à y faire un tour, vous ne serez pas déçus du voyage ^^
Bonne lecture à tous !
Le soir suivant, Kurt était engourdi par l'excitation alors qu'il attendait que Blaine rentre à la maison (leur maison, leur maison, leur maison) depuis son travail. Il avait changé deux fois de tenues, avait essayé d'exposer le vase avec les roses dans plusieurs pièces de l'appartement pour voir où elles semblaient les plus belles avant de finalement les laisser sur la table de nuit et il s'était changé à nouveau.
La porte s'ouvrit juste quand Kurt était en train de se demander s'il devait changer de chaussures et il oublia toutes ses interrogations dès qu'il vit Blaine. Le visage de Blaine s'illumina avec le même sentiment d'excitation et ils se sourirent depuis là où ils se tenaient avant de se souvenir qu'ils étaient autorisés à faire plus que se regarder, donc Blaine ferma la porte et marcha droit dans les bras de Kurt, déposant quelques baisers dans son cou et sa mâchoire avant de réclamer sa bouche sur la sienne.
« Tu m'as manqué, » marmonna-t-il contre ses lèvres et Kurt chantonna de béatitude.
« Pas autant que tu m'as manqué, » lui assura Kurt, jetant ses bras autour du cou de Blaine.
Ce dernier lui sourit et lui fit un baiser rapide sur les lèvres. « Impossible. » Autre baiser, juste parce qu'il le pouvait. « Es-tu prêt à y aller ? »
Kurt fit un pas en arrière et se regarda. « Dois-je changer mes chaussures ? »
« Tu es magnifique, » répondit Blaine, adorable. « Ne change rien. »
Kurt eut l'impression que Blaine ne parlait pas de chaussures ni de vêtements et cela fit accélérer les battements de son cœur, alors que ses joues rougirent.
« Alors, je suppose que je suis prêt, » Kurt soupira joyeusement.
C'est une froide soirée, mais pas aussi froide que la semaine précédente. Le printemps s'approchait doucement. Ils marchèrent main dans la main dans la rue, Kurt demandant à Blaine comment s'était passé sa journée, Blaine en faisant autant à son tour.
« Y'a-t-il un endroit en particulier où tu aimerais aller ? » Demanda Blaine alors qu'ils attendaient que la lumière rouge passe au vert au coin d'une rue.
« Tout ce que tu auras prévu me conviendra, » Kurt embrassa sa joue et glissa un bras autour de sa taille, attendant toujours.
Blaine prit une grande inspiration. Il était évident qu'il était nerveux à propos de ce rendez-vous, comme s'il pensait que Kurt ne voudrait plus être avec lui si l'endroit où ils les amenaient n'était pas assez bien pour lui.
Kurt planqua son visage dans le cou de Blaine et posa sa bouche à cet endroit si sensible de sa peau, comme il l'avait fait le jour où ils s'étaient embrassés pour la première fois. « Je t'aime. Je me moque d'où tu m'emmènes tant que je suis avec toi. »
« Même si la nourriture craint ? » Blaine tenta de faire une blague, pas très efficacement.
« Même si la nourriture craint, » lui assura Kurt, se décollant de lui pour lui sourire. « Si c'est le cas, on se moquera du chef et tu m'achèteras un café sur le chemin du retour pour enlever le goût horrible dans nos bouches. »
Cela fit glousser Blaine. Il attrapa la main de Kurt à nouveau et ils traversèrent la rue.
C'était un petit et douillet restaurant presque caché dans une rue peu fréquentée de New York City. Blaine venait d'amener Kurt là, et avant d'entrer, il espéra que l'endroit lui conviendrait.
Le restaurant était presque vide, hormis un autre couple et un homme seul mangeant dans un coin. Ils choisirent une belle table près de la fenêtre. L'endroit semblait sortir d'un film. Les nappes étaient rouges et blanches à carreaux, et les murs étaient recouverts de photos d'enfants qui couraient dans des parcs ou sur les plages. La serveuse se dirigea vers eux, les accueillant poliment et leur donna deux menus et déposa une petite corbeille de gressins entre eux avant de les laisser choisir ce qu'ils allaient commander.
Blaine observa le visage de Kurt, cherchant un signe de désapprobation ou de mécontentement alors que ce dernier ouvrait son menu et commençait à le lire. Le restaurant sembla agréable, mais pour Blaine, même un McDonald bondé et infesté d'enfants était bien. D'un autre côté, Kurt était habitué à des lieux plus chics …
« Blaine, chéri, » Kurt lui parla sans quitter des yeux son menu ouvert devant lui. « Tu es en train de me fixer. »
« Oh, » Blaine s'éclaircit la gorge et se pressa à ouvrir son propre menu, manquant de peu de faire tomber la corbeille de gressins. « J-je suis désolé. »
« Arrête de paniquer, » Kurt lui sourit chaleureusement et lui offrit sa main, que Blaine attrapa impatiemment.
« Je n'ai jamais emmené quiconque à un rendez-vous avant, » marmonna Blaine, sentant ses oreilles devenir rouge.
« Et bien, tu te débrouilles très bien, » Kurt approcha la main de Blaine près de ses lèvres et embrassa son poing. « Et je ne sais pas pour toi, mais ces ravioles me semblent délicieuses. »
Kurt rendait cela si facile pour Blaine. Dès qu'ils commencèrent à parler, lisant le menu, se taquinant sur des choses toute simples … Blaine oublia d'être nerveux, à propos du restaurant qui ne pourrait pas être assez bien pour lui, à propos de tout ce qui le préoccupait … Il oublia. Il aimait juste être là avec Kurt, commençant une nouvelle vie.
« Oh putain, Blaine, tu dois essayer ça, » gémit presque Kurt lorsque leurs plats arrivèrent. Kurt piqua un raviole avec sa fourchette et l'offrit à Blaine, qui acquiesça d'appréciation avec de grands yeux. « Apparemment, tu n'es pas aussi mauvais pour choisir un restaurant que tu pensais l'être. »
« Tais-toi, » marmonna Blaine, souriant et rougissant et tellement, tellement heureux qu'il aurait pu exploser. Il avait commandé des Fettucine Alfredo, qui étaient son plat préféré lorsqu'il était enfant et qu'il n'avait pas mangé depuis des années.
Il en prit un peu avec sa fourchette et la tendit à Kurt. « C'est super bon aussi. »
Kurt goûta et essuya sa bouche avec sa serviette. « Ça l'est ! Ok, on reviendra définitivement ici très souvent. »
Le cœur de Blaine sembla enfler dans sa poitrine pour pouvoir y accueillir tout l'amour qu'il ressentait pour Kurt à l'intérieur.
Kurt n'oublierait jamais l'énorme sourire sur le visage de Blaine quand la serveuse lui tendit l'addition et qu'il l'a paya, pourboire inclus avec l'argent de son portefeuille.
Kurt se promit qu'il ne devrait plus jamais considérer comme acquises les choses les plus simples. Pas tant que Blaine lui montrerait que ces choses étaient bien plus extraordinaires qu'elles ne semblaient être, si vous les partagez avec la bonne personne.
Il était tard et il commençait à faire trop froid pour apprécier un retour à la maison à pied, donc ils hélèrent un taxi et montèrent à l'arrière, s'asseyant très proche l'un de l'autre. Kurt mit son bras sur les épaules de Blaine et le laissa poser sa tête dans le creux de son cou.
« Fatigué ? » Murmura Kurt contre ses cheveux.
« Un peu, » répondit Blaine. Sa main trouva celle de Kurt et il emmêla leurs doigts ensemble. « Merci de m'avoir laissé faire ça. Je sais que ce n'est pas énorme mais … »
« C'était parfait, » lui assura Kurt, tendrement, sans l'once d'un doute. « Le meilleur rendez-vous que j'ai jamais eu. »
« Vraiment ? » Les yeux de Blaine s'illuminèrent un peu, plein d'espoirs.
« Bien sûr, idiot, » Kurt frotta leurs nez ensemble. « Je te l'ai dit. Je me moque d'où nous allons, tant que je suis avec toi. »
Et, finalement, Blaine commença à y croire, parce que … Pourquoi Kurt mentirait ? Pourquoi Kurt lui dira ça s'il ne le ressentait pas ? Pourquoi lui donnerait-il de l'amour et un foyer où rentrer chaque soir s'il ne le désirait pas ? Kurt pouvait avoir tous les hommes qu'il voulait. Il était époustouflant, drôle, génial … Et il voulait Blaine.
Comment cela était-il arrivé ? Blaine n'en avait aucune idée, mais il savait qu'il était la personne la plus chanceuse au monde.
Et peut-être que la vie l'avait violemment frappé au visage plusieurs fois. Peut-être que les choses ne s'étaient pas passées comme il l'avait imaginé étant enfant. Mais Blaine était sûr d'une chose : s'il avait dû revivre tout ça à nouveau, sachant qu'il trouverait Kurt à la fin, il le referait sans la moindre hésitation.
Après avoir attendu si longtemps, il avait finalement trouvé un foyer. Mais ce n'était pas un endroit. C'était une personne.
Kurt était son foyer.
« Je t'aime » chuchota-t-il contre la douce chaleur de la peau du cou de Kurt.
Kurt sourit en regardant vers l'homme qu'il aimait et remercia la vie de lui avoir accordé une deuxième chance alors qu'il ne savait même pas qu'il en avait besoin. « Je t'aime aussi. »
Ils se tenaient serré l'un contre l'autre, ne désirant pas se laisser partir, et soupirèrent de contentement pendant qu'ils regardaient New York City défiler devant eux alors que le taxi les ramenait chez eux.
