Titre : Remember

Auteur : Marysol Cx

Disclaimer : Harry, Snape, Poudlard et cie, à JK ; le reste, à moi

Rating : T/M

Avec du retard (beaucoup) mais c'est pas ma faute j'étais en festival, puis en convention, puis en stage.

Mais du coup je rattrape mon retard en postant le prochain chapitre dans deux jours et le dernier dimanche donc dans 6 jours !

Bonne lecture !


Chapitre 9

Severus se sentait calme. Peut-être un peu trop. Mais c'était sûrement dû à la potion qu'il venait de boire. Après tout, si quelques gouttes étaient censées suffire pour calmer l'esprit, il avait bu le fond du flacon sans se poser de question dans l'espoir d'endiguer le flot de pensées incessant de son esprit. Pouvait-on lui en vouloir au vue de la situation ? Harry était réapparut. Mais pas seulement dans le monde sorcier ou chez Sirius, non. Il était arrivé dans ses appartements, alors qu'il était assis sur son lit, face à lui divers poisons, se demandant ce qu'il allait en faire.

Que ce serait-il passé s'il était arrivé plus tard ? S'il n'était pas venu ? Il préférait ne pas y penser. Quand il avait vu Harry face à lui, son cerveau avait comme explosé dans son crâne. Tous ses pensées, toutes ses envies, toutes ses peurs tout avait disparu à la seconde où il l'avait vu. A partir de ce moment-là, il était devenu un robot, incapable de formuler la moindre pensée cohérente à cause de la présence de son ancien amant. Son esprit tournait à toute vitesse, à la recherche d'un plan pour le faire rester, pour le faire tomber amoureux de lui encore une fois. Mais comment devait-il faire ça ? La première fois, c'était Harry qui lui avoué ses sentiments, et il n'avait eu qu'à réaliser qu'il ressentait la même chose. Mais là, comment faire ?

Severus n'avait pas énormément parlé. Il s'était seulement laissé aller une fois, lui avouant ce qu'il avait vécu, ce qu'il avait ressenti à cause de son absence. Pourquoi lui avoir dit ça ? Pour avoir sa pitié ? Il n'était pas tombé aussi bas, non ? Ou peut-être bien. Après tout, on parlait d'Harry.

Il lui avait même mentit. Il ne donnait plus ses cours depuis bien des semaines. Il ne restait à Poudlard car n'ayant nulle part d'autre ou aller. Dumbledore ne le mettait pas à la porte pour les mêmes raisons ou peut-être espérait-il qu'il se remette ? Pauvre fou.

La seule chose qui l'avait tenu en vie ces derniers jours était le mince espoir qu'il se souvienne de lui, mais il n'avait fait que diminuer plus les heures passées seul s'accumulaient.

Désespéré, son regard se posa sur la bouteille d'alcool qui se trouvait sur sa table de nuit. Et, à côté, le jumeau du carnet à double sens qu'il avait donné à Harry pour qu'ils communiquent. Recevrait-il un message ? Ou Harry avait-il promis qu'ils se reverraient par simple politesse ?

Il se sentait si perdu. Il ne rêvait que d'aller cherche son Harry, de le ramener de force ici et de lui faire l'amour toute la nuit durant pour lui faire se rappeler à quel point ils s'aiment. Mais il ne pouvait pas. Car s'il faisait la moindre erreur, il risquait de le perdre à tout jamais.

Lentement, il tendit la main en directement de sa table de chevet. Il hésita, longuement. L'alcool et la tranquillité d'esprit. Ou ce carnet qui resterait peut-être vierge à jamais. Finalement, et il dû faire preuve d'une retenue immense, il s'empara du carnet qu'il prit contre lui. Il enfouit sa tête dans son oreiller et, pour la première fois depuis des semaines, il ne s'entendit par prier pour ne plus se réveiller.

HPSSHPSSHPSS

Harry attendait patiemment que Severus arrive, assit à une petite table au fond d'un café près de chez lui. Ils avaient décidé de ce rendez-vous le lendemain de leur rencontre. Harry voulait des réponses, et, il n'allait pas se mentir, voulait revoir Severus. Alors le carnet n'était pas resté vierge bien longtemps. C'était même Jordan qui avait dû lui arracher des mains où ils auraient passé la nuit à discuter de choses complètement futiles, mais qui rendaient quand même Harry heureux.

Pour la treizième fois depuis son arrivée, Harry tourna la tête vers la porte du bar en l'entendant s'ouvrir. Et cette treizième fois fut la bonne : Severus se tenait dans l'encadrement de la porte, le cherchant du regard. Il lui fit un petit signe et l'homme s'approcha de lui avec un sourire. Son regard semblait bien plus lucide que dans son souvenir.

— Comment vas-tu ? demanda Severus en prenant place.

Bonne question, comment allait-il ? Etait-il heureux, effrayé, perdu ou juste bien ?

— Je vais bien, et je le pense vraiment. Et toi ?

— Ca peut aller, juste un peu fatigué.

Et ils discutèrent, Harry en apprenant plus à chaque instant sur le monde sorcier mais sans jamais se souvenir plus que quelques phrases décousues. Il apprit à Severus ce qu'il faisait depuis plusieurs mois. Le plus âgé lui expliqua que l'argent et l'appartement qu'il avait trouvé était une mesure qu'ils avaient mis en place pendant la guerre, si jamais il devait disparaitre parmi les moldus et qu'il n'avait plus accès à son argent sorcier.

— Severus, comment on s'est connu ? demanda-t-il soudainement.

Le potionniste l'attendait cette question. Il était presque surprit qu'elle ait mis aussi longtemps à arriver. Mais il répondit sans sourciller.

— Tu étais mon élève à la base. Et tu l'as été pendant sept ans, depuis ton arrivé à Poudlard, à tes onze ans. Disons que ce n'était pas le grand amour entre nous. Tu me rappelais tellement ton père que je n'arrivais pas à être impartial. Puis, les années ont passé, tu as grandis, j'ai mûri. J'ai fini par comprendre que tu n'avais rien à voir avec James. La guerre nous est tombée dessus bien plus tôt que nous l'envisagions. Nous avons donc travaillé ensemble pendant de longs mois pour te préparer à combattre. Tu étais tellement pris par cet entrainement, que tu ne voyais plus tes amis. Tu as fini par te confier à moi, et plus tard à tomber amoureux de moi. Mais tu n'as rien dit, pour me protéger et te protéger. Ce n'est qu'une fois la guerre finie que tu es venu me le dire, en me promettant de disparaitre de ma vie car tu te doutais que ce n'était pas réciproque. Je… je t'ai laissé partir, trop chamboulé pour te retenir. J'ai ressassé ce que tu m'avais dit toute la nuit et, le matin, je me suis rendu chez Sirius où tu vivais à l'époque pour te parler. On a passé… Je ne sais pas, peut-être deux heures, à discuter de ce que tu ressentais, ce que ça entrainerait dans nos vies à chacun, dans la presse. Et tu as fini par clore la discussion en m'embrassant, exaspéré de m'entendre discuter sur des points complètement futiles et inutiles. Quelques jours après tu emménageais dans mes appartements et tu n'es jamais reparti.

— Et comme j'ai disparu ? demanda-t-il d'une voix fragile. J'ai un souvenir de nous deux, au bord d'un lac, et tu me dis que c'est dangereux d'aller dans le monde moldu pour des ingrédients.

— Si tu savais comment je m'en suis voulu de t'avoir parlé de ces ingrédients… Je travaillais sur une potion très particulière, qui demandait des ingrédients aussi rares que chers. Tu as insisté pour me les trouver, ayant plus de chances d'avoir des réponses grâce à ton nom. De même pour aller les récupérer. Tu t'es fait agresser par des moldus qui t'ont enlevé, sûrement dans l'espoir d'avoir une rançon mais tu n'existais pas parmi les moldus, alors personne n'aurait pu demander quoique ce soit pour toi chez eux. Ils devaient être en colère d'avoir fait ça pour rien alors ils se sont vengés sur toi, je suppose…

Harry resta silencieux, avalant avec difficulté ce qui avait causé sa perte de mémoire.

— Et je ne me suis pas défendu ? Si je suis un sorcier, j'aurais dû être capable de me battre ou même m'enfuir.

— Tu as sûrement voulu éviter de faire des vagues. Faire de la magie devant les Moldus est interdit. Mais je ne saurais dire exactement ce qu'il s'est passé. Mais, j'ai retrouvé ta baguette dans la ruelle où tu as été agressé, et sans, tu n'aurais rien pu faire contre.

— J'ai fait de la magie, réalisa soudainement Harry.

— Pardon ?

— J'en suis presque sûr. Une nuit, j'ai fait un cauchemar, et Jordan essayait de me réveiller. Et je l'ai propulsé contre le mur de la chambre, en criant un mot.

— Quand on a peur ou qu'on est en colère, on peut perdre le contrôle de notre magie est faire de la magie instinctive, sans baguette. C'est ce qui a dû t'arriver. Tu te rappelles de ce que tu as dit ?

— Ca commençait en « ex », ou quelque chose comme ça.

— Expelliarmus, devina Severus.

Les yeux du jeune sorcier se voilèrent. Il était dans un cimetière. Autour de lui se tenaient des hommes vêtus de noir, leur baguette pointée sur lui. Face à lui, cet homme. Celui qu'il avait vu si souvent. Ce visage lui était si familier. Pourtant, le nom ne lui revenait pas. Il n'eut pas le temps de s'interroger plus longtemps. Son bras se leva, une baguette –sa baguette !- se pointa sur le sorcier en face de lui et un éclair rouge en jaillit. Une explosion retentit. Quand il rouvrit ses yeux qu'il ne souvenait pas avoir fermé, son éclair rougeoyant combattait avec son semblable, aussi vert que ses yeux. Une nouvelle explosion retentit et il fut de retour dans le café, le visage pâle comme s'il avait vu un mort, le regard inquiet de Severus sur son corps.

— Où étais-tu ? demanda-t-il doucement.

— Dans un cimetière, souffla Harry après quelques secondes, les images tournant toujours dans son esprit.

— Et que s'est-il passé ?

— Il y avait plusieurs personnes. Presque toutes habillées en noir, avec des masques. Et en face de moi il y en avait un qui était aussi blanc que la mort avec une baguette pointée sur moi. J'ai crié quelque chose, ce mot, là, Expelliarmus. Et ça a provoqué une explosion.

— Veux-tu savoir quand est-ce que c'était ?

— Oui. Enfin… Je suppose. Dis-moi, confirma-t-il d'une voix plus sûre.

— C'était en 94, tu avais quatorze ans. Tu participais à un tournoi à Poudlard. La troisième épreuve était un labyrinthe. Quand tu es arrivé au bout, tu as été téléporté dans le cimetière. C'était un piège… Là-bas, tu as été emprisonné par un homme qui s'appelait Queudver. Il t'a prélevé ton sang et s'en est servi pour un rituel de magie noire.

Severus fit une petite pause, cherchant comment expliquer la résurrection de Voldemort de la manière la plus douce possible.

— Ce rituel a permis de faire revivre l'homme que tu as vu. Cet homme s'appelle…

— … Voldemort, compléta Harry en un souffle.

Son visage pâlit encore plus, son cerveau assaillit de souvenirs. Une maison abandonnée avec un vieil homme, un cachot où ils étaient plusieurs et mal en point, un champ de bataille, des centaines de morts allongés les uns à côtés de autres. Un éclair vert et le cri de sa mère

Il prit sa tête entre ses mains, tentant vainement de ralentir le flot de pensées. Mais en vain. Son corps défaillit et il ne dû qu'à Severus de ne pas s'effondrer au sol. Des voix autour de lui parvinrent à peine à ses oreilles. Il ne reconnut que celle de Severus.

Dans son esprit des visages tournaient : jeunes, vieux heureux, tristes, remplis d'espoir ou de souffrance amicaux ou ennemis. Il avait l'impression de tous les connaitre mais sans jamais réussir à comprendre qui ils étaient.

Des lieux apparaissaient, disparaissaient se mélangeaient. Des maisons, un château, des pièces magnifiques et d'autres délabrés. Des chambres remplis de rires et d'autres de tristesse et de pleurs.

Des souvenirs violents : la mort, la souffrance, la perte. Et d'autres, plus doux : un câlin près d'une cheminée, un fou rire avec des amis, un bébé riant dans ses bras. Mais tout se mêlait et il ne savait plus quoi regarder ou retenir.

Et, après ce qui lui semblait être une éternité, la douleur et le flot de souvenirs s'arrêtèrent. Doucement, il ouvrit les yeux, tout en essayant de remettre de l'ordre dans tout ce qui tournait encore dans sa tête. Il se trouvait dans une chambre, un feu de cheminée crépitait dans le mur face à lui, un bureau se trouvait sur le gauche de la cheminée, et, à la droite du lit, affalé dans un fauteuil, Severus. Ses traits endormis étaient bien plus détendus que d'habitude, bien qu'il semblait s'être endormi rongé par l'inquiétude. Sûrement à cause de lui.

— Severus ? murmura-t-il en posant sa main sur son bras.

Le sorcier se releva en sursaut, baguette à la main. Quand il réalisa où il était, il se détendit aussitôt et s'assit au bord du lit.

— Comment te sens-tu ? demanda-t-il doucement.

— Je ne sais pas… Je ne suis pas sûr de ce que je me souviens, ni d'où ça vient. Mais je me souviens de choses.

— Raconte-moi ? proposa le potionniste en posant sa main sur celle de son ancien amant.

— Je pense que je me souviens de toutes les fois où je me suis retrouvé face à Voldemort. Je me souviens de ceux qu'on a perdus, je me souviens d'amis que j'ai eus. J'ignore ce qu'ils sont devenus en revanche. Après… J'ai des brides d'endroits assez particuliers.

— Comme quoi ?

— Un labyrinthe, ce fameux cimetière, une maison délabrée, un château en ruines. Des sous-sols vraiment macabres. Des sortes d'égouts géants aussi. Il y a aussi des endroits plus joyeux : là où je vivais je pense, le château en ruines mais en bon état cette fois, une maison improbable en campagne, un lac, un terrain de Quidditch. Je me souviens de ce que c'est le Quidditch, d'ailleurs.

Severus souriait. Harry était sur la bonne voie. Pourtant… Il ne pouvait s'empêcher de douter sur un point en particulier.

— Harry, est-ce que tu te souviens de nous, tenta-t-il finalement.

Le regard vert et peiné qui rencontra le sien fut une réponse suffisante.

— Je… Désolé, murmura-t-il. Je pense que j'aimerais pourtant.

— Ce n'est pas grave, Harry. Chaque chose en son temps.

Un lourd silence s'installa, tous deux perdus dans cette situation sans pareil.

— Tu veux rentrer, peut-être, demanda enfin Severus.

— Oui, il faudrait… Jordan doit être chez moi et je ne veux pas qu'il s'inquiète trop. Surtout que je n'ai pas mon portable avec moi.

Les deux hommes se rendirent dans la rue en silence et à contre cœur, mais bien conscients qu'ils se reverraient vite. Mais, juste quand Harry allait tourner les pieds et se rendre au métro, Severus l'interpella.

— Qu'y a-t-il ? demanda Harry en se retournant.

Severus hésita quelques secondes pour finir par sortir un long bâton de bois de sa veste. — C'est la tienne, expliqua-t-il en la faisant tourner dans ses doigts. Je l'ai trouvée dans la ruelle où tu as été agressé… Je pense que ça pourrait t'aider. La seule règle, si tu ne t'en souviens pas…

— Jamais de magie devant les Moldus, compléta Harry avec un sourire.

— Exactement.

Avant même qu'ils aient le temps de comprendre ce qu'il se passait, Harry s'était glissé dans les bras de Severus. L'étreinte ne dura que quelques instants mais électrisa leurs corps. Le plus jeune s'empara de la baguette dans la main de Severus, la glissa dans sa poche et fila sans demander son reste, abandonnant un si stricte et droit maître des potions confus comme jamais sur le trottoir.

HPSSHPSSHPSS

— Allez, Harry, essaye ! s'exclama Jordan avec impatience.

Depuis qu'Harry était rentré plusieurs minutes auparavant, il n'avait fait que tourner sa baguette entre ses longs doigts, cherchant à savoir s'il devait s'en servir. Et surtout, comment il devait s'en servir. La seule fois où il avait réussi à faire de la magie, il avait blessé Jordan. Et il était hors de question de courir ce risque à nouveau.

— Je sais pas moi, essaye de… Tiens ! Essaye de faire venir à toi la télécommande de la télé qu'on a perdue depuis trois jours.

— Je ne sais pas comment faire, soupira Harry.

— Eh bien, essaye ! Pointe la quelque part, concentre-toi sur la télécommande, et tu verras bien !

— Très bien, j'essaye, lâcha-t-il presque à contre cœur.

Il sera le bâton dans sa main droite, le pointa vers le plafond et ce concentra. Il imaginait cette télécommande qu'ils perdaient au moins quatre fois par jour, il la visualisa venir vers lui. Soudainement, il ressentit de petits picotements dans sa main, mais il ignorait s'il s'agissait de magie ou d'engourdissement.

Finalement, son bras retomba le long de son corps et il lâcha un soupir.

— Tu vois, ça ne marche pas, lança-t-il à l'attention de Jordan.

Mais Jordan avait le regardé fixé exorbité et fixé derrière son ami.

— Jordan, qu'est-ce que j'ai fait ? demanda-t-il paniqué et sans oser se retourner.

— Tu l'as fait, souffla-t-il. Mec, tu sais faire de la magie.

Derrière Harry se trouvait la fameuse télécommande, qui attendait patiemment à hauteur de visage qu'on la prenne. Harry resta immobile, les yeux rivés sur l'objet volant. Etait-ce vraiment lui qui avait fait ça ? Il semblait que oui. Ou alors Jordan lui cachait bien des choses.

— On recommence ! s'exclama-t-il en faisant sursauter Harry.

— Jordan…

— Allez ! Imagine tout ce que tu peux faire ?

— Très bien, mais pas ici. Je ne veux pas risquer de casser quelque chose.

Jordan se souvient de son petit séjour à l'hôpital et acquiesça sans protester. Ils firent leurs sacs rapidement, prirent une tente et de quoi se nourrir et partir vers la forêt. Durant le trajet, Puppy aboya joyeusement, heureux de partir faire un tour dans la nature.

— C'est la première fois qu'on y retourne, remarqua Harry alors qu'ils arrivaient à l'orée du bois.

— C'est vrai. Il faudra qu'on réorganise un week-end ensemble bientôt. Ne serait-ce pour leur parler de comment tu vas.

— Je ne sais pas… Je n'ai pas le droit d'en parler. Toi, c'est vraiment une exception.

— Sans leur parler de ça, bien sûr, corrigea Jordan. Mais au moins leur expliquer que tu t'es souvenu de plein de choses, que tu as retrouvé des gens, et du coup, tu étais pas mal occupé.

— Oui, faut que je fasse ça… On n'a qu'à leur dire de nous rejoindre demain soir s'ils peuvent.

Le reste de la soirée fut on ne peut plus joyeux et amusant. Harry s'essayait à de nombreux tours, la plupart demandés par Jordan qui ne manquait pas d'imagination. C'est ainsi qu'ils se retrouvèrent avec un buisson en feu qui fut rapidement éteint d'un coup de baguette magique, entouré de petites étincelles de lumières de couleurs différents en fonction du moment, sans oublier de mentionner Jordan qui s'était retrouvé à voler un moment où Harry tentait des mouvements de baguette plutôt originaux.

Finalement, ils s'effondrèrent dans la tente une fois la nuit bien entamée, illuminés à l'aide de la baguette d'Harry d'où pointait une faible lueur.

— C'est tellement… incroyable, souffla Harry en déplaçant sa baguette dans la tente.

— A qui le dis-tu.

A leurs côtés, Puppy aboya doucement, faisant comprendre que même lui avait été émerveillé par ce qu'il avait vu dehors.

Si Harry ignorait encore ce qu'il voulait faire dans le futur, qui et quoi choisir entre ses deux vie il était sûr d'une chose : jamais il n'abandonnera la magie. C'était quelque chose de bien trop incroyable pour envisager laisser ça derrière lui. C'est le sourire aux lèvres qu'il éteignit sa baguette et s'enroula dans son sac de couchage. Jordan en fit de même et c'est les yeux plein de magie qu'ils s'endormirent.