9. Ignis et glacies
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Le drap glisse lentement au sol.
Elle s'en contrefout.
Qui a besoin d'un rempart de tissu quand un homme comme lui montre tant de persuasion à se faire pardonner ?
Sa main droite caresse son sein gauche. Sa main gauche tente de plonger en elle, et même si la position ne doit plus ou moins pas le permettre, chaque tentative est délicieuse.
Elle gémit, presque en continu.
Puis pousse un cri délicieux lorsqu'un doigt entre enfin. Lui est à présent entièrement érigé et pressé contre le haut de ses fesses et ses reins.
Il se frotte lentement contre elle et la prends en rythme avec sa main.
Elle ne gémit plus. Elle pousse d'enivrants petits cris. Il ralentit ses mouvements et commence lentement à l'installer pour la prendre comme ça, contre la porte, par derrière.
Elle aime qu'il la prenne ainsi. Il le sait.
Elle le lui a dit, et ses réactions… Ne mentent pas. Elle tend le bras en arrière pour caresser sa cuisse mince et musclée. Lui caresse son dos, ses hanches, avant de se baisser pour déposer des baisers entre ses omoplates.
Il lui fait écarter les jambes et prendre appui sur la poignée, tout en resserrant sa prise sur sa taille. Sa seconde main vient saisir son membre pour l'installer entre ses cuisses.
Il la maintient fermement, s'appuie sur la porte et commence à aller et venir contre elle, humidifiant son sexe du sien.
« A-Arrête ! »
Il ralentit mais renforce le mouvement, et elle émet son cher gémissement modulé.
« Arrête… Prends-moi ! »
Elle pleurniche un peu. C'est… Mignon.
Il n'y a rien de plus aimable que son visage lorsqu'elle crie pour lui, et qu'elle sait qu'il la regarde crier pour lui. Elle jouit plus facilement quand il lui montre qu'il la regarde, et qu'il lui dit de jouir.
Alors, il change d'avis.
Il s'immobilise.
Elle couine de frustration.
« Nooon… »
Son bras gauche bouge juste assez pour que sa main se referme sur son sein. Il pose son front contre la porte et sa main se niche entre ses cuisses.
Il caresse le bourgeon ferme et serré, effleurant parfois accidentellement l'extrémité de son propre sexe, ce qui le fait frissonner.
Ce qui n'est rien face à ses frissonnements à elle.
Non, pas question de la prendre par derrière cette fois-ci. Pour deux raisons, chacune à elle seule suffisante. Tout d'abord, il veut voir son visage. Ils viennent de se disputer, c'est sans doute la première fois qu'ils se disputent. Il veut voir la preuve de son pardon et de son plaisir.
Et puis, surtout, il se connaît.
Il sait que dans cette position, sa propre jouissance est trop rapide à venir pour qu'elle puisse jouir. Elle est bien trop serrée.
Il l'amène lentement et délicieusement au bord avec ses doigts.
A vrai dire, il aime aussi la sentir partir ainsi, en ne voyant que son dos, en devinant tout juste ses traits.
Et… Très honnêtement… Il l'aime tout court.
Quelle folie.
C'est un joli fantasme… Une très belle femme. Très intelligente. Brillante. Intéressante.
Et pas seulement en matière de sexe.
Alors… Oui… Il l'aime. Comme il aime l'autre, la vraie.
Hermione.
Mais là… Il est avec une autre.
Mentalement, mais avec son second amour. L'irréelle.
La folie.
Qui crie délicieusement et jouit en tremblant de plus en plus fort, avant de commencer lentement à s'effondrer. Mais son bras est toujours serré à sa taille, et la retient.
« Je préfère quand… » Elle expire, inspire, reprend. « … On jouit ensemble. »
Lui aussi. Il le lui dit.
Il recule lentement vers le lit et l'entraîne avec lui, et s'immobilise à nouveau : le mouvement n'est pas facile. Il la retourne et la soulève pour l'embrasser et s'avancer vers le lit.
Elle rougit furieusement. Adorablement.
Lui la porte comme on porte une jeune mariée vierge à son lit, le premier soir.
Désir. Impatience. Adoration.
Il la dépose doucement et elle s'arrange sur les draps. Il s'installe à genoux au sol, le torse entre ses cuisses, et embrasse son ventre, ses mains, sa gorge, et ses seins, longuement, lentement.
Puis il se redresse et vient prendre position contre elle, sur elle, dans le lit.
Il dépose ses mains sur ses côtes et le glisse lentement vers le bas –ventre, hanches, cuisses-pour soulever ses genoux et écarter ses jambes, puis les ramène sur l'intérieur de ses cuisses et effleure son sexe.
Il vient saisir son membre pour le nicher entre ses cuisses, se frotte encore un peu pour l'entendre gémir, puis plonge légèrement en elle.
Merlin.
C'est… Son amour, sa petite déesse, et elle est sienne.
Il plonge un peu plus profondément en elle, et l'observe trembler sous lui.
Elle se calme, respire profondément, puis commence un mouvement régulier de hanches pour le prendre en elle, de plus en plus profondément, plus entièrement, jusqu'à ce qu'il soit enfoncé jusqu'à la garde.
Elle est serrée, trop crispée. De très légers mouvements la détendent, il va, vient, trace des cercles avec ses hanches et lorsqu'elle lui dit « Arrête de bouger ! », il hésite un instant. Il préfère bouger comme il veut.
Elle commence son lent mouvement de hanches, refermant en rythme ses cuisses sur lui, jusqu'à être parfaitement adaptée à lui. Elle coince ses jambes avec les siennes, et recommence à bouger avec de petits vas et viens simples.
Elle commence à frissonner délicieusement, chaque frisson lui provoque un frisson égal et qui entraîne un doux plaisir s'ajoutant à celui des mouvements eux-mêmes.
Merlin… Comment ne pas bouger ?
Puis elle gémit, et ordonne.
« Viens ! »
Alors, c'est son tour, et il s'enfonce fort, de plus en plus vite, aussi profondément que possible, et elle gémit en rythme, de plus en plus fort, jusqu'à crier.
A tel point qu'au début, il croyait lui faire mal.
Elle joui à présent, toujours hurlante, et il se relâche en elle en grondant longuement.
Il continue à bouger un peu pour obtenir ces dernières parcelles de plaisir. Elle tremble et gémit tout bas en serrant convulsivement ses bras sur son dos, ses épaules, sa gorge.
Lui s'est effondré sur elle, entre ses seins, et les embrasse doucement.
Ses tremblements semblent ne pas vouloir cesser, alors il se redresse, toujours en elle, et caresse sa peau entre ses seins.
Il la connaît.
Elle s'apaise immédiatement.
Elle ouvre les yeux, l'embrasse.
« J'ai un rendez-vous. » Elle s'évapore.
Et à nouveau, il est seul. Et malheureux.
Il était encore en elle.
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Note d'Aë : Ca sera très certainement le chapitre le plus long de la fic.
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Note de Sevy4eveR : Aha ! Voilà un très joli lemon, tout en douceur et délicatesse. J'ai vraiment apprécié ce chapitre, pas que pour le lemon, hein … heu... en fait … si ^^
Aë, tu nous a dit que tu as peiné pour l'écrire, mais le jeu en valait quand même la chandelle, il est rudement bien écrit. Je regrette une chose … il va encore falloir attendre pour avoir la suite XD
Merci pour tout ce boulot fourni et ce super chapitre ^^
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Aë : Honnêtement sur celui-ci j'ai eu du mal à choisir la position, et j'avais envie d'un cliffie final pour vous mettre le doute à toutes XD
Mais tous ces derniers chapitres de rêve se passent donc à la suite et la nuit avant leur rendez-vous. Vou-a-laaa.
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Note de Sockscranberries : Ce lemon était très tendre, très mignon. Assez loin de ce que tu as l'habitude de traduire ^^ Mais j'ai beaucoup apprécié. Tu vas dire que je ne mets jamais d'annotation dans ta fic, mais je trouve qu'elle est tellement belle qu'elle n'en nécessite pas. Bon peut-être que je changerai d'avis, mais jusque maintenant je l'apprécie telle quelle :D
Vivement la suite ! :D
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Elle tend le bras en arrière pour caresser sa cuisse mince et musclée. Lui caresse son dos, ses hanches, avant de se baisser pour déposer des baisers entre ses omoplates. (Grrr qu'est-ce que je donnerais pas pour être à sa place ^^)
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Elle couine de frustration. (Et moi aussi )
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Il veut voir la preuve de son pardon et de son plaisir.(Mais que c'est mignon XD)
Et puis, surtout, il se connaît.
Il sait que dans cette position, sa propre jouissance est trop rapide à venir pour qu'elle puisse jouir. (Il est vraiment trop parfait, C'est sûr et certain JE T'AIME SEVRUUUUS ^^)
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Alors… Oui… Il l'aime. Comme il aime l'autre, la vraie.
Hermione.
Mais là… Il est avec une autre.
Mentalement, mais avec son second amour. L'irréelle. Aë : pas sûre de laisser ça… Mais finalement si ^^
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Merlin. (Non, non, c'est toujours Severus XD) Aë : Eh ! C'est Severus qui pense ^^
