Bonsoir!

D'abord, PARDON! Je n'ai pas répondue à toutes les reviews... mais comprenez-moi... je suis tomber dans le manga Ouran host club ( enfin retombée pour être exacte) et je pouvais pas faire autrement que lire ce génialissime manga!

Je suis également désolée pour le retard! En plus je ne pourrais rien mettre ce Week-end car je vais en suisse chez mes cousins pour une réunion de famille et je n'aurais pas accés à Internet.

J'espère que vous me pardonerez ce retard ^^'

en tout cas, l'histoire touche bientôt à sa fin. Dans deux ou trois chapitre, Ange et Sirius connaîtront le dénouement de l'eur histoire d'amour.

Préparez les kleenexs, on en sait jamais...

bonne lecture et encore merci de me suivre !


Chapitre 10

Le commencement

Peter attendait, légèrement tremblant, dans une pièce très peu éclairée. Il était cependant confiant. Il avait une information que personne d'autre que lui n'avait put avoir, il était le seul dans cette pièce qui allait être récompensé. Tous les autres ne pourraient pas rivaliser avec le secret qu'il s'apprêtait à révéler a son maitre, et ce fut cette pensée qui l'aida à ne pas trembler lorsqu'il fut appelé.

L'homme vêtu de noir, le visage lisse et pâle, assis sur ce qui ressemblait beaucoup à un trône, ne regarda s'avancer vers lui, le fixant de ses yeux rouges sang. Il ne pouvait cacher une surprise douce, sûrement due au fait que même après plus de deux mois d'activité au sein des Mangemorts, Peter n'avait jamais rien réussi à faire d'utile. A part leur livrer l'endroit où se cachaient Fabian et Gidéon Prewett, bien évidemment.

- Et bien Queudver ? On m'a dit que tu avais une grande nouvelle à m'annoncer ?

Voldemort se délecta du frisson qui secoua le corps de son serviteur. Il l'appelait délibérément par le surnom idiot que lui avaient donné ses amis, histoire de vérifier qu'il n'était plus attaché a eux. Ce qui jusqu'à présent s'était révélé concluant.

Peter s'agenouilla, le regard baissé sur ses chaussures. Il n'était pas en haute estime. Il n'avait pas a regarder son maitre en face. Peut-être que cela viendrait plus tard, dans quelques minutes avec de la chance. Il sourit a cette perspective. Ici, on ne le regardait pas comme Petitgrow, le grassouillet qui n'avait rien à faire avec Black, Potter et Lupin. Ici, il était un Mangemort, un membre d'une famille où la seule exigence était la noble descendance.

- Comme vous le savez sûrement, dit-il avec assurance, j'étais dans la soirée d'hier en compagnie de James Potter, Sirius Black, Lily Evans, Remus Lupin – le loup-garou – et… Dumbledore…

- J'en ai entendu parler. Dit Voldemort avec un geste d'impatience. Je suis d'ailleurs surpris de ne te voir qu'aujourd'hui. Tu avais toute la journée d'hier pour venir me faire un rapport, n'est-ce pas ? Tes anciens amis sont donc plus importants que tu ne le laisses paraître ?

Cette fois, Peter tressaillit. La voix doucereuse de son maitre ne présageait rien de bon. Pourtant, il savait qu'il allait être pardonné. Il avait eu une excellente raison pour ne pas se rendre directement au manoir. Il avait dut collecter plus d'information… s'assurer que le secret était sûr, et non pas un canular.

- La raison de mon absence était tout autre, maitre. Dit-il toujours en regardant ses chaussures. Je devais m'assurer de venir à vous avec toutes les cartes en mains. Je ne pouvais me permettre de venir colporter une information erronée.

Il avait réussi à capter l'attention de Voldemort, ce qui lui donna un peu plus de courage.

- Sirius Black – le traitre à son sang – a découvert en se rendant chez Fabian et Gidéon Prewett une moldue…

- Et qu'est-ce que cela as-t-il a voir avec moi ? Coupa Voldemort, agacé cette fois. Si tu veux allonger la liste des impuretés de ce traitre, fait en part à Bellatrix. Ce la ne m'intéresse pas…

- Mais… Maitre ce… ce n'est pas une moldue ordinaire… Dit Peter, essayant de trouver les bons mots. Elle… elle est possédée par la mort.

Pendant un instant, Peter leva la tête vers le Seigneur des ténèbres. Celui-ci avait une expression incrédule sur le visage, et ses lèvres si fine qu'on aurait put les croire inexistantes s'étirèrent en un sourire mauvais.

- Tu n'oserais pas te moquer de moi Queudver ? Dit-il d'une voix dangereusement doucereuse. Tu es trop intelligent pour ça…

- C'est la vérité maître ! Dit celui-ci en se redressant. Dumbledore en est persuadé ! Il a même des preuves ! Cette fille est possédée par la plus puissante entité qu'il soit, si puissante qu'elle a fait partager de son pouvoir avec une simple moldue ! Cette fille voix les morts maîtres, j'en ai été témoin !

- La mort n'est pas une personne. Dit Voldemort en détachant chaque syllabe.

- Il ne s'agit pas de personne, mais d'entité. Insista Peter avec la désagréable impression qu'il n'allait pas sortir de cette pièce indemne.

Voldemort resta un long moment silencieux, la baguette dangereusement pointée vers Peter. Dumbledore n'était pas un fou. Il faisait trop confiance aux gens – c'était ce qui allait le perdre, Queudver n'en était-il pas la preuve ? – mais il n'était pas un idiot. Sinon, le fait qu'il vive ne serait pas un aussi épineux problème. Alors pourquoi croyait-il en cette infamie ? Une moldue ? Disposant d'un pouvoir que lui n'avait pas ? Si Peter n'avait pas parut si sérieux, il en aurait presque rit.

Pourtant il ne voyait rien dans l'esprit du jeune homme qui contredisait ses paroles. Cette jeune fille avait donc la mort en elle ? La chose la plus terrible – même avant lui – que ce monde portait ? La fin de la vie ? Son ennemi le plus dangereux, contre le quel il n'avait pas toutes les chances de gagner ?

Il voyait le visage de la jeune fille dans la mémoire de Peter. Une blonde aux yeux bleu, petite, et qui semblait très fragile. Elle avait la mort en elle, mais restait mortelle, n'est-ce pas ? Dans tout les cas, il n'y avait qu'un seul moyen de le savoir…

- Où est-elle ?

- Quelque part en France. Du moins c'est ce que penses Dumbledore. Dit Peter, la voix tremblante, mais de soulagement.

- Que fait-elle là-bas ? S'étonna Voldemort.

- Et bien… Il se trouve que Sirius est tombé… enfin je veux dire Black est tombé amoureux d'elle, et il n'a pas voulu que Dumbledore lui enlève ce qu'elle à dans le corps. Ils se sont donc enfuit… mais Personne ne veut aller les chercher. Evans pense qu'il faut les laisser seuls…

- Bien. Dit Voldemort avec un de ses sourires qui glacent le sang. Au moins, nous n'auront pas à nous battre contre tout tes amis, n'est-ce pas ? Cela ne fait rien si tu ne voix plus jamais Black ? Je crois me souvenir que tu ne l'aimes pas beaucoup…

Peter approuva. De ses anciens amis, Sirius était celui qu'il détestait le plus. Il s'était moqué de lui plusieurs fois, lui avait toujours parlé comme on parle à un demeuré, et même encore aujourd'hui, il lui parlait toujours avec cette condescendance qu'il détestait tant. Avec un sourire, il imagina le cadavre de Sirius, heureux d'en être la cause. Depuis Poudlard il avait rêvé d'un jour où Sirius tomberais pendant que lui brillerait. Ce jour était enfin arrivé.

- Peux-tu aller me chercher Bellatrix s'il-te-plait ? Demanda alors Voldemort. Elle va être très heureuse de savoir que je lui donne la chance de couper la branche malade de son arbre…

Dans les rues d'une ville française, Sirius tenait la main d'Ange dans la sienne, regardant les vitrines en cherchant quelque chose qui pourrait égayer leur soirée.

Ce soir, c'était noël. Il lui avait promis de le fêter avec elle, et comme elle n'avait plus aucun souvenir de ses présidentes fêtes de fon d'année, il voulait lui en créer un le plus beau possible. Il avait même loué un appartement meublé pour l'occasion, qu'ils pourraient garder toute la fin de semaine. Il ne manquait plus qu'y mettre quelques décorations.

- Tu voudrais manger quelque chose de spécial ce soir ? Demanda-t-il alors qu'ils passaient devant le magasin d'un traiteur.

- De la nourriture magique ! Dit Ange avec un grand sourire.

Sirius émit un grognement. Il ne savait pas où se situaient les magasins sorcier en France. Ils devaient être comme le chemin de traverse, dans la capitale. Seulement il ne pouvait pas s'approcher de passants parisiens et leur demander royalement « où se trouve la rue marchande magique s'il vous plait » sans être sûr qu'il s'agissait bien de sorciers.

- Elle n'est pas bien différente de la nourriture normale. Dit Sirius en essayant de trouver un compromis. J'ai quelques chaudrons au chocolat dans le coffre de la moto, je te les donnerais si tu veux.

- D'accord. Dit Ange.

Elle avait de nouveau mis sa jolie robe bleue, juste pour lui faire plaisir. Elle lui avait dit, hier soir, qu'elle avait choisie cette couleur parce qu'il lui avait dit que c'était celle qu'il préférait. Tout comme lui avait pris la chemise blanche pour les mêmes raisons.

Son portable vibra une nouvelle fois dans sa poche, mais il ne pris même pas la peine de vérifier qui essayait de le joindre. Maintenant qu'Ange ne réagissait plus aussi excessivement lorsqu'l sortait de l'attirail magique, il allait reprendre les bonnes vieilles habitudes : proscrire tout les objets moldus de sa vie ! Enfin, tous sauf sa moto, bien évidemment. Elle était l'exception qui confirmait la règle.

Ils ne passèrent pas beaucoup de temps dehors, la température s'étant considérablement rafraichie. Et Ange pouvait bien dire ce qu'elle voulait, elle avait elle aussi quelques problèmes pour supporter autant de froid. Ils retournèrent donc à l'appartement qu'il avait loué.

- Et moi qui pensais que venir dans un pays ensoleillé nous ferait du bien. Se plaignit Sirius en tendant les mains prêt de la cheminée pour se réchauffer.

Ange acquiesça tout en enlevant les décorations du sac qu'ils avaient ramené. Elle en sortit alors un petit paquet entouré de papier kraft, le regardant sous toutes les coutures. Sirius mis quelques secondes à se rendre compte de quoi il s'agissait.

- Accio ! S'exclama-t-il en lui arrachant le paquet des mains.

- Super ! Dit Ange avec enthousiasme en regardant le paquet voler de ses mains à celles de Sirius. Qu'est-ce que c'est ? Ajouta-t-elle.

- Un truc… Pour Lily…

Pitoyable. D'ordinaire, il arrivait à être en peu plus inventif, mais Ange haussa les épaules et vida le reste du sac, avant de le rejoindre a coté de la cheminée. Elle s'assit sur ses genoux, la tête blottie contre sa poitrine, jouant avec un bouton de sa chemise. Sirius glissa le paquet dans sa poche, puis posa sa tête sur les cheveux de la jeune fille, humant son odeur.

Il comprenait James maintenant. Il savait pourquoi il avait toujours cru en demain, depuis que Lily était avec lui. Il ressentait la même chose maintenant. Maintenant qu'il avait une personne encore plus chère que ses amis a son cœur, il ne voyait plus les choses de la même façon. Il avait sa petite Ange avec lui.

- La pièce ne va pas se décorer toute seule… Dit Sirius avec un sourire en lui caressant les cheveux.

- Je suis sûre que si. Dit Ange. Tu as réussi à attirer un objet vers toi, je suis sûre que tu pourras faire pareille avec les guirlandes.

- Ce ne serait pas aussi marrant.

Le téléphone vibra de nouveau. Sirius l'ignora royalement, embrassant Ange avec la même douceur que leurs précédents baisers. Il n'avait pas envie qu'on lui gâche ces instants, et encore moins de se disputer une nouvelle fois avec James. L'idée que cette insistance pouvait cacher quelque chose de grave ne lui vint même pas à l'esprit. Tout ce dont à quoi il pensait, c'était à ses lèvres goûtant à en faire une overdose celles de la fille qu'il aimait.

Il ne sentit pas la main d'Ange se glisser dans sa poche.

- Je l'ai ! Dit-elle, triomphante, en se levant d'un bond, le petit paquet en main.

- Acc… Eh ! Dit Sirius en la regardant se cacher sous le lit pour ne pas qu'il puisse l'atteindre.

Il s'était fait avoir comme un bleu. Finalement, il ne se moquerait plus jamais de James et de son peu de volonté face à Lily. Ange était l'exception à beaucoup de règle sauf une : les femmes étaient des fourbes. Elles faisaient des diversions auxquelles aucun homme ne pouvait résister pour frapper au moment où ils s'y attendaient le moins.

- Ange s'il-te-plait. Dit Sirius en regardant sous le lit. C'est une surprise…

- C'est pour moi ?

Ange sortit la tête de sa cachette, regardant Sirius avec des yeux ronds. Il ne put s'empêcher de rougir. C'était ca le problème avec des cadeaux, c'était qu'on ne pouvait pas savoir à l'avance si cela allait faire plaisir, si le présent allait avoir le but rechercher ou pas. Pourtant, quand il regardant les yeux bleus d'Ange, il n'y avait aucun doute à avoir…

- Oui. Dit-il en lui tendant la main pour qu'elle sorte de sous le lit. Il te plait ?

Ange tenait serré contre elle un petit pendentif en forme de croix. Il avait pensé, compte tenu des circonstances, que cela aiderait peut-être à éloigner les morts de sa Petite Ange, et puis il avait trouvé que c'était ce genre de bijoux qui lui convenait le mieux : simple et pourtant magnifique. Ce qui fit énormément plaisir au jeune homme, ce fut cette manière de protéger son cadeau comme s'il s'agissait d'un trésor. Elle avait fait de même quelques jours plus tôt, avec la montre de Fabian.

- Il est… c'est… Balbutia la jeune fille, semblant ne pas prendre conscience qu'on lui avait fait un cadeau. C'est vraiment… je n'aurais pas dût… je voulais juste voir… Oh Sirius !

Elle se jeta à son cou – sans lâcher le pendentif – en l'embrassant sur la joue. Chose qu'il modifia très vite en une chose beaucoup plus agréable qu'il avait le droit de faire à présent, ravi de lui avoir fait plaisir.

- Je voulais te le donner ce soir… Dit-il en ne pouvant s'empêcher de sourire. Il va falloir que j'achète autre chose si je veux que tu ouvres un cadeau pour les fêtes…

- Non ! S'exclama Ange, gênée. Je ne peux rien t'offrir moi ! A moins que… C'est toujours d'accord pour la vie de servitude ?

Sirius éclata de rire. Le pire, c'était qu'elle était on ne pouvait plus sérieuse.

- Une vie ? Dit-il en posant ses mains autour de sa taille. Non, ce n'est plus assez… Désolé, mais les intérêts grimpe en flèche, il me faudra beaucoup plus que ca !

- Tout ce que tu voudras ! Dit Ange avec une détermination qui fit sourire le jeune homme.

- Quand même pas. Dit-il posant sa tête au creux de son cou. Reste toi-même, la petite Ange complètement gauche qui se casse la figure dans les escaliers et me brise mes affaires, et ca me suffira… Mais si tu insiste pour la vie de servitude, je ne vais pas dire non. Prépares-toi psychologiquement à devoir me faire des centaines de fondants au chocolat par semaine.

- Je ne sais pas très bien cuisiner… Confessa Ange, penaude.

- Mince ! C'était trop beau, je savais qu'il y avait un vis caché ! Une fille qui ne sait pas faire la cuisine ! Tu sais qu'avec tes bêtises, on va devoir se nourrir de conserves pour le restant de nos jours ?

- Mais je sais faire des pâtes et de la semoule ! (BIG dédicace à une amie qui se reconnaîtra XD)

- Ce serais bien si tu savais faire des choses que moi je ne sais pas déjà cuisiner…

Ange voulu dire quelque chose, mais elle se figea, regardant derrière Sirius avec de grands yeux. Celui-ci voulu dire quelque chose, inquiet, mais elle lui imposa le silence en lui mettant un doigt sur la bouche. Plus les secondes défilaient, plus son expression devenait horrifiée, et encore le mot était faible. N'y tenant plus, Sirius la pris par les épaule et la força à le regarder dans les yeux.

- Qu'est-ce qui se passe ? Dit-il dans un souffle, de plus en plus inquiet.

- C'est qui, « Vous-savez-qui » ? Demanda Ange d'une voix tremblante.

L'information mis un certain temps à monter au cerveau de Sirius.

- Pourquoi… ? Dit-il en essayant de trouver dans le regard d'Ange une étincelle qui lui montrerait qu'elle se moquait de lui.

- Une femme… elle… elle a dit que « je-sais-qui » allait venir nous tuer… Que c'était P… que…que quelqu'un lui avait parlé de moi…

Cette fois, ce ne fut pas son cerveau qui eu du mal à assimiler la nouvelle. Ce fut ses membres qui eurent beaucoup de peine à lui obéir correctement.

- Il ne peut pas nous trouver. Dit-il, plus pour se rassurer lui-même que pour Ange. Il ne sait pas que nous ne sommes plus en Angleterre…

- Si… Coupa Ange d'une petite voix. Il le lui a dit.

- Qui ?

- Je… je ne sais pas.

Il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle mentait. Le problème n'était hélas pas de savoir ce qu'elle lui cachait. Ce qui lui faisait peur, c'était que le mage le plus noir de leur époque était à la recherche d'Ange, et pour une raison qu'il ignorait – que pouvait-il bien vouloir à une moldue bon sang ?! – il voulait la tuer.

Dans un geste presque automatique, il plongea la main dans sa poche et en sortit son portable. Il ne regarda pas les trente appels en absence qu'il avait ignorée jusqu'à présent. Il composa le numéro de James, se fichant complètement de la manière dont celui-ci pouvait prendre son indifférence passée.

- Sirius ! Dit la voix de James à l'autre bout du combiné, visiblement plus que soulagé. Dit-moi vite où vous êtes, il y à un…

- Voldemort nous cherche. Coupa Sirius, en proie à une véritable panique.

Le dire à haute voix, à son meilleur ami, rendait la chose beaucoup plus réelle que de l'entendre de la bouche d'Ange.

- Qu… QUOI ? S'écria James si fort que Sirius dût écarter un peu le combiné de son oreille pour ne pas avoir le tympan percé.

- Je ne sais pas pourquoi, et je m'en fiche. Dit Sirius en se mettant à faire les cents pas. Il faut qu'on parte. On… On va aller là où on à fait notre première virée en balai, d'accord ?

- D'accord. Dit James. Je pars tout de suite. J'emmène Dumbledore avec moi…

- James ?

- Oui ?

- Promet-moi que vous ne lui ferez rien.

- Tu lui as dit pourquoi vous étiez partit ?

- N…Non, pas encore.

- Alors Dit-le lui et je te promets qu'on ne lui fera rien. Si c'est ce qu'elle veut aussi, je ne m'y interposerait pas. Mais ce choix ne te revient pas à toi seul, ok ?... Tu es déjà en route ?

- Non, pourquoi ?

- Bon sang mais qu'est-ce que tu attends ?!

Sirius raccrocha et s'empara de la main d'Ange. Il ne prit pas ses affaires, ne pris pas son porte monnaie ou les vêtements de rechange d'Ange. Il dévala les escaliers, se hâtant vers sa moto pour s'envoler le plus vite possible d'ici.

- C'est si grave que ça ? Demanda Ange dans son dos tandis qu'il faisait tourner l'accélérateur à s'en faire mal au poignet.

- Très. Dit-il en essayant de garder son calme. Plus que tu ne le crois.

Ils descendirent une heure plus tard, dans un champ enneigé où il n'y avait pas une seule maison a plus de cent kilomètres. La nuit allait bientôt tombé, aussi Sirius espérait que James n'allait pas être long. Il s'assit entraina Ange un peu plus long de la route, prêt de grands arbres, et la força à s'asseoir sur ses genoux, pour ne pas que la neige lui donne encore plus froid. Elle n'avait que sa robe bleue. Elle devait être frigorifiée.

- On attend quelqu'un ? Demanda-t-elle d'une voix timide tendit qu'il l'encadrait de ses bras, sa veste sur ses épaules.

- James. Dit Sirius.

- Et tu vas m'expliquer ce qui se passe, où dois-je attendre que James arrive pour me le dire.

Sirius regarda résolument le ciel, évitant soigneusement de croiser son regard. Elle n'avait pas chercher à le contrarier jusqu'à présent, elle avait gardé sa montagne de question pour ne pas avoir à se disputer avec lui. Et la condition de James était qu'il lui dise toute la vérité…

- Je t'aime, tu le sais ? Demanda-t-il en tournant la tête vers elle, le visage insondable.

Il ne lui avait jamais dit. Il ne s'en était peut-être pas rendu compte, lui, mais c'était une chose très importante pour elle.

- Oui. Dit Ange.

- Je ne voulais pas… que tu m'oublies… Dit Sirius en essayant de trouver les mots qui le blâmeraient le moins.

- Pourquoi est-ce que je t'aurais oublié ? S'étonna Ange

- Parce que… Dumbledore veut t'effacer la mémoire.

- Pourquoi ?!

- Il… il est obligé s'il veut…S'il veut t'enlever ce que tu as dans le corps…

Ange le regarda avec des yeux ronds. Elle resta un long moment ainsi, à le regarder, essayant peut-être de déceler dans ses traits et ses paroles une pointe d'ironie. Elle ne trouva cependant rien de ce genre, car elle fini par articuler péniblement :

- Il… il y a quelque chose… à l'intérieur de moi ?

- C'est ce que Dumbledore penses.

- Et il peut l'enlever ?

- Il… Cela t'effacera la mémoire !

Pourquoi personne ne raisonnait-il comme lui ? Il avait donc si peux d'importance pour elle ? Savoir qu'elle allait l'oublier, qu'elle n'allait plus se souvenir des moments passés avec lui ne lui faisait donc rien ? il lui avait ouvert son cœur pourtant ! Chose qu'il n'avait faite qu'à James jusqu'à présent!

- Mais il peut l'enlever. Dit Ange en posant la tête sur son épaule.

Elle regarda la neige, semblant réfléchir. Sirius n'aimait pas du tout ce silence. Cela lui faisait peur. A quoi pensait-elle ? A ce que redevenir normal allait lui apporter ? A toute les joies qu'elle allait pouvoir connaître de nouveau ? Et lui ? Elle s'en fichait ?

- Je me suis toujours demandée… finit-elle par dire après deux minutes qui parurent durer des heures à Sirius, pourquoi je voyais les morts, pourquoi j'avais mal devant les femmes enceintes, pourquoi je ne me souvenais de rien…C'est à cause de ça, hein ? Cette chose qui est en moi… c'est à cause d'elle ?

- … Oui. Dit Sirius, à contre cœur. Dumbledore en est persuadé.

- Mais si on me l'enlève, ce sera comme si ces deux ans n'avaient pas eu lieu…

- …

- Je suis folle. Dit Ange avec un petit rire. Je te l'ai dit la première fois, tu t'en souviens ? Je t'ai dit que j'étais folle, et nous en avons la preuve…

Sirius la regarda, surpris. Où voulait-elle en venir. Doucement, il sentit la main d'Ange, glacée par le froid, lui caresser la joue. Elle souriait. Elle n'était pas en colère contre lui, ni même blessée par ses cachoteries. Au contraire, elle semblait plus heureuse que jamais. Elle portait très bien son nom, en cet instant.

- Parce qu'oublier ces deux ans, ca signifie oublier aussi cette petite semaine. Continua-t-elle. Je donnerais tout ce que j'ai pour oublier ce que j'ai vécu jusqu'à présent. Les regards, la peur, la solitude… tout, si cela n'impliquait pas le moment où j'ai rencontré Fabian. Parce que je n'ai jamais été aussi heureuse de ma vie, et je ne veux pas prendre le risque d'oublier ce bonheur juste parce qu'une chose vie en moi. Elle ne m'a pas gênée jusqu'à présent. Et même si elle fait mal de temps en temps, c'est cent fois plus supportable…

Elle l'embrassa sur la joue, encadrant son visage de ses mains.

- Parce que je suis prisonnière u plus gentil des kidnappeurs. Termina-t-elle avec un grand sourire.

Sirius ne dit rien, la laissant se blottir un peu plus dans la chaleur de sa peau. Il lui caressa machinalement les cheveux, réfléchissant.

- Finalement, on ne passera pas noël que tout les deux. Dit-elle en regardant le ciel qui commençait sérieusement à s'assombrir.

C'était étrange. Il aurait dût être heureux, voir euphorique, en entendant qu'elle partageait son point de vue, qu'elle voulait elle aussi rester avec lui et continuer a vivre comme maintenant. Le problème, c'était qu'une phrase, des mots lui revenaient en mémoire, résonnant comme si Dumbledore les avaient hurlés. Il lui avait dit qu'Ange avait passé les deux meilleurs jours de sa vie. Et Dumbledore lui avait dit une chose qui allait à présent sceller leur destin à tout les deux.

« Parce qu'elle ne se souvient pas de sa vie avant »

IL était prêt à tout sacrifier pour elle, son travail, ses amis, sa maison… mais le contraire était beaucoup moins supportable. Car le sacrifice d'Ange était cents fois plus douloureux que le siens. Elle renonçait à ses souvenirs, à celle qu'elle était avant.

Il gardait Ange, mais obligeait Angela à passer le reste de sa vie loin de ceux qu'elle aimait.

Dans une petite ville de Paris, un immeuble en flamme faisait tomber de grosses briques sur la chaussée, écrasants certains passants en pleine panique. Ceux qui n'étaient pas tués par l'incendie étaient foudroyés par des éclairs de lumière verte.

La fin de l'histoire commençait.


Vala!

La suite dimanche soir, même si je penses plutôt pouvoir la mettre lundi matin.

Merci de m'avoir lue !

Une tite review pour me dire ce que vous en pensez?