Nom : Light
Prénom : Nora
Né(e) le : 02/02/1969 à : Londre, Hôpital centrale
Groupe sanguin : O+
Décès le : 02/01/1976
Cause du décès : accident explosif
Nom de la Mère :Light
Prénom de la mère : Marlène
Groupe sanguin de la mère : O+
Décès le : 02/01/1976
Cause du décès : accident explosif
Père : inconnu
Adresse : 26 Cherlston Road, Londre.
Je ressasse ces informations que m'as transmis le cousin de Laura depuis des jours. Je sais maintenant qui est cette gosse qui vient hanter toute mes nuits avec son rire joyeux et sa robe bleu. Presque toute les nuits c'est pareil. Je m'endors et je glisse dans un rêve qui se déroule aussi communément qu'un rêve se le doit. Mais inévitablement elle finit par arriver, dans un grand éclat de rire elle débarque devant moi fait tourner sa jolie robe et avec une expression malicieuse vient me toucher le bras avant de courir.
Evidemment je joue aussi, je la cherche et à chaque fois je la retrouve, le visage mort, les yeux éteins, son corps désarticulé. Et pourtant ses yeux figés dans les miens semblent m'accuser.
Alors dans mon inconscient j'ai décidé d'être lâche, lorsqu'elle vient me chercher je ne lui cour plus après, je sais pertinemment ce que je vais y trouver. Je reste là debout et j'attend que mon rêve prenne fin même si je la sens qui m'appelle, qui veut me forcer à la voir morte, à faire face à la réalité. Et je m'obstine à fermer les yeux, mettre mes mains sur mes oreilles et attendre que ca cesse.
C'est étrange de se dire qu'un mort veut quelque chose de moi. C'est irréel et tellement pas moi de penser ce genre de choses. Mais plus ça va et plus j'ai l'impression que la petite fille m'en veut. Dans mes rêves elle devient de plus en plus insistante, elle veut que je la regarde, elle me dit de l'appeler par son prénom et veut me forcer à jouer avec elle.
Sans vraiment savoir quels arguments t'exposer Journal, je me suis fait comme un devoir d'en apprendre plus sur elle, de me faire pardonner. Et depuis que je me suis fixé ce but, mes rêves sont moins violent, elle à l'air moins en colère contre moi.
Et pourtant j'ai cette fichue impression du travail inachevé. Je dois encore faire quelque chose. Et mes yeux vienne encore se poser sur cette adresse du 26 Cherlston Road, l'idée que j'essaie de réprimer vient encore de refaire surface. Elle est totalement irresponsable et je me dois d'être prudente. Encore plus que d'habitude.
Parce que ma mère commence à sortir de l'ombre.
Papa, dans une lettre m'a dit que Jessica s'était faite attaqué personnellement par elle. Elle s'en ai bien sortie, d'après ce que papa m'a dit. Mais je doute que Jessica s'en soit sortie aussi bien que ce qu'il raconte, parce que sinon elle aurait répondue à mon hiboux. Donc elle n'est pas chez elle, depuis une semaine. Je pense qu'elle doit être à St Mangouste et que donc c'est assez grave.
D'après ce que j'ai compris elle voulait des renseignements sur moi.
Je pense que Papa m'a donné cette excuse parce qu'elle était la plus probable. Personnellement, je doute qu'elle ai fait ça pour des « renseignements » sur moi. Les informations me concernant elle aurait pût les avoir auprès de n'importe quel agent administratif du ministère. Elle est redoutable, cela n'aurait pas dût être difficile à coup d'Impero et de Doloris.
Mais non, elle a choisi Jessica, tout simplement pour que JE le sache. Elle s'attaque à mon entourage pour me faire savoir qu'elle est là.
Son seul but en attaquant Jessica était de me faire peur.
Et j'avoue que dans le genre sadisme elle est douée la maman.
J'aimerais bien faire honneur à Godric pour une fois et dire que malgré cela je n'ai pas peur.
Mais c'est faux, tout ça m'a foutu les jettons.
Désolée Godric mais tu peux insulter ma mère si tu veux, sans rancune.
Et puis faut aussi que j'éclaircisse la présence de ce Vladimir Volochenko, qui est peut être mon ancêtre, et qui est venu faire ses études loin de Durmstrang, aux côtés du plus grand mage noir de tout les temps et aux côté de son plus grand opposant. Reste à savoir dans quelle camps il était. A priori on pourrait se dire que : Volochenko=magie noir=méchant=copain comme cochon avec voldemort. Je serai même tenté de rajouter un rire maléfique. Cependant, à cette époque Voldemort n'était qu'un étudiant, et même si il devait déjà être quelqu'un de maléfique, même moi je suis plus célèbre que lui au même âge. Donc oncle vlady ne pouvait pas savoir qu'il copinait avec un mage noir en puissance.
Ce qui m'amène à penser que soit il espionnait pour sa famille et donc Grindelwald, soit il en avait marre de la sibérie et de ce Goulag qui leur sert d'école donc il est venu voir du pays. Et une autre pensée me vient à l'esprit je n'y crois pas trop mais la base de la résolution d'un problème et de considérer toutes les solutions possibles du plus évident au moins évident n'est ce pas ?
Donc, peut être qu'il fuyait sa famille et les Goulags, quoi de mieux pour ça que Poudlard et la protection de Dumbledore.
Oui journal je fais une fixette sur les goulags et alors ? J'aime bien ce mot.
En parlant trucs flippant, les filles ont évoqué tout à l'heure un lieu que j'aimerais bien visité. Ca s'appelle l'allée des embrumes, il parait que c'est sur le chemin de traverse et que sa regorge de truc intéressants.
Bon d'accord les filles ont dit que sa regorgeait de trucs maléfiques et dangereux, ce qui pour moi est la définition même du mot intéressant. Certains diront que j'ai un esprit malsain, mais je préfère adhérer au propos d'Amandine et dire que j'ai une vision différente des choses.
Seigneur, je préfère même pas imaginer la tête de mes amis si ils savaient tout ça.
Enfin Amandine le sait mais elle est encore plus barge que moi, même si elle ne pratique pas de magie noir. C'est vrai quoi qui à part elle roule des galoches sans prévenir à son interlocuteur si il l'énerve ?
Quand elle a découvert mes petites activités illégales et immorales, elle m'a juste dit un truc comme « N'oublies pas d'allumer la lumière quand tu fais de la magie noir s'il te plait, Lin' ». Ca aurait pu passer pour une blague foireuse, mais je sais qu'elle assignait à ses paroles un sens particulièrement important pour elle. Je n'ai pas vraiment compris ce qu'elle avait voulu dire par là aujourd'hui encore. Amandine est ce genre de personne rafraichissante comme une bourrasque de vent frais qui vous remet les idée en place rien que par sa présence. Sa joie de vivre, sa douce exubérance, son je m'en foutisme exacerbée vous berce de réconfort et de confiance. Mais ce qui est saisissant chez elle, c'est sa capacité à être tellement lucide qu'on se sent insignifiant à côté d'elle quand elle le montre.
J'ai beau connaître plus de sortilège qu'elle, être plus douée, elle a cette sagesse et ce bon sens foncièrement pur de toute malfaisance qui fait qu'elle sera toujours une plus magnifique personne que je ne le serais jamais. Malgré le nombre impressionnant d'inepties qu'elle peut sortir quand elle s'y met, parfois quand elle parle je reste des heures à essayer de toucher du bout des doigts la sagesse et la lumière qui suinte de ses paroles.
Amandine à cette faculté de voir au plus profond de vous ce qu'il y a de meilleur et qu'il y a de pire afin de composer avec. C'est pourquoi ses paroles sont toujours précieuses pour moi, elles contiennent toujours un message que parfois je ne comprends que des années après.
Quand j'étais plus jeune j'avais l'innocente croyance qu'Amandine était un don du ciel, comme un ange qui veillait à ce que la part d'ombre de mon esprit ne me dévore pas.
Elle le repoussait de sa lumière. Je n'ai pas honte de dire que j'y crois encore.
On avait toujours tendance à penser que c'était moi le leader de notre duo. C'est vrai que c'est moi qui mettais en place les tactiques et stratégies foireux, qui nous sortaient des mouises pas possible à force de ruse et de vices plus ou moins poussé.
Mais la vérité c'est que c'était Amandine qui m'autorisait plus ou moins certaines choses, qui tempérait quand j'allais trop loin. En fait c'était elle qui imposait une ligne de conduite morale, c'était elle la vrai leader et je l'ai toujours admiré. Bien sûre Amandine c'est loin d'être une sainte mais c'est elle qui m'a permis de ne pas trop mal tourné je suppose.
En y repensant je crois que papa a vu bien plus tôt que moi l'effet bénéfique qu'elle avait sur moi. Sachant qui était ma mère et quelle genre d'ADN je me coltinais il a dût voir tout de suite à quel point Amandine était quelqu'un de bénéfique.
Sacré papa. Un opportuniste je vous dis, si il avait pu l'acheter il l'aurait fait.
La semaine touche à sa fin journal, et malgré le tourbillonnement nébuleux de mes pensée j'ai deux idées qui ne me quittent pas et grandissent jusque m'obséder.
C'est là que mon côté gryffondor très profondément enfoui va faire surface. Je vais faire un truc de très stupide, cher journal.
Mon week end va être chargé.
Ses pas résonnaient faiblement contre les murs de pierres et pourtant elle avait l'impression que Dumbledore dans son bureau à l'autre bout du château pouvait l'entendre. Elle serra les dents à cette pensée. Bien sûre il ne pouvait pas l'entendre mais elle avait l'intime conviction qu'il savait ce qu'elle s'apprêtait à faire. Céline balaya cette inquiétude rapidement, si il savait et qu'il n'était pas d'accord libre à lui de l'en empêcher, sinon il est complice et consentant.
Forte de cette conclusion elle repoussa à l'aide d'un sortilège du poids plume l'énorme statue du centaure et s'engouffra dans la trappe. Elle avança incertaine dans ce passage qu'elle n'avait jamais encore emprunté, son chemin éclairé par un lumos éclatant.
L'étroit couloir était plein de marches de pierres et bifurquait souvent dans des angles à quatre vingt dix degrés. Alors qu'elle tourna encore une fois elle se retrouva nez à nez avec un visage.
Son premier réflexe fut des plus basiques.
« - PAAAAAAAAAAPAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHH…
- Ah non moi, c'est bob.
- AAAAAAAAHHHHH- Quoi ?
- Salut Aquoi, alors cousine, qu'est ce qu'on met au pied pour un enterrement ? »
Céline fut très tentée de se remettre à crier histoire de réagir aussi normalement qu'une innocente jeune fille se le doit face à au visage d'un raggeaman squelettique incrusté dans un mur. Mais il faut croire que Céline n'est pas tout à fait normale non plus parce qu'un pli se forma entre ses deux sourcil pendant qu'elle réfléchissait à la question de l'autre guguss.
Puis elle se mit à rire et entre deux éclat de rire elle réussit à hoqueter :
« - Des pompes funèbres ! Hahhahahaha !
- Yeah sexy kid ! Hahahaaha, des pompes funèbres ! Elle est bonne hein ! Allez passes ! »
Le mur coulissa doucement sur le côté laissant une Céline encore hilare passer et atterrir dans ce qui ressemblait à une cave abandonné. Elle épousseta ses vêtement ressera son sac en bandoulière autour d'elle et à l'aide d'un coup de baguette réussi à ouvrir une fenêtre en hauteur. Elle se hissa à l'aide d'une chaise à moitié moisie à l'extérieur et reconnu avec bonheur le village de pré au lard. En se dirigeant vers la Tête du Sanglier Céline se délecta de voir ce village plongé dans l'obscurité et que la nuit rendait plus féérique encore.
Céline toqua doucement mais fermement à la porte du bar en notant mentalement la faible lueur à l'intérieur s'éteindre.
« Je sais qu'il y a quelqu'un, ouvrez s'il vous plait il caille dehors ! »
Rien ne lui répondit mais les quelques minutes de silences furent brisé par des pas lourds et boiteux.
La porte de bois s'ouvrit sur un bonhomme imposant à la longue chevelure grise et à la courte barbe grisonnante. Son air grognon renforcé par ses yeux d'un bleu perçant firent perdre à la jeune fille un peu de sa détermination.
« - Qu'est ce que vous voulez à c't'heure çi ?
- Utiliser la cheminée.
- Revenez demain, c'est fermé.
- Non demain je rentre.
- Pas mon problème.
- Vous laisseriez pas une élève mineur, affamée, frigorifiée, sans le sou, sur le pas de votre porte ?
- …
- Bon d'accort j'ai pas faim et j'ai de l'argent mais j'ai froid, je peux rentrer ? »
L'homme la toisa froidement mais d'un mouvement presque imperceptible se décala.
Céline se précipita à l'intérieur du bar vide et aux allures glauques.
« - Il est cool votre bar.
- Le léchage de botte ne marche pas avec moi, renifla-t-il avec dédain.
- Je suis sincère, c'est froid, c'est moche, c'est glauque, j'aime bien. »
Il ne répondit pas mais se dirigea vers le fond du bar et sembla chuchoter de son ton bourru.
« Viens »
Elle le rejoignit devant le tableau d'une jeune femme blonde aux allures de nymphes.
« - C'est votre femme ?
- …
- C'est commun vous savez, la belle jeune femme qui se marie avec l'homme un peu brute, comme dans la belle et la bête vous connaissez ?
- C'est ma sœur.
- Ah. »
Il eut un reniflement méprisant puis d'un coup de baguette décala le tableau pour révéler un tunnel.
« - C'est pourquoi ?
- Tu rentres à Poudlard.
- Quoi ?! Mais non, j'ai réussi à en sortir ce n'est pas pour y retourner, j'ai besoin de votre cheminée !
- Non, je ne veux pas de problème tu rentres à Poudlard, répliqua-t-il sur un ton brusque qui fit reculer Céline.
- Je suis venue dans l'endroit le plus glauque, c'était pas pour tomber sur une personne honnête !
Il ne répondit pas mais Céline le vit serrer les dents et sa mâchoire se crisper, ce qui était vraiment effrayant.
- Ecoutez, j'ai vraiment besoin d'aller quelque part, je vous jure que ce n'est pas un quelconque caprice de gamine en manque d'aventure, c'est très important.
- Je n'ai sûrement pas la même définition du mot important qu'une gamine. »
Devant l'air buté et grognon du barman, Céline soupira. Evidement avec son visage de poupée, son âge et ses manières personnes ne pouvait se douter de ce qu'elle était ni ce qu'elle voulait faire. Elle soutint le regard du barman. Un regard hargneux, méprisant et colérique. Mais étrangement Céline savait que cela ne lui était pas destiné personnellement.
Son instinct encore une fois.
« Si je vous dis Volochenko. »
Le Barman eu un mouvement de recul et serra les poings. Ses yeux s'étaient plissés sous la méfiance. Céline remarqua qu'il avait imperceptiblement resserrer sa poigne sue sa baguette et qu'il avait fait basculer son poids sur son pied droit.
Un reflèxe de duelliste. Cet homme n'était sûrement pas le vieux Barman glauque qu'il voulait faire croire. Et à cette pensée Céline eut peur. Elle n'avait même pas penser que cet homme puisse être un danger.
Alors incapable de dire un mot elle se contenta de lever doucement les mains en l'air pour signifier qu'elle n'avait absolument aucune intention belliqueuse. Ce qui pourtant ne l'empêcha pas de lancer un Protego informulé.
« Tu cours après un danger trop gros pour toi. »
Céline relâcha son souffle. Elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle avait retenu sa respiration.
« Enfaite c'est plutôt le danger qui me court après, je veux juste essayer d'en apprendre plus, je ne ferai rien de dangereux. »
Le vieil homme l'observa un long moment de ce regard scrutateur, qu'elle trouva un brin familier. Il semblait mener un véritable combat intérieur et soudain eu l'air très agacé mais surtout très fatigué.
Il lui fit un vague mouvement de tête et se dirigea de son pas lourd vers l'arrière du comptoir, où se trouvait la cheminée.
Céline retint le sourire qui la démangeait et suivit le barman qui lui désigna un petit pot avec de la poudre de cheminette.
Alors qu'elle s'apprêtait à entrer dans la cheminée la voix brusque du vieil homme retentit une dernière fois.
« Les Volochenko ont toujours deux coup d'avances et des sbires un peu partout, gardes ça en tête gamine. »
Elle se contenta d'acquiescer, avant de lancer la poudre et de se faire aspirer par les flammes vertes dans un « chaudron baveur » à peine murmuré.
La jeune fille se retrouva instantanément dans la cheminé du Chaudron Baveur, un bar beaucoup plus accueillant que le précédent même vide et endormi. Discrètement elle se faufila entre les tables contenant encore quelque client endormis et se dirigea vers le Londres moldu, elle reviendrait pour faire un tour dans sur le chemin de traverse plus tard.
A peine sortie elle se mit à courir pour atteindre une route principal avec plus de circulation et de vie que ces ruelles malfamées.
Elle entendit avec délectation le bruit des rares voitures et se fit aveugler par leur lumière aveuglante. Elle repéra bien vite un taxi qu'elle héla immédiatement.
« - Bonsoir, vous savez si il y a un cimetière pas loin du 26 Cherleston Road ?
- Oui, ma p'tite, y'en a un trois rue plus loin, à la lisière du bois de Cherleston.
- Allons-y alors. »
Le chemin ne fut pas bien long, ils s'éloignèrent de la ville jusque atteindre la première petite bourgade bordé d'un petit bois aux arbres encore nus de feuilles.
Après avoir convaincu le chauffeur de l'attendre, elle sortit et se dirigea vers le rempart de pierres blanches qui entourait le cimetière. La pâle lueur de la nuit semblait faire briller ces murs blancs et cette atmosphère presque mystique fit frissonner Céline. Elle se rendait compte qu'elle entrait dans le sanctuaire de la mort. Lorsqu'elle franchit l'entrée et qu'elle vit ses centaines de pierres tombales et de croix, ses fleurs plus ou moins fanées, ce parterre de marbre blanc gris et noir ce ne fut pas une sensation oppressante qui la prit comme elle en eu peur au début. Mais un étrange calme. Même le vent semblait se faire silencieux ici.
Elle marchait sur les cailloux blancs, sillonnant entre les dédalles de tombes, cherchant un nom, un visage connus.
L'atmosphère qu'il y avait ici mis à rude épreuve la réflexion de Céline. Jamais elle n'avait ressentit une telle sérénité parmi les vivants. C'était étrange qu'elle le trouve parmi les morts. Comme si la mort n'était en fin de compte pas une ennemie, ni une tragédie.
Mais plutôt une étape, un bout de chemin, un passage vers la suite de notre vie. Un espace inconnu ou le temps semble s'étirer pour nous bercer d'une sérénité réconfortante après la vie que l'on a mené.
Céline fut soudainement interrompue dans ses réflexions lorsque ses yeux se posèrent enfin sur le nom Light Nora écrit en lettre d'argent sur du marbre blanc. Son visage rayonnant dans une photo renversé par le vent.
Céline choisi deux pierres blanches et lisses afin de coincer le petit cadre entre les deux.
« Désolée, c'est tout ce que je peux faire, j'ai pas le droit d'utiliser la magie en dehors de l'école. »
Céline s'étonna un moment du naturel avec lequel elle avait parlé à la photo, comme si ses paroles trouveraient une oreille attentive dans laquelle tomber.
« Je sais pas trop pourquoi je suis là en faite. »
La jeune fille s'accroupit et commença nonchalamment à démêler ses cheveux que la brise avait ébouriffé. Puis son visage s'éclaira comme si elle venait de se souvenir de quelque chose. Elle fouilla dans son sac et en sorti un sachet caractéristique dont elle éparpilla le contenu sur le marbre blanc.
« Tiens, c'est mes bonbons préférés. Ceux à la Rhubarbe sont les meilleurs. »
Céline se demanda un moment si ce n'était pas profaner que de verser des bonbons sur la tombe de quelqu'un. Mais en avisant la stèle blanche où s'éparpillait maintenant quelques taches de multicolores, cela lui fit penser à une peinture d'enfant et elle décida que c'était joli en fin de compte.
« Je vais y aller, j'ai encore des choses à faire. J'espère que tu garderas un œil sur moi quand même de là où t'es. Mais te marre pas trop quand même, je suis susceptible, hein. »
Elle se releva et épousseta ses affaires avant de tourner les talons.
« A plus Nora. »
Quand elle rejoint le chauffeur de taxi celui çi grogna contre tout le temps qu'elle était resté là bas. Sur le chemin du retour elle lut qu'il était deux heures trente deux du matin. Elle était sortie du dortoir des gryffondors vers minuit quarante.
Avant de rentrer de nouveau dans le chaudron baveur elle paya grassement le chauffeur de taxi.
Le bar était toujours aussi calme, un faible feu de cheminé éclairait le fond du bar et quelque ronflements sonores déchiraient le silence.
Elle se dirigea vers l'arrière cour et fière d'avoir retenu quelle briques tapoter elle se fit plaisir d'imiter Jessica et ses grands gestes. Lorsque le mur s'ouvrit elle se trouva un moment déconcerté par le vide et le silence du chemin de traverse. Elle ne l'avait connu que plein de monde et fourmillant de vie. Ou alors pendant la bataille. Mais jamais aussi vide et silencieux.
En passant entre les boutiques elle sentit sa magie réagir aux puissants enchantements de protection et de sécurité des commerces. Une vague de panique la gagna quand elle se fit la remarque que ses mesures n'étaient absolument pas exagéré vus le monde dangereux dans lequel ils vivaient désormais. Et que elle idiote qu'elle était elle n'avait rien trouvé de mieux à faire que de se promener sur le chemin de traverse seule en pleine nuit, pendant la guerre, avec sa mère à ses trousses, au risque de la croiser ou des croiser des mangemorts, ou de croiser Voldemort lui-même. Ou pire. Croiser quelqu'un de Poudlard, se faire renvoyer et être obligé d'aller dans ce Goulag de Durmstrang.
La jeune fille déglutit et sentit une sueur froide se rependre dans son dos. Elle pensa sérieusement à faire demi tour et repartir à Poudlard maintenant.
Mais ça c'était avant de se retrouver face à l'allée des embrumes.
Recalant toute ses peurs dans un tiroir de sa tête, elle raffermit la prise sur sa baguette, mit la grande capuche de sa cape et s'engouffra dans la ruelle.
Après quelque pas un détail la frappa. Elle regarda d'un œil critique son uniforme. Après s'être creusé la tête pendent de bonne minute et quelque coup de baguette plus tard elle se retrouva aux couleurs de Serpentards. Elle remarqua que le vert était un soupçon trop clair mais elle espérait qu'avec l'obscurité on ne verrait rien.
Elle reprit sa marche aussi discrètement que possible l'oreille et la baguette aux aguets.
Céline passa devant une enseigne du nom de Barjow et Beurk. Curieuse elle tenta d'ouvrir la porte d'un coup de baguette. Celle-ci n'opposa aucune résistance. L'intérieur de la boutique était sombre sans aucune autre lumière que l'unique chandelle sur le comptoir. Ses yeux balayèrent les étagèrent aux objets plus sombres les uns que les autre. Elle s'arrêta sans surprise face aux livres. Un titre attira son attention. Sorts noir et guérison. Elle s'empressa de le prendre et son regard tomba sur un autre livre. De l'art de créer ses sortilèges. Elle le prit aussi sans une once d'hésitation.
Elle se tourna vers le comptoir et failli lâcher ses livres. Un homme dans la trentaine le visage émacié les trait durs à l'allure dégingandé se tenait là, la dévisageant suspicieusement des ses petit yeux noir, la baguette tendu. La jeune fille se rendit compte que dans l'ombre de l'étagère il ne pouvait la voir. Aussi elle hésita à s'avancer et à se montrer.
« Vous êtes là bien tôt »
L'information que lui apporta la voix grinçante la glaça sur place.
Est-ce que ça voulait dire qu'il attendait de la compagnie dans pas longtemps ?!
« Vous ne venez pas aussi tôt d'habitude. Où sont les autres ? »
Damned.
Pour seule réponse Céline s'assura que sa capuche était bien en place sur son visage et que les couleurs de Serpentard étaient bien visible et elle s'avança.
L'homme arqua un sourcil sceptique. Mais il ne bougea pas d'un poil.
« Je suis venue prendre ça »
Céline espérait de tout son cœur que sa voix et son attitude étaient aussi assurés qu'elle le voulait. Elle s'avança aussi tranquillement qu'elle le pouvait et déposa les livres sur le comptoir.
Il ne dit rien pendant un moment, puis prit séchement les livres, gribouilla quelque chose dans un cahier avant de lui siffler le prix. Elle fourra les livres dans son sac avant de sortir quelques gaillons.
« Gardez la monnaie »
Elle s'apprêta à se retourner pour sortir vite fait bien fait mais un bruit la statufia.
La porte s'ouvrit.
Deux personnes entrèrent. Deux hommes, tout de noir vêtu. Et portant des masques. Céline eu l'horrible impression que son cœur tenter de sortir de sa poitrine tellement il battait fort, et l'air se coinça dans sa gorge. Une froideur inexplicable s'infiltra dans ses os lui donnant l'impression qu'ils étaient fait de glace.
« C'est qui ça ? »
La voix rauque et basse avait claqué dans son dos comme un fouet. Elle n'osa pas se retourner.
« Une gamine de Poudlard »
Céline entendit les pas s'approcher du comptoir. L'homme arriva à sa hauteur et tendit sa main ganté vers le cahier du propriétaire.
« Ce ne sont pas des livres pour des gamins »
Les paroles susurrées à son oreille sonnaient comme une menace. Comme s'il la mettait au défit de répondre autre chose que ce qu'il voulait l'entendre dire.
Elle respira le plus calmement possible, ignorant la peur qui lui rongeait les os, ignorant le fait qu'elle se trouverait à trois contre un si les choses dégénéraient. Elle répondit simplement :
« Ce n'est pas un endroit pour les gamins. »
Il eu un petit bruit étouffé qui ressemblait à un ricanement avant qu'une main ne se pose sur son épaule et ne la retourne pour faire face à un torse massif.
« Serpentard »
Elle ne répondit rien il n'y avait rien à dire. Cette conclusion semblait lui convenir puisqu'il la lâcha.
« Ton nom. »
Céline frissonna. Pour le coup elle ne savait pas quoi dire.
« Volodia »
Elle se promit de faire un Autel à son professeur d'Histoire de la magie de Beaubatton qui leur à parlé du rôle mineur des Volodia dans l'implantation de l'idée de la suprématie du sang en Russie.
« - Des Volodia en Angleterre ? renifla sceptiquement l'autre mangemort près de la porte.
- Notre puissance n'est plus reconnu par nos semblable, murmura Céline.
- Parce que vous n'avez plus aucune puissance, écrasé par ce fou de Dumbledore, ricanna le propriétaire.
- La puissance qui coule dans mes veines est plus grande que celle de tous tes ancêtres, répliqua Céline d'une voix qu'elle voulait hargneuse.
Elle regretta son zèle quand il crispa son poing sur sa baguette, mais l'éclat de rire des deux mangemorts la rassura aussitôt. Si elle se les mettait dans la poche il ne lui arriverait rien. Le mangemort près de la porte s'approcha d'elle, il était moins grand et semblait plus jeune.
- Tu peux redonner à ta famille son honneur et sa puissance d'antan, lui susurra-t-il. »
Céline sentit ses jambes trembler en réalisant où il voulait en venir. L'air se bloqua dans sa gorge et ses poumons semblait être écrasés sous la pression. Un froid mordant s'insinua dans son cerveau, figeant sa réflexion.
« Le seigneur des ténèbres, peut redonner à ton nom la gloire qui lui est dû. »
Elle ne sut quelle force mystique la maintenait encore debout quand tout ses muscles semblaient vouloir se liquéfier sur place.
On lui demandait d'entrer dans les rangs du Seigneur des Ténèbres.
Et la Gazette du Sorciers le prouvait assez bien comme cela.
On ne dit pas non au Seigneurs des ténèbres.
Niaaaark Niaaaark Niaaaaark ! Quelle suspens mes amis, quelle suspens !
Vous savez bien entendus ce qu'il faut faire pour que je me mette à écrire la suite Huuuum !
Donc j'attend bien sagement tout vos commentaires, pour me mettre au prochain chapitre ! Vous savez que les r'vious c'est mon carburant :3
Au passage Merci à Kripee pour ton commentaire et la blague en bonus, je ne verrais plus mon mixer de la même manière maintenant ! Ilfa' contente que mes chapitre ne te déçois pas et oui en effet pour l'histoire des bonnet péruviens c'est le génie de Eve et Zod'a qui m'a inspiré ! Mymy ma p'tite Mymy tes commentaire sont toujours une source d'énergie et sont constructives par tes fines analyses, Merci !
Alors le monde, Soyez pas timides, R'viouvez !
Schuss !
