Molly se réveilla lorsque quelqu'un lui poussa l'épaule.
- Hey réveille toi. J'ai dit réveille-toi !
Jim essayait de la réveiller. A quelle fin, elle ne voulait même pas savoir.
Molly ouvrit les yeux autant qu'elle put. Elle avait appris par un œil au beurre noir qu'il ne fallait pas s'opposer à Jim très longtemps. Elle leva les yeux vers lui. Sa tête s'était penchée sur le côté quand elle s'était endormie sur la petite chaise en plastique. Son regard criait tu as intérêt à avoir une bonne raison pour m'avoir réveillée. Je suis épuisée.
Jim soupira et commença à défaire les cordes. Elle avait été ligoté pendant deux jours et avait senti son portable vibrer au moins dix fois maintenant. Heureusement quelqu'un avait réalisé que quelque chose n'allait pas et avait appelé la police.
- Quelqu'un a rapporté m'avoir vu près d'ici plusieurs fois hier. Les flics ont commencé à patrouiller dans le quartier Nous devons y aller.
Mais dès que les bras et les pieds de Molly furent libérés, elle se tourna promptement et frappa Jim tout droit dans les parties sensibles que possèdent chaque homme. Il se recroquevilla et grogna. Elle se précipita dehors sans même essayer de libérer ses mains de derrière son dos, voulant avoir une longueur d'avance sur Jim. Elle courut à l'extérieur, directement dans un policier. Ils tombèrent au sol, l'homme commença à se relever lorsqu'il vit ses mains et les détacha. Molly sanglota de soulagement quand il défie le bâillon autour de sa bouche.
- Merci beaucoup ! S'il vous plait, l'homme dans l'entrepôt m'a kidnappé dans une rue il y a deux jours et je veux tellement rentrer chez moi !
Le policier lui dit d'attendre alors qu'il entrait à l'intérieur de l'entrepôt. Il revint dix minutes plus tard en disant :
- J'ai appelé du renfort, il est menotté à la chaise à laquelle vous deviez être attachée.
Molly s'évanouit pratiquement en entendant ça.
- Désolée j'ai un peu la tête qui tourne... Marmonna Molly avec faiblesse tandis que l'officier l'aidait à se relever.
- Quel est votre nom ? Demanda-t-il.
- M-Molly H-Hooper... Dit-elle.
- Je suis l'inspecteur Lestrade. Nous avons eu de nombreux appels vous concernant, Ms. Hooper. Le tout premier est arrivé hier matin d'un schizophrène, donc nous n'avons pas cru que vous aviez disparu au début, mais de plus en plus de personnes ont appelé, vous avez fait la une en quelque sorte. Vous êtes partie pendant deux jours et la nouvelle est devenue virale ! Rit-il tandis qu'il la guidait vers la voiture de police.
- Vous avez dit que le premier appel était d'un schizophrène ? Demanda Molly avec espoir.
- En fait ça venait de son docteur. Si je me souviens bien, je crois qu'il a été admit dans un hôpital psychiatrique le jour même parce que son comportement préoccupait sa famille.
- Quoi ?!
Molly s'arrêta net.
- Vous le connaissez ?
- C'est mon petit-ami !
- Oh. Eh bien, plus vite nous arriverons au commissariat plus vite nous pourrons laver son nom. Donc accélérons un peu, si vous pouvez.
- Il se réveillait quand vous l'avez attaché, n'est-ce pas ?
- Yeah. Maintenant allons-y.
- Je ne peux pas bouger plus vite ! Je n'ai rien eu à manger depuis mon déjeuner il y a deux jours ! Je suis surprise d'arriver encore à me tenir debout !
- Et vous avez besoin de beaucoup d'aide, même pour ça.
- Jim ne sait pas comment prendre soin d'une femme, même si elle n'est pas kidnappée, décréta Molly.
Lestrade rit.
- Allons-y, montez devant. Nous pourrons vous donner tous les soins dont vous pourriez avoir besoin quand nous arriverons au commissariat.
Molly s'avéra aller presque bien, toutes choses considérées. Elle était modérément déshydratée et un peu mal nourrie mais les médecins qu'ils avaient appelés pour l'examiner avaient décrété qu'elle irait mieux après quelques jours de repos et quelques repas un peu plus copieux. Elle remplissait un rapport concernant son kidnapping quand un homme blond s'approcha d'elle et demanda.
- Excusez-moi, êtes- vous Molly Hooper ?
Elle leva les yeux.
- Oui, c'est moi. Je peux vous aider.
- En fait oui. L'homme s'assit à côté d'elle. Je suis Dr. John Watson, le psychiatre de Mycroft avant qu'il soit admit à l'hôpital psychiatrique.
Molly plissa les yeux.
- Oui, j'ai entendu qu'il avait été admis. Comment va-t-il ?
Ses mots étaient désinvoltes mais il y avait une légère colère sous-jacente que John ne manqua pas.
- Son admission n'était mon premier choix, Miss Hooper. Il a souffert d'un épisode psychotique qui était plus profond et lui paraissait plus réel que jamais- quand je l'ai vu la première fois il était moitié moins mal qu'alors.
- Donc pourquoi vouliez-vous me voir ?
- Eh bien, à notre dernière session, il a mentionné une fille nommée Molly qui travaillait à la librairie dans laquelle il allait. J'ai demandé au propriétaire et il a dit que cette fille c'était vous.
- C'est vrai.
- Eh bien, je veux juste confirmer certaines choses avec vous pour voir à quel point cet épisode l'a affecté.
- Vous vous demandez si ça a altéré ses souvenirs, ou s'ils ont tous été remplacé, ce genre de chose, pas vrai ?
John fut surpris.
- Oui... Comment le savez-vous... ?
- J'ai un job pour aider à payer l'école de médecine.
- Vous n'avez pas l'air de sortir tout juste de l'université, pas comme ceux qui pensent qu'ils- sont- les -meilleurs- étudiants en médecine de leur classe.
- Et vous n'avez pas l'air d'avoir obtenu votre diplôme il y a plusieurs années, pourtant nous sommes là.
La bouche de John se tordit dans un sourire.
- Je vois ce que vous voulez dire. Donc, vous travaillez à la librairie, vous avez rencontré Mycroft, ce qui veut dire que vous travaillez les nuits là-bas. Um... Il a mentionné que vous étiez partis du mauvais pied ?
- Ouai, il a été impoli avec moi la première fois qu'on s'est rencontrés. Agressif, quelque peu manipulateur. On s'est réconciliés en quelques jours, toujours en utilisant une pique ou deux, mais c'était plus taquin que sérieux.
- Ok. Vous a-t-il suivi chez vous il y a près d'une semaine quand il a arrêté son traitement ?
Molly ricana.
- Oui, il m'a presque donné un crise cardiaque ! Mais il ne m'a pas blessé, il voulait juste avoir un endroit où rester et patienter le temps que passe l'orage cette nuit-là.
John hocha la tête.
- Très bien, il ne semble pas complètement fou, la plupart des gens ferait la même chose, bien qu'habituellement c'est chez quelqu'un qu'ils connaissent mieux. Et vous vous êtes rapidement réconcilié après ça ?
Molly haussa les épaules.
- Qu'est-ce que je peux dire ? Je sais qu'il ne réfléchissait pas correctement, aucun dégât n'a été causé sauf sur mes nerfs et au moins je connaissais une bonne série de livre à recommander après ça.
- C'était ma question suivante.
- Désolée, mais je raconte juste ce qui s'est passé. La fois suivante, c'était il y a quatre jours, il est venu à la boutique, on s'est embrassé et nous avons pris rendez-vous pour déjeuner le jour où je me suis fait kidnapper. Nous avons un peu flirté avant, s'il vous montre les textes et qu'il se demande de quoi il s'agit.
- Puis quoi ?
- J'ai été kidnappé en rentrant à la maison après le rendez-vous.
- Oh. Je suis désolé ... C'est ce qu'il m'a dit quand il m'a raconté l'histoire lorsque Sherlock m'a appelé pour une consultation d'urgence. C'est ce qui m'a décidé à le faire interner...
- Donc vous l'avez interné pour rien ?!
- Eh bien, il a aussi laissé sortir l'autre partie de sa schizophrénie, qu'il dise la vérité ou non.
- C'est une... voix ou quelque chose comme un enfant ?
John songea que cette femme n'arrêterait jamais de le surprendre.
- Je l'ai vu sans son traitement, vous vous souvenez ?
John soupira et secoua la tête.
- Il prenait son traitement quand je l'ai vu. Ça ne marchait plus, et je le change depuis plusieurs années. Ça l'a aidé au début, mais la taille de la dose que je devrais lui donner maintenant pourrait provoquer une overdose s'il ne faisait pas attention. Et il n'est pas prudent, surtout avec son traitement.
Molly acquiesça d'un signe de tête.
- Je suppose que vous aviez de bonnes raisons. Est-ce que je pourrais le voir ?
- Seulement si je le surveille. Votre disparition est ce qui a déclenché son épisode en premier, qui sait ce qui se passerait si vous apparaissiez soudainement dans son monde à nouveau.
- Peut-être pourrais-je le voir dans une semaine ? Mais ne le laissez pas savoir que je suis de retour avant. Je veux être celle qui lui dira.
John rit.
- Vous devez être un peu folle aussi Miss Hooper. Je peux m'arranger pour que vous le voyez dans deux jours, ça vous laissera assez de temps pour vous remettre aussi ?
Molly sourit.
- Je ne me considérerai pas guérie tant que je n'aurai pas revu mon petit ami.
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Lestrade à la rescousse ! Enfin Molly est libre et sur le point de revoir Mycroft... Il s'agit maintenant de savoir comment il va réagir à cette soudaine apparition.
