Note de l'auteur: Coucou ! un nouveau chap, écrit dans le mouv' de l'autre. Bon, je concède, je suis méchante avec eux...je crois que je depasse les bornes...mais comment que c'est cro cro bon lol. On arrive (très très) bientôt à la fin, et, je pense m'attaquer à un autre mythe...j'ai bien envie de pourrir l'existence à notre Edward Cullen international...

A votre plaisir,

Azaazeal

Ma Frangine

Chapitre 10. Toucher le fond, creuser encore.

Vous croyez au destin ?

Je veux dire, vous croyez que quelqu'un ou quelque chose là haut ou ailleurs, décide, alors même que vous vous plongez avec délectation dans le liquide amyotique, au fin fond de votre placenta, dans le ventre de votre mère, que quelqu'un se dit « toi, tu sera heureux, ta vie ne sera que bonheur et réjouissance » comme on tirerait à pile ou face. Et que, simplement parce qu'il est de mauvais poil, ce quelqu'un déciderait que vous, ou peu importe qui, ne connaîtra jamais rien d'autre que les larmes, et la désespérance. Vous fermant d'office toute porte qui vous seraient un temps soit peu agréable à regarder. Comment, si est t'il pris avec moi, je me le demande…Parce qu'il à trop donné à Alex, alors je n'avais plus qu'à me contenter de ce qu'il restait ?

Pourquoi me prend t'elle tout ce que j'ai ? Si ce n'était pas si triste, j'en rirais, sérieux. Tout ce que j'ai eu, elle me l'a pris. Tout ce que j'ai aimé, volé. Tout ce que je désirais, envolé. Tout pour elle.

Elle, ma sœur.

Comment, alors que nos gènes sont les mêmes, nos parents sont les mêmes, notre sang est le même, notre éducation, la même, a-t-elle donc fait ?

Où ai-je raté le coche ?

Lorsqu'on nous dit que rien n'égale la famille, au regard de la mienne, je suppose que les gens ont beaucoup d'humour. J'ai tout sacrifié pour ma sœur, je veux dire, je suis pas un ange, mais le peu que j'ai pu faire, je l'ai fais. J'ai tellement fais attention à ce qu'elle ne soit jamais malheureuse, enfin, le moins possible, que j'ai perdu ce qui m'étais le plus cher.

Et elle, sans même en avoir conscience, avec une naïveté qui me fend le cœur, elle à, réussit à faire de ma vie un enfer, que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi. Comment, par amour, en arrive t'on à faire si mal ?

Je crois que je me pose trop de question. J'en resterais au destin. Puisque sa majesté à décrété que je devais venir au monde, pour tester le seuil de tolérance à la torture Humaine. Je prendrais mon rôle très à cœur, et continuerais de pleurer toutes les larmes de mon corps, lorsqu'à nouveau, je serais en mesure de pleurer, évidemment.

Quand Drago Malfoy rentrait chez lui se soir là, il faisait sombre. La nuit était tombée depuis belle lurette, il aurait dû être rentré depuis belle lurette, mais il continuait de traîner devant le porche, en bas de l'immeuble, ressassant tout ce qui lui était tombé dessus au cours de ces dernières 24h. Un amour extra conjugal enfin assumé, un nouveau bébé, le retour d'un autre…

Je crois que lui non plus, n'a pas tiré le bon numéro.

Qui se ressemble, s'assemble nan ?

Prenant son courage à deux mains, prêt à annoncer à Alex qu'elle n'était pas le grand amour de sa vie mais qu'il resterait quand même, qu'elle n'était pas non plus la première à l'origine d'un héritier mais qu'il n'assumerait que celui qu'elle allait lui offrir, il monta les deux étages qui le séparait de l'appartement, ouvrit la porte, s'engagea dans le couloir, qui le menait à la salle à manger.

L'heure du dîner sonnait au loin. Il avait 3heures de retard.

Alex, dans sa belle robe de soie blanche, l'attendait en bout de table. Le couvert était mis. Les plats n'attendaient plus que lui.

- Bonsoir, je…

- Assied toi. Tu à soif ?

- Non.

- Bien.

Il prit place en face d'elle. La lueur des chandeliers donnait une certaine allure solennelle, plutôt bienvenue, en ces circonstances.

- J'ai à te parler Drago et je crois que tu as tout intérêt à m'écouter.

Alors qu'elle amenait à elle, une pile de papier, ceux apportés par le détective Espinosa, accompagné de nouveaux, qui ne sentait pas du tout bon… Et je ne parle pas du poulet aux olives…


Je frappais à une porte, ne sachant pas vraiment pourquoi, cherchant seulement...peu importe. On m'ouvrait rapidement, néanmoins, ce ne fut pas du tout la personne à laquelle je m'étais attendue.

- Molly ?

- Hermione ! Par Merlin tu tombe bien, entre !

L'effervescence qu'il y avait à l'intérieur du Terrier me fit frémir. En tout sens et bruyamment, courraient chacun des membres de la très nombreuse famille Weasley. Je pouvais entendre Ronald hurler dans le combiné du téléphone, cadeau d'Harry à Arthur, sans même le voir. Il se passait quelque chose, et, à l'approche du regard encombré de Ginny, également présente, écrasée entre l'air grave de Percy et celui, loin de tout humour de George, je pressentais la catastrophe.

- Assieds toi Hermione. Tu veux boire quelque chose ? ou manger, comme tu est maigre !

- Non…merci. Molly, qu'est ce qu'il se passe ?

Pour toute réponse, elle essuya grossièrement son nez, humide, et, ce fut le silence, monacal. Je ne percevais plus qu'un vague murmure de la cuisine, ou Ronald était toujours affairé. Puis, après ce que je ressentis comme étant des heures, il apparut, déconfit, les oreilles encore rouges de colère, dans l'encadrement du salon.

- Ils ont emmenés Alba.

Le ciel me tombait sur la tête, sans rire. Je répondais :

- Quoi ?

Je me levais, Bill me repoussa sur l'épais fauteuil.

- Des types sont venus la prendre en fin d'après midi.

Un sanglot retentit à ma droite, Ginevra serait contre sa poitrine, ce je reconnu comme étant la poupée de ma fille. A peine avais je retrouvé ma petite, qu'on me la reprenait. Foutu destin, si je te croise !

- Comment c'est possible ?

Alors que j'essayais de capter ne serais ce qu'un regard de l'assistance, tous tournaient la tête, fuyant mes yeux, jusqu'à Charlie, le colosse de la famille. Ce fut Ronald, qui me cracha :

- Demande à ton précieux Malfoy. Les hommes travaillaient pour lui.

Je ne sais pas vraiment comment je suis rentrée jusqu'à Londres. Mes pieds me portaient, sans que je ne puisse distinguer clairement la route. Mécaniquement, je remontais l'allée bordée d'arbres à la fleuraison timide des quartiers résidentiels de luxe. Je saluais, ou pas d'ailleurs le portier, qui me laissait entrer sans broncher malgré l'heure tardive. J'ignore si je prenais l'ascenseur ou si je pu monter les marches jusqu'à l'appartement. Je me retrouvais néanmoins devant la maison de ma sœur et cognait à la porte.

Ce fut Drago qui m'ouvrit. Il était seul.

D'un geste que je ne voulais pas brusque, mais qui le fut, j'empoignais le col de sa chemise, prête à mordre, non pas par haine, mais par panique. Parce qu'une question demeurait, où était Alba ?

- Où est elle ?

- Herm'

- OÙ EST ELLE ?

- Viens par ici.

- Je n'irais nulle part sans ma fille ! Où l'a tu mise ?

- Je t'emmène.

Je le suivais jusque dans un petit salon, vide. Durant les quelques mètres qui nous séparait de celui-ci, je dû me prendre au moins 5 fois chacun des murs, les bleu sur mes bras en témoigne, je n'étais plus vraiment moi-même. Rongée par l'angoisse. Figée par la peur. Il me présenta, une fois arrivés, une banquette.

- Assied toi.

- Ah nan ! ça suffit, je ne suis pas une môme, je reste debout.

- Comme tu voudras.

Peu à peu, ma patience me fit défaut. Je ne pensais plus qu'à la petite, à l'endroit où elle pouvait bien se trouver. Jusqu'ici, je l'avais toujours su en sécurité. Céder mes droits parentaux à Molly et Arthur, soyons honnêtes, était une entreprise pleine de bon sens. Je savais qu'elle ne craindrait jamais rien avec les Weasley, qu'elle serait heureuse avec eux. N'importe qui, serait heureux là bas.

Lorsque Lucius, avait appris, pour la grossesse, encore une fois, il avait eu le nez fin, et ne m'avait pas laissé le choix. Soit, je renonçais à mon bébé, soit mon bébé paierait le prix de mes erreurs. Ni moi, ni Dray n'avions pu lutter. A 15 ans, tout le monde est lâche. J'avais même été surprise qu'il accepte que j'envois une partie de son héritage génétique dans une famille qui le répugnait. Dont le simple nom le faisait tressaillir de honte.

- Tu va me dire où tu a mis ma fille ?

- Je n'en sais rien.

Mon cœur du rater au moins 3 battements.

- Tu n'en sais rien ? Comment ça tu n'en sais rien ?

- Que veux tu que je te dise ?

- Mais, c'est pas vrai…- je portait mes mains à mon visage, il fallait que je reste calme, ou mon organe cardiaque y laisserait sa peau- …des gens, que TU a employé l'ont emmenée ! et tu viens me dire que tu ne sais pas où !

- C'est la vérité.

- Alors là tu fais très très fort, encore une fois. C'est fou comme ta capacité à me décevoir me surprendra toujours.

- Herm'…

- Nan, tait toi, je veux rien savoir. Ramène moi ma fille c'est tout ce que je veux de toi. Rend moi mon bébé et nous disparaissons de ta vie. Qui sait où elle se trouve ?

Ses mains s'entrechoquaient l'une contre l'autre, signe qu'il était sur le point d'exploser. Il n'a jamais eu un sang froid extraordinaire, contrairement aux nombreuses légendes courant sur son compte. Au contraire, Drago était un sanguin, qui n'a jamais hésité à frapper du point sur la table, ou sur la gueule de quelqu'un. Son père fait pourtant figure d'exception.

Je compris qu'il se retenait.

- Hermione – il marqua un temps – maintenant tu t'assois et tu me laisses t'expliquer. Tu veux cracher ton venin sur moi, pas de problème, attend seulement de tout savoir avant de me resservir tes discours de nana hystérique et de te couvrir de ridicule. Alors, assise !

En me présentant à nouveau la banquette. Je m'exécutais.

- Alexandra est au courant de tout.

- Quoi ?

- Chut ! Laisse moi finir.

-…

- Mon…- il eu un rictus – mon père, a engagé un type, qui à tout dit de nous deux à ta sœur. Poudlard, nos relations, nos ruptures…

- Alba ?

- Alba.

Mauvais, très mauvais.

- Et, elle l'a pris comment ?

- Calmement. Elle, en fait elle m'a tout pardonné.

- Pardon ?

Connaissant ma sœur, ce n'était pas tellement étonnant mais quand même ! C'est pas comme si je lui avait juste volé sa robe ! Elle aurait au moins pu s'énerver. Je l'aurais compris. La colère aurait été plus légitime que sa froideur. Froideur qui, quoi qu'on en dise, ne lui ressemblait pas, nan, elle, c'est une fille. Elle fond en larmes.

- Elle, n'a rien dit de particulier. Je…je lui ai dit qu'entre toi et moi il n'y avait plus rien depuis longtemps. Que c'était du passé, que nous avions abandonné Alba et que, ni elle, ni toi ne faisiez plus partit de ma vie. Que j'avais eu tort.

- Et elle t'a crue ?

Il ne répondit pas. Louche.

- Bien sur que oui.

- Ah !

Il scruta la pièce, comme s'il s'attendait à ce que quelqu'un sorte d'un placard. Je le sentais mal à l'aise. De plus en plus étrange.

- Parce que c'est la vérité.

- Quoi ?

- Je…je vais élever l'enfant avec Alex, nous allons rester ensembles. Je – il inspira profondément- ne veux plus avoir affaire à toi.

- Arrête Drago, t'est pas marrant.

- Je n'ai pas l'intention de l'être. Tu es la sœur de ma femme, point. Il était temps que je le comprenne. Oubli Alba. Oubli moi.

- Arrête…

- J'ai engagé une procédure juridique, j'ai l'intention de récupérer la garde de ma fille. Je t'interdis de m'en empêcher.

- …

- Et Alex à reçu les papiers d'adoption. Pour Alba.

- Tu n'est…

- Notre décision est irrévocable. Elle sera la mère de ta fille et tu n'auras définitivement plus aucuns droits sur la petite, c'est de loin ce qu'il y a de mieux pour toi, dans ta condition. Maintenant, tu vas disparaître de nos vies et ne plus revenir.

Il me tournait le dos. Le lâche.

- Tu n'es qu'une pourriture !

- Je ne dis pas le contraire.

Il avait récité son texte avec une telle perfection et un tel manque de sentiment que l'inventeur des oscars en aurait dégueuler de honte. Ca sentait le réchauffé à plein nez. Il n'avait même pas les couilles pour me dire ce qu'il pensait. Il lui fallait des notes.

- Comment tu peux me faire ça ? Comment tu peux…

Affolée par cette vision surréaliste concernant l'adoption, je me jetais sur lui. Mes poings, cognaient aussi fort contre son dos que je le pu, je l'aurais tué. Je l'aurais tué avec mes mains. Ma fille. Ma petite fille. Pas à elle !

Je le griffais, le frappais, le mordais, lui aurait bien craché dessus, quitte à en être totalement ridicule. Mes hurlements, parce que je ne pouvais plus que lui hurler dessus, retentirent jusqu'au dernier étage de l'immeuble, mais il ne réagit pas. Il demeura aussi stoïque que s'il m'avait dit qu'il vendait l'appartement.

Alors qu'il vendait ma fille. A ma sœur. Même pour moi, c'était quelque chose de monstrueux.

J'ai vraiment eu envie de le voir mourir, sous mes coups, j'aurais pu y passer des heures. J'ai eu envi de lui arracher les yeux, de le pendre par les tripes, le dépecer et envoyer son scalp à son père par la poste. Je l'aurais tué sans le moindre remord.

Une haine, parfaitement incontrôlable envers lui me monta jusque dans le nez. Me rongeant de l'intérieur. Je voyais rouge, respirais rouge et n'était plus capable de penser que pour lui faire du mal. Il m'avait tout pris. Si le diable existe alors c'est qu'il a prit possession de son corps.

Si j'avais eu ma baguette !

- Tu est abject, tu me répugne ! T'a pas le droit ! Ordure !

Drago Malfoy est bien la même pourriture qu'il y à 4 ans. Le même salop égoïste, sans cœur et manipulateur qu'il a toujours été. Suis-je bien stupide d'avoir cru en lui. J'ai eu tellement honte de moi. Tellement honte.

La sécurité intervint seulement au bout d'une demi heure. Mes mains, lézardées par mon sang, continuaient de s'acharner sur Dray, qui, au sol, la gueule en vrac, ne bronchait toujours pas. Ils furent 4 à me faire sortir de là. Mais je jurais de revenir. Je récupérerais ma fille du sais-je mentir, voler, tricher, tuer. Je ne le laisserais pas gagner. Sûrement pas. Jamais !

Une fois le calme rétablis dans l'appartement, Alex entra dans le salon, elle avait assisté à toute la scène, tapie dans l'ombre, en silence. Elle vint éponger la lèvre fendue de son mari avec sa manche.

- Je savais que je pouvais te faire confiance ! Que tu m'aimais !

- …

- Je suis tellement soulagée que tu ai mis les choses aux clair avec Hermy ! Même si ça me désole, qu'elle l'ai pris si mal. La pauvre, j'ai de la peine pour elle…Si seulement elle savait que tu fais ça dans son intérêt ! Tu es un homme tellement extraordinaire. Nous allons êtres tellement heureux tout les quatre…

Elle quitta la pièce, pour aller chercher du linge propre. Dray, seul, fondit en larmes.