Salut tout le monde ! Dis donc, je poste rapidement ! OO Enfin bref ! J'espère que cette suite saura vous plaire car franchement, je n'avais pas d'inspiration ^^' mais au moins, les choses se corsent un peu et nous arrivons bientôt à la fin du premier acte de cette histoire d'après ce que j'ai compris ! Restez encore avec nous car croyez moi, avec ma cousine, vous risquez d'avoir encore pas mal de surprise ! ;) Alors bonne lecture tout le monde ! =) Par contre, comme Mariane voulait répondre à vos rewiews, je lui laisse le soin ! J'espère qu'elle ne se montrerait pas désagréable et je décline toute responsabilités si elle fait misère XD

Bonjour tout le monde ! Ravie d'être de nouveau parmi vous pour cette suite ! J'espère qu'elle vous plaira ! Comme le dis ma cousine, nous arrivons bientôt à la fin du premier acte ! ^^ J'espère que vous serez toujours fidèles !=) C'est bientôt le moment où les choses vont devenir vraiment sérieuse ! En tout cas, je sens que vous allez bien en baver =) Sans paraître méchante ! Mais passons, je vais vous répondre car ma cousine ne sait rien sur l'histoire ! XD Du coup, je vais répondre pour vous ^^

JokerAkuma: Merci beaucoup ! Nous sommes contentes que cette fic te plaise autant ! ^^ Je suis contente que ma cousine écrive si bien ! ;) Merci beaucoup pour tes encouragements ! =)

Faaaan: Je te rassure, la fin est loin d'arriver là ^^ Ne t'inquiète pas !

Kagami-LenxRin: Merci beaucoup ^^ Nous sommes deux par contre =) Eh oui, faut bien avoir sa part de souffrance dans cette fic ! XD Sebastian devrait venir ne t'inquiète pas ! XD Merci ! =) Bonne lecture !

Melissa-Lena: Eh oui, Pauvre Ciel ! XD Point positif NOUS SOMMES sadiques ! XD Ah ben l'idée est primordiale dans cette fic, nous ne pouvions nous permettre de négliger ce point ! Et j'espère pouvoir te surprendre avec mes idées ^^

kuro-neko: Hé hé ! Merci ^^ Eh oui, nous sommes sadiques avec ce garçon ^^ Ma cousine te remercie en tout cas ! ^^ Ne t'inquiète pas, on continue toujours cette fiction ! Jamais nous ne abandonnerons ! XD Pour ta question, les sentiments qu'expriment ma cousine sont assez similaire à son expériences je suppose... Enfin bon, je ne pourrai te dire davantage sans son accord.

Ondie-Yoko: Ah ben je ne dirai rien ! Sinon ce ne serait pas drôle voyons ! XD Ah ah, excuse ma cousine, elle est très prise par les cours ! ^^ Mais on essayera de publier assez vite ! ^^ Merci ! =)

Hashiiko: Contente que le style de ma cousine t'ai autant plu ! ^^ J'espère que cette suite te plaira ! =)

MissAlissaK: Ne t'inquiète pas, les critiques nous font avancer, on ne risque pas de prendre mal ^^ Ah ah ! Critique pour moi ! XD Donc, en réalité, Ciel possède un langage encore compliqué car il n'a pas perdu complètement la mémoire. Je te lâche ça car il est vrai que cela paraît étrange et je te fais du spoils sans te le faire pour autant XD Donc disons que nous expliquerons ceci plus tard... Les sentiments, l'espoir, il en va de même, il les a déjà connu d'où sa connaissance et d'où l'expression qu'il a. Mais cela s'expliquera aussi plus tard. Il est vrai qu'on aurait pu faire ceci, mais comme tu le dis, l'histoire ne serait plus intéressante et surtout, c'est parce qu'il a rencontré des gens par moment, qui ne l'ont pas fait que violer ! Donc, il avait quand même connu des "amours", des connaissances et autres... Pour le style de ma cousine, je ne peux rien y faire. Mais elle a dis qu'elle essaierai de faire de son mieux et d'éviter les descriptions et les répétitions ^^ Nous sommes contente que cette fic te plaise ! Et nous espérons que tu nous suivra ^^

JuliaLoveKuro: Oui oui, mais dans ces moments-là, la peur te paralyse et tu ne parviens plus à trouver l'espoir !

aviva94: Ah tu es sur une très bonne voie ! Mais ce n'est pas complètement ça non plus on va dire... En tout cas, bravo ! ^^ Oui il va venir ne t'inquiète pas =)

Irene:Merci de ta compréhension ! Il est difficile de trouver du temps maintenant... Mais nous sommes contente que tu nous suives toujours ! ^^ nous avons posté plus rapidement, j'espère que cela te plaira ! =)

Miss-Mysteres: Parce que la vie n'est pas si belle... Il faut souffrir pour mériter le bonheur ! XD Oui je sais mais il faut bien avoir un peu d'action XD Ah ben ça s'arrangera sûrement ou pas ! XD Merci ! Bonne lecture de nouveau ! XD

mangakadu14: En effet, elle avait tardé mais là on va un peu plus vite ! ^^ Hé hé, NOUS sommes TRES Sadiques ! XD et puis, un peu de piment ne fait pas de mal voyons ! XD Oui je confirme ! XD Il va revenir ne t'inquiète pas !=) Ah y a bien une raison à cela ! Nous expliquerons plus tard mais il faudrait gardé ce moment de terreur dans la mémoire ;) Voici la suite en tout cas ! En espérant qu'elle te plaise =)

BONNE LECTURE !


Chapitre 10

Depuis combien de jours s'est écoulé depuis qu'il m'a enfermé ici ? Je ne sais pas... Mais je suis en train de mourir de faim. Cela fait un bon moment que je n'ai pas pu bouger, plongé dans cette obscurité. J'ai l'impression de comater, sur le sol poisseux. Putain... J'ai si soif et si faim que ça en devient tellement insupportable. Le gros n'est pas revenu pour me donner une autre correction. J'ai encore mal aux endroits où il m'a fouetté mais peu importe, je sens seulement le vide se creuser en moi, approfondissant ma faim. J'ai la gorge sèche et pâteuse, je peux à peine parler si ce n'est déjà que respirer. Un autre grognement se fait entendre dans la salle, j'ai faim... Tellement faim... Que n'importe quoi pourrait assouvir à cette douleur atroce. Mes forces commencent doucement à s'échapper, je ne peux pas rester ici mais pourtant je n'arrive pas à faire mouvoir mon corps. Si ça continue, je vais vraiment finir par mourir ici, sans avoir même pu faire quoique ce soit, sans même avoir pu voir la vrai vie... Je ne veux pas ! Il faut que je bouge !

Cela fait sûrement des jours que je dois être dans cette cage, mais étant dans le noir complet, je ne parviens plus réellement à distinguer la notion du temps. J'ai déjà extrêmement peur du noir mais j'avais tenté de sortir juste après qu'il m'ait enfermé. Comme chaque humain, j'ai appelé de l'aide à travers cette satané porte blindée, mais rien, seulement l'écho. J'en ai donc déduit que la salle devait être isolée. J'ai alors commencé à chercher à tâtons un moyen de sortir et c'est là que j'ai vu le sadisme de ce salaud...

Quand il m'avait jeté dans cette salle, j'avais vu les différentes machines de tortures mais je n'avais pas pu les distinguer ou même voir leurs emplacements. Lorsque je commençais à chercher, j'étais pris par plusieurs instruments, le mur était emplis d'aiguilles et l'osque j'essayais de chercher une autre sortie au sol, c'était alors des pièges à souris qui me coinçait les doigts, me faisant hurler de douleur mais je ne devais pas en rester là. Il fallait que je trouve cette sortie pour pouvoir m'en sortir ! Il fallait que je la trouve, alors j'ai continué encore et encore, encaissant d'autres machine qui ne faisait qu'accentuer la douleur, me faisant souffrir, m'arrachant la peau jusqu'à ce jour.

La faim avait pris le dessus et même l'épuisement prenait possession de mon corps. Je n'en peux plus, je crève la dalle, mon ventre me fait atrocement mal alors que je meurs assoiffé. Je veux sortir d'ici mais je n'en ai plus la force. Même la haine que je ressens ne parviens pas à faire mouvoir ce satané. Putain, ça me gonfle d'être aussi faible !

Je respire irrégulièrement, il n'y a rien qui puisse calmer cette douleur dans mon corps, j'ai l'impression de saigner partout mais sans pourtant sentir le liquide glisser. C'est assez étrange comme sensation.

Sebastian... Je me demande ce qu'il fait... Est-ce qu'il se soucie de mon absence ? Non, j'en suis pratiquement sûr après tout, il serait déjà là sinon... Une larme roule lentement de mes joues, je vais mourir avant même d'avoir pu le revoir, ni même avant d'être parvenu à m'excuser auprès de lui. J'entendis alors mon ventre hurler, me faisant ressentir de nouveau la faim qui s'était évaporé un instant. C'est si horrible. J'ai tellement faim que j'ai l'impression de voir de la nourriture juste en face de moi mais je ne parviens pas à l'atteindre, trop faible. Je commence à fermer les yeux, si je dois mourir alors autant dormir. Je ne ressentirais plus aucune douleur ainsi. Je suis vraiment désolé Sebastian... Je veux que tu le saches que je suis vraiment navré d'avoir agi ainsi avec toi.

Adieu... Sebastian.


L'homme aux yeux carmins ferma à clef rapidement sa voiture avant de descendre à un endroit qui lui était devenu son endroit quotidien. Seulement, il était énervé et frustré par le comportement de ce patron qui gérait clandestinement des enfants qui lui servaient de prostitués et bien entendu qui lui rapporté pas mal d'argents. Seulement, ceci, le brun s'en foutait pas mal de voir ceci. Non ce qui l'énervait était de ne pas pouvoir voir son protégé. Cela faisait quatre bonnes journées qu'il était venu à cet endroit et que le propriétaire ne cesse de lui dire:

«Ciel est malade et ne peux pas vous recevoir, j'aimerai qu'il ne vous contamine pas donc si vous voulez revenir plus tard. Ou bien voulez-vous voir un autre jeune prostitué ?»

Cette phrase avait eu le don d'irriter le ténébreux qui partie, n'oubliant pas de jeter un regard noir à ce foutue gros. Sebastian aurait très bien pu dire qu'il était médecin et qu'il pouvait soigner l'enfant, cependant, il ne voulait pas que le propriétaire lui refuse complètement le garçon. En effet, cet être malsain ne semblait pas l'apprécier après le dernier coup qu'il lui avait fait, mais surtout, il n'allait pas se gêner pour lui dire qu'il avait un autre médecin compétent. De plus, il ne croyait guère à cette histoire de malade. Le médecin se sentit alors mal, il avait un mauvais pressentiment et devait absolument voir son amant. Il avait vraiment envie de le revoir, surtout qu'il n'a pas pu supporter l'attitude du jeune à son égard. Il n'avait pourtant rien fait pour qu'il puisse justifier une telle peur. C'est avec un regard déterminé que l'homme aux cheveux corbeau pénétra dans les lieux sombres, remarquant rapidement le patron de Ciel qui semblait l'attendre avec ce sourire qui voulait en dire long.

_ Eh bien, bonjour Monsieur Sebastian, vous venez voir Ciel n'est-ce pas ?, demanda Kevin avec un sourire sournois.

Sourire qui ne plut pas à l'interlocuteur qui dut se faire violence pour ne pas frapper cet homme, si c'est-ce que l'on pouvait dire.

_ En effet, où est-il ?, répondit froidement le client en lançant un regard noir.

_ Il est malheureusement toujours malade. Comprenez le, je vous préviendrai quand il sera rétablie. Sur ce, je dois vous laisser un autre client m'appelle, expliqua tranquillement le bonhomme d'une voix bien mielleuse.

Et il partit, avec ce petit rire qui disait «vous vous êtes bien fait avoir n'est-ce pas ?» et ceci ne fit que grincer les dents de Sebastian qui comptait sérieusement foutre son coup poing dans la face de ce sale gars. Mais il était un adulte, il devait prendre son mal en patience. Le médecin commença à réfléchir à plein régime, il se demandait pourquoi lui cachait-il la vérité... Si Ciel était vraiment malade alors où pouvait-il l'emmener ? Le dominant savait pertinemment que ce mec était un vrai salaud, n'hésitant pas les battre pour obtenir ce qu'il voulait, donc cela l'étonnerait qu'il tente de soigner son petit groupe.

Psst !

Immédiatement, le jeune homme tourna sa tête pour trouver la source de ce bruit et ce ne fut qu'un autre prostitué qui tendait la main pour l'inciter à venir. Bien que suspicieux, le ténébreux s'approcha pour rencontrer un petit garçon blond dont les yeux bleu brillait de malice. D'ailleurs, il lui semblait l'avoir reconnu... Cela devait être le voisin de chambre de son amant.

_ Hé le beau gosse, tu cherches Ciel n'est-ce pas ?, murmura le petit blond d'une voix malicieuse.

_ Tu sais où il est ?, demanda prudemment le concerné en s'accroupissant.

_ Héhéhé, peut-être que oui, peut-être que non, fit l'interpellé avec un sourire coquin.

_ … Que veux-tu ?

_ Oh, tu comprends vite à ce que je vois ! Je te donne l'info si tu acceptes de coucher avec moi une nuit, proposa Alois en caressant le visage du client.

Ce dernier réfléchit longuement, pesant le pour et le contre. Franchement, il n'avait pas envie de coucher avec ce gamin, seul son prostitué l'importait, mais s'il n'acceptait pas... Peut-être que Ciel était... Mais qui lui disait que ce mioche le savait vraiment ? Dans un soupir, il fit claquer la main avant de le regarder avec le plus sérieux du monde.

_ Accordé. Dis moi maintenant, accepta le brun non sans un air de dégoût.

_ Parfait ! Ciel est dans la chambre de la mort..., expliqua le blond avec un petit rire.

_ La chambre de la mort ?

_ Je crois que c'est de ta faute s'il y est. J'ai entendu l'autre connard dire que tu le menaçais, du coup, pour se venger il a décidé de punir Ciel en disant qu'il le laisserait moisir là-bas... Je suppose que tu sais ce que ça veut dire ?

_ … Dis moi où elle se trouve, répondit le ténébreux en sentant un sentiment de culpabilité dans sa poitrine.

_ Aucun problème ! Écoute moi bien !


J'ai l'impression de flotter... Mais en fait, ai-je réellement fermé les yeux ? Je ne sais même plus si je dors ou si je suis seulement entre rêve et illusions. J'ai seulement la sensation de ne plus respirer, de ne plus rien ressentir à part le froid qui commence peu à peu à prendre possession de mon corps. Ma famine est en train de me consumer. J'ai envie de manger un truc sucré... Mon ventre gargouille encore plus alors que je peux voir une tablette de chocolat... CHOCOLAT... PUTAIN ! J'en veux ! ! ! ! Je veux pas mourir sans en voir mangé ! Mais je commence à délirer là ! Faut que j'arrête de penser à la bouffe. Faut que j'essaie d'apaiser ma faim mais comment ? Il n'y a rien, pas même une souris... Non, ça me répugnerai trop, même si je dois crever alors je préfère crever que de bouffer ce genre de bestiole. J'ai l'impression de divaguer, comme si mon corps commençait à flotter... Je vais -

CIEL !

Cette voix... C'est...

_ Ciel ? Ciel ?! Tu m'entends ? Bon sang, on voit rien ici ! Je vais te sortir de là !, paniqua une voix d'homme.

Je n'arrive pas à voir mais à la tonalité de cette voix... Je crois que c'est Sebastian mais je n'en suis pas sûr. Peut-être que je délire de nouveau et qu'en réalité, Sebastian est la métaphore de la mort qui va m'emporter -oui je sais j'aime me compliquer la vie-. Rapidement, je sens mon corps se faire soulever. Ah, peut-être que je ne vais pas mourir finalement.

_ Ciel, tiens bon ! Essaie de rester conscient si tu m'entends !, s'écria alors Sebastian en m'emmenant je ne sais où.

J'essaie de faire ce qu'il dit, gardant mes yeux ouvert, pourtant j'ai l'impression de ne rien voir ou bien tout va trop vite. Je ne sais plus, je sens seulement sa chaleur me réchauffer pour me rendre un peu plus vivant. Elle me berce, j'ai envie de dormir malgré l'envie de dévorer quelque chose est encore bien là. Je devrai...


Mmh... Ceci me fait du bien, de l'eau... J'ai l'impression de ne plus en avoir bu depuis des lustres. Je sens ma gorge revenir à un état plutôt normal alors que j'accepte volontiers le liquide pénétrer dans ma bouche. Cela me fait tellement de bien, je la sens se diffuser en moi pour soulager la sécheresse. Je n'ai jamais autant savourer de l'eau durant toute ma vie, surtout qu'elle est assez bonne et fraîche. Seulement, je sens quelque chose de chaud à chaque nouvelles gorgées. C'est agréable... Je me sens bien. Après encore quelques gorgées, je parviens à retrouver ma gorge normal et ma soif s'est enfin éteinte. Je me sens nettement mieux, ne ressentant plus cette envie atroce de boire consumer ma gorge, par contre, je crois que j'ai toujours faim mais cela est mieux que rien.

Avec une lenteur infinie, je tente d'ouvrir mes yeux, bien qu'avec difficulté je parviens à voir... Des paupières fermées ? Tiens maintenant que je le remarque, j'ai toujours quelque chose de chaud sur mes lèvres. Subitement, ce visage se recule et je vis alors deux orbes rouges. Celles de mon amour...

_ Seba... Stian..., murmurais-je d'une voix rauque.

J'ai encore un peu la gorge sèche et rien que d'avoir dit son nom m'a semblé attiser la douleur. Je le vois soupirer de soulagement avant de sourire, toujours le regard tendre.

_ Ouf... Je suis arrivé à temps. Comment te sens-tu ? Tu arrives à parler ?, me demande-t-il en tentant de me caresser le visage.

Subitement, la peur prend possession de mon être et malgré les douleurs présentes dans mon corps, je parviens à me décaler, évitant tout contact avec sa main. Je le vois surpris, tout comme moi... Pourquoi est-ce que je ressens cette sensation d'effroi dans mon ventre, j'ai peur... J'ai encore peur de l'homme qui se trouve en face de moi. Que dois-je faire ? Pourquoi est-ce que je le fuis ainsi maintenant ? Je ne comprends pas... J'ouvre mes lèvres, mais cette fois aucun son ne sort. Ma gorge me fait tellement mal que je n'arrive même plus à parler. Je le vois s'inquiéter mais il n'engage aucun contact. Je vois son regard s'assombrir mais rapidement il me sourit, comme si de rien n'était.

_ Je t'ai bandé tes blessures. Elles semblaient être assez grave mais cela devrait aller maintenant. Tu dois avoir faim n'est-ce pas ? Je vais te chercher à manger. Je te laisse cette bouteille d'eau sur la table si tu veux boire. Ah et n'essaye pas de parler, étant donner que tu n'as pas pu te désaltérer comme il se doit ces quatre derniers jours, ta voix doit être partie et tu risque seulement de souffrir pour rien. Repose toi pour le moment, c'est tout ce que je te demande, m'expliqua-t-il d'une voix douce avant de partir.

J'acquiesce seulement de la tête et me remets dans les draps bien que je dois avouer avoir extrêmement mal. Le simple fait de bouger me mutile à un point que je parviens à peine à retenir une grimace de douleur. Un soupir s'échappe de mes lèvres. Je ne comprends pas pourquoi j'ai agi aussi bêtement avec lui, pourtant il m'a regardé gentiment. Je ne comprends cette crainte que j'ai pu avoir avec lui, lui qui est si doux avec moi. Une larme roule le long de ma joue. Je suis nul... Je me sens si mal de réagir ainsi alors qu'il vient de me sauver à nouveau. J'aimerai tellement lui dire que je suis désolé de ceci, que je ne voulais pas réagir. Après tout, il est le seul être que j'aime ainsi, il est le seul qui se soucie réellement de moi. C'est décidé. Tant pis pour ma voix, je dois essayé de parler et m'excuser convenablement auprès de lui, je ne veux pas qu'il me haïsse et je ne veux surtout pas le perdre. Il est tout ce qu'il me reste de plus précieux. Allez, courage ! Je peux le faire !

Je commence alors à sortir du lit, je dois dire que la douleur me prends dans tout le dos avant de se propager dans mes jambes mais je dois persévérer. Je continue avec difficulté à marcher, prenant appuies sur le mur. Maintenant que je fais attention, il est vrai que je suis dans la chambre des invités... Sûrement une requête de mon client. Il est toujours aussi attentionné, je tente de me dépêcher, arrivant au bout de quelques minutes à la porte.

Lorsque j'ouvris, je vis quelque chose qui me glaça le dos. Le gros-lard... était par terre, le visage en sang tandis qu'une flaque de sang se formait autour de lui tandis que Sebastian était à ses côtés, le regardant froidement. Je vis même un sourire froid se former sur ses lèvres. Ses mains semblaient de là où je suis, couvertes de sang. Je commence à sérieusement avoir peur là... Cet homme là-bas... N'est pas l'homme que je connais. C'est une tout autre facette que je n'ai jamais vu de Sebastian et elle m'effraie. Serait-ce tout cela mes craintes ? J'ai peur... Que dois-je faire ?

_ J'espère que ceci vous apprendra pour avoir osé faire ceci à Ciel..., murmura d'une voix sanglante mon amant avant de s'approcher du corps allongé.

_ Je... Je vous en supplie me tuez pas..., gémit alors mon patron entre deux sanglots.

_ Avez-vous compris la leçon ?, poursuis Sebastian avec un rictus méprisant.

_ O-O-oui..., répondis le gros en pleurs.

_ Bien je vais dans ce cas vous soignez. Mais retenez bien cet avertissement. Ce sera mon dernier. Bien que l'envie de vous tuer et toujours là, je n'ai pas envie d'avoir d'autres problèmes, marmonna le plus grand en commençant à lui administrer les premiers soins.

Mais au moment où il s'accroupit, son regard croisa le mien. Je fus parcourus d'une convulsion, j'avais peur... De subir ce traitement. Lui-même semble surpris de me voir, par l'entrebâillement de la porte.

Ciel ?

Je ferme alors vivement la porte dans l'effroi. Non, je ne veux pas entendre cette voix. Cet homme n'est pas celui que j'aime. J'ai sûrement dû rêver. Oui, cela ne pouvait être le jeune homme de tout à l'heure, cela ne pouvait être lui. Tout ceci n'est qu'un cauchemar. J'en suis persuader... Soudainement, je me sentis lourd, la tête me tournait et avant même que je n'ai pu esquisser le moindre mouvement, je me sentis tomber en avant.


J'ouvris lentement les yeux et tombe nez à nez avec Sebastian qui embrasse mon front. Tiens ? Son regard semble inquiet et ceci ne fit que battre mon cœur un peu plus vite. À ce moment, je ne ressens aucune peur, je le laisse toucher comme bon il me semble, même si je sais que ses mains étaient tâchées, je ne ressens plus aucune craintes. Quel ironie... Je ne comprendrai jamais mon propre corps... Bien sûre que je ne pouvais oublié ce que j'ai vu. Maintenant que j'ai pu dormir tranquillement, j'ai réalisé la gravité de la situation. Sebastian n'est pas aussi tendre que l'on pourrait croire. Je sais bien que ceci n'est qu'une image, mais étrangement, le fait d'accepter ceci me fait sentir mieux.

_ J'aimerai que tu m'écoutes Ciel..., commença le brun d'une voix triste.

J'acquiesce de la tête pour me montrer tout ouïe. Il soupire, semble hésiter puis décide finalement de prendre parole. Pour la première fois, je le vois réellement perturbé.

_ Je... Sais que tu m'as vu et je sais que j'ai sûrement dû t'effrayer mais sache que jamais je ne te ferai ce mal là... Je sais que je ne pourrais pas te blesser, mais sache le... Je m'en voudrais réellement si je te blessais de cette manière. En principe je me contrôle, mais quand il s'agit de toi... Je ne réfléchis plus correctement et je peux laisser aller à certaines pulsions alors je comprends tout à fait tes réactions envers moi. Si tu veux fuir de moi, je le comprendrai aussi. Mais je veux juste que tu sache que je suis navré de t'avoir montré cette facette de moi et que je suis sincèrement désolé si je t'ai effrayé, m'explique-t-il avec un ton aussi bas qu'une chuchotement.

Je me mets à secouer alors de la tête. Jamais je ne pourrai te fuir Sebastian... Tu es le seul qui ait réellement été là pour moi alors je pourrai supporter cette facette de toi. Tu as voulu me protéger et j'en suis heureux. C'est à moi de m'excuser. Je t'aime... Et cela ne changera pas. Mes sentiments pour toi sont réellement forts. Je souris alors en tendant mon bras pour caresser ton visage. Je peux y lire le remord, n'ai pas peur... Je ne t'abandonnerai pas Sebastian. Je veux t'avoir à mes côtés, alors peu importe comment tu t'y prendras pour faire sortir de là, de mon côté j'essaierai de ne plus montrer ma crainte envers toi qui semble passager. Ça va aller n'est-ce pas ?

Rapidement, il se laisse aller à ma chaleur avant de prendre ma main pour l'embrasser. Je me sens rougir à ce contact mais j'ai à peine le temps de ressentir ses lèvres que je le vois déjà m'embrasser. Je me laisse allé à son baiser, alors que nos mains s'entremêlent. Je me sens bien à tes côtés Sebastian... Je veux que tu restes avec moi...