Hello les gens ! Comment ça va ? Voilà le nouveau chapitre que je poste ce matin parce que je n'aurai pas le temps ce soir ! En effet je pars en vacances ! «QUOI ? Encore ?» Eh oui ! Ah ah ah ! C'est beau la vie d'étudiant (si on oublie la tonne de révision qui arrive joyeusement hi hi hi)

Bref, je viens de me rendre compte avec horreur que je n'avais répondu a aucune review de la semaine passée et pour ceci, j'irai me pincer les oreilles dans la porte de l'armoire (selon l'expression de Nanola Nanou XD! Qui au passage à commencé un Drarry tout à fait prometteur, go check her out !)

Je le ferais demain, c'est promis.

Bref bref donc avant d'enfin vous laisser à votre lecture, je continue mes annonces : Il n'y aura pas de publication les deux prochaines semaines... «QUOI ?» eh oui, je serai sans doute overbookée à ma farniente (et mon ANNIVERSAIIIIIIIRE !) et je veux laisser à la fabuleuse Archimède le temps de prendre un peu d'avance parce que ces derniers jours, je l'ai arrosée de travail ! (si si je vous jure ! Elle a bossé dur pour me permettre de publier mardi mon OS Draco/Blaise ou Draise comme elle déteste que je l'appelle hi hi, go check it out !)

Donc bon voilà je vous préviens à l'avance mais pas d'inquiétudes, je serais de retour sans faute jeudi 24 !

Sur ce, bonne lecture !


Chapitre 10

Quand il se réveilla le lendemain, Rogue se rappela avec embarras son entrée du soir précédent. Il décida de faire comme si rien ne s'était passé, mettant tout sur le compte de l'alcool. Il sortit donc de sa chambre, résolu, et tomba presque nez à nez avec Harry qui le dévisagea bizarrement.

- Qu'est-ce qu'il y a Potter ? J'ai quelque chose sur le visage ? demanda Severus plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu.

Harry lui lança un regard confus. À dire vrai, il ne savait plus trop sur quel pied danser avec le maître des Potions. Un jour ce dernier était le plus agréable des hommes, et celui d'après, il redevenait le froid enseignant qu'il avait toujours connu. Le jeune entraîneur était perdu devant ce comportement lunatique et ne savait pas comment agir.

Harry, même si son comportement n'avait pas vraiment été dans ce sens, avait un faible pour Severus depuis un moment. Il ne pouvait pas vraiment dire ce qui lui plaisait chez l'homme car il n'avait admis son attirance pour lui que récemment. En fait, il y avait ce petit quelque chose qui était entre l'instinct et la folie qui le poussait, malgré ses nombreuses disputes, à chercher la compagnie de Severus. Drago l'avait mis sur la voie, s'attirant en premier lieu les foudres du Survivant, mais l'ancien Serpentard était le champion de la manipulation, et encore maintenant, Harry n'était pas sûr que l'idée de se rapprocher du maître des Potions vienne entièrement de lui.

Quoi qu'il en soit, il n'en était pas triste pour autant. Il était juste terriblement frustré et confus. Comment pourrait-il améliorer sa relation avec Rogue si, à chaque fois qu'ils faisaient un petit pas en avant, ils en faisaient dix en arrière ?

Harry soupira en réponse à la question de Severus. Il se détourna du professeur. Rogue voulait jouer à celui qui ne savait rien ? Alors Harry le ferait aussi. Il était bien capable de rivaliser avec ce dernier en ce qui concernait l'entêtement stupide.

Les deux hommes se rendirent ensemble à la Grande Salle dans une ambiance tendue.

Harry avait l'impression de mourir de frustration à chaque seconde. Pourquoi est-ce que les choses n'étaient pas simples ? Il aurait pu juste l'embrasser, non ? Non... Drago lui avait dit que s'il faisait ça, il pouvait oublier Rogue, que son parrain était un grand romantique – ce dont Harry doutait fortement – et surtout un coincé des sentiments, qui préférerait utiliser la fuite plutôt que d'accepter une situation qui le rendrait vulnérable – excuses bien plus plausible s'il en était. Donc, Harry devait se débrouiller pour séduire d'abord l'homme, et à ce qu'il pouvait voir, ça risquait de prendre des années.

Remus accueillit ses deux protégés avec légèreté avant de se rendre compte que quelque chose n'allait pas.

Il soupira. Ce n'était pas gagné avec ces deux là, et même s'il avait envie de les aider, il ne pouvait pas y faire grand chose. Ce fut donc avec le silence buté des deux autres qu'il commença sa journée.

Harry, lui, ne trouva son réconfort qu'une fois happé par les cours à donner aux Première Année. Il s'efforça de s'occuper l'esprit pour ne pas ressasser sa confusion quant au comportement lunatique de Severus. Puis ce fut dans la même optique qu'il se lança, à la suite de ses cours, dans un entraînement exigeant avec son équipe.

Severus, pour sa part, était à mille lieues de sa salle de cours et, ne se sentant pas l'âme de tenter un cours pratique, se contenta d'un petit test théorique pendant lequel ses élèves durent décrire en détails des ingrédients obscurs mais très importants. Cela lui permit ainsi de ruminer dans son coin sur le fait qu'il s'était ridiculisé. Autant dire que son orgueil avait du mal à passer par-dessus. À un moment, il enleva dix points à Poufsouffle car l'un d'eux avait eu le malheur d'avoir le hoquet. Qui lui avait foutu des empotés pareils ? Il était sûr de ne donner aucune BUSE cette année si ça continuait comme ça !

La fin de la dernière heure de cours arriva comme un glas de libération autant pour les élèves que pour le professeur. Rogue avait une migraine cuisante due autant à sa journée qu'à sa soirée précédente. Pourquoi n'avait-il pas pris une potion anti-gueule-de-bois ? Ah oui, il n'en avait plus en stock. Est-ce que ça signifiait qu'il ne buvait pas assez souvent pour que ça vaille la peine, ou bien qu'il le faisait tellement qu'il n'avait plus de réserve ?

Severus préféra ne même pas répondre à cette question. Il se rendit à son bureau et corrigea les copies qu'il avait lâchement abandonnées hier pour aller voir son filleul. Cependant, ce ne fut peut-être pas l'idée la plus brillante qu'il eût. Son humeur, qui déjà ne volait pas bien haut, s'assombrit encore davantage devant les inepties qu'il lisait. Quand Harry rentra, rompu par l'exercice et le froid, Severus n'était pas dans ses meilleures dispositions.

Et quand le jeune homme lâcha sa veste crottée de boue sur le canapé, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Rogue se redressa vivement et incendia Harry. Sous l'effet de la surprise, le Survivant glapit piteusement et reprit immédiatement sa veste. Or, cela ne calma pas Severus qui déversa toute sa colère sur le plus jeune.

Toutefois, Harry refusa de se laisser faire. Il n'avait pas à subir l'attaque de Rogue quotidiennement sans réagir. La colère du maître des Potions n'était pas proportionnelle à l'offense et Harry n'était pas son défouloir ! Alors il répliqua, acerbe :

- Je ne suis pas votre chien, professeur, et même à votre chien vous ne parleriez pas comme ça ! Je suis désolé pour la veste mais ça ne vous donne aucune raison de m'agresser de la sorte !

- Je ne crois pas que vous sachiez où se trouve votre place, Potter ! siffla Rogue encore plus furieux, si c'était possible.

- Ma place est ici, c'est bien malheureux pour vous, mais il va falloir vous y faire ! Vous n'êtes pas le seul à avoir eu une grosse journée ! Espèce de vieux fou lunatique ! s'exclama Harry, profondément blessé par le comportement de Severus.

Le Survivant détourna la tête et se rendit directement dans la salle de bains sans demander son reste, s'attendant à ce qu'une remarque cinglante n'accompagne son départ. La réplique n'arriva jamais, Severus étant scotché sur place.

Lui, un vieux fou lunatique ? Il ne savait pas bien ce qui le dérangeait le plus dans l'accusation du plus jeune. Le fait qu'il soit vieux ? Le fait qu'il soit fou ? Le fait qu'il soit lunatique ? Ou bien le fait qu'Harry ait utilisé une des nominations que lui-même empruntait pour parler de Dumbledore ? À cette pensée, Rogue eut une grimace. Il ne voulait rien avoir en commun avec le directeur !

Severus ne s'en remit que très mal. Il resta silencieux quand Harry sortit de la salle de bains, fraîchement douché. L'ancien Gryffondor ne comprenait plus rien et il préférait ne pas se poser davantage de questions au risque de perdre son temps en mal de tête inutile.

0o0

Le lendemain, la situation n'avait pas beaucoup évolué, bien au contraire, Severus refusait désormais d'adresser la parole à Harry, et ce dernier était énervé de ne rien pouvoir y faire. Il aurait bien tenté de s'excuser ou de mettre les choses à plat, mais l'entêtement de Rogue à l'éviter rendait la tâche impossible. Ce fut donc un Harry extrêmement frustré et qui sortit donner ses cours ce jour là.

Il avait l'impression d'avoir fait tellement de pas en arrière dans sa relation avec Severus, que s'il s'agissait d'un tour du monde, il serait probablement revenu à son point de départ à force de reculer. Drago avait eu tort. Severus et lui ne pourraient jamais s'entendre.

Avec un soupir d'agacement, il décida de laisser ses tracas à l'entrée du stade. Il était bien trop professionnel pour se laisser aller durant ses classes. Harry se composa alors un masque de neutralité et entra sur le terrain.

Les cours se passèrent plutôt bien. Harry se concentra sur ses élèves afin d'être à la hauteur, même s'il n'avait pas franchement la tête à ça. Mais les élèves ne semblèrent pas remarquer son trouble, ou du moins, ça ne les handicapa pas.

Quand Harry eut terminé de donner ses cours, sa frustration revint à la charge. Rogue le détestait et il ne pouvait rien faire contre. En plus, Drago n'arrêtait pas de lui envoyer des hiboux lui portant des messages plus qu'explicites sur la relation magnifique qu'il entretenait – tous les soirs, visiblement plusieurs fois – avec son beau métis. Le Survivant était rongé de jalousie et de désir mal contenu. L'image d'Olivier lui traversa soudainement l'esprit.

Non, il ne pouvait pas, lui souffla une petite voix dans sa tête,

Puis une autre, plus insidieuse, qui laissait parler la frustration et la colère, s'éveilla.

Après tout, il ne devait rien à ce glaçon qui servait de maître des Potions. Et puis, si Severus était moins obtus, Harry n'en serait pas là. Ce fut donc avec ces raisons plus ou moins convaincantes qu'il se résolut à chercher Dubois.

L'ancien gardien travaillait d'arrache pied. Il fallait que les préparatifs soient terminés bientôt. Soudain, un des gars de son équipe vint le prévenir qu'Harry Potter l'attendait aux limites du chantier. Olivier était intrigué. Que lui voulait le petit brun ? Harry était venu il y a quelques jours pour lui dire que leur accord ne tenait plus, qu'il s'était entiché de quelqu'un. C'est donc curieux mais quelque peu méfiant qu'il se rendit à la rencontre du jeune brun.

Harry attendait, tirant nerveusement sur ses manches. Qu'allait bien pouvoir dire Olivier ? Il avait mis les choses au clair le dimanche même, pensant que les choses allaient s'améliorer avec Severus. Sauf qu'il s'était trompé lourdement et qu'il revenait quémander de l'attention au gardien. Harry se sentait honteux de se comporter comme ça. Mais il était tellement frustré et il avait envie de se venger de Severus, de s'oublier pendant un moment et Olivier était le seul qui corresponde à la situation.

- Harry, le salua gentiment le gardien. Comment vas-tu ?

Harry lui sourit d'un air penaud, lui assurant que tout allait bien. Olivier ne fut pas dupe, il voyait clairement sur le visage du brun que tout n'allait pas bien. Sinon pourquoi serait-il là au lieu de vivre son idylle avec ce mystérieux étranger qui avait volé son cœur ?

- En fait... commença Harry, incertain. Ce que je t'ai dit dimanche... Tu peux oublier ?

- Pardon ? demanda Olivier surpris et surtout confus. Tu n'as pas trouvé l'homme idéal finalement ?

Sans le vouloir, Harry sentit les larmes lui monter aux yeux. Il avait bel et bien trouvé l'homme idéal, mais comment faire si ce dernier était plus froid que de l'azote liquide ? Olivier, inquiet de voir son ami aussi ébranlé, le serra dans ses bras et lui murmura :

- Il ne sait pas ce qu'il rate... Mais oui, si tu veux, nous pouvons oublier notre conversation de dimanche.

- Tu... veux... maintenant ? demanda Harry d'une toute petite voix.

Si Dubois n'avait pas entendu, il ne l'aurait pas répété. Heureusement, le gardien avait tout à fait saisi et, avec un sourire, il acquiesça.

Olivier dut vite aller s'excuser auprès de son équipe. Il invoqua une situation d'urgence et personne ne lui demanda davantage de détails. Olivier n'était pas du genre à compter ses heures alors si une fois, il prenait une pause imprévue, les autres n'allaient pas le blâmer.

Les deux jeunes hommes avaient décidé de se rendre dans les cachots. Utiliser une salle de classe vide était risqué avec les touristes qui s'amusaient à explorer le château, la Salle-Sur-Demande semblait occupée et Olivier cohabitait avec neuf autres personnes, toutes susceptibles de rentrer de manière aléatoire. Les cachots restaient donc la meilleure solution. D'une part, parce que les touristes avaient interdiction d'y venir pendant les heures de cours mais aussi parce que, Rogue étant en plein enseignement, l'appartement qu'Harry et lui partageaient avait toutes les chances d'être vide.

0o0

Severus était en cours avec des Quatrième Année de Poufsouffle et de Serdaigle. Tout se passait plutôt bien jusqu'à ce qu'un de ces empotés de Poufsouffle n'ait la brillante idée d'inverser l'ordre de rotation de la potion, créant une gigantesque explosion. Heureusement pour lui, Rogue avait placé de nombreux sorts d'atténuation sur la salle et seul l'imbécile en question et ses deux voisins directs furent atteints par la déflagration. Rogue avait renvoyé tous les élèves alors qu'il s'était occupé d'accompagner les élèves à l'infirmerie. Là, Pomfresh l'avait houspillé pour qu'il lui laisse l'espace nécessaire et Rogue était donc retourné en direction de ses appartements, n'ayant pas d'élèves dans l'immédiat.

Quand Severus entra, il ne fut pas surpris de ne pas voir Harry. Ce dernier était habituellement en train d'entraîner son équipe à cette heure-ci de la journée. Il décida donc de lire un peu tant que les choses seraient calmes et entra dans sa chambre pour chercher le livre qu'il lisait en ce moment et qu'il avait laissé, le matin même sur sa table de chevet.

Sauf que, lorsque Severus ouvrit la porte, il se retrouva devant un spectacle surprenant.

Harry était couché lascivement sur son lit, nu, les poignets maintenus au dessus de sa tête – sans doute par un sort – alors qu'Olivier Dubois, agenouillé sur le sol, les mains à la base de la verge d'Harry, avait la tête tourné dans sa direction avec une expression de choc pur.

Harry ne revint à la réalité que difficilement et grogna de mécontentement. Olivier lui prodiguait à l'instant une fellation honorable. Il s'apprêta à engueuler son amant quand, à son tour, il remarqua Severus. Son visage se décomposa immédiatement et son désir disparut dans la seconde.

- POTTER ! hurla Severus, une fois remis de sa surprise, une rage meurtrière déformant maintenant ses traits.

Harry se redressa rapidement et attira les couvertures à lui afin de cacher son corps nu. Olivier, de son côté, n'en menait pas large. Harry lui avait pourtant assuré que Rogue ne rentrerait pas.

- Vous, vous... COMMENT AVEZ-VOUS OSÉ ? vociféra Rogue.

- Je... tenta faiblement Harry

- DANS MON LIT ! VOUS AVEZ FAIT ÇA DANS MON LIT ! continua Severus alors qu'Harry se ratatina au milieu des couvertures.

Le jeune Survivant n'en menait pas large. Rogue n'aurait jamais dû arriver ! Comment les choses en était-elles arrivées là ? Ça n'avait pourtant pas semblé être une mauvaise idée... Il se sentait nauséeux. Devant la réaction de son ami, Dubois essaya de s'interposer.

- Professeur, je...

- DUBOIS, SORTEZ IMMEDIATEMENT DE CHEZ MOI ! hurla le maître des Potions en fusillant l'ancien gardien du regard.

Olivier interrogea Harry du regard et ce dernier acquiesça fatalement. Le garçon récupéra ses vêtements – par chance, il portait encore son pantalon – et s'en fut sans demander son reste.

Harry se retrouva seul devant la colère de Severus. Le professeur de Potions s'approcha du lit et attrapa Harry par les poignets, les yeux brillants de rage.

- Alors Potter, on s'offre au premier venu ?

Le jeune homme tenta de se défaire de la prise de Rogue.

- Vous me faites mal, se plaignit Harry d'une petite voix.

- Vous êtes de retour à cette période de votre vie où vous envoyer en l'air est la seule chose qui compte ? Si ça se trouve, ce n'est pas la première fois ! siffla le professeur, tout à sa rage. On aime faire la putain dans le lit d'un autre ? Est-ce que c'est excitant ? Ou bien est-ce que vos hormones vous ôtent le peu de retenue que l'on pouvait attendre de vous ?

Rogue tenait les poignets du Survivant de plus en plus fort, faisant grimacer le jeune homme. Le potionniste était aveuglé par la colère et il ne pouvait s'arrêter. Harry, de son côté, tentait vainement de se soustraire à sa poigne. En ce moment, il avait peur du maître des Potions. L'homme, d'habitude si stoïque et froid, ne semblait plus maîtriser les choses et son regard dur blessait Harry autant que ses mots.

- Potter...

Le ton empli de menaces de Rogue fit blêmir le jeune homme en face de lui, et ses yeux se remplirent de larmes.

Rogue relâcha prise à ce moment, les larmes éveillant en lui un certain malaise. Il avait été trop loin, il le savait, il l'avait senti mais il n'avait pas pu résister. Sa colère avait pris le dessus. Il se força à descendre du lit et à reculer.

Harry s'était recroquevillé sur lui même, honteux et intimidé. S'il avait eu le moindre espoir d'un rapprochement avec l'homme, ce dernier s'était maintenant envolé.

Après un moment à rester prostré, Harry se redressa et réalisa soudain toute l'étendue de son geste. Il avait dépassé le point de non-retour, il en était certain. Trop honteux pour faire face à l'homme ténébreux, il finit par s'enfuir et s'enferma dans la salle de bains. Il alluma la douche et éclata en sanglots.

Quel con, mais quel con, pensa-t-il avec amertume en se cognant doucement la tête contre le mur.

La première chose que Severus fit, une fois Harry enfermé dans la salle de bain, fut d'appeler un elfe de maison puis de le presser à changer les draps. Il ne voulait pas dormir dans ce lit souillé par Dubois ne serait-ce qu'une seule seconde ! Certes, il était encore sous le choc de sa propre réaction mais ne pouvait s'empêcher de se remémorer la vision d'Harry, gémissant ouvertement, le corps offert sans résistance.

Merde ! C'est pas le moment ! Se fustigea-t-il, énervé de n'être pas insensible à cette image mentale.

Puis, au bout d'un certains temps, Severus finit par se rendre compte qu'Harry ne sortirait pas. Il leva les yeux au ciel. Ce gamin était vraiment une plaie !

- Je vais manger ! annonça Severus, assez fort afin qu'Harry l'entende.

Il sortit ensuite de la pièce, se dirigeant lentement vers la Grande Salle. Maintenant que la colère était retombée, les remarques de Drago lui revinrent en tête.

« Tu vas pas me dire que de côtoyer un des mecs les plus sexy d'Angleterre ne te fait ni chaud ni froid ! »

Il fallait avouer que son filleul avait raison, Potter était foutrement bien foutu ! Rogue devait d'ailleurs faire des efforts pour se forcer à considérer l'événement récent comme un affront et non comme une scène explicitement excitante qu'il aurait à l'esprit pendant ses séances de travaux manuels, son esprit effaçant sans mal Dubois.

Harry avait entendu Rogue et avait attendu d'avoir la certitude de son départ avant de sortir. Il avait tellement honte. Il attrapa un papier et une plume et écrivit.

« Draco,

Quel con je suis, je n'y crois pas ! J'aurais dû t'écouter, depuis le temps que tu me le répètes ! Bordel, qui a dit que la vengeance était un plat qui se mangeait froid ? Il avait bien raison ! Merde, maintenant je me suis brulé méchamment ! Est-ce que je devrais me faire moine dans un monastère pour expier ma faute ? Raaah ! Je vais t'expliquer quand tu viendras, en attendant, je te fais des salutations mortifiées.

Harry »

Il regarda sa lettre. Qu'est-ce qu'il avait voulu dire ? Il n'en avait aucune idée, il voulait juste parler à quelqu'un ! Il savait qu'Hermione lui aurait fait la morale et il n'avait pas besoin de ça en ce moment. Il l'adorait vraiment, mais il n'avait pas la tête à lui expliquer la situation. Quant à Ron, il avait accepté le fait qu'il soit gay mais lui avait fait promettre de ne jamais parler de ça avec lui. Il voulait éviter de savoir quoi que ce soit à ce sujet. Harry s'était donc tourné vers Draco, ce dernier l'ayant beaucoup soutenu lors de ses années plus sombres. Leur amitié était ainsi devenue sincère. En plus, Draco était un tel pervers que parler avec lui ne complexait absolument pas Harry.

0o0

Après être monté rapidement à la volière, il passa par le bureau du directeur, espérant qu'Albus ne soit pas encore descendu pour manger. Lorsqu'il toqua à la porte, il n'eut pas à attendre longtemps avant que ce dernier vienne lui ouvrir avec un sourire bienveillant.

- Bonjour Harry, comment vas-tu ?

- Hum... bien... répondit Harry d'une petite voix.

- Je vois. Tu voulais me parler peut-être ? demanda le directeur afin de laisser le temps au jeune entraîneur de s'exprimer.

Le directeur n'était pas pressé, il invita d'un geste le jeune homme à s'asseoir et lui proposa une tasse de thé.

- Oui… Est-ce que c'est possible de changer de chambre ? questionna Harry en détournant les yeux et en refusant par la même occasion le breuvage proposé.

- Il s'est passé quelque chose Harry ? s'enquit le directeur, inquiet et surpris. Severus a dépassé les bornes ?

Ça n'aurait pas été étonnant, à vrai dire. Dumbledore était peut-être vieux mais il n'était pas devenu aveugle pour autant. Il avait su dès le début que faire cohabiter Harry et Severus était un pari risqué. Mais il avait été persuadé, et il l'était toujours, que cette cohabitation pouvait déboucher sur quelque chose de bien et c'est pourquoi il avait fait ce choix. Cependant, l'entraîneur secoua la tête.

- Allons Harry, si ce n'est pas ça, alors quel est le problème ? C'est toi après tout qui as mis Rogue comme premier choix.

Ça avait été une véritable surprise pour le vieil homme, mais ça n'avait fait que renforcer son intuition.

- Je sais, seulement...

Harry ne pouvait rien dire, il n'avait pas envie de donner la véritable explication.

- Je suis vraiment désolé Harry, si rien de grave ne s'est passé, la réponse est la même que celle que j'ai donnée à Severus, on ne peut pas changer les choses maintenant... Mais bon, relativisa le directeur avec tendresse, c'est bientôt fini, n'est-ce pas ? La Coupe du Monde est bientôt là alors, ça devrait être supportable, non ?

Harry hocha la tête, déconfit. Il devrait faire avec. Il s'était mis dans cette situation seul, il devrait la gérer seul. Il remercia le directeur avant de prendre congé et de se rendre dans la Grande Salle.

Arrivé là-bas, le Survivant fut confronté au regard glacé de Severus. Il détourna les yeux et s'assit piteusement à côté de Remus. Le loup-garou haussa un sourcil interrogateur, son regard passant de Severus à Harry sans qu'il ne comprenne ce qu'il se passait. Il était conscient qu'entre le Survivant et le maître des Potions, ce n'était pas l'amour fou, loin de là. Mais la réaction d'aujourd'hui était différente. Remus sentait qu'il y avait quelque chose d'extrêmement sérieux en dessous et se promit de s'y intéresser plus tard.

Harry, qui avait toujours le nez dans son assiette, ne remarqua pas l'air inquiet de Dubois mais sentit clairement le regard assassin de Rogue posé sur lui. Il avait envie de disparaître sous la table.

- Tout va bien ? finit par l'interroger Remus, véritablement inquiet.

Le jeune homme hocha la tête. Il regarda ensuite son parrain de cœur et demanda en le suppliant presque :

- Est-ce que je peux dormir avec toi ce soir ?

- Euh... Les yeux larmoyant d'Harry finirent de convaincre Remus. Bien sûr, ce soir, si Flitwick veut bien, tu es le bienvenu !

Harry lui fit un sourire soulagé.

- Mais, après ça ce n'est pas possible, il faudra que tu retournes chez Severus... ajouta le loup-garou avec sérieux.

- Pourquoi ? geignit piteusement le Survivant.

- C'est bientôt la pleine lune, j'irai dans la Cabane Hurlante et Flitwick a d'autres choses à faire que de souffrir d'un colocataire impromptu.

Harry hocha la tête. Si au moins ce soir il pouvait échapper au maître des cachots, il s'en contenterait. Le professeur de Sortilège ne vit aucun problème à ce qu'Harry ne s'installe avec eux pour une nuit et les choses furent donc décidées ainsi. Le repas se passa relativement bien et une fois que tout le monde eut terminé, Remus glissa à Harry :

- Tu sais où sont mes quartiers, je t'y rejoins bientôt, je dois juste parler à Severus...

Harry rougit fortement puis acquiesça. Il n'avait pas vraiment envie que Remus ne dise quoi que ce soit au maître des Potions, mais il n'était pas dans les habitudes du lycan de ne pas aller jusqu'au bout de ses idées. Le Survivant se dirigea donc avec Flitwick en direction de la chambre de Remus.

Le professeur de Défense Contre les Forces du Mal intercepta Rogue qui retournait dans ses propres appartements.

- Severus ! s'exclama Remus afin d'arrêter son collègue. Il faut qu'on parle !

Rogue se retourna, légèrement réticent. Il s'était douté que Remus voudrait lui parler. Après tout, il avait de bonnes raisons de le faire. Il finit par demander :

- Tu veux qu'on aille chez moi ou bien tu veux discuter au milieu du couloir ?

- Chez toi, trancha le loup en se dirigeant d'un bon pas vers les cachots, Rogue à sa suite.

À peine la porte refermée, Remus se tourna vers Rogue et l'interrogea :

- Bon, qu'est-ce qui se passe entre Harry et toi ?

- Il se passe que TON... commença Severus avec humeur, mais il s'interrompit.

Le professeur prit une grande inspiration. Après tout, ce n'était pas Remus qui était en cause, il n'y avait donc pas de raison pour qu'il déverse son venin sur lui.

- Eh bien... Comment dire ? reprit calmement Severus. Potter a couché avec Olivier.

Remus ouvrit les yeux de surprise.

- Olivier ? Quel Olivier ?

- Dubois, répondit Rogue sans enthousiasme avant d'ajouter. Dans mon lit...

Si le loup-garou avait été surpris avant, ce n'était rien devant l'étonnement qu'il affichait actuellement.

- Mais... Attends... Il... Dans ton lit ? balbutia-t-il, sous le choc.

Comment Harry avait pu faire une telle chose ? Utiliser le lit de Severus alors que sa chambre était à côté, c'était d'un mauvais goût terrible ! Il n'imaginait pas son filleul faire une chose pareille. Le maître des Potions hocha la tête.

- Mais... C'est grave ! Ça se fait pas ! ajouta le lycan, incrédule.

Rogue continuait à acquiescer, ne sachant pas vraiment quoi ajouter.

Remus n'en revenait simplement pas. Harry avait vraiment fait ça ?! Il n'arrivait pas à y croire.

- Mais... Pourquoi est-ce qu'il n'a pas été dans sa chambre ?

Immédiatement, Rogue détourna les yeux, légèrement embarrassé. Il finit par avouer à Remus qu'Harry n'avait pas de chambre.

- J'avais besoin de mon laboratoire de potions, je ne pouvais pas me permettre de tout déplacer, ça aurait été trop risqué, expliqua-t-il, mal à l'aise.

À ce moment, Remus manqua d'éclater de rire. Ce qu'il avait pris pour un affront déplacé était en fait la réaction presque normale de toute personne cherchant à passer un bon moment. Pourquoi se contenter d'un canapé quand on pouvait avoir un lit ? Car, en théorie, Harry était censé avoir une chambre ! Au final, peut-être que son ami était responsable de son propre malheur. Il fallait l'avouer, la situation amusa le loup-garou plus qu'elle ne l'aurait dû mais le regard outré de Severus ne faisait qu'ajouter à ce sentiment.

- Severus, tu ne peux pas être en colère contre lui... Enfin lui en vouloir s'il a utilisé ta chambre alors qu'il dort sur le canapé !

Il le pouvait parfaitement ! Il n'était certes pas tout à fait honnête de ne pas avoir laissé de chambre au plus jeune mais l'honnêteté et la bonne foi étaient deux caractéristiques qui faisaient défaut chez Severus et il n'aurait jamais avoué librement être dans son tort.

- Je sais... C'est juste que... sur le moment, j'ai dérapé, ça arrive à tout le monde... se défendit Rogue, encore gêné par sa réaction. Mais il a quand même fait ça dans MON lit, ce n'est pas innocent !

Remus éclata de rire. Il savait que Rogue était de mauvaise foi mais il savait aussi que le professeur était passé par dessus l'événement car il affichait plus de remord que de colère. Il ne pouvait pas dire la même chose de son petit Harry... Il fallait qu'il règle encore deux ou trois choses. Il poussa un soupir avant de souhaiter une bonne nuit à Rogue et de retourner chez lui.

0o0

Remus entra, un air grave sur le visage. Il avait bien envie de faire macérer Harry, mais quand il croisa le regard clairement inquiet du plus jeune, il demanda simplement, avec un sourire malicieux :

- Alors il est comment ?

- Hein ? s'exclama Harry sans comprendre.

- Le lit de Severus, continua Remus comme s'il s'agissait là d'une évidence. Il était confortable ? J'ai toujours voulu savoir !

Harry ne répondit rien, bien trop surpris par la réaction du loup-garou. Qu'est-ce qu'il se passait ? Qu'avait pu dire Rogue pour que les choses soient aussi faciles ? Il avait quand même couché avec quelqu'un dans le lit de la chauve-souris des cachots, merde ! Il ne pouvait pas s'échapper avec simplement une petite blague de ce genre !

- Je vois, monsieur ne veut rien dire, c'était personnel, ajouta malicieusement Remus, qui prenait un malin plaisir à voir l'air d'incompréhension d'Harry.

- Mais... Qu'est-ce qu'il t'a dit ? demanda prudemment le Survivant.

- Oh, il m'a raconté que tu avais été un très méchant garçon, lui répondit Remus avec le ton d'un parent mécontent qui parlerait à un enfant en bas âge. Tu as utilisé son lit pour faire des choses pas jolies, jolies...

Remus était définitivement amusé par la situation.

Le pauvre Harry ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait. Il s'était senti vraiment mal d'avoir fait ça et son parrain de cœur ne semblait pas y porter la moindre importance.

Voyant qu'il n'arriverait pas à le dérider, Remus reprit, plus sérieux :

- Écoute Harry, ce que tu as fait, c'est discutable. Je ne t'encourage pas à recommencer. Mais je suis sûr que le fait que tu n'aies pas ta propre chambre a joué dans la situation d'aujourd'hui, alors Severus est aussi responsable, d'une certaine manière. Et puis, franchement... Je n'arrive pas à trouver ça dramatique. Dans le fond, il n'y a pas mort d'homme.

- Mais... reprit Harry. Tu crois qu'il me déteste ?

Remus lança un regard chargé d'incompréhension au plus jeune. En quoi est-ce que ça avait à voir avec la situation ? Soudain, une idée lui vint en tête.

- Harry, pourquoi est-ce que ça t'inquiète ?

Hein ? Pour rien... répliqua maladroitement le brun.

Remus n'en crut pas un mot. Harry avait toujours été transparent dans ses réactions. Cette fois-ci ne fut pas différente et il ne fallut pas longtemps au loup-garou pour déduire les implications de ces paroles. Toutefois, il évita de répondre. Le silence autorisant parfois mieux l'épanchement qu'une question maladroite.

- En fait, commença Harry après un moment, je crois que... Je n'ai pas envie qu'il me déteste...

Il n'était pas aisé pour le plus jeune d'avouer ses sentiments. Il craignait la réaction de son parrain mais surtout, il avait peur de se l'avouer. Au fond, il savait qu'il apportait beaucoup trop d'importance au jugement de Severus pour que ce soit normal.

- Parce que je me suis peut-être épris d'une chauve-souris, finit-il par déclarer d'une toute petite voix.

Le loup-garou garda encore un moment le silence. Les choses étaient plus graves que ce qu'il n'avait pensé. Les implications du geste d'Harry surtout. Remus poussa un soupir. Avec ces deux-là, il n'était décidément pas sorti du chaudron !

- Si ce n'est pas indiscret, je pourrais savoir depuis quand ?

Harry leva les yeux dans un sourire qu'il tentait de rendre innocent.

- Euh... Je sais pas vraiment... Je pense que c'était... Après la guerre...

Le Survivant ne voulait pas raconter à Remus sa rencontre avec Rogue dans le bar moldu. Il ne l'assumait pas du tout. L'autre homme eut l'instinct de ne pas insister, ça n'aurait sans doute mené à rien.

- Bah, qu'importe après tout... Mais... j'aimerais savoir. C'est... Est-ce que c'est sérieux ?

Harry hocha la tête avec réticence, ne sachant pas quelle serait la réaction de son parrain de cœur.

- Je... Oui…

- Alors pourquoi est-ce que tu as fait ça avec Olivier ? Tu rêves d'un plan à trois ? demanda Remus en tentant de faire passer ça avec un peu d'humour, mais qui désirait clairement comprendre.

- Oh, non ! fit Harry en rougissant jusqu'à la racine de ses cheveux. C'est juste... Je crois que c'est pas possible avec Rogue ! Il est tantôt froid, tantôt normal, et il me méprise ouvertement. Il n'y avait aucune chance qu'il me regarde un jour.

- Tu ne t'es pas aidé en faisant ça... commenta simplement le loup-garou.

- Tu crois ? s'affola le Survivant.

Remus fut surpris par l'intensité du désespoir qui s'émana de son protégé. Ce devait être parce qu'il était proche de la pleine lune mais il eut envie de réduire Severus en miettes pour imposer ça à son lionceau.

- Écoute, reprit-il en s'intimant au calme pour apaiser ses instincts, tu vas te reposer ce soir, parce que tu en as besoin. Demain, tu retourneras t'excuser convenablement. Et j'ai dit t'excuser, pas te donner en spectacle. Tu vas être distant avec Severus et ça fonctionnera très bien.

Harry lui lança un regard, pas vraiment convaincu. En quoi être froid envers Rogue serait d'une aide quelconque ?

- Harry, souffla Remus. Je connais Rogue, et ça peut paraître contradictoire avec ce qu'il montre, mais il a horreur qu'on le repousse ou qu'on l'ignore.

Ça, c'était Ste Mangouste qui se foutait de la Pimentine ! Harry savait pertinemment que Severus avait toujours refusé toute implication publique et il détestait être le centre d'attention presque autant que lui.

- Je t'accorde qu'il n'aime pas l'excès d'attention, convint Remus en captant le scepticisme de son filleul. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il accepte facilement le rejet ou le manque de reconnaissance. Sinon, pourquoi continuerait-il à être professeur ? Il adore l'attention que ses élèves lui portent, il aime cette maîtrise qu'il en obtient. Si tu te mets à l'ignorer, il ne pourra rien faire contre.

Ça paraissait sensé. Rogue ne pourrait jamais forcer Harry à lui prêter de l'importance et de ce fait, Harry, au lieu d'être sans arrêt en position de faiblesse à courir après un songe, se retrouverait en position de force. Il obligerait Rogue à montrer clairement ses positions.

Car Remus, même s'il ne le disait pas, ne pensait pas une seule seconde que son ami se contenterait d'une relation d'ignorance mutuelle entre lui et le Survivant. C'était impossible. Toute leur relation était basée sur des sentiments forts, il ne pourrait jamais supporter le rejet d'Harry. Jamais. Après, s'il réagissait par de la haine ou de l'amour, ça, c'était une autre question...

- Il sera obligé de montrer de lui-même s'il est intéressé, expliqua finalement Remus comme s'il s'agissait de quelque chose de limpide.

Harry réfléchit un moment à ces mots mais convint que c'était une bonne idée. Du moins, meilleure que toutes celles qu'il avait eues lui depuis le départ. Il fut ensuite balayé par le contrecoup de toutes ces émotions et alla se coucher en même temps que son parrain de cœur, lui souhaitant une bonne nuit.

À Suivre…


Voilà voilà ! oups encore une boulette de notre héros national ! hi hi hi ! C'est promis ils vont finir par se comprendre nos deux petits polissons ! ah ah !

Bref je tiens encore à tous vous remercier pour vos review je ne pourrais jamais assez vous dire à quel point elles me font plaisir ! et les follow et favorite de même ! Merci de me suivre pour celles qui le font et de "catch up" pour les autre ! Vous êtes tous beaux !

bisous !