Titre : Bloody war
Rating : On va se contenter d'un K+ pour l'instant.
Pairing : Bien entendu, on poursuit le SB/OC. Il y aura un HP/OC normalement et aussi un SR/OC. ^^
Résumé : Mon passé me rattrapa violemment sous la forme d'une lettre. Une simple et anodine lettre. Tout ce qu'il y a de plus banale. Mais voilà, l'expéditeur de cette lettre n'avait rien d'ordinaire. Absolument rien. Car je n'avais pas eu de nouvelle de Remus Lupin depuis mon départ d'Angleterre, treize ans plus tôt.
Note de l'auteur :
Bonjour à tous.
Aujourd'hui, un chapitre pour mettre l'intrigue de l'histoire en place. Ça commence à décoller. Le prochain sera encore mieux. Notamment car on y trouvera le dîner chez les Weasley et qu'il va s'y passer un évènement . . . inattendu. ^^
Bonne lecture. =)
Chapitre 10 : Un plan dangereux
- Était-ce bien prudent de les inviter, Molly ? demande soudain Mr Weasley, à peine passer le seuil de la porte du Terrier.
Étant le dernier à pénétrer dans la maison, Mr Weasley ferme la porte derrière lui. A sa question, tous se tournent dans sa direction, puis regardent Mme Weasley, curieux de connaitre sa réponse. Harry partage le point de vue de Mr Weasley. Ils ne savent rien de ces gens, à part ce que la Gazette a dit sur ce Tony Esperanza. Mais faut-il croire aveuglément le journal ? Après tout, ils répètent à qui veut l'entendre que Voldemort n'est pas de retour, alors que c'est totalement faux. Comment croire la Gazette à propos des vampires pacifiques dans ce cas-là ?
- Cette femme t'a soigné sans poser de questions, fait Mme Weasley, en posant ses courses sur la table de la cuisine. Elle a été très polie dans la boutique, et elle n'a pas fait mention de ta blessure.
- Ce n'est pas elle qui m'inquiète, je l'ai trouvé très aimable quand je l'ai rencontré. Mais ce vampire . . . peut-on réellement lui faire confiance ? interroge Mr Weasley, les sourcils froncés.
- Moi je trouve qu'il a l'air sympa, fait Fred en feuilletant l'un de ses nouveaux manuels d'école d'un air absent.
- Le contraire aurait été étonnant, riposte Mr Weasley. Molly, un vampire se nourrit de sang. Que veux-tu qu'on lui serve à table ? Un de nos enfants ?
- Arthur voyons, tu dramatises ! s'exclame Mme Weasley en lui faisant les gros yeux. La Gazette a bien précisé que ces vampires ne se nourrissaient que d'animaux. Accordons leur le bénéfice du doute au moins. De toute manière, ils ont dit qu'ils venaient pour dix-neuf heures : nous n'allons pas annuler maintenant. De quoi aurions-nous l'air ?
Harry jette par réflexe un oeil sur la pendule du salon qui n'indique absolument pas l'heure, mais où se trouve chaque membre de la famille. Toutes les aiguilles soient pointées sur "à la maison". Mais Mr Weasley a tôt fait de le renseigner sur l'heure exact qu'il est.
- Il est à peine dix-sept heures, Molly, je peux encore faire un saut là-bas et dire qu'on a empêchement de dernière minute. Tiens, je peux leur dire que les jumeaux ont retapissé la maison de bave de crapaud avec une de leur inventions.
- Hey, c'est une bonne idée ! s'exclame Georges, qui regardait par dessus l'épaule de son frère. On pourrait même faire en sorte que tu n'ai pas besoin de mentir.
A peine a-t-il finit de prononcer sa phrase que Georges se doit de se baisser prestement pour éviter de prendre en pleine face le livre de poche que sa mère vient de lui lancer.
- Vous deux, ne vous avisez pas de faire quoi que ce soit à la maison ! Arthur, s'il te plait ne leur donne pas de mauvaises idées, et surtout, arrête d'angoisser pour ce dîner.
Mme Weasley s'approche de son mari qui s'est assis sur une chaise et entreprend de lui masser les épaules pour le détendre.
- Tout se passera bien, tu verras, dit-elle. Je vais préparer un gigot d'agneau avec des haricots du jardin, ce sera un régal. Et pour Mr Esperanza, eh bien, nous aviserons avec lui.
- Hors de question qu'il touche à Coq ! s'exclame Ron, en parlant de son hibou.
- Ce ne serait pourtant pas une grosse perte, fait Fred. Elle ne serre à rien cette bestiole, elle n'arrive même pas à soulever une simple lettre !
- Errol aussi il ne sert plus à grand chose, et pourtant maman ne le donnera jamais à manger au vampire, riposte Ron d'un air mauvais.
- Personne ne donnera aucun de nos animaux à Mr Esperanza ! s'exclame Mme Weasley avec colère, en serrant sans doute un peu trop fort les épaules de son mari qui grimace de douleur. Maintenant, montez mettre vos affaires neuves dans vos valises et vous préparer pour le dîner.
Alors que tout le monde s'apprête à obéir, Hermione, installée à la table devant un des livres achetés et qui ne semblait pas s'intéresser à la conversation, s'exclame :
- Il est écrit dans ce livre que les vampires se nourrissent exclusivement de sang animal, qu'ils chassent essentiellement la nuit. Mme Weasley, je ne pense pas que vous ayez à vous souciez de compter Tony Esperanza au couvert.
- Qu'est-ce que c'est que ce livre ? demande Mr Weasley, soudain très intéressé, comme tout le reste de la maison.
- Celui du cours de défense contre les forces du mal de septième année, chapitre quinze, répond Hermione. Mais je le trouve un peu léger, il ne fait que deux pages. C'est bizarre, non ?
Fred arrache le livre des mains d'Hermione et le regarde de plus près.
- Elle dit vrai, le chapitre s'intitule "Étude approfondie des vampires". J'ai hâte d'être à Poudlard pour pouvoir étudier ce chapitre.
- Ce serait bien la première fois, fait Ginny en passant derrière son frère pour monter dans sa chambre.
O0o0O
De retour à la maison, Cameron et Zoé filent immédiatement dans leurs chambres respectives pour déballer ce que nous venons d'acheter, Tony se laisse tomber sur la première chaise de la cuisine qui se présente à lui, et je m'empresse de ranger les produits de premiers soins que j'ai acheté dans le placard prévu à cet effet.
- Tu crois que tu as bien fait d'accepter l'invitation ?
Surprise, je me tourne vers Tony, un paquet de bandes blanches à la main.
- L'invitation des Weasley ? demandé-je, histoire d'être sûre que nous parlions de la même chose.
- Oui.
- Eh bien, si je l'ai fait c'est que c'est le cas, non ? Où est le problème au juste ?
Pour toute réponse, il pointe sa propre tête.
- Tu serais le problème ? m'exclame-je, amusée et sourire aux lèvres. Je ne vois pas pourquoi.
- Je suis un vampire, et à la tête qu'ils ont tirés, cette famille a lu la Gazette de ce matin. Donc, ils ne seront pas à l'aise.
Je hausse des épaules. Je ne vois pas où est le problème. Si Mme Weasley nous a invité en connaissant la véritable nature de Tony, c'est qu'elle n'accorde pas une grande importance à ses origines. Au contraire même, ce serait la preuve que, contrairement à ce que pense Fudge et beaucoup de ses collègues du ministère, les sorciers anglais sont prêts à accepter la vérité sur la race des vampires.
- S'ils ne sont pas à l'aise avec toi, ils ne le seront pas non plus avec moi, finis-je par dire en refermant mon placard.
- Mais ils ne le savent pas encore ça. Que tu es un vampire. Ça va leur faire tout drôle quand tu vas leur dire pourquoi tu ne peux pas manger. D'ailleurs, je ne comprends pas comment tu as pu accepter en sachant que, ni toi ni moi, ne nous nourrissons comme eux. Ca me dépasse.
- Ne pas avoir le même régime alimentaire ne veut pas dire que nous ne pouvons pas rencontrer des humains, réponds-je en venant m'installer face à lui. Les Weasley veulent me remercier, je n'allais pas refuser juste à cause de ça. De plus . . .
Je ne poursuis pas, mon esprit me ramenant à l'intérieur de la librairie, lors de notre rencontre avec la famille Weasley. Malgré la perte de mes capacités de vampires, j'avais tout de suite remarqué que deux des adolescent les accompagnant n'étaient pas leurs enfants. Je ne connaissais pas la jeune fille brune, mais le garçon . . . il m'aurait été difficile de ne pas le reconnaitre, malgré les années passées depuis la dernière fois que je l'avais vu. Il ressemblait beaucoup trop à son père pour cela.
- Je ne suis pas idiot, et encore moins aveugle, tu sais. J'ai beau n'avoir côtoyé que peu tes amis de Poudlard, j'ai tout de suite reconnu le garçon. Avoue-le, c'est surtout pour lui que tu veux te rendre chez les Weasley ce soir.
Je ne réfute pas. Tony a à moitié raison. Harry a pesé lourd dans la balance lors de ma décision, mais ce n'est pas le seul. Depuis ma première rencontre avec Arthur Weasley, j'ai largement eu le temps de comprendre que je connaissais déjà un membre de leur famille, Bilius. Si mes souvenirs étaient exacts, mon vieil ami Bill était le frère d'Arthur. Je me souviens avoir entendu Bill parler de lui à plusieurs reprises, surtout vers la fin de notre scolarité et principalement pour nous annoncer les naissances de ses neveux d'ailleurs.
Mais depuis mon départ d'Angleterre, je n'ai pas reçus de nouvelles de lui. Je n'en ai pas donné non plus, et il a sans doute dû s'interroger sur ce qu'il nous était arrivé, à Zoé et moi, après l'arrestation de Sirius. Je pense qu'il s'est douté que je me suis tournée vers les vampires suite à la tragédie. Et c'est sans doute pour ça qu'il n'a jamais essayé de me retrouver. Mais à présent, je voudrais renouer le contact avec lui, savoir ce qu'il est devenu. Est-il resté avec Chelsea, mon amie de mes années d'études de Médicomagie ? Ont-ils fondés une famille ensemble, ou se sont-ils séparés, leur couple ne tenant pas sur la durée ? Je voulais savoir ce qu'il était advenu de l'une des dernières personnes qui me rattachaient encore à mon enfance.
- Pour Harry, oui, réponds-je, mais pas que. Et, d'après ce que j'ai pu voir, Remus semble aussi assez proche de cette famille, suffisamment du moins pour leur confier Harry. Il y a certainement une raison à cela.
Tony ne trouve rien à répondre. J'imagine donc que le dîner tient toujours et qu'il viendra sans trop rechigner.
O0o0O
Je termine de nettoyer ma cuisine, salit par le goûter tardif de mes enfants, quand Charles pénètre dans la maison. Il était parti en même temps que nous, un peu plus tôt dans la journée, sans que je ne sache ce qu'il allait faire. Aussi, suis-je un peu surprise de le voir revenir, les bras chargés de paquets qu'il dépose sur la table de ma cuisine, fraichement nettoyée.
- Qu'est-ce que c'est que tout ça ? demandé-je.
- Des petits cadeaux pour la famille.
- Quelle famille ?
- La tienne, pardi. Je n'en connais pas d'autres.
Puis, avant même que j'ai eu le temps d'exprimer ma surprise, il appelle Zoé et Cameron et leur demande de nous rejoindre. Et histoire de bien les appâter, précise qu'il a une surprise pour eux. Je crois que je n'ai jamais vu mes enfants descendre un escalier aussi vite de toute ma vie.
- Qu'est-ce qu'il passe, Charles ? demande Zoé à peine passée le pas de la porte.
- C'est quoi ta surprise ? renchérit Cameron en s'approchant des sacs sur la table qu'il a tout de suite repéré.
Ce dernier approche une main curieuse du paquet le plus proche de lui. J'attrape ma baguette rapidement et fais léviter le tout, loin de sa portée.
- Charles, qu'est-ce que ça veut dire ? demandé-je, alors que mon fils s'insurge de mon acte.
- Tu as accepté de m'héberger gracieusement, répond-t-il avec un haussement d'épaules désinvolte. Je peux bien au moins faire ça.
- Je ne te demande rien.
- Je sais, fait-il avant de soupirer longuement. Mais je voulais te remercier quand même. Et puis, il y a longtemps que je n'ai pas gâté tes enfants. Ca me manquait un peu j'avoue.
C'est à mon tour de soupirer. Il est vrai que Charles a tendance à faire des cadeaux à Zoé et Cameron, sans véritables raisons. Ce qui n'est d'ailleurs pas pour leur déplaire.
- Maman ! s'exclame Zoé. Laisse nous regarder ce que Charles a ramené. S'il te plait.
Je roule des yeux, exaspérée. De toute façon, nous savons tous que je suis obligée de céder. Je ne vais pas mettre Charles à la porte avec ses paquets pour l'empêcher d'offrir des cadeaux à mes enfants. Je repose donc les sacs sur la table, sur lesquels Zoé et Cameron s'empressent de sauter. Aussitôt, Charles me fait discrètement signe de le suivre hors de la cuisine.
Étonnée, j'obéis et le rejoins dans le salon. Trop occupés à fouiller les sacs, les deux adolescents ne remarquent pas notre départ.
- Charles, tu sais que je n'aime pas trop quand tu fais ça. J'essaie d'inculquer la valeur des choses à mes enfants, et ce n'est pas comme ça que tu vas m'y aider.
- Allons, Mandy, laisse couler. Tu vois bien que ça leur fait plaisir.
Je ne réponds pas mais le regard que je lui lance vaut tous les discours du monde. Charles balaye tout ça d'un geste de la main.
- Ce qu'il y a dans les sacs, c'est pour tes enfants. Le cadeau que je te réserve est un peu . . . différent.
Je hausse des sourcils.
- De quoi est-ce que tu parles ?
Il me fait signe de m'asseoir sur le divan, puis s'installe à côté de moi.
- J'ai bien réfléchi. Pour mener à bien la mission que m'a confié Lucinda, il faudrait que je m'infiltre parmi les mangemorts, que je fasse croire que je veuille me ranger à leurs côtés. Ce serait le meilleur moyen de découvrir quels sont les vampires qui conspirent contre la Reine, tu ne crois pas ?
Je réfléchis quelques secondes à son idée. C'est faisable, mais dangereux. S'il fait ça, Charles met sa vie en jeu.
- C'est un bon plan, dis-je, mais tu es sûr de pouvoir le faire ? La plupart des sorciers qui forment le cercle privé de Voldemort sont puissants et intelligents. Ils te feront sans doute passés plusieurs tests pour voir si tu es sincère. Ils te demanderont sûrement de tuer des gens, comme ils l'ont fait avec William.
- Je me doute qu'ils me feront faire les mêmes basses besognes que ton créateur, répond-t-il. Et je ferais ce que je peux pour limiter les dégâts mais, Mandy, c'est une guerre. Tu le sais parfaitement, et tu sais aussi que dans une guerre, il y a toujours des pertes.
Je grimace. La guerre, voilà bien une chose que je suis loin d'avoir envie de revivre, même si je sais que je ferais pas vraiment les choix pour l'éviter. Mais je n'ai pas envie d'enrayer mes proches dans la bataille.
- Je crois que le mieux serait d'en parler avec Lucinda, fais-je. Parle lui de ton plan, et vois ce qu'elle en pense.
- Je pourrais, mais je ne crois pas que ce soit ce qu'elle veuille.
Je me tourne vers mon ami, surprise par ses mots, et découvre un visage exprimant de la compassion et de la pitié.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Lucinda t'a nommé ambassadrice auprès de l'Angleterre, et m'a placé sous tes ordres. Elle compte sur toi pour gérer tout ce qu'il passe dans ce pays.
- Wow, je t'arrête tout de suite, fais-je en me levant subitement du divan. Il est hors de question que je gère quoi que ce soit. Les vampires sont sous sa responsabilité, quel que soit le pays où ils se trouvent. Je ne compte pas donner d'ordres à qui que ce soit, elle se démerde toute seule.
- Ce n'est pas ce que j'ai cru comprendre quand je l'ai vu avant mon départ, dit Charles en essayant de calmer mes ardeurs avec des signes apaisants de la main. Elle m'a clairement dit qu'une fois ici, je devrais m'en remettre à toi. Elle te fait confiance et sait que tu es la mieux placé pour gérer cette crise. Tu as déjà vécue une guerre comme celle -ci, avec le même ennemi qui plus est. Tu sais à qui on peut faire confiance, qui pourra nous aider. Toi seule sait tout ça.
Je prends une profonde inspiration, tentant d'endiguer la colère qui monte en moi. Sur ce coup-là, je me suis bien fait avoir. Bien sûr, Lucinda ne pouvait pas prévoir que Voldemort reviendrait un an plus tard lorsqu'elle m'avait nommée ambassadrice, mais elle avait sans doute déjà planifié de me laisser la gestion des vampires présents sur le sol anglais lorsque notre existence aurait été révélée. Et elle s'était bien gardé de m'en parler.
- Donc, c'est à toi de prendre la décision. Est-ce que tu approuves mon plan ? Est-ce que je peux commencer à le mettre en route ?
Toujours sous l'influence de la colère, je me tourne vers Charles.
- Tu crois vraiment que je peux faire ça ? C'est ta vie qui est en jeu, Charles, la tienne et celles de bien d'autres personnes. Je ne peux pas prendre une telle décision.
Mon ami soupire, puis se lève du divan à son tour avant de venir se planter devant moi.
- Alors, je crois qu'il est temps que je te donne ton cadeau de remerciement.
Je sourcille, curieuse de voir ce qu'il me réserve.
- En infiltrant les rangs des mangemorts, je pourrais garder l'œil sur l'un d'entre eux en particulier. Celui que tu rêves d'avoir entre tes mains, pour lui faire payer tout ce qu'il t'a fait. Je pourrais trouver Peter Pettigrow, l'espionner, attendre le bon moment et te le servir sur un plateau d'argent. Et alors, tu retrouverais ta vie d'avant.
Mon sang ne fait qu'un tour quand j'imagine Peter en face de moi, à la merci de ma baguette et de mes crocs. Je sais que dans mon état, je serais physiquement incapable de lui faire du mal, mais ce n'est de toute façon pas mon but. Il me le faut en vie pour pouvoir le remettre aux autorités et innocenter Sirius. J'assouvirais ma vengeance en le regardant mourir sous le baiser des détraqueurs. Mais pour cela, il faut déjà lui mettre la main dessus.
- Tu sais que c'est bas ce que tu fais, dis-je. Tu sais que je ne pourrais pas te refuser de mettre ton plan à exécution.
Charles éclate de rire.
- Mais j'y compte bien ma chère. C'est même exactement ce que je veux.
Je croise les bras sous ma poitrine et frissonne. J'ai déjà pris ma décision. Il est hors de question que je laisse filer une telle occasion.
- C'est d'accord. Tu peux y aller. Mais promets moi d'être prudent.
Charles hoche la tête, ses mèches châtains tombant devant ses yeux noisettes.
- Ne t'inquiètes pas, il ne m'arrivera rien. Ce n'est pas facile d'abattre à vampire de cinq cent ans.
Je souris, amusée par son ton confiant.
- Maman ! fait soudain Zoé en déboulant dans le salon comme un sort. Regarde ce que Charles m'a offert. Elle est trop belle !
Ma fille arbore une robe blanche à petites fleur noires que je ne connais pas, passée par dessus son tee-shirt et son pantalon. Elle semble hors de prix. Elle saute ensuite au cou de Charles et lui plaque deux bises sur les joues en le remerciant chaleureusement. Dans son dos, Charles m'adresse une grimace contrite. Je remarque alors la petite griffe de grand couturier imprimé sur la ceinture de la robe. Je prends une longue inspiration, m'empêchant de hurler à ma fille d'ôter cette robe hors de prix. Il faut vraiment que Charles arrête de pourrir mes enfants.
