Auteur : Hiyoru
Rating : K+
Disclaimer : L'univers de Bleach et ses personnages appartiennent à Tite Kubô. L'histoire et Airyuu sont sorties de mon imagination. Prière de ne pas y toucher sans autorisation, merci.
Paring : Néant (pour le moment)
Note : Warning ! Risque de spoil sur les capacités de Sogyô no Kotowari (le zanpakutô d'Ukitake), même si je pense que maintenant, tout le monde est au courant...
Les Oubliés
Chapitre 9 : La capture.
Ou, comment faire beaucoup de dégâts et se retrouver quand même en cellule.
[…]
- Ayame-chan, regarde !
- Quoi ?
- Des shinigami !
- Ouah !
- Il parait qu'ils viennent de construire un Institut pour pouvoir être formé dans les règles.
- Un jour, moi aussi je serai shinigami !
Il éclata de rire.
- Comme si une fille pouvait y parvenir !
- Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Je vais y arriver, tu verras ! […]
Ayame n'hésita pas. Devant-elle, le Capitaine de la treizième division était en position de faiblesse.
Elle attendit, s'appuyant lourdement sur son zanpakutô dont la pointe était fichée au sol.
Ce répit lui fit le plus grand bien et elle put observer à loisir son adversaire qui se reprit après une dizaine de seconde, surpris qu'elle ne l'ait pas attaqué.
- Pourquoi ne pas m'avoir attaqué ?
- « Ne recherche pas la beauté dans le combat ne recherche pas la vertu dans la mort ne t'inquiète même pas de ta propre vie. Si tu veux protéger ceux qui doivent l'être, alors frappe ton adversaire quand il a le dos tourné », récita Airyuu.
Ukitake ouvrit de grands yeux étonnés.
- C'est…
- Ce que l'Institut enseigne, le coupa la femme, je sais. Cependant, ça n'a aucune valeur. Maintenant que comptes-tu faire ? Me laisser passer ou me combattre – encore ?
L'homme aux cheveux blancs resta silencieux mais se remit en garde. Face à lui, Ayame redressa son zanpakutô, elle aussi, et son reiatsu devint perceptible avant de s'élever. Encore, encore et encore, jusqu'à atteindre le niveau de celui d'un Capitaine au repos. Elle ferma les yeux une seconde et, lorsqu'elle les rouvrit, on pouvait y lire une brûlante détermination ainsi que de la rage et d'autres émotions sous-jacentes.
Sa poigne se resserra autour de son arme. Son regard gris-argent, devant lequel quelques mèches venaient danser, se planta dans celui, brun, de son adversaire. Elle se positionna pour attaquer et s'élança, furieuse vers ce dernier qui eut, de nouveau, une impression de déjà-vu, comme lorsqu'elle avait sorti sa botte secrète.
Les deux lames s'entrechoquèrent dans un tintement métallique. Les deux protagonistes s'écartèrent avant de se rencontrer de nouveau, chacun ne voulant pas céder à son adversaire. Ayame était tiraillée par les nombreuses blessures subies, Jyuushiro affaibli par sa récente crise. Pourtant, l'un comme l'autre, ils allaient chercher au fond de leur trippes tout ce qu'ils avaient pour pouvoir vaincre.
- Nami kotogotoku, waga tate to nare! Ikazuchi kotogotoku, waga yaiba to nare! Sogyô no Kotowari.* s'exclama Ukitake.
- Hidô Tobihi* !
Le Capitaine attaqua. D'un geste, Airyuu se saisit du fourreau de son zanpakutô et para une des deux lames avec elle stoppa l'autre avec son zanpakutô. Jyuushiro fut saisi un bref instant. Comment connaissait-elle sa manière de se battre ? Cependant, il n'eut pas le loisir d'y réfléchir car, aussitôt que les armes se furent rencontrées, les flammèches saisirent l'occasion et remontèrent le long de Sogyô no Kotowari jusqu'à la main d'Ukitake, échauffant métal et peau à leur passage. Jyuushiro recula, grimaçant comme sa main roussissait.
Un déluge de flamme s'abattit sur lui, aussitôt absorbée par son zanpakutô qui le renvoya à l'envoyeuse.
Ayame usa du shunpo pour éviter sa propre attaque et apparut derrière Ukitake, sa lame décrivant un arc de cercle vers sa nuque.
Jyuushiro se retourna et para de justesse. Une épreuve de force s'engagea alors entre les deux adversaires pour savoir lequel des deux allait avoir le dessus sur l'autre.
Soudain, le zanpakutô d'Airyuu dérapa sur le fer de l'arme ennemie qui s'enfonça profondément dans le flanc de l'intruse. Incrédule, elle vit son sang tomber au sol avant de se reculer en titubant, une main pressée sur la plaie béante, l'autre tenant le katana revenu à la normale couvert de sang. Sa vision était trouble, elle avait perdu trop de fluide vital dans sa suite de combats.
De son côté, Ukitake n'en menait pas plus large. La lame d'Ayame lui avait transpercé le ventre. Haletant, il se sentit tomber en avant. D'un geste, il planta son zanpakutô ayant repris sa forme initiale dans le dallage et s'appuya dessus.
Ni l'un ni l'autre n'était plus en état de se battre.
Airyuu esquissa quelques pas vers l'extrémité de la place, vacilla et parvint à reprendre son équilibre. Jyuushiro l'observait, incapable de faire le moindre geste. Dans sa mémoire, quelque chose remua.
Ses longs cheveux aux reflets bleutés fouettaient l'air, les mèches indigo dansant dans la brise, comme le lien qui les maintenait attachés s'était rompu au cours du combat et qu'elle s'éloignait, le laissant là, gisant sur le sol. Sur ses épaules, sa cape blanche se tordait puis retombait, au gré du vent. Aucun numéro n'y était visible, il venait d'être effacé. Elle tourna la tête vers lui sa joue était entaillée, couverte de sang. Elle posa son regard sur lui un regard où l'on pouvait lire le sentiment de trahison qu'elle éprouvait. Un regard qui clamait : « adieu ». Elle détourna le visage et s'en fut d'un shunpo, laissant juste quelques traces d'hémoglobine.
Ukitake tomba à genoux avant de s'effondrer au sol, inconscient.
Ayame ne lui jeta pas un regard, concentrée à faire bouger ses pieds sans tomber. Quelque part, sur sa gauche, une colonne d'énergie jaillit brusquement, en même temps, elle perçut le reiatsu de Kurosaki, élevé à son paroxysme.
La femme s'arrêta et contempla l'énergie, jusqu'à ce qu'elle s'estompe brusquement, au bout de quelques secondes. L'énergie spirituelle d'Isshin s'éteignit à son tour, une minute plus tard. Alors, même si cela pouvait être dangereux pour son âme, comme elle n'avait plus élevé son reiatsu à sa limite depuis très longtemps, même si elle n'était plus en état de combattre et que cela allait attirer les ennemis comme des mouches, Airyuu augmenta son énergie spirituelle à son plus haut niveau.
Le sang cessa de s'écouler de ses blessures, même si le monde ne retrouva pas sa netteté. Vaille que vaille, elle se remit en route. Elle devait atteindre la première division coûte que coûte.
.*.
Tap… Tap, tap… Tap… Tap… Tap, tap, tap… Tap…
Les bruits irréguliers de pas se rapprochèrent de la première division, lentement.
Airyuu arriva en vue de la grande porte qui délimitait la zone, s'appuyant contre le mur. Son reiatsu vacillait, inconstant, et ses blessures laissait une trace sanglante derrière elle. Elle s'arrêta brusquement devant le grand portail sur lequel était tracé le kanji « un » et le contempla, tremblante, un léger sourire aux lèvres.
- Encore… En retard… Kurosaki… ! fit-elle avant de s'effondrer au sol lorsque son reiatsu s'estompa d'un coup.
.*.
Fronçant les sourcils, remuant dans son sommeil, elle se tourna puis se retourna avant d'ouvrir brusquement les yeux. Et de tomber du lit, les menottes de bois emprisonnant ses poignets s'enfonçant droit dans ses blessures qui se rouvrirent pour le coup.
- Urg…, articula-t-elle, recrachant quelques gouttes de sang, avant que la douleur ne lui parvienne et qu'elle ne commence à hurler, incapable de bouger.
Puis, elle s'évanouit.
.*.
Yamamoto observait ses Capitaines. Les rangs étaient clairement disséminés. Trois places étaient encore vacantes pour une période indéterminée et deux des Taïsho n'étaient pas encore arrivés. Ukitake et Kyouraku. A peine étaient-ils remis sur pieds et pas encore tout à fait rétabli qu'ils s'étaient de nouveau battus avec, à la clef, un nouveau séjour à la quatrième division. Parmi ceux présents, la majorité discutait des deux intrus, fraîchement capturés aux abords de la première division. SA division. Comment avaient-ils osé… ?
La porte de la salle de réunion s'ouvrit, laissant passer un Shunsui et un Jyuushiro soutenus par les Lieutenants de ce dernier. Ils regagnèrent leur place, sous l'œil attentif de tous. Genryuusai frappa le sol de sa canne, réclamant ainsi l'attention.
- Tout le monde étant présent, nous pouvons commencer. Kyouraku-Taïsho, Ukitake-Taïsho, Kuchiki-Taïsho, nous vous écoutons.
Chacun à son tour, les concernés firent leur rapport, racontant leur affrontement face aux intrus. Zaraki, lui, grommela. Dire que lui n'avait même pas pu se battre ! Lorsqu'ils eurent fini leur récit, un silence consterné s'installa dans la salle. Certes, les intrus avaient été attrapés mais, pour l'adversaire du Capitaine de la huitième division, il avait fallu l'intervention de Nanao Ise –qui se trouvait toujours à la quatrième- et encore, Kurosaki avait réussi à terrasser ses deux opposants grâce à une puissance inconnue avant de s'écrouler. Quant à l'autre, elle avait réussi à poursuivre sa route jusqu'à la première division avant de s'effondrer !
Shunsui reprit alors la parole :
- Qui sont-ils, Yama-jii ? C'était quoi ce machin qu'il m'a balancé à la figure ?
- Oui, continua Ukitake. Quel est ce pouvoir ? Qui sont ces gens et comment nous connaissent-ils ?
.*.
Ayame se réveilla péniblement. Où se trouvait-elle ? Ses poignets étaient emprisonnés par des menottes et une gêne lui indiqua que son torse était recouvert de bandages. Prudemment, Ayame tenta de se redresser.
- Enfin réveillée, la belle aux bois dormants ? demanda une voix moqueuse.
- Kurosaki ? demanda Airyuu, basculant la tête sur le côté pour le voir.
- Depuis le temps que tu fais ronflette !
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Eh ben, comme tu peux le voir, les shinigami m'ont attrapé, moi aussi, dit-il en montrant ses mains emprisonnées.
- … On a été capturé par les shinigami ?
- C'est ce que je viens de te dire !
- Crétin, ne me parle pas sur ce ton !
La porte de la cellule s'ouvrit sur un jeune homme. A la sacoche sur son dos, tous deux comprirent qu'il faisait partie de la division des soins. A l'extérieur, deux gardes étaient de faction. Le jeune homme s'approcha prudemment mais ni Isshin ni Ayame ne bougèrent, se contentant de l'observer. Il se ragaillardit alors et déclara :
- Je suis Ogidô Harunobu*, huitième siège de la quatrième division. Je suis ici pour soigner vos blessures.
Aucun des deux prisonniers ne lui répondit ni ne bougea lorsqu'il se mit à les soigner. La seule réaction qu'il obtint, c'est lorsqu'il voulut changer les bandages du torse d'Airyuu. Celle-ci écarta alors sa main d'une tape.
- Pas touche.
- Mais…
- Si quelqu'un doit toucher à ces bandages, ce sera une femme, compris ?
- Bien…
Ogidô s'occupa alors des autres blessures des deux captifs avant de s'en aller.
- Plutôt mignon comme garçon.
- Depuis quand tu t'intéresses aux gamins, Airyuu ?
- Jaloux ? répliqua celle-ci.
- Et puis quoi encore !
Au fil des jours, une routine s'installa. Deux fois par jour, un membre de la quatrième division venait s'occuper d'eux. Et une fois, le midi, on leur donnait à manger. De plus, le soir, on venait les interroger. Au bout de trois jours, Ayame en eut marre :
- J'en ai assez ! Sortons d'ici !
- Comment tu veux faire ça ? On a des menottes qui suppriment notre pression spirituelle !
- Alors quoi, tu veux attendre qu'on soit trainé devant les Capitaines du Gotei 13 comme des chiens ?
- …
- Ces menottes, elles sont en bois, on peut les briser !
Isshin eut l'intuition qu'une fois de plus Airyuu préparait un plan qui allait mal finir…
*Petit Dico Japonais-Français*
*Nami … Kotowari : Que toute vague devienne mon bouclier ! Que tout rayon de foudre devienne mon sabre ! Raison du Double Uo (signe en forme de poisson). (traduction venant de Bleach 18 version française, chapitre 156, p. 155-156).
*Hidô Tobihi : Flammèches Infernales.
*Si, si, c'est vraiment un personnage de Bleach ! Il s'agit du co-chef de la première équipe de secours de la quatrième division. C'est lui qui dit, quand le Lieutenant observe Orihime : « …Tu pourrais profiter de ta position de Lieutenant pour faire des tonnes de crac-crac, pas vraiii ? 3 » (cfr Bleach 21 édition française, p.11). Ça m'a bien fait rire et j'ai voulu retrouver son nom. C'est également lui que l'Association des Femmes Shinigami trouve mignon.
