Hello tout le monde ! Alors voilà, on y est : la fin de ma fic. J'espère qu'elle vous plaira. Tous les avis, toutes les critiques sont la bienvenues ;-) J'ai adoré écrire cette histoire, j'espère que vous avez pris autant de plaisir à la lire. Merci de m'avoir suivie jusqu'ici. Je vous fais un gros poutou à tous !
Oh et je répondrais aux reviews anonyme sur mon profil (si je reçois des reviews anonymes bien sûr ^^')
Rustal D Amandine : Hello Amandine ! Alors voilà, tu as la réponse à ta question : la fin, c'est aujourd'hui (snif, snif). Quant à ton autre question : non pas de lemon. Pour une raison assez...délicate : je n'ai aucune expérience dans ce domaine. J'ai vu des choses, lu des choses mais...*rougit même si elle est marron de peau* ^^. Enfin voilà, je voulais te remercier à nouveau d'avoir suivi, commenté ma fic. Ça m'a fait tenir jusqu'au bout ! J'espère que la fin te plaira malgré l'absence de citron ;-) J'attends tes retours avec impatience.
Arya Cahill : Coucou toi ! Merci pour tous tes retours. Et ravie que tu aies aimé ce moment où Seto Kaiba associe femme de sa vie à Serenity. Et désolée pour la glace ;-p J'espère que la fin de la fic sera à ton goût ^^.
Chapitre 10 :
- Qu'est-ce qu'il va advenir d'Allice ? S'enquit Mai. Il est hors de question que vous l'effaciez simplement ! Elle était ma seule amie dans-
- Nous avons décidé de l'inclure dans notre nouveau système, coupa Mokuba. Elle sera le boss final.
- Et pour Magnum ? Qu'est-ce qu'on fait ?
- Il a dit qu'il dédommagerait toutes les personnes qu'il a enfermé. Il veut vraiment se faire pardonner.
- Mais pourquoi lui avoir menti ? Demanda Téa en se tournant vers la blonde. Je veux dire sur tes amours et Kaiba ?
- Parce que j'ai cru que ça le dissuaderait définitivement, railla Mai. Il n'arrêtait pas de me dire que jamais il ne trouverait un meilleur parti que moi. Alors j'ai pensé qu'en lui mentant un peu, il lâcherait l'affaire.
- On peut pas vraiment dire que ça ait marché, souligna Téa. Il a dû se sentir profondément vexé.
- Pour ensuite engager des scientifiques et élaborer un scénario aussi naze. Vraiment mais quel nul ! cracha Mai.
Serenity pouffa silencieusement avant d'observer son monde. Mokuba, assis devant un écran, Joey et Yugi à ses côtés. Serenity soupçonnait d'ailleurs ce dernier de s'être lourdement attaché à Allice. Mai, Téa et Bakura discutaient sérieusement. Duke et Tristan se chamaillaient. Et enfin Seto Kaiba quittait la pièce. Cela la réveilla un peu. Elle observa à droite à gauche, puis s'éclipsa discrètement à son tour.
Elle rattrapa le PDG au détour du couloir.
- Qu'est-ce qu'il y a Wheeler ?
La boule au ventre, Serenity n'osa pas lever les yeux. Elle ne savait absolument pas quoi dire. Elle ne sait même pas pourquoi elle l'avait rattrapé. Tout ce qu'elle voulait, c'était rester encore un peu plus avec lui.
- Wheeler ?
- Hein ? Sursauta le rousse avant de rosir. Euh je voulais savoir si on pouvait, je veux dire, si on aurait l'occasion...de se revoir ? Finit-elle d'une toute petite voix.
Seto Kaiba la dévisagea longuement avant qu'un rictus ne s'étire sur son visage. Suivi d'un rire.
- Ha ha ! Hahaha !
Les yeux kaki de Ren s'arrondirent. Kaiba s'arrêta après un moment puis l'observa sournoisement. Les paroles qu'il prononça ensuite, jamais Serenity ne put les oublier.
- Ne me dis pas que tu as le béguin pour moi, Wheeler ?
Froid polaire. Puis suivit d'un brasier intense. Et le tout balayé par un flot de paroles incompréhensibles. Puis elle baissa la tête, vaincue.
- Alors c'est ça, tu as le béguin pour moi, reprit plus doucement le brun.
Et avant qu'elle ne le réalise, elle était contre le mur, les mains de Seto Kaiba de chaque côté de sa tête. La tête toujours baissée, le cœur de Serenity battait la chamade sous le regard inquisiteur du brun. Est-ce que ça signifie qu'il était d'accord ? Qu'il partageait ses sentiments? Serenity releva doucement les yeux et demanda.
- Est-ce que ça veut dire que-
- Si j'avais le béguin pour toi Wheeler, énonça calmement Kaiba, ça me mettrait au même rang que tes deux autres macaques. Et je refuse d'être un Taylor ou Devlin, finit-il sèchement.
Puis il se détacha lentement d'elle, sans la quitter des yeux. Serenity ne bougea pas d'un pouce. Elle était paralysée. La chaleur qui l'avait enveloppée plutôt la quitta lentement, en même temps que Kaiba prit ses distances d'elle. Le dernier regard glacé qu'il lui envoya lui fit l'effet d'un pieu au cœur. Et ses derniers mots... Ses derniers mots finirent de l'achever.
- Trouve-toi un autre gorille.
§...§
"Si une personne ne te sourit pas, sois généreux et offre-lui ton sourire."
C'était durant son séjour dans un hôpital en Chine que Serenity avait entendu cet enseignement. C'était Madame Law, une vieille femme douce, aveugle comme elle, qui le lui avait appris, en plus du mandarin.
"Personne n'a plus besoin d'un sourire que celui qui n'est pas capable de sourire aux autres."
Lorsqu'elle lui avait rétorquée qu'elle était aveugle et qu'elle ne pouvait plus voir les sourires, la vielle femme avait doucement rit.
"Le véritable sourire se voit avec le cœur et non avec les yeux, Mlle Ren."
Assise en position fœtale dans les couloirs de la Kaiba Corporation, Serenity repensa à cette femme, puis à Seto Kaiba. Elle ne l'avait jamais vu sourire. Il raillait, se moquait, mais jamais ne souriait. Pourtant, elle ne s'était jamais arrêtée de lui sourire, de s'ouvrir à lui. Parce qu'elle ressentait le sourire du PDG. Celui du cœur.
Mais aujourd'hui, les paroles qu'il lui avait jeté à la figure...ils étaient tellement aride, tranchant et douloureux.
Serenity ramena ses jambes contre sa poitrine. Elle avait tellement froid, elle se sentait honteuse, seule et abandonnée.
"C'est faux Ren, tu n'es pas seule."
La voix dans sa tête. La voix de son cœur. Sa force intérieure.
"Tu n'as jamais été seule Ren. Tu as tes amis. Tu as Joey."
- Et maman. Et papa, continua Serenity.
"C'est ça, confirma la voix. Tu n'es pas seule. Alors relève-toi. Et sourit."
Serenity se releva. Le sentiment de honte était toujours présent. Mais elle se sentait quand même mieux.
- Ren !
- Serenity !
Elle se retourna vers la troupe qui venait de bondir dans le couloir. Elle sourit.
- Où est-ce que tu étais passée ?
- Je suis désolée, répondit la rouquine. Je cherchais Monsieur Kaiba mais je ne l'ai pas trouvé.
- Tu cherchais mon frère ? Est-ce que tu veux que je t'emmène à lui ?
Serenity médita la proposition de Makuba. Revoir Kaiba ? Pour quoi faire ? Il avait été très claire. Pourtant Serenity accepta l'offre de Makuba.
- Ne m'attendez pas.
§...§
La porte se referma derrière elle et Seto, assis derrière son bureau, la dévisageait, tel un roi. Serenity prit son courage à deux mains et parla.
- Je ne veux pas avoir de regret dans ma vie. Je veux vivre chaque instant avec force. Qu'ils soient douloureux ou joyeux. Je ne veux plus vivre dans le passé. Et c'est pour ça que je suis là.
Serenity ferma les yeux, serra les poings et laissa ses larmes couler.
- Parce que je vous aime.
Ses jambes tremblaient.
- Parce que je veux passer du temps avec vous.
Ses oreilles bourdonnaient.
- Parce que je veux vous connaitre.
Sa vue faiblissait.
-Parce que le bonheur c'est être avec ceux qu'on aime.
Sa voix se noua.
- Et ceux qui nous aime.
Serenity, le cœur lourd, s'essuya les yeux et releva la tête.
- Si vous m'aimez aussi. Ne serait-ce qu'en tant qu'amie ou simple connaissance, je-
- Je ne t'aime pas.
Les mots tombèrent.
- Que ce soit en ami ou simple connaissance, je ne t'aime pas.
Il ferma les yeux.
- Et jamais je ne t'aimerais.
Après un long moment de silence, Serenity baissa la tête, se mordit les lèvres aux sangs, et s'inclina.
- Merci pour votre honnêteté.
§...§
Pianotant furieusement sur son clavier, Seto n'arrivait pourtant pas à se concentrer. Tout ce qu'il entendait, c'était cette pluie battante. Tout ce qu'il voyait, c'était le visage de Serenity.
- C'est débile, s'entendit-il murmurer à haute voix. Je ne ressens rien pour cette fille.
Alors pourquoi est-ce qu'il n'arrivait pas à se l'enlever de la tête ? Seto s'arrêta de taper et s'attrapa le front.
Elle était jolie. Wheeler. Il ne pouvait pas lui enlever ça. Ses longs cheveux qui créaient une auréole sur sa tête. Ses yeux kaki jamais empreint de méchanceté. Ses petites mains qui appelaient à la tendresse. Et ses petites lèvres roses qui ne cessaient jamais de lui sourire. Peut-être que c'était pour cette raison que son souvenir refusait de partir. Et d'une certaine façon, Seto espérait que ce soit le cas. L'attirance physique, il savait gérer. L'affection beaucoup moins...
"Merci pour votre honnêteté."
Est-ce que c'était des adieux ? Est-ce que cela signifiait qu'il ne la reverrait plus jamais ? Est-ce que c'était...fini ?
Il n'était pas sûr de comment prendre une telle éventualité. Soulagement, indifférence, déception ? Ou profond regret...
- Vivre dans ses regrets...
Est-ce que c'était ce qu'il voulait ? N'était-il pas entrain de commettre une erreur ? La réponse s'imposa à lui.
- Non.
Il ne commettait pas d'erreur. L'amour, l'amitié, tout ça n'était que vain, éphémère, faux. Il était Seto Kaiba, le dirigeant de la plus grande industrie du duel de monstre. Il n'avait pas de temps à perdre en futilité. Avec le temps, il arriverait à oublier ce fâcheux épisode de sa vie.
Avec le temps, il oublierait même jusqu'au nom de Serenity.
§...§
Elle était là. Sous la pluie. Le visage dissimulé entre ses mains. Il s'approcha d'elle.
- Serenity.
Elle sursauta et se retourna pour lui faire face. Confuse, perdue. Il en perdit à son tour ses mots.
- Tu es trempée.
Constat vrai mais inutile. Il s'insulta mentalement.
- C'est la première fois que vous m'appelez par mon prénom.
- Tu préfères Wheeler ? Rétorqua Kaiba.
Serenity secoua la tête. Il s'approcha d'elle.
- Pourquoi est-ce que tu pleures ?
- Parce que je vous aime.
Elle ne s'est pas moquée de sa question. Elle lui a répondu, tout simplement.
- Et tu m'aimes encore ? Même après ce que je t'ai dit ?
- On n'arrête pas d'aimer une personne du jour au lendemain.
- Mais un jour tu pourrais ne plus m'aimer.
Serenity médita la question puis hocha la tête.
- Si vous ne m'aimez pas alors je-
- Ne cesse jamais de me sourire.
Serenity se figea, son cœur rata un battement. Une main se posa sur son menton et lui souleva la tête.
- Ne t'arrête jamais de me sourire.
Ce n'est pas un ordre. C'était une prière, une supplique. Était-il amoureux de Serenity ? Il n'en savait rien. Ce qu'il savait, c'est qu'elle l'avait tiré de son bureau, forcé à courir sous la pluie pour la rattraper. Parce qu'il avait compris que le temps n'aurait jamais d'emprise sur Serenity. Que son souvenir resterait intact, creusant toujours un peu plus le béant dans son cœur. Elle était une, elle était irremplaçable.
L'eau coulait sur ses paupières, traversant ses longs cils noirs, s'écrasant sur ses joues pour finir sur ses lèvres. Des lèvres roses et pleines.
Des lèvres qui lui souriaient.
Il les embrassa.
Finalement il avait sa réponse à sa question : Oui, il était amoureux de Serenity Wheeler.
§...§
5 ans plus tard.
- Tu as bientôt fini ?
- Dans une heure ou deux. Désolée.
Assis derrière son bureau, la main au combiné, Seto fronça les sourcils, mécontent.
- Je sais, je sais. Je suis impardonnable. Mais mon patron m'a donné une traduction à la dernière minute et- Bon tu sais quoi, ça attendra demain !
Seto se détendit et sourit, satisfait. Il en profita pour jouer avec le pendentif en S entrecroisés qu'il tenait dans ses doigts.
- J'arrive dans une heure. Le temps de rentrer et-
- Pas la peine, répondit Seto en rangeant le bijou. Je passe te chercher en voiture.
- T'es sûr ?
- Oui.
- Très bien. Alors à tout à l'heure mon dragon !
- Hm...A toute à l'heure, répondit Seto en raccrochant.
Bien que Seto n'en montrait que mécontentement, en fait il adorait le surnom que sa femme lui donnait. Et elle le savait pertinemment.
Seto Kaiba ne disait pas toujours ce qu'il pensait. En fait, la plupart du temps il affichait l'exact contraire de ce qu'il pensait. Avec le temps, sa femme avait fini par le comprendre.
Et il avait aussi fini par la comprendre. Comme l'affection profonde qui la liait à ses amis et sa famille.
C'est pourquoi, cette année pour leur anniversaire de mariage, au lieu de la réservation habituelle au restaurant, il avait préféré une fête au manoir.
Avec toutes les personnes chères à Serenity.
Parce qu'il ne se lassait pas de lui faire plaisir.
Parce ce qu'il ne se lassait pas de la voir sourire.
