Bonjour et voici un nouveau chapitre ! Si vous avez suivis mes autre fics vous savez que j'ai été malade et fatiguée d'où le retard de publication =)

ATTENTION ! FANFICTION A BUGUE ET NE VOUS A PAS NOTIFIE LE CHAPITRE PRECEDENT ! NE VOUS SPOILEZ PAS AVEC CELUI-CI, SI VOUS N AVEZ PAS LU L ANCIEN !

Voilà, maintenant, je vous laisse à votre lecture et je vous remercie pour vos reviews =)

des bisous, à toute à heure !

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Je commence à sérieusement m'inquiéter quand je vois les premières recrues sortir de la petite pièce aussi blanche que les murs et le regard complètement perdu dans le vide. Avec les quelques confrères restant nous nous adressons quelques coup d'œil déboussolés, sans pour autant vouloir avouer que nous sommes mort de trouille.

Eric sort enfin avec le dernier garçon et il m'appelle pour que je rentre à mon tour.

Je pénètre dans une petite pièce blanche avec un siège qui trône au milieu. Cet endroit me fait beaucoup penser à celui où j'ai passé le test, pour déterminer mon affiliation. Eric dit :

-Bien, installes-toi sur le siège, je vais te brancher des électrodes pour que je puisse surveiller ton rythme cardiaque et aussi voir ce que tu affrontes. Ensuite, je vais t'injecter un sérum qui va te plonger dans un rêve éveillé.

Je hoche la tête silencieusement avant de demander :

-Qu'est-ce que je vais affronter ?

-Tes peurs. Il grogne en appliquant les petits électrodes. Un audacieux ne doit pas avoir peur et pour cela il doit affronter ce qui le terrifie le plus. Quand tu seras confirmée, tu ne peux pas te permettre en temps de guerre par exemple, d'être figée d'effroi par le vide ou autre chose. Donc, on vous guéris par la simulation.

Mon cœur bat la chamade pendant qu'il parle, je n'ai aucunes idées de ce qui me terrifie vraiment et je ne sais pas du tout comment je vais pouvoir l'affronter. De toute manière, je n'ai pas vraiment le choix quand je sens la piqûre de l'aiguille rentrer dans la peau de mon cou. L'image d'Eric s'efface alors que je sombre en tentant de me relever..

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Je suis dans un endroit totalement noir et oppressant. La panique commence à enfler dans ma gorge, je n'ai aucuns repères, je crois que je suis dans l'eau vu l'humidité qui remonte le long de mes chevilles. J'essaye d'inspirer le plus profondément possible, pour me calmer avant de me décider à bouger. J'avance bras tendu devant mon visage, en espérant tomber sur un mur ou un relief pour me donner une idée d'où je suis.

Un vent glacé se lève me faisant frissonner d'horreur, je me dépêche d'avancer plus vite mais ce faisant, je tombe dans l'eau. Ne sachant pas dans quelles positions je suis, je me débat vivement en m'étouffant à moitié. Je commence à haleter sous l effet de la peur et de me sentir emporter par le courant... Le courant... soudain, je me calme complètement en étant bercé par le bruit de ma respiration saccadée. Je sens l'eau glisser le long de mes côtes, en allant en direction de ma tête. Je suis tombée sur le côté. Je tends les doigts en me mettant sur le ventre et de chaque côté de mes bras, je n'atteins que de l'eau. Bien, je me redresse à quatre pattes avant de commencer à avancer à tâtons dans l'eau. Remonter le courant.. suivre la voie de l'eau pour atteindre son départ et ainsi la sortie...

En effet, dix minutes plus tard, je percute avec douceur un mur. Je laisse glisser mes doigts dessus pour atteindre la poignée d'une porte, que j'actionne avec libération. La lumière m'aveugle mais je la prend avec bénédiction, quand mes yeux s'agrandissent de stupeur.

Je suis une nouvelle fois devant cette vague immense, comme lors de mon test.. Cette fois, n'hésitant pas une seule seconde, je prends tout l'élan dont je dispose avant de m'élancer vers elle en hurlant. Je sais que je peux la traverser, ça a marché une fois, pourquoi pas deux. De toute manière, je n'ai plus le choix, je ne suis plus qu'à 5 mètres de cet impressionnant mur d'eau. Je bondis de manière magistrale, la force décuplée par la peur et je traverse la vague d'un seul coup en retombant lourdement de l'autre côté.

J'essaye de me réceptionner en un roulé boulé plus ou moins gracieux, avant de me relever péniblement en riant de soulagement. Mon rire s'étouffe bien vite dans ma gorge, quand je reconnais parfaitement la pièce qui s'ouvre à mon regard et que je sais d'avance ce qui va se dérouler. Je reconnais parfaitement le temps pluvieux, s'abattant à l'extérieur. Je me souviens encore de la carafe d'eau posée sur le rebord de la table qui va se briser dans quelques secondes, projetée par un Marcus particulièrement en colère. Je sais ce qu'il va dire avant qu'il ne parle et moi, je suis là, à rester plantée au milieu de la cuisine comme une idiote. Impossible d'esquisser le moindre mouvement, il s'approche menaçant en grondant :

-Pourquoi cherches-tu à m'apporter des ennuis ? Pourquoi veux-tu à tout prix salir ma réputation ? Réponds, Maëlys !

Mais j'en suis incapable, je le vois s'approcher de plus en plus et je n'arrive pas à faire quelque chose. Il va me faire mal, je le sais dans quelques instants, il va me frapper et me bousculer.

Il gronde :

-Réponds ! Que faisais-tu avec ce garçon !

Mais je me contente de tourner la tête en tremblant de peur et de rage alors que l'haleine mentholée de Marcus, me frappe le visage. Quand il empoigne mes cheveux, j'ai l'impression que mon cœur tombe au fond de mon estomac et des larmes de résignation glissent le long de mes joues pâles.

Il me couche par terre en écrasant son genou contre ma poitrine, pour m'empêcher de m'enfuir avant de me tordre méchamment le bras en me menaçant et en faisant un serment que je n'entends plus. Je suis juste prisonnière de ma terreur et de ma douleur. S'énervant de ne pas me voir réagir, il me redresse brusquement et je serre les dents d'avance, quand je le sens me projeter brutalement sur la table. L'angle de celle-ci rentre dans mes côtes et j'entends le bruit caractéristique de l'os brisé. Je tombe à terre en hurlant, hurlant à n'en plus finir alors que Marcus rigole cruellement au dessus de mon corps agité en spasmes douloureux.

Je sens qu'on me secoue par l'épaule et j'essaye vainement de projeter ma tête en criant de terreur. Mais la personne continue de me secouer avec force et j'ose ouvrir les yeux en reprenant douloureusement mon souffle..

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-Bordel Rebelle réveilles-toi !

Je percute, les pupilles encore dilatées par la peur que c'est Eric qui me secoue brusquement pour me défaire de l'emprise de ma vision. Je le repousse sèchement en tombant du fauteuil, arrachant les électrodes de mon buste.

Par réflexes, je touche mes côtes et je constate avec soulagement qu'elles ne sont pas douloureuses. Par contre, mon front et mes cheveux sont trempés de sueur comme le reste de mon corps. Je vois dans ma vision folle, Eric ouvrir la bouche. Je le coupe en criant, le corps encore parcourut de frissons de terreur :

-Non ! Ne demande rien ! Ça ne c'est pas passé ainsi ! Pas aussi violemment ! C'était amplifié ! Il ne m'a pas battu ! Jamais ! JAMAIS !

Je détale de la pièce folle de terreur mais aussi d'une rage sourde. Pourquoi ! Pourquoi y a t-il fallut qu'il voit ça ! Il va pouvoir s'en servir contre moi, désormais ! Il pourra me blesser facilement, me faire du mal si simplement...

Je cours dans les couloirs en ne sachant pas vraiment où je vais, je veux juste respirer, sentir l'air frais sur mon visage brûlant.

Je continue de parcourir les bâtiments, jusqu'à l'épuisement avant de trébucher et de me rouler en boule dans un coin désert. J'essaye de me relever, mais mes jambes ne m'obéissent plus et je me retrouve prisonnière de mes pensées, obligée de les affronter. Marcus ne m'a pas battue ainsi, pas avec cette violence. Ce n'est pas possible, c'était un accident, il ne voulait pas me faire mal à ce point.. Des larmes salées roulent sur mes joues, quand je repense à son visage presque pervers quand il me tordait les bras pour me faire mal. Un gémissement, s'échappe de mes lèvres alors que je sers secrètement contre ma poitrine, le pendentif en bois que ma mère m'avait offert à mes 13 ans. Je ne le montre jamais, il est jalousement caché sous mes vêtements, c'est mon bien le plus précieux et je murmure en un gémissement d'animal blessé :

-Maman...

Avant de fondre en larme, le souffle court me sentant plus seule que jamais..

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Quand je me réveille, après m'être endormis pendant ma crise de larmes au milieu d'un couloir, je suis à moitié nue dans un grand lit.

Je ne cherche pas tout de suite à savoir à qui appartient le lit, me contentant de savourer le contact de la couette sur mes jambes nues. De toute façon, l'odeur que dégage les draps me disent vite chez qui je suis. Je me redresse avec précaution et je demande à Eric qui est de dos, occupé à se servir un verre :

-Qu'est-ce que je fais ici ?

-Je n'allais pas te laisser passer la nuit seule au milieu d'un couloir. Tu allais réussir à t'attirer des ennuis.

-Je suppose que je dois te remercier. Je grogne, sarcastique.

-A vrai dire, je m'en fou. Il se contente de répondre en sirotant son verre.

Je hausse les épaules en me levant, à la recherche de mon pantalon. Eric me regarde faire curieusement avant de dire :

-Ce que tu as vu n'étais que la vérité.

-Qu'est-ce que tu en sais ! Je crache. Tu n'étais pas là, que je sache !

-C'est vrai. Il sourit. Mais tu n'es pas la première à devoir affronter un souvenir particulièrement déplaisant. Dans ces cas la, les souvenirs restent exactes. Ils ne sont pas amplifiés, ni modifiés.

-Mais ça ne sais pas passé comme ça ! Je gémis, en me sentant de nouveau au bord des larmes.

-Bien. Il soupire. Je ne suis pas un expert concernant la psychologie mais tu n'as pas pensée qu'il était possible, que tu es enfouis certaines scènes trop dures à affronter ou à accepter, pour rendre ta vie moins compliquée ?

Je le regarde horrifiée, ne sachant que répondre. Et si Eric avait raison... je me laisse glisser contre le mur en murmurant :

-Je ne peux pas l'affronter de nouveau...

-Et pourtant, tu n'as pas le choix. Il souffle.

-Si. Je souris tristement. Je pourrais très bien abandonner.

-Tu n'es pas sérieuse ! Il crie. Tu serais prête à tout lâcher parce que la vérité a explosé ! Ne me dis pas, que tu n'es pas capable de la combattre ! Tu es une audacieuse ! Tu y retournera, tu l'affrontera de nouveau et à force tu gagneras !

-Qu'est-ce que tu en a à foutre ! Je feule en le repoussant. Tout ce qui intéresse, c'est que je reste pour continuer d'avoir quelqu'un dans ton lit tous les soirs, alors ne viens pas me parle d'état d'âme !

-Peut-être que ça te ferais du bien de passer dans mon lit ! Il gronde. Parce que là, tu te comportes comme une gosse !

-C'est bon, j'en ai assez entendu ! Je m'écrie en me dirigeant vers la porte.

-Où est-ce que tu vas ? Demande Eric, menaçant.

-Je me casse ! Je crie, excédée.

-Ouh non, je ne crois pas. Il souffle la voix rauque et autoritaire en me doublant.

-Écarte -toi ! J'ordonne, en essayant de le repousser.

-Qu'est ce que tu penses faire avec ta force de moineau, fillette. Il rigole, en ne bougeant pas d'un centimètre.

Évidemment, cela m'énerve encore plus. Pourquoi ça le fait marrer de me voir galérer contre lui. Finalement, je le provoque :

-Dégage, si tu tiens à tes bijoux de famille. Je t'en ai laissé un bon souvenir il me semble.

La réaction d'Eric ne se fait pas attendre. Il m'empoigne brusquement par le poignet en me projetant avec force contre la porte avant de prendre mes deux mains et de les coller au dessus de ma tête, pour m'immobiliser. J'essaye de mettre des coups de rein dans le vide, pour le faire lâcher mais en vain. Je m'arrête d'un coup net, le front trempé de sueur avant de le fusiller du regard. Eric quand a lui semble plus amusé qu'énervé.

Écoutant une pulsion sur un coup de tête, je me balance brusquement en avant contre sa poitrine avant de saisir ses lèvres sauvagement. Eric est tellement surpris, qu'il me lâche les bras et j'en profite pour glisser mes mains contre sa nuque et sur son crâne en plantant mes ongles dans sa peau.

Mon mentor répond aussi brutalement, en me soulevant sans difficultés du sol. Par réflexes, mes jambes s'enroulent autours de sa taille alors qu'il me plaque contre le mur en béton. Les inégalités du mur rentrent cruellement dans mon dos et j'étouffe à peine un gémissement de douleur. La sauvagerie dont fait preuve Eric, sans pour autant être bestiale prouve qu'il ne m'a pas mentit quand il dit aimer des rapports féroces et non soumis. Me tenant en appui contre le mur, il déchire à l'aide de ses deux mains mon pauvre débardeur, qui n'en demandait pas tant. Je m'empresse de faire de même mais j'échoue lamentablement, ce qui fait sourire mon instructeur. Je décide de tirer son haut de manière plus traditionnelle avant de sentir sa bouche dévorer mon cou, mon épaule et la naissance de ma poitrine.

Quand il nous jette sur le lit en finissant de nous déshabiller complètement, je ne peux pas m'empêcher de lui demander, un peu inquiète sous son regard carnassier :

-Est-ce que ça va faire mal ?

Comme réponse, il se contente de grogner en prenant mes lèvres avec possessivité avant de glisser à l'intérieur de moi avec beaucoup plus de douceur, sans douleurs..

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Je m'étire contre Eric, épuisée et trempée de sueurs. Nos ébats ont été une espèce de course et de défouloir. Je suis toujours hors d'haleine contre le torse de mon amant, qui souffle après avoir bu à longues gorgées :

-Si on m'avait dis que tu serais aussi endurante au lit, je ne l'aurais jamais cru !

-Crois-moi. Je souffle en récupérant la bouteille d'eau. Je me suis surprise moi-même !

-Tu te sens mieux ? Il demande en se tournant vers moi.

-Qu'est-ce que ça peux te faire ? Je souffle en me tournant sur le ventre avant de poser mon front sur son épaule musclé. Mais oui, ça va mieux. Mmmmh !

-Quoi ? Rit Eric.

-Tu pues ! Je m'exclame, en me reculant.

Le regard menaçant que me lance Eric ne me dit rien qui vaille. Quand soudain, il me bondit dessus avant de me porter en sac à patate sur son dos. Je hurle :

-Bordel Eric ! Mais qu'est-ce que tu fous !

-A LA DOUCHE ! Il rugit en poussant violemment la porte de la salle de bain.

Finalement, la nuit s'achève sous mes rires, réparateurs...

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le lendemain matin, nous attendons tous patiemment que les instructeurs arrivent. Tris me jette des regards perçants car elle se doute bien où j'ai passé la nuit, tandis que Christina essaye de savoir en vain ce que je lui cache. Je soupire en me disant qu'il faudra bien qu'on la mette au courant un jour mais qu'elle risque de manquer une attaque de peu.

Mes réflexions sont coupées nettes quand Eric et Quatre rentrent dans la salle et nous nous séparons dans nos deux groupes. Cependant, Eric me regarde avec un sourire mauvais avant de déclarer :

-Toi, La Rebelle ! Aujourd'hui, tu iras avec Quatre !